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B L O N b E L;
qui fournit le Manuscrit sûr lequel l’Eclairciísement de la Papesse fut imprimé (q). J’ai oublié dédire qu 'Arnaud Flavien est un faux nom,, que David Blondel.se donna à la tête d’un petit Livre dela Liberté de Conscience, qui fut opofé à la Bulle d’Innocent X contre la paix de Munster. Je n’aipoint parlé non plus des grands efforts que firent les Catholiques çour attirer notre Blondel dansleur Communion. Un de ses Confrères, qui ne l’aimoit pas, a prétendu que ce n’étoit point unechose qui lui fît honneur. Sa pensée mérite quelque examen (O). II a soutenu aussi que Blon-del jouïssoit d’une pension à la Cour de France , & que cela le détournent de réfuter Ba-ronius (P).
11 „ avoit une maniéré d’étudier toute singulière: il sc couchoit par terre , & avoit à l’en-„ tour de lui les Livres dont il avoit besoin pour l’Ouvrage qu’il siiifoit (r) „. Celui qui m’a-prend cela,le donne pour une chose très-vraie :û dit aussi quel’Anonyme, quia fait des Considérationsíibres & charitables fur le Recueil des Ailes authentiques ramassez par Mr. Blondes s’apelloit Mr. Gau-thier, & étoit Ministre aux environs de laRochelle. Ce Recueil déplut beaucoup aux Théologiensqui avoient combatu Mr. Amyraut. j’ai vu une Lettre toute remplie de plaintes à ce sujet (j s).
Mares.'« Ketut.
^fïiationis
Uurcellxaii.
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fil) Bailles,Jugem. desSavans,»*»*,=55 des Cri-T 'Uues His.toriq ueS .
Jj4) Votez.£ ,v «, Opel.
1079. e ■Í ! D Cureel.
Apolog. fi338 , Volez,^dessus U
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S' c’eìtu»<- louangen donner aFemme,qu’elle a re-jette despropositions
"npudiques ;te à unHomme ,lu'il a résir-* e aux ten-terons de«danger de^odgmn.
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Modéré,
fer dUigentîffime evolvisset CanoneS zifConfiitutiohes SynòdorumKationalium Reformatarum, eju/dem Mofis fratris fui adjutusindustriâ : eut comprobanda id proferre pojjim quod habeam tnrneo Maféto, ex manu Mofis Blondelli, fréter excerpta quidamPatrum Gruorum zjf Latinorum , 0/ Bellarmini opusculum deScriptor. Eccl. variis notis manuscriptis èlucidatum , Disci-plinant Ecclesiarkm Gallie. nitidisfime scriptam , variis Scho-liis ex Synodorum Nationalium decifìonibus illustrât am (51).Remarquez que ce Professeur insinue qu’il n’étoit pasnécessaire de faire voir la fausseté des Décrétales. Rapor-tez à cela ces paroles de Mr. Baillet ; „ Au sujet du fauxfidom , le p. Sirmond apelloit Mr. Blondel un enfonceur>> de portes ouvertes , à cause de la chaleur ikdes efforts avec»> lesijuels il a poursuivi ces deux Auteurs, dont la défaite" n ’étoit, ni difficile, ni fort considérable, après que tant ,-> à Critiques Catholiques avoient déjà découvert les-> impostures d’Iíidore, Lc que le procédé deTurrien avoit» été íifflé Sc censuré parles plus judicieux d’entre nosEcri-vains avant lui (5?) Rivet parle bien plus avanta-geusement de ce Livre de Blondel f54).
