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Tome premier. A - B.
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B

O L S

E C;

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xìtlctij” n °* t- Voilà ce qu’on fit le r; de Décembre Issl. IÌ íe retira dans un lieu du voisinage qui dé-ni, opei?' pendoit du Canton de Berne, ÔC y causa tant de troubles, qu’on le banit de toutes les terres dece Canton (E). 11 s’en retourna en France, s’adressa à ceux de la Religion, premièrement à Pa-U) uL y r ^ s ’ ensuite à Orléans (F), & témoigna un grand désir d’être promu à la Charge de Ministre,

.adciaud.’ 8e de rentrer en grâce avec P Eglise de Geneve ; mais la persécution qui s’éleva contre le Parti

4 ^ g Qt «: lui fit naître un autre desièin : ce fut celui de reprendre ía prémiere Religion , 8c la pratique detwl > p. Z,I. la Médecine. II fut s’établir à Autun : il fit le mari commode en faveur des Chanoines du lieu,êc témoigna une passion très-violeiite contre l’Eglife Réformée (c) ( G). Cette compagne , donctt<l -ArTìm d étoit si peu jaloux, étoit fa seconde femme (d). II changea de demeure plus d’urìe fois (e):

? demeuroit à Lion l’an i s 8 z , comme il paroit par le Titre d’un Ouvrage qu’il fit imprimer alorsoí 'w Thaï*, à Paris contre Théodore de Beze. II mourut quelque tems après ; car il n’étoit plus eh vie l’anBeM^Apo- * ( H). L’Ouvrage, dont je viens de parler, a pour Titre, Histoire de la Fie , Mœurs, Doc-

H- aitctâ trine , & Déportemens de Théodore de Beze , diiï le Speclable ,grand Ministre de Geneve (f). 11 avoird e x'amses, cté précédé de Y Histoire de la Fie, Mœurs , À clés , DoUrine , Confiance , & Mort de Jean Calvin,yJ'mrï' ' j, Ministre de Geneve , qui fut imprimée à Lion, l’an 1577 (g). Ces deux Histoires font *“ n ‘°js CíceCalspous entièrement indignes de foi, tant à cause que l’Auteur les a écrites rempli de ressentiment pour ~ 5il l es affronts qu’il avoit reçus (7) j que parce qu’il se trouve manifestement convaincu de calomnie b?,)j -u. fur les points les plus atroces (K). On ne voie presque plus d’Ecrivain de réputation, qui n’a- ,m,t

voue

f $) ttz a,xWitâ Cal-Víni, ainnn, ijjj.

(lo) VotezMr. Quick,Synodiconjìn GalliâReformata .Tom. /,

47.

(n) Pag. 2(5.

{Ë) Il causa tant de troubles dans le Canton âe Berne, qu’onle banit de toutes les terres de ce Canton .] II étoit un dé ceuxqui accusoient hautement Calvin de faire Dieu l’Auteur dupeclie. Calvin , pour prévenir les impressions que de tel-les plaintes eussent pu faire fur Mrs. de Berne, se fit députervers eux, & plaida fa cause en leur présence. II fut si heu-, ? c l u Essore que l’on ne voulût point prononcer sur la

na a n? m J de , ftni1 ' d e ^ e dt °it vraie ou fausse, on ordon-na a Bo sec de se retirer hors du pais ()).j, fi- d retourna en France , ©* s’adrejsa .. . à ceux de la

■r P stpstj " a ° r ^ ea, l i -] Ce fut au Synode National , quia n cette ville l’an 1562. On volt dans les Aétes

ode National, qui fut assemblé

haïr Calvin. Il dit qúe Calvin, aiant convaincu Boisée deses erreurs en pleine Assemblée, l’excommunia ensuite parl’avis de tout le Consistoire : il ajoute, que Calvin fut dé-puté avec quelques autres de Geneve , pour aller informer lapuisante République de Berne, de la vie e? des mœurs de ce mi-sérable Bolfec lió). Ainsi l’on peut regarder Calvin com-me le principal promoteur des deux Arrêts de bannisse-ment qui tombèrent fur la tête de Bo /sec, l’un à Geneve,l’autre a Berne. Pour ce qui est de Théodore de Beze, ils’étoit attiré /'indignation de Bolfec par les choies infaman-tes qu’il avoit publiées contre lui en termes fort durs. Mr.Drelincourt en donne des preuves. Voici un Passage qu’ilraporte : „ En fan r;;i , vint en cette ville un certain

fis) Drelin«'

court, Dé-sensé deCalvin,mr*

a Dion satinée fui- —r— -rhí/w- un Deu auparavant Carme de Ba-vante: on y voitTdis-i'ê; BÒïscc’parmi les Ministres dg>o- „ nonurm J devenu de Thcolopen Mcican,

fez. Ilyest apell ÙnfaL, fmfiaire, z^ Apostat >> ™ r- w

montre que le Synode d'Orìeans, trompe par 1 ex e ede fa fausse repentance, l’admit au saint ^mistere. ÇP -dant il ne paroit point par les récits de Théodore de -ze, répétez en divers endroits de ses Ouvrages, queeût jamais été Ministre. Votez son Histoire Lccleua ttq ,au livre VI, pages a 4 & a 5 : mais corrigez y le mot no-Use t que les Imprimeurs y mirent au lieu de Bolfec .le aussi dans la Vie de Calvin en François (ii).

