BOLESLAS. BOLSEC.
(b) Tire di*Voiage dela Reine dePologne, parLe Labou-reur, pag.
13 9 , *40»
fr) Blanc,Hist. de Ba-vière, Tom.
U.pag, i 4 g.
(d) Paiilò //-y trias in divi
Bnrîbolomxifano condoria-tm etftt, inha.lia.rn abjec-td cumtlà.profagijst ,ibique repentiMedicurn fac-tura tixoremdxxijje. Beza,ad Claud,de Xaimes,Apolog. al-terâ j Opei.Tom. 11 ,
Í 4 í.
(b) Quum. . . in Ira-is am prf.su-gìjfct, iodequoqtte , de-cepiâ F erra-rieníi Dikifsâ,puisai. Beza,in Vita Cal-vini, Oper.
Tom, lu,
m z 74.
(1] Voiez,jEliani Val.Historiât.
L:Or, XIII,Cap. XXII,
(z) Mani-lius, Libr.
II > Vers. 8 ,an parlaetifHomere.
(i) Ovid.Amor. Libr.III, Elcg.IX.
U) Le 16àsOUobre1 s j t, f cl onThéodorede íieze , inVita Calvi-lô.
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faire ce pèlerinage, Les honneurs qu’il reçut de Bolellas l’engagérent à lui témoigner íà grati-tude par la collation du titre de Roi (B). II rhabilla de í'es vêtemens, il lui donna les enseignesde l’Empire, & particulièrement l’épée 6c la pomme d’or croisée. Bolellas avoir de fort bonnesqualitez: il fut libéral envers T Eglise, 6c fort vaillant. II repouíîà les Bohémiens jusques au mi-lieu de leur pais : il châtia les Moraves, & les rendit ses tributaires. II punit les Prussiens Ido-lâtres, qui avoient martyrisé Saint Adelbert, dont il racheta le corps : il rétablit Stopolcus, Ducde Russie, qui avoit été dépossédé par son propre frere Jaroflaiis, 6cc. II avoit épousé Judith,fille de Geisa, Duc de Hongrie, dont il eut des enfans (b).
lut avoit enjointe, o 1 fut d pied jusqu au mont Gargan, ex end’autres lieux jaints (zj.
(R) Othon lui conféra le titre de Roi.] Baronius veut reven-diquer ceia au Pape Silvestre II, & se fonde sur ce que, peuaprès le pèlerinage d’Othon III, les Polonais sollicitèrent le
Pape pour cette qualité de Roi, Jls le firent fans doute ad ma~jorem cautelam , 8c pour ne le pas commettre avec une Courqui ne cédoit pas aux Empereurs le droit d’ériger desRoiaumes. Mais quoi qu’i! en soit, les Polonois raportent•à Othon III la prémiere institution de leur Roiauté (3).
BOLSEC (Jerôme) seroit un homme tout-à-faít plongé dans les ténèbres de Poubli, s’ilne s’étoit rendu fameux par certains Ouvrages satiriques, que les Moines 6c les Missionaires ci-tent encore (A)\ quoi qu’il faille avouer qu’ils en parlent moins souvent que l’on n’en parloit surla fin du XVI siecle, 6c au commencement du XVII. Voici ce qu’on trouve concernant cepersonnage dans les Livres des Protestans. Jerôme Boisée étoit un Carme de Paris, qui, aiantprêché un peu librement dans P Eglise de St. Barthelemi, jetta le froc aux orties, 6c s’eusuit audelà des Monts auprès de Renée de France, Duchesse de Ferrare [a). C’étoit le commun asylede ceux qu’on períécutoit pour les nouvelles opinions. II s'érigea en Médecin, 6c se maria prom-tement, 6c fit je ne sai quoi qui fut cause qu’on le chassa [b). 11 s’en alla à Geneve fur le pied
de Médecin : 6c ne trouvant pas qu’il se diílinguât assez de ce côté-là, il entreprit de tran-cher du Théologien, 6c dogmatisa d’abord en secret sur le mystère de la Prédestination, suivantles principes de Pelage ; 6c puis, il eut la hardiesse de faire un Discours public contre le sentimentreçu. Dès qu’on eut apris les conversations qu’il avoit eues avec certaines gens pour les infecterde son Pélagianisme, Calvin P alla voir, 6c le Centura doucement : ensuite il le fit venir chezlui, 6c tâcha de le tirer d’erreur ; mais cela n’empêcha point Boisée de se produire en publicavec un Discours rempli d’insultes contre le Décret de la Prédestination éternelle. On croît quefi hardiesse fut d’autant plus grande, qu’il s’imagina que Calvin n’étoit point du nombre de sesAuditeurs. II eut cette pensée, parce qu’il ne le voioit pas à fa place. C’est que Calvin n’étantvenu qu’après le commencement du Sermon, se tint caché dans la foule derrière les autres. Maisil sc montra tout-d’un-coup, dès que Boisée eut fini, 6c le réfuta si fortement par P Ecriture, parSt. Augustin, 6c par la raison, que lui Bolsec fut le seul qui n’eut point de honte d’être terrasséde la sorte (B). Ce ne fut pas tout. L’un des Magistrats qui ont droit de mettre les gens en pri-son étoit présent à cette Assemblée: il ne manqua pas fur le champ d’user de son droit; il traitaBolsec de séditieux, 6c le fit emprisonner. La cauíe fut discutée fort amplement; 6c enfin, del’avis des Eglises Suisses (C), le Sénat de Geneve déclara Bolsec convaincu de sédition 6c de Pé-lagianisme (D), 6c comme tel le banit des terres de la République, à peine du fouet s’il y reve-
noit.