(O I Les Catholiques le voulurent avoir. . . . Un dé ses Ad-versaires . . . dit que cela ne lui fait point d'honneur. Sa pen-sée mérité quelque examen .J Courcelles avoit entre autreslouanges donné celle-ci à David Blondel, que les Catholi-ques admiraient de telle forte son érudition z qu’ils lui of-frirent la Mitre pendant qu’il étoit à marier, Sc puis unebelle Charge ou à la Cour, ou au Parlement, s’il vouloirabjurer son Htírélie (55). Des-Marêts répond que ce n estpas un sujet de louange , tant parce que les Papistes ten-dent le hameçon en tout tems Lc en tout heu, que parcequ une honnête femme 11e met point parmi ses éloges d'a-voir résisté à des propositions impudiques. Sed nec ad lau-des ipfius pertinére mih't videtur qttod eum libenter corrupijsehtpontifiai , cum horum hamus ubique tendait , nec foleat honeflamatrona fuis laudibus accenfere quod impudicis follicitationibus' ‘Ifofdam restìterit (56). Cette derniere Maxime n’est pasabsolument vraie : elle a besoin d’être vue d’un certain cô-té , pour 11e point paraître faussé. II est honteux à unè fem-me qu on lui ait fait des propositions d’amour ; car celafait voir qu’on n’a pas eti trop bonne opinion de sir vertu;Sc ainsi, toute femme , qui se vante d’avoir résisté à dessollicitations impures, fait savoir en même tems qu’elleh'avoit pas su mettre sa réputation sur le bon pied qu’il fa-loit, ou inspirer toiit !e respect qu’une femme vertueusemérite. En ce sens-là , on doit admettre la Maxime duCenseur de David Blondel. On m’accordera sans doute quede deux femmes également belles Lc charmantes, & en-gagées dans le monde, celle qui n’auroit jamáis essuie au-cune proposition mal-honnête auroit piils de lieu de se Van-ter, que celle qui auroit souvent repoussé le tentateur;car ce ferait une preuve que celle-ci n’auroit pas impri-mé comme l’autre fur fa conduite ce caractère _de sagesse,qui persuade qu’on seroit très-mal reçu, & qu’à coup sili-ce serbìt peine perdue que de faire le soupirant, & ce quis’ensuit. Il n ’y a point de louange plus délicate, quede dire à un Ministre d’Etat, qu’il est semblable à Caton, àqui personne n’osoit demander une chose injuste. Sciop-pius s est servi de cette pensée en louant un Cardinal:Erga amicos porro quamvis exhnia zj? confanti volúntate essesoleas. eam tamen cum qttid momenti majoris petere infiituennt ,religìonem adhibere foles ut non temere etiam qui te causfa sudomma velle sciât , vel fibi quicquam, vel amicis aufit poftularequod te triouere vel indulgere minus dignum videatur , eâque réin te conveniat , quod de Catone Tullìum dixìjfe legimus : ôtefelicem, M.Porci, a quo rem improbam petere nemo au-det (57 1 - Mais tournons la médaille, nous verronsque le Professeur dé Cronlngue a mal censuré Courcelles.II n’est pas vrai, généralement parlant, qu’une honnêtefemme ne doive pas s’estimer digne de louange, pour avoitsouvent résisté à de mauvaises sollicitations. Toute famil-le , qui peut citer une telle ou une telle, qui ont résistéáux offres d’uii grand Financier, ou d’un grand Prince,croît se couronner de gloire ( 58). Plus. les tentations ònêété fortes & fréquentes, plus s’est-on assuré par de bonnespreuves que l’on aime l’honneur & la vertu, & que l’onest digne dette èstimée & louée. II y a des Relations, quiportent que les plus honnêtes femmes en Espagne sont bienaises, quand elles font seules avéc un homme, qu’il leur de-mande jusqu a la derniere saveur. Le quelles trouvent fortmauvais s’il ne le fait point. Ce n’est pas quelles veuillentl’accorder; mais elles se font un plaisir de ne savoir pasT Q M. i. r
accordée à des prières ardentes. Après tout, on a eu rai-son de louer Blondel par Pendrait que Des-Marêts a criti-qué. Les Catholiques de France n’auroient point emploiétant de promesses, s’ils ne Périssent considéré comme unepersonne de grand mérite. II y a beaucoup de différenceentre un Ministre à qui son offre des honneurs s’il changede Religion, Lt une femme que l’on cajole avec des pré-sens. L’action qu’on propose au Ministre n’est point mau-vaise dans les principes de ceux qui en font la proposition ,& l’on n’exige point qu’il la fasse pendant qu’il la croiramauvaise (5-9j : on l’exhorte à s’instruire , & on lui pro-met que s’il peut se désabuser, on récompensera largementla peine qu’il aura prise à chercher & à trouver la vérité.Mais ce qu’on propose à une femme est une mauvaiseact on, & selon ses principes, & selon les principes du ten-tateur. On ne peut donc la tenter fans lui faire affront ;c’est-à-dire , íans la croire très-capable de faire une chosedont elle conoît la saleté : ainsi la comparaison de Des»Marêts n’est point juste; car on ne fait pas d’injure à unihomme,, lors qu’on croît qu’il fera capable de conoître seserreurs, & de donner gloire à la vérité, ou, ce qui est lamême chose,, lots qu’oii le sollicite à changer de Religion,je suis bien assuré, que íì Mr. Des-Marêts avoit eu à fairele Panégyrique d’un Ministre qui eût refusé cent beauxavantages que les Catholiques lui auraient offerts, il en au-roit tiré la matière d’un bel éloge, & qu’il n’auroit pas faitscrupule d’avouër lui-mêine comme un exploit remarquable,la force qu’il auroit eue de résister aux tentations de cettenature. Admirez en passant le Pyrrhonisme qui régné. sansqu’on le sache, dans la plupart des Disputes. II y a centMaximes qui sont vraies d’un câté, & fausses de l’autre.On seri sert tóur-à-tour, ou potir sa cause, ou contre sesAdversaires : mais est-ce le moien de parvenir à une lé-gitime certitude? Voler, outre ceci, touchant les louan-ges que mérite une honnête femme , ou pour n’avoir pointété sollicitée, ou pour avoir souvent résisté à de mauvai-ses sollicitations, tbute la Remarque (D) de l’Article déJudith.
