BERTELIER. BERTRAM. BERULLE.
fit) Tt'n deMonfr . deThou, à lufin du LivreCIX.
Q) Votez UtPréface deBeze/»rMercerus iiiJobum , im-primé eo IJ73.
f c ) Ant.Fayus, deVitâ & Obi-tuTh. Bezx,t a S- 48 .
(d) Voiez.CoíomesiiGalliaOriental.#42*73 > 74.
fi) Thuan.Libr. CIX,f'tb fintm.
fzl lîeza,
in Prxfat. il -
lius Coin-mentarii.
( 3 ) Hist.Critique duVieux Testa-ment, Livr.il , Chap.XXIV , pag.3 47-
f-r) Perrault,
Hommes
illustres,
I Part. ptg,30, 34 -
(i)L’Antì-Bâsilic, pouïResponse àl’Aiiti-Ca»mus,pag, 14 T.
(-) Cefl-à-dire des Car-melitts,
( 3 ) Là r»i-%>h [og.zoZ.
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vicç au Lecteur que celui-ci (G).
bli, ne produit pas plutôt une Accusation snr la foi d’unfugitif condamné à la mort par contumace - , une Accusa-tion, dis-je, la plus mal bâtie , Sc la plus mal prouvéedu monde, qu’on l’adopte, qu’on la fait passer de Livreen Livre, qu’on en tire mille conséquences, que les Au-teurs de la prémiere volée , le grand Cardinal de Riche-lieu même, la proposent aux Hérétiques comme un mo-tif efficace de conversion ; & tout cela , propter majo- ( 17 ) persilrem Deì gloriam ? O q_u a n t u m est in rébus satir. 1 >
IN ANE (17) • Vers t-
(G) ll ri y a point d'Articles de Dictionaìre plus capablesde rendre service au Lecteur que celui-ci .] Une des plus gran-des militer qu’on puisse tirer de la lecture est d’apren-dre les foiblesses du cœur humain , Sc les mauvais effetsdes préjugés de Religion. Or où peut-on mieux con-noitre cela qu’ici ? Que ne faut-il pas que l’homme soitnaturellement, ou qu'il devienne par le rôle aveugle &furieux de Religion , puis qu’un Moine, devenu Méde-cin Protestant, Sc puis Médecin Papiste , chassé deux outrois fois avec note d’infamie des lieux où il s’étoit éta-
BERTRAM (Corneille Bonaventure) natif de Thouars en Poitou, sc renditrecommandable dans le XVI íìecle, par la connoissance qu’il s’aquit des Langues Orientales. IIavoit étudié l’Hébreu à Paris, sous Ange Caninius, & ensuite à Cabots avec le JurisconsulteFrançois Roaldes. II eut bien de la peine à éviter les massacreurs de Cabots , Pan lyyz ; maisensii/ il leur échapa, & sc íauva à Geneve, où au bout de deux ans il remplit la Profession en Hé-breu, que Rodolphe Cevalier avoit occupée. II travailla à divers Ouvrages considérables , pen-dant son séjour à Geneve (A), & il ne discontinua point de s’apliquer à l’étude, lors qu’il scfut transporté à Franckenthal au Palatinat. II y publia un Livre Pan iy86, intitulé Lucubratìo-nes Franckentalenfes. II quitta ce poste pour s’en aller à Laufane, où Mrs. de Berne lui ofrirentune Charge de Professeur qu’il exerça jusques à fa mort arrivée Pan i f94. II étoit dans son an-née climactérique lors qu’il mourut («), d’où l’on peut juger qu’il naquit Pan 15-31. II ne fautpas oublier qu’il étoit Ministre, & qu’il exerça cette Charge dans Geneve {b). II y épousa Ge-neviève Denosse, niece de la prémiere femme de Théodore de Beze, chez qui elle avoit été éle-vée dés son enfance. Elle étoit aimée de sa tante fort tendrement (c). Eertram étoit bon Cri-tique, comme Théodore de Beze, Cafaubon, & plusieurs autres favans personnages Pont reconupubliquement (d).