(A) Il s’efl rendu fameux par des Ouvrages satiriques, queles Moines ex les Mijfionaires citent encore.] Une infinité degens ont débité, 8c dans leurs Sermons, 8c dans leurs Li-vres, que Calvin avoit eu la fleur des lis, 8cc; 8c ils n’enavoient aucune autre preuve que le témoignage de Bolsec.Je ne m’étonnerois pas íì quelques Peintres avoient faitl’honneur à cet Ecrivain de le comparer à Homere : c’est-à-dire, de faire un tableau, où Bolsec auroit paru vomis-sant, 8c entouré d’un nombre infini de Prêtres, 8c de Moi-nes, 8c de Laïques Controveríìstes, affamez des cruditezqu’il vomissoit, Lc les avalant avec une avidité extrême,jusqu’à lécher le plancher; car il est certain qu’on a faitíe même usage de ces ordures, que les Poètes qui vinrentaprès Homere firent de ses inventions (i).
Cajufque ex ore profufosOmnis pofteritas latices in carmina duxit,
Amnemque in tenues aufa efi diducere rivas,
Unius fœcunda bonis (z).
Voilà comment la Fortune se joue des choses: il ne fautqu’un certain amas de circonstances, pour faire que le fortd’un faquin soit conforme à celui des plus grans hommes,8c que l’on rende aux sotìses les plus brutales le mêmehonneur qu’aux plus belles productions de l’efprit humain.Quelle indignité! On a pu apliquer à Bolsec ce qu’Ovideavoit dit d’Homere.
Adjtce Mœoniden , à quo ceu fonte perenniVatum pierìis ora rtgantur aquis (3). ■
(B) il fit un Discours fur la Prédestination , . . . que Cal-vin réfuta fi fortement . . . qu il fut le seul qui n eut pointde honte de fe voir terrajfé de la forte.] De la maniéré queBeze raconte la chose , il semble que Bolsec fit un Sermon;mais la Lettre qui fut écrite par Calvin aux Eglises Suis-ses , au nom de l’Egliíe de Geneve , éclaircit le fait , 8cmontre que ce personnage ne fit autre chose que censurer,8c que réfuter un Sermon qui venoit d’être prononcé surla grâce du Saint Esprit. Tandem virus fuum nuper (4),aperto gutture evomuit. Nam, cum pro more n'ostro unus éfratribus illum foannts locum exponeret , ubi pronuntìat Chris-ttts ex Deo non este, qui verba Dei non audìunt, dixiffetquequotquot Spiritus Dei renati non funt, pervieacìter ufque infinem Deo refijlere : quia peculiare fit obedientu donum , quoDeus fuos eletlos dignatur. Surrexit nebtdo ille, ac dixit fal-fam ex implant opinimem , ciijus aitPior fuit Laurentius Valla,
nostro ftculo exortam ejfe : quod Dei voluntas rerum omnium[it cauffa. Hoc autem modo peccata ,ex malorum omnium cul-pam in Deum tranferibi, ex Mi affingi tyrannicam libidinem ,qualem Poe t a veteres in fuo f ove commentì funt. Pojlea adtdterum caput descendit, non ideo falutem confequi hommes,quia eleéti fint , fed ideo eligt, quia credant : nec reprobari quen-quam nudo Dei placito , fed eos tantum , qui fe communs elec-tione privant, In hac quetstime agitanda mttltis, ex atrocibusconvitiis in nos inveílus est. Pr&fetìus urbts re auditâ eum du-xit in carcerem , przfertim quia tumultuose plebem hortatus fue-rat , ne fe deúpi à nobis fineret. Nunc ad Senatum delata estcausa cