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(V) TobiaJ
Mstgirus,
Éponymol.
J37«ír /ejy.
(«) PopeÈlount,Cens. Au-thór. p“.i-5M & s*î'
(19) BodinìEpist. iidVidumîabiuirr.
(d) îtestceU-qtte ejtné horsde ^Angle-terre , bí p«ífJ7 >tï prétendreà ltt Couronne,Voy. /’Hìlt.de Monír.de Thou.
(90) Ctíltelle de Gene-»«, enlfiîo,in S.
W §L-r
ubm 1 dr f jtie
voilà tine bellePorte pourentrer donsi’Epifiopetí
(b) D'rneìettre inféréedons le Mer-cure Galant,un MoistCAoût lGtS,dr au Mois deDécembre
(1) Lettre
inférée dant leMercure Ga-Jant úéMo-ìt
,688 > ir de
Décembre
B O D ì N. BOI. BOÍSSARD.
beaucoup de lui, 6c le maltraitent. Voiezsur cela plusieurs Passages dans les Recueils de Magi-rus (/), 6c dans ceux de Pope Blount (a). Consultez auílì la Harangue de Thomas Laníìuscontre la France (*). II y a néanmoins des Allemans, qui lui attribuent un esprit 6c un jugementsublime, 6c une très-grande érudition. Voiez les mêmes Recueils. Les Italiens se sont aussiapliquez à le critiquer Nous en avons des preuves dans les Discours Politiques de Fabió Alber-gati, dont la méthode ne plaisoit pas trop à Bonifacio Vanozzi. Voiez le premier Volume deses Lettres (y). On fit à Bodin en Angleterre une réponse très - ingénieuse (A), qui pou-voit lui faire conoitre qu’il n’avoit pas eu aíìëz de prudence dans ses discours. II avoit l’eítomac fibon, qu’il ne fut jamais incommodé dans les voiages qu’il fit par mer (S). Son sentiment fur lesComètes étoit un peu étrange. Voiez la Remarque O.
ses d’où pouvòient naître de grans abus, à la charge 8c àí'opreffion du péuple; & il soutint la seconde, lors qu’ilvit la France pleine de factions, 8c déchirée par des guer-res civiles, qui firent éclorre une infinité de Manifestes Led’autres Livres, où l’on sapoit les loix les plus essentielles8c les plus fondamentales du Gouvernement. On parloir i8c l’on écrivoit touchant le pouvoir des peuples, aufíi li-brement que si l'on eût vécu dans un état Démocratique,8c l’on travailloit à réduire en acte ce poiîvoir-là : on ma-chinent la translation de h couronne. On aprouvoit mê-me les assassins, qui, fous prétexte de tyrannie, attententà la vie des Monarques. Cela ne pouvoit être suivi quedes plus afreufes désolations. C’est pourquoi Bodin, enS’oposant à une telle licence, se montra très-afectionné aubien public. Gjui réglas opes z? honores popularibus commodisposthabui , idem feriptis ac fermonibus execratus fum eos quityrannidis fpecie fuo principi manus afferre, deque regibus po-puli fuffragio creanâis rogationes promulgare, zsr e manibus le-gitimorum principum fcëptra violenter extorquere conantur (89).II eut le malheur de démentir ses principes après la mortd’Henri III; car il entra dans le Parti de la Ligue: maisla chute d’un pécheur n’empêche pas que les bonnes actionsqu’il avoit faites ne soient bonnes.
(R) On lui fit en Angleterre une réponse tfes-ingénieuje. ]„ Bodin, estant en Angleterre au voyage de Monsr. des, Mompenlier , se rendit odieux aux Anglois, 8c indif-„ cret aux François, pour fa curiosité. Difnant en la Mai-ì, son d’un Seig. du pays, il se jetta sur les prétentions desi, Princes à la couronne d’Angleterre, 8c dit qu’une Prin-„ cesse en estoit l’héritiere présomptive, sinon qu’elle en„ fust excluse, comme née hors le pais (*), par une Ioy„ dont il n'avoit jamais sçeu l’áutheur ny l’origine, 8c n’a-voit peu apprendre où elle se trouvoit. Vous la trouve-„ rez , respond le Seigneur Anglois, au dos de laSalique:„ Repartie, qui mit à rouet ce discoureur, & hiy fit co-,, gnoistre qu’il n'estoit pas beau aux Estrangers d’esplucher„ les Secrets d’un Estât „. Voilà ce qu’on ht dans la pa-ge 8a du Gallta Orientalis de Mr. Colomiés. II cite ces pa-roles comme tirées de la page 237 du II Tome de l’His-toire de Henri IV , compoiée par Pierre Matthieu. J’aiconsulté mon Edition ( 90 ), & j’y ai trouvé, non pas Bo-din estant en Ahgleterte au voyage de Monsr. de Mompenstet-,
mais , un homme doéle qui avoit suivi feu Monsieur au voyaged’Angleterre (91). Je fuis fur que cet homme docte est no-tre Bodin ; mais l’on auroit tort de dire qu’il alla en An-gleterre avec Mr. de Mompenstet: il y alla avec le Ducd’Alençon , qui, au tems de Pierre Matthieu,pouvoit êtrequalifié feu Monsieur. Mr. Ménagé ne s’accorde pas quantaux circonstances avec cet Historien. Le sujet, dit-il (91),du voyage du Duc d’Alençon en Angleterre estoit son mariageavec la Reine Elisabeth. Bodin , s'entretenant un jour de cemariage avec un Anglois, cet Anglois lui dit que ce mariage nefe feroit point, les Etrangers par une loi d'Angleterre estantexclus de la Royauté d'Angleterre. Bodin, qui estoit tris-infor-mé de toutes les loix d’Angleterre, comme de celles de tous lesautres Royaumes , naiant point de connoijfance de cette loi, de-manda brusquement à l'Anglois, où elle fe trouvoit: à quoyl Anglois lui répondit, brusquement aussi , quelle fe trouvoitau dos de la Loi Salique : ce qui depuis a pasté parmy nous enProverbe. Je liens cette particularité de Mr.dû Puy. Notezqu’il y a dans Pierre Matthieu deux Citations, & que Mr.Colomiés n’cn ra porté qu’une (93).
Bodin nous aprend, qu’il fut envoié en Angleterre l’ani;8i , par le Duc d’Anjou son maître (94', pendant laséance du Parlement où l’on défendit de parler du suc-cesseur de la Reine, sous peine de leze-Majesté; qu’il ha-rangua la Reine; 8c qu’il lui proposa l’adoption du Roid’Ecosse, 8c puis un mariage. Deinde Lenoxia principis con-nubio zv arélijftma foederis conjunílione. Hac mea fuit ad rc-gmam Oratio (95I.
(S) ll ne fut jamais incommodé dans les voiages qu il fitpar mer. ] II narre cela lui-même dans son Théâtre de laNature. „ Pourquoi est-ce „ , demande-t-il, „ que la„ mer excite le vomissement, 8c le flux de ventre „ ? IIrépond que cela n’est pas général, 8c qu’il s’est trouvé septfois fur ì’Océan, 8c même qu’il y a essuié une tempête fu-rieuse , sans éprouver rien de semblable, ld quidem infuetisftavigare, nec tamen omnibus contingit : fepties mari Océansveélus, nihil tamen ejufmodi pajfus fum , etiamfi ftvijfimâprocellâ jaélatus, ac ruptis velis ex tréma peritula fubierim•. vi-di tamen qui fánguinerrt vomerent (96). II n’est pas néces-saire de raporter la raison physique qu’il donne ; mais lefait personnel qu’il nous aprend m a paru dignè d’être allé-gué. C’est une partie de son Histoire.