(P) Oh a dit qu U joiïtjfoit d’tine pension à la Cour de Fran-ce, Q? que cela le déhournoìt de réfuter Baronius.] Des-Ma-rêts déclare que Blondel lui avoit dit qu’il se trouvoit im-portuné des attraits du monde (60). II ajoute que Deme-ri, Surintendant des Finances, paioit une pension à céMinistre, Le que cette pension l’obligea à publier sii Pa-pellcjeannie. Nec dubium qiitn Blondellus in sua P a pissa mo-lleratìonìs lauderti fib 't coinparare fiuduerit , preefertim quo tem-pore cum in fuis ftipendiis ex annuà penfione habebàt fupremusMrarib prifeétus (61). Ubì (Lutetise) tamen nihil minusquam Baronio vacavit ; sed conjunila D. Demcry ,summi P r si-se eti ararìo Regio , penswne , cum Ecclèfiarum stipendia , ani-mnm appulit ad ea qua ab illà prosejfione honorariâ, inter Re-formatos , jatis remota erant. etiatn offenfioni fuisse mul -tis piis csr bonis virìs, mihi abunde conftitit cum ejfem Lutetis.Unde ìtatum confilium , de ipso in Belgium, fi pote foret , trahs-mittendo, quo fie zy illis sumptibus fibi inutìlibus Ecclefi/t libe-rarehtur , Zi? ipse expediretur ex Aulst z? S/icuU inefeationibus ,qttas zsr fibi graves e? importunas esse, apud me tumsatis aper -te professas est. Si í’òn eut demandé à cet Auteur d’oit ilsavoir que Demefi faisoìt pension à Blondel, il auroit paiéd’un ouï-dìre.
Monsr. Ancillori nous a prend un fait assez étrange í„ Je sçay deluy , que Mr. 1e Président de Mesmes, très-„ Cath. Rom. pourtant, luy dònnoit douze .cent livres„ de pansion par an, afin qu’il écrivit contre la Primauté„ du Pape ; & qu’un Conseiller du Parlement de Paris,,, aussi très-Cathol. Rom., qu’il m’a nommé, mais dont„ j’ay oublié le nom, luy donnoit six cent livres de pan-„ lion pour le mesme sujet : & que pour satisfaire à ces„ deux Messieurs, il avoit fait ce gros Volume in folio,„ de la Primauté dupdpe, qàe notis avons de.luy, qui sert„ de Réponse au Livre que le Cardinal du Perron a écrit„ contre Jacques Premier, Roi de la Grande Bretagne (6zì.Il saloir, ou que ces deux Magistrats n’eussent que le, nom& l’extérieur de Catholiques Romains. ou que leur Pen-fionaire les trahît ; car on ne peut pas soutenir plus for-tement les intérêts dit Calvinisme, que Blondel îea a sou-tenus dans son Ouvrage.dé la Primauté: ^
(gj Son Recueil d’Actes Authentiques déplut .
J’ai vu une Lettre toute remplie de plaintes à ce sujet, j Ellefut écrite par Mademoiselle Marie du Moulin , fille dePierre du Moulin (63). Mr. de Wisiiem (64) a eu la bon-Dddti té
(q) La tnèrbeLettie fas-fin. ..Votez, la Citer-tion prétt-dente*
M Ancil^,.Jon, Mêlait**gc CritiquesTom. /, pajip407,
(59) On neparle ainfi csttàdes honnttúConvertis-[<mt %
(60) Xvîarc-fiuSjiVz Refu t;Prisât. Cui-cellxáiu p*&-305 .
(6l) Ibldm
Votez, aujjì la
Préface de son
Epicriíis
Tneologica
adversus
Joh. Pallxí
Agologìam,
( 6 z) Mêlait-
f ° e CritiqueeLittératu.rè, Tom. 1 9
f. 407, 408 o
(«íì F.lle estmorte k lafìaie, au Moîíde Février1699.
( 6 s) Dont hparle dans Id'Ji tmarq. ( L jfde f ^Article .Bore, <6tplus ample -ment dans la\emorq. (pjíde Partiel,W i m l Ma