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íì publia 'plusieurs autres Livres (C), & iì en composa un grand nombrequi n’ont jamaisété imprimez, Sc dont on garde les Manuscrits dans la Bibliothèque de Zurich {d). Ueut part à une Version de l’Ecrimre ( e ). J’ai cherché inutilement l’âge qu’il ayoit quand il mou-rut : je n’ajoûte point de foi là-dessus au bon Melchior Adam , Sc j'admire qu’il n’ait point aperçufa faute (D). Mr. Moreri raporte très-mal ce qu’il emprunte deMr.de Thou touchant Bi-bîiander (E).
Je viens d’être averti (/) que l’on trouve dans k Profopographie de Pantaleon , qu’il vé-cut soixante ans (F ), étant né en iyoq, St mort en 1J64.
hliandri Apologiam ,qua Alcorano pairocinatus est ,dignistìmarnjuste qu& configeretur. Omnium quippé Librorum prohibitorumindemnitati studet merìbibulus ille, usque adeb, ut non eru-buerït contra Theodostj e? Valentiniani lmpératorum legem decomburendis Nestorij Librts, grunnire. hue igitur concedo Sanc-tarello. Sed addit quo everti videantur qu& fiesunt constituta ;addit enim rationem, cur Alcoranus prohibeatur este , quia inéo agitur de Religione nationis , boc tempore maxime potentis , cyad corporum voluptatis patentistìmum ostium apertentis; qu&sunt -valida corruptela illeùlamenta. H&c, inquam, ratio monsttrare videtur ,Alcoranum non vetari tanthm ratione impiarumBibliandri Annotationum, vel ratione Prafationum Lutheri açMelanchtonis , fedper se ac ratione ccntextus ipfiusmet Altora-ni, quo Apostafia hami , quosdiximus, apponuntur ( 6 ).
(C) Il publia plusteurs autres Livres.] ’éotei les Titres de
quelques-uns : Evangelica Historia quam scripfìt B. Marcus,cyc,unâ cumVitâsohannisMqrciEvangéliste colletìâex probatiori-busAuíìoribus ,à Bâle.en 1551. II y ajouta le Protevangeliumsac obi, de quoi plusieurs le blâmèrent. Expofitio Vaticinii deRestitutions lsra'èlis,de inftàurandâ Urbe semfalem cy Templo,terraque dividenda rursus inter tribus , quod ultìmis 0FI0 capiti-lus Ezecbielis legitur. Cet Ouvrage fut inséré dans les Cpm-mentaires de Pélican fur l’Ëcriture., Purgatio Scriptorumsoannis Oecolampadii cy Vlrici Zuìnglii, quâ cy Aàìa eorumobiter definduntur contra Calumniatores. Cet Ecrit fut inj-primé à la tête des Oeuvres de Zuíngle. Oc bâtis Monar-chie Romane Somnium, Vaticinium Este Prophète explicatumpon Conjefíatione pr'watáfsedDsmonstrqtìone Theologicâ, his-torien, or Mathematicâ. Ad sulium ÌII Papam , c? ceterosEccleste Romane Prefides, Confideratio de sud&orumcy Christt’.anorum defeStione à Christoj, st Eçclefiâ, cy fide Catholtca:ttemque de sudeorum cy Christìánorum Converstone ad ChristV' m ‘st e s um > f? EccUpìam Del sanélam cy fidem Catholicam,a cale, en Ì553. Desummâ Trinitate cy fide Catholica, àISale , en A 55 y. De Myfleriis sulutjfere Passants cy Mortissesu Meffie Exposttidrns historiée librt tres, au même lieu ,en r 555 - : ...... , .. , ,
(D) se K atonie poinc de soi à Aûlchìor Adam touchant l’â-
ge de Bibliander. s’admire qu d n ait point aperçu sa saute.]II aIItire que Bibliander naquit fan mille cinq cens quator-ze (7) j & qu'il mourut enfin Tan 1564, fort vieux, valdesenex. . Peut-on dire cela d’un homme de cinquante ans lII ajoute que le trop d’attâchement aux Livres avoit telle-ment affoibli la vue a Bibliander ; que dans le déclin del’âge, entrant un matin dans son poêle, & volant son chatqui folâtroit sur une table , i! le prit pour fa servante, Lclui souhaita lé bon jour. Ex nimiis fludiìs etate declivi, ày.-fiÀvco7Tiav contraxit. Aecìâit irgo ut aliquando cum dïluculbsurrexistet , hypocaustuìn ingrejsus ,feli inmensâ gesticulant t, an-cillam suatn este ratus, saustum fuerit diem precatus, quem fe-lïs, utpotuit, resalutàvit. Belle particularité, & bien digned etre transmise aux siécles futurs ! „ ;
(E) Mr. Moreri raporte trìs-mál à qu il emprunte de Mr. deThou touchant Bibliander.] I 11 n’elt pas vrai que Mr. deThou mette la mort de Bibliander au 29 de Novembre:il se sert de l’expreífioh fl Kalend. Decembr., qui veut direle z6 de Novembre. II. II n'est pas vrai qu’il parle deLéon suif. II s’est servi de ces termes Léo sude , qu’il fauttraduire, ou par Léon suda , pu par Léon de suda. Quantau reste, il est très-vrai que Bibliander■. fut un de ceux quimirent la derriierè main à la Bfible de Léon Juda, à cettë
Bible que l’on apelle de Zurich , & qu’on imprima dans cet-te ville l’an 1543. Léon Juda avoit fort avancé la VersionLatine de l’Ecriture quand il mourut, & st fit promettre àses Collègues qu’ils acheveroient cet Ouvrage. Quem Léosude inchoaverat , gy tnoriens ut opus perjeqtïeretur , collegis infidem religiose adaâlis transcripseratlst'). „ Bibliander traduifìt„ les huit derniers chapitres d'Ezechiel,Daniel, sob, ÏEcclé-,, fiàste, les Cantiques, cy les fi derniers Pseaumes , qui r est„ toient à traduire. , Pierre Cholin fit la traduèlion des Livres,, Grecs que les Protefians nomment Apocryphes (9) C’est deCholin seul, que Mr. de Thou allure qu’il entendoit très-bien la Langue Greque. Bibliander Cbunradi Pellicanì cy Pé-tri Cholini Tugtenfis tìrece lingue peritistìmi operâ adjutus. Mr.Moreri ne traduit pas bien cela par ces paroles, Biblianderaidé par Conrad Pélican cy par Pierre cholin savans en la lan-gue Greque. C’est fa III faute. La. IV est,beaucoup plusconsidérable. Long tems âpre s , dit-il, les Théologiens Espagnolsfirent encore imprimer cette Bible de Zurich à Lion , ayantété revue par Guillaume Roville (10). Voler ie Latin de Mr,de Thou : Hìspani Theologi diu poft recognitam per GulielmumRoui'lhum denuo Lugdunt excudendam curaverunt. GuillaumeRoville est l’Imprimeur de Lion, duquel ces Théologiensse íèrvirent; mais ce ne fut point lui qui retoucha , 1 a Ver-sion: ce furent lès Théologiens Espagnols eux-mêmes. Leíere Simon ne parle pas.de cette Edition de Lion : il dit(jue les Théologiens deSalamanque firent rïmp'nmer cette BibleaSalamanque,en beaux cara£leres,cyen y changeant fort peu dechose (u ), S'étonnera-t-on que le bon Mr. Du Rier, del’Académie Françoise, ait mal traduit les Cicérons, les Se-neques, .& les Tites Lives, lui qui a tant fait de fautes entraduisant Mr. de Thou ? car Mr. Moreri n’est ici que leCopiste de là traduction de Du Rier. Quanta ce que Mr.de Thou rapoite, que Jean Stuckius fut mis à la place deBibliander, cela nes’accorde, ni avec Alting qui a dit quePierre Martyr succéda à Bibliander, ni avec Hottinger quia dit que Jofias Sirnler lui succéda par intérim (ix), & queStuckius aiant été quelque tems le substitut de Jaques Am-mien, Professeur en Rhétorique & en Logique, fut Pro-fesseur ordinaire en Théologie depuis l’an 1571 jusqu’eri1607 (13). R est certain que quand Bibliander se démit desa Profession , Stuckius , jeune homme de dix huit ans,étoit en France (14). Il étoit à Paris Tannée d’après, & sty reçut la commission de se joindre à Pierre Martyr peurle Colloque de Poiffi. U demeura long-tems en France:il fut depuis en Italie, & il ne commença d’avoir des char-ges Académiques à Zurich, qu’en i;68. : Cependant onassure dans fa Vie, qu’il succéda à Bibliander dans,la chargede Professeur du Vieux Testament (ry). Ce fut au mois deFévrier 1571. ; II y avoit long-tems que Bibliander étoitmort. Ce n’est pas une affaire : fa charge demeura vacanteplusieurs années ; on a cent exemples de pareilles choies.Mr. de Thou ne laisse pas d’avoir négligé l’exactitude; .cartous ses Lecteurs font portez à croire que Stuckius devintProfesseur en Théologie l’an 1564..., On auroit donc dûmarquer en quelle année st recueillit cette succession.
(F) ll vécut soixante ans.], C’est dans l’Èdition Alle-mande de cette Profopographie(16), qu’on trouve cela;non pas dans l’Edition Latine (17), où l’on volt au con-traire qu’il mourut Tan 1560, àl’âge d’environ cinquanteans. Pantaleon reconut fa faute, &la corrigea dans l’E-dition Allemande.
BYBLÍS ; fille de Miîety & de la Nymphe Cyanéc (J ), devint amoureuse de Caunusson frere jumeau, & tâcha de lui inspirer une semblable passion ; mais n’aiant pu réussir, elle enfut íì afligée, qu’elle s’étrangla (a). Ovide, qui nous l’affûre dans l’un de íès Poèmes (£), ditdans un autre qu’elle courut après Caunus, jusques a ce qu’elle ne put plus marcher. II ajoûte ,qu’étant tombée par épuisement de forces, elle s’qpiniâtra à demeurer couchée par terre, & àpleurer ábohdammènt, malgré tous les soins que prirent les Nymphes de la consoler, Sc qu’elle sc
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(A) Elle étoit fille de Milet, cy de la Nymphe Cyanée.]Cette Cyanée étoit fille du fleuve Méandre ( 1 ) ; mais ily a des Auteurs qui disent que Milet se maria avec Eido-thée fille d’Eurytus Roi de Carie, & que Caunus & Byblisnaquirent de ce mariage (2). D’autres. assurent que la merede ces deux enfans slapelloit Arie (3): d’autres la nom-ment Tragafia (4). .11 y a aussi des variétez fur le nom deleur aieul e paternelle ; car les uns disent que Milet étoitfils de Détoné (y) : d’autres lut donnent pour mereAcacallis fille de Mi nos (6). On s’accorde mieux for cepoint-et: c’est que Milet fe retira del’Ile de Crête, & s’enalla fonder en Asie une ville qui porta son nom. Minosfut la cause de cette retraite : 011 voulut prévenir, ou lesviolences de son ambition, ou celles de son amour. Ovi-de le représente fort inquiet de se voir vieux, 8e de voir
Utict°cJ e yì\ Cal ’’ Xh í S ) Ovid. Metam, Lit, IX, y tr s. 444.
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Milet à la fleur de l’âge : cette inquiétude trop ordinaire àceux qui règnent, fit qu’on regarda Milet comme une per-sonne capable de détrôner.
Tune erat invalidas , Deionidenque juvéntaRobore Miletum , Phœboque parente JuperbumPcrtimuit , credensque sms ïnsurgere regnis ,
Haud tamen est patnis arcere penatibus ausus.Spontesugis, Milete, tuà (7).
Vous trouverez sans doute dans le Grec que je vais citerun Prince amoureux qui se fit craindre : f-'orei se i r«
>)v|e 7 o, xui eyeyero xaAoç , xùi â’gurv/uoí ,.■ *&! « Mi»»ç xu]àoroêov evexeipei fiiaQì-S-cii, ro-re yvxroç 0 MiAtjsoç estaçsi^ céxtx-£<5 ’Rx.píca àercb'ísd-xei (8). Puer stt ado-levit, pulcher strenuusque evastt : Minosqíte defiderio impulsaseum violare hitendit ; ibi tum Miletus notìu conscenso lembo’,çonfuknte Sarpedone, m Camrn prosugh,
(á) Hoííîa*
ger. in Bi-bliothecâTigurinâ,
pog.7z, 7S ;
(í) Votez, làTgemarque
(E).
(f) Par MríBtesler.
(i) Thnafijj
Libr.
XXXVI,
m- 726.
(9) SimonJHist. Cn-tique daVieux Tefolí a g- 324.
(10) Dansles Elogespubliés par .Mr. Teislîciyon a mis
Rauvillc.
(n) Simon,Hist. Critiq^du VieuxT estament,î«g. Z2Z.
(12) \uledonatns la?n-padem adtempus visa.riam tradiditD. JofiesSimlero.Hotting. mBiblioth. Ti-guriuâ > pag,72 .
fi?) Um,..tùid.pag. i6§q
(14) Melch,’Adam. m .VicisTheoI^pag, 767.
flj) Idem; .ibid. pug, 770;
(16) Impri-mée à Baie dchez, LéonardOjfen, Can
(17) Impri-mée à BâU 9chez. Nicolas .Bryjìníer t CanlS<s 6 )itt folio*
(a) Voler. Lt\emaraue
(O).
(b) Ovid. dàArte amac-di, Libr. Z,
(7) Ovid,Metam.Libr .
f. 443 -
(s) Anîosi;Libéral.
Cap , XXXì
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