B OI, communément apellé il S i r a c u s a n o , /e Siracufain , a été un fameux joueur d’échecs,qui fut fort considéré à 1a Cour d’Espagne, sous le Roi Philippe II. II reçut de ce Monarqueplusieurs beaux préíèns. II en reçut aussi beaucoup du Pape Urbain VIII, & il ne tint qu’à luid’en recevoir un bon Evêché; car on le lui fit offrir (a): mais il ne voulut pas être hommed’Eglise. Aiant eu le malheur d’être pris par des Corsaires, 6c de se voir réduit à l’esclavage, iltrouva le moien d’aprivoiíèr par son intelligence du jeu des échecs ces esprits Turcs 6c farouches.Ils l’admirérent là-dessus, le traitèrent humainement, 6c n'exigérent de lui pour toute rançonque les leçons qu’il leur donna durant quelques mois íiir ce jeu (b). Nous parlerons d’un autreexcellent joueur d’échecs dans l’Article Gioachino Greco. II eût été à souhaiter que cesdeux grans Maîtres nous eussent donné quelque Traité régulier fur ce jeu ; mais mus n'avons quequelques Fragmens de P un , Q? des maniérés de jouer de l'autre , qui ne suffisent -pas pour faire une étu-de dans les formes. .... On en a pourtant recueilli ce qui s'ejì trouvé le plus propre à être mis à pro-//,6c l’on s’en est prévalu pour faire un Livre fur cette matière {c) (A).
(A) On a recueilli de fes Leçons L? de celles de GhachirtoGreco fur les échecs de quoi pour faire un Livre fur cette ma-tière. ] L’Auteur que je cite en parle comme d’un Ouvra-ge prêt à paroìtre. Enjoignant, dit-il (i), avec ce qu’ona recueilli de ces deux célèbres joueurs, les lumières qu’ona eues d’autre part, & lés observations qu on a faites, soit eny jouant, soit en y voyant jouer, il s'est composé de toute cet-
te mdtierc un cofps régulier, qui contient la science pratique d»jeu des échecs. Je vous aprens qu on va le donner au publiccomme un Ouvrage singulier, unique dans son espace , O 1dont le Manuscrit , avant que de paroitre au jour, a été long-tems entre les mains d'un des premiers joueurs d’échecs de Fran-ce , qui a lhonneur déy joiier avec son Altejfe Roiale Monsieur,k Duc de Chartrés ,
BOISSARD (Jean Jaqjues) né à Bezançon l’an ifz8, á composé plusieurs grosRecueils qui servent à l’intelligence des Antiquitez Romaines. 11 leva lui-même le plan de toutce qu’il put trouver d’anciens Monumens en Italie, 6c il eut pour cette étude une passion incroia-ble. Ce qui lui arriva dans le jardin du Cardinal Carpi le témoigne manifestement (A). II eutdesièin d’aller en Syrie-, mais une fievre violehte , qui le saisit à Methone , Pen empêcha. Ilavoit déjà satisfait fa curiosité d’Antiquaire dans les Iles de Corfou, de Cephalonie, 6c de Lante,
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(Aj ’fl airtioit avéc passion l etude des Antiquitez. Cé quilui arfiva dans le jardin duCardinalCarpi le prouve manifeste-ment.'] Ce jardin étoit rempli d’anciens marbres, 8c situéau mont Quirinal. Boissard y entra un jour avec fes amis,Lc s’y égara tout exprès : il les laissa retourner chez eux,& se tint caché dans quelques allées.^ II emploia le reste dujour à copier des Inscriptions, 8c à craionner des Monu-laens ; &■ comme ks portes du jardin furent fermées, il
passa là toute la nuit. Le lendemain matin , le Cardinalle rencontrant occupé à ce travail, ne pouvoit compren-dre de quelle maniéré un étranger étoit entré dans son D'^juS: dejardin à une heure indue; mais quand il eut su pour- p_ es ato^ 0 'quoi Boissard avoit passé là toute la nuit, il donna ordre mY D3rl ^ US ,qu’on le fît bien destiner, 8c il lui permit de copier 8c de scvpf ^craionner tout ce qui fc trouveroit de rare dans son Pa _ T f' tí i._lais (i). - ~