(A) ïl travailla a divers Ouvrages considérables , pendantson séjour d Geneve. 1 ,] II publia le Trésor de Sanctes Pa-gninus, avec des Augmentations dont il prit une partie dansles Ecrits de Mercerus & dans ceux de Cevalier, &il four-nit l’autre de son propre fond. 11 publia auffi la Comparai-son de l'Hébreu & de l’Aramée, Sc un Traite de Politiâ jfu-ddicû. -Mr. de Thou n’en/avoit pas davantage: il met cedernier Traité au dessus des autres Livres composez par cetAuteur. Qui ex omnibus ejus Operibus maxime commenda-tur ( 1). 11 auroit pu ajouter que Bertram contribua autant
qu’aucun autre à l’Edition du Commentaire de Mercerusfur le Livre de Job. On l’avoue dans la Préface : C&te-rum ne suá quidem lande fraudandus Cornélius nofler viâetur,ejusdem Merceri quondam dïseipulus est nuno meus in bac Eccle-fiâ Collega. Huic fìquidem nonparva ex parte debetur ifiiusli-bri editio , cum vix alius reperiri potuiffe videretur qui bac àMercero mìnutiffìmìs characteribus ac fugìentibus perte literìs inadversariìs descripta legendo consequeretur (2). Mr. Simoná parlé d’un autre travail de Bertram : il dit que ce Profes-seur , aidé par Beze , la T aye , Bot an , Jaquemot , z? Goulart,revit la Version Françoise de la Bible en Tannée 1588 , Scqu étant plus savant dans la langue Hébraïque que tous ceuxqui l'avoient précédé , il prit beaucoup plus de liberté dans laréformation qu'il fit , tant dans les Versions , que dans les No-tes (3). Les autres choses que Monfr. Simon a dites tou-
chant cette Révision se voient non seulement dans son- í 4 J/íWHistoire Critique, mais auffi dans le Suplément de Moreri. í
Je remarque, que selon Monfr.de Thou, TOuvrage, qui apour Titre Lucubrationes Franckentalenfes ( 4 ) , fut publié Tan1 f86, & intitulé de la forte à cause que TÁuteur demeu-roit à Franckenthal. Comment donc , me dira-t-on, a-t-iltravaillé à la Revision que ceux de Geneve firent l'an 1388?
Cette difficulté est vaine: quand Mr. Simon assure, quentannée 1388, il fie fit une autre réformation de la Version deGeneve , il ne veut fans doute marquer que la date de Tim-preffion: il ne prétend pas que tout ce travail ait été faitTan 1588. On fait assez que ces fortes de Révisions durentordinairement plusieurs années. Ainsi Bertram a pu êtrele principal Directeur de celle-là , quoi quelle n’ait vu lejour que long-tems après qu’il fut sorti de Geneve. J'ajou-te qu'il fut en particulier XAuteur des Figures de cette Bible,
C? de leur Explication (3). C’est donc de lui qu’il faut en-tendre ces paroles de la Préface qui fut mise au devant decette Bible: Nous avons auffi ajousté certaines Figures, mais0 la fin cv hors du corps de l Ouvr âge , qui pourront servir àVintelligence de certains Passages , en quoi a particulièrementtravaillé un docte personnage de nofire compagnie grandement--.rsé en la langue Hébraïque, & en la lecture du Vieux Testa-
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Mr. Colomiés les a apliquées à notre Bertram (6). Monfr
Thou, Tarn. II, pag.zoz. (tf) Colomesius, in Galliâ Oriental:, ""
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BERULLE (Pierre de) Cardinal & fondateur des Peres de l’Oratoire en Francenaquit le 4 de Février iy/y, & mourut le z d’Octobre 1619 (n). Vous trouverez beaucoup dechoses fur son chapitre dans le Diction sire de Moreri, & dans les Hommes illustres de Mr. Per-rault ; mais vous n’y trouverez pas qu’il fut exposé à la satire des Carmes (A ), qui s’éforcérentde le décrier comme un très mal honnête homme; ni qu’il s’opoía au dessein que Je Cardinal deRichelieu avoit formé d’abaisser la Maison d’Autriche (-6), ni qu’on voulut faire acroire qu’il
étoit
(A) ll f ut exposé k la satire des Carénés.] Voici ce quej’ai lu dans un Livre de TEvêque de Bellei (1). „ Mr. de,, Berule , encore Supérieur de TOratoire . . . avoit esté,, fait Supérieur par délégation Sc commission du Pape,' de„ certaines Moniales de grande piété Sc édification (2),,, qu’il avoit amenées d’Efpagne & introduittes en France.,, Les Moines du mefme Ordre voulant en avoir Ta direc-„ tion, remuèrent ciel, Sc terre à Rome & en France.„ Et ne pouvans venir à bout de leurs intentions ( parce,, qu’en Cour de Rome ils ont en horreur la conduitte des„ Moniales par des Moines, pour des raisons qùe l’expé-„ rience fait assez cognoistre,) ils fe mirent à faire desLi-,, belles diffamatoires , où ils Tappellent Anti-Pape , Hu-„ guenot couvert, Impie , Libertin ; bref, ils vomissent,, tout ce que la passion peut efeumer de plus odieux. Ils,, accusent ses mœurs, censurent sa doctrine, que ne font-„ ils pour noircir sa réputation: à la fin, ces contradictions„ par une providence admirable de Dieu, qui fçait tirer le„ bien du mal, Sc la lumière des ténèbres, ont fait naistre,, ces excellens Ouvrages de Testât Sc des grandeurs de Je-„ fus, Sc celuy de fa vie : qui j citèrent tout le soleil dans les„ yeux de ses Adversaires, Sc les rendirent muets comme„ des poissons. ”. Quelques-uns d’eux arrivèrent à tel de-gré d'outrecuidance cv d!aveuglement , de souftenir que le Pape'ne pouvoit donner le Gouvernement des Moniales à dé autresqu aux Moines de leur mefme Ordre (3).
II y a parmi les Oeuvres du Cardinal de Berulle un Narréde la querelle qui lui fut faite par les Carmes., Leur pré-texte fut un certain Mémorial qu’il avoit dressé pour servit
de Formulaire à une nouvelle sorte de‘vœu (4). C’étoitun vœu de servitude à Jésus-Christ Sc à la Vierge. Cet Au-teur ne répondit point à leurs Ecrits ; mais il composa unDiscours de l'eftatzjy des grandeurs de Jésus , pour faire TA-pologie du Mémorial. Au lieu de Répliqué or de Repartie,dit-il (3), âpres dix ans de patience er de silence-, âpres troisans de tempestes er orages suscitez en France er en Italie, pardes esprits nez à cet exercice ; aprìs plusieurs calomnies er fixLibelles injurieux er diffamatoiressoigneusement espandus er mes-meaux Provinces eftrangeres-, je produis ce Discours en éviden-ce, er le produis, non pas pour parler de leurs personnes,deleurs desseins , de leur conduite-, mais, pour parler de Jésus.
(B) ll s'oposa au dessein ... dé abaisser la Maison d'Autricheé]II fut secondé par Marillac, Garde des Sceaux, & par quel-ques autres gens du Conseil secret de Marie de Medicis (6). LeSraisons qu’iïs alléguèrent, pour empêcher qu’on ne secourûtle Duc de Mantoue, se trouvent dans Mr. le Vassor (7),qui ajoute ,, Berulle, homme d’Etat à révélations, fe re-„ paissoit de fa politique dévote : il la débitoit au Conseil» de la Reine Mere, & Tappuioit des faux raifonnemens„ que fa Théologie Mystique, & son imagination naturel-„ lement vive & féconde lui suggéraient en abondance.„ Le,Garde des Sceaux Técoutoit comme un Prophète inf-
„ piré du ciel. Berulle lui parloir selon son cœur.
„ Certaines Religieuses Carmélites du Fauxbourg St. Ja-,, ques, grandes visionnaires, que Berulle leur Directeur,», le Garde des Seaux, & la Reine Mere , confultoient», comme des Oracles, trouvoient le plan admirable (8).», Dieu leur avoit révélé dans leurs Oraisons & dans leurs
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