(G) llfut s établir à Autun

fi 2 ) Bcza ,

2 n Vitâ.Cal-vini, pjjj.ili > 37**

f'ïl Juveri.Saçiiâ I,P-V- si .

k sel Pag.z 02.

(u) Sieste4- la Valla*de, Minijlrc

à Fontenai leComte , dansï Apologie,

de l’Epuredes Minif-ties de Cha-renton > op-posée auLivre qu’ aproduitcontre euxArmandJean duïleffisïvesque de"í-uçon,

O'-’-f. XXII,

H- se>*.

.... „ , y fit le mari commode en fa-

veur des Chanoines,z? témoigna une pajfìon trés-víolente contrel'Eglise Réformées Je me sers d’une expression beaucoupmoins dure que celle de Théodore de Beze : aussi écrì-voit-il en Latin. Ubi contra quam sperarat Ecclepas afjligi à-nïmadvertit , ripent d medicind ad hojles Evangelïi manifestadesecíione (uxore quoque Canonìcis Auguftodunènfibus prostìtu-ta) tranfivit. Vnde nunc etiam quìbus pot est malediélis vert- •tatem profanât t (iz). Quelle bassesse ! quelle lâcheté ! Mo- :ra.ement parlant, il vaudroit mieux être sujet aux inquiétu-des de la jalousie : le jugement même du public , quelquecorrompu qu il soit, tombe beaucoup plus rudement fui lecocuage volontaire, que fur les infirmitez d’un mari jalouxL’indigence de Bolfec, ni futilité qu’il pouvoir tirer de sonindulgence pour les Chanoines d’Autun, n’auroient pas étécapables de l’excuser auprès des personnes mêmes qui fontprofession de plaisanter sur toutes choses. On rira, on bou-fonnera également, soit qu’il s’agisse d’un mari qui ne don-ne nulle liberté à fa femme, soit qu’il s’agisse d’un mari quiprête la main aux plaisirs qu’elle veut prendre , mais, anfond, on sentira pour ce dernier autant de mépris 6c d’indi-gnatíon, que Juvénal:

Cum leno accipiat meethi bona fi capiendt

Jus nullum axori, doéïus fpeSîare lacunar ,

DoStus e? ad calicem vigiltmti fiertere nafo (13).'

(h) ïl n étoit plus en vie lan 1585. ] ,, De Beze , en fa„ Réponse à Genebrard , imprimée à Geneve l’an 1585 ,

„ dit de ce Bolfec, en la page 75 : Adjouste toutes les fables,, que tu voudras tirées de ce Carme défroqué , qui est un hom-„ me infâme , afant esté banni trois fois , z? s’estant révolté,, quatre fois ; ztr qui , âpres avoir jette lécume de son venin„ fur les morts & fur lès vivans , est mort defefperé „. C’estce que vous pouvez lire dans la Défense de Calvin faite parMr. Drelincourt (14). Mais j’ai lu tout le contraire dans leLivre d’un autre Ministre. . Ces témoins , dit-il (ry) , fontplus croyables & dignes de foi qué ceux que produit l'Evefque,qui font Bolfec zsr Árenius , defquels le prémièr a gémi zsr pleuréirrandement en plein Synode, d’avoir chargé fi méchamment deídomnies & d’opprobres la mémoire f un fi grand personnage ,t? fidele serviteur de Dieu. , Mais il ne faut pas quq ceciempêche personne d’ajouter foi au Paflage que à Drelin-court raporte ; car apparemment, le Ministre de Fontenain’a voulu parler que des démarches que fit Bolfec au Syno-de d’Orìeans, avec beaucoup d’humiliations en Tannéeî 562. S’il n’a voulu dire que cela , st réfute très-maì Tob-jection ; vu que la Vie de Calvin , pubhée par Bolfec , estpostérieure de quinze années à ce Synode d’Orìeans.

(A Ses deux Histoires de Calvin z? de Beze font indignes defoi , tant à cause du rejfent’ment de 1 Auteur pour U% affrontsqu il avoit reçus .] Monfr. Drelincourt a fait bien va-

loir cet Argument, 11 étale les raisons que Bolfec avoit de

„ ou plutôt Triacleur, lequel, pour fe faire valoir, pen-,, fant estre arrivé en son Cloître, 8c non en une Eglise„ de Dieu, de laquelle il n’avoit jamais rien feu que par„ oilirdire, commença à tenir par-ci par-là, & aussi en,, pleine congrégation , de mauvais propos touchant la„ doctrine de la Providence êc de la Prédestination éter-„ nelle de Dieu. De Beze traite ce Bolfec de vilain, d'é-„ fr ont é , de loup déguisé ; 8c après avoir représenté de,, quelle saison Calvin le convainquit de ses erreurs, il dit,, que Monfr. le Moine ne feut que répliquer, z? qu il ne lui„ resta qu une impudence Monacale. A quoi il ajoute: La-,, quelle il montra même devant le fiege judicial le 13 de Dê-,, cembre, quand Sentence de bannissement luy fut prononcée,

,, a, fin de trompe , à la maniéré accoutumée. Mats ce n’est,, pas de merveilles : Car toûjours depuis elle Va rendu zsr le,, rend encore aujourduy puant à tout homme qui a quelque,, bon sentiment : veu qu il est condamné par son propre juge-,, ment: comme il fera montré par témoignage âe fa main,

,, toutesfois z? quantes que besoin sera. Car ce malheureus„ qui avoit mérité punition pour m able séditieus , estant,, traité par le Magistrat avec douceur ,, à cause qu on estimait,, qu il y aurofi es âpres quelque remeàe a son ignorance so-„ phistique, après avoir fait tant dì scandales e? de maus aus„ Eglises cìrconvoìjìnes, fe voyant par trois fois déchusse des,, terres des Seigneurs de Berne , à la fin estant intolérable À„ chacun , a donné gloire à Dieu reconnoijfant ses fautes , e?*

„ fur tout fa mauvaise conscience, à Orléans en plein Synode„ général des Eglises Françaises l’an 1562: tellement que Von„ en efpéroit quelque chose . Mais depuis, estant derechef faify,, à un même mauvais esprit , est retourné à fes prémieres er-„ ces, Z? déchaste de tous , comme il en est digne , sert encore„ en tous les lieui oh il fe pourménê , de témoignage de Vire de„ Dieu contre cens qui résistent à la Vérité (17). „ Mr. Dre-lincouvt raporte deux autres Passages de Théodore de Be-ze (18). J’ajouterai à tout cela, que ce fut Beze, qui si£imprimer les Lettres de Calvin , l’an iç 7j , parmi lesquel-les il y en a une qui est foùdroiante contre Bolfec (10),Voilà comment toutes choses ont leur usage en ce monde'Le style mordant de ces deux Réformateurs leur rend iciun grand service. II montre que Bolfec a dû' être fort encolere de voir qu’on faifoit des Relations si piquantes desmaux qu’on lui avoit faits ; 8c qu’ainíi ce qu’il publia Tan1577, & Tan 1582, doit être rempli d’un esprit de ressen-timent, qui nous doit rendre suspectes de fausseté toutesses Historiettes. Jamais homme n eut plus de besoin quelui de Procès verbaux , confirmatìfs juridiquement de cequ’il avance.

■(K) ...... que parce qù’il se trouve manifestement con-vaincu de calomnie sur les points les plus atroces. ] II a débitéque Calvin fut convaincu à Noion du péché contre natu-re , St condamné feulement à la fleur de lis : son Évêqueaiant intercédé pour lui, afin que l’on modérât la peine»Or iln’y eut jamais de Roman plus fabuleux que celui-là:,Lc il faloit être d’une impudence inouïe , pour oser produi-re de tels contes, Tan 1577 , c’est-à-dire quarante-troisans depuis que Calvin étoit sorti de Noion (20J Jamaisles fins de non recevoir n’ont été aussi valables qu’en cetterencontre : la prescription , qui ailleurs ne fait qu’arrêterles procédures, fans décider absolument sur le fond , est iciune preuve très-invìncible. L Accusateur institue son Ac-tion après que quarante-trois ans sc sont écoulez: il n’est

plus

(f 7) Là mês

me, pu g. 13S,II tire cela deU Fiéfaceque Theodo-ie de Bezemit AU dIVMades Com-mentairesde Calvin .ínr JoiuéjimCprimez i’tu1564 .

(l 8 j Là mèlme, po, J- r J 7»138 il testire de ta viede Calvin.

fis) Cep UCXXXIII:j’en ai râper-té deux mor-ceaux, l’undans la "Re-marque (B) íl’autre dansla Remarqut

(L-

szo) II ensertis VanT 534, peu*la dernier tsets, feler.Mr. Die-lincourt,Défense déCalvin,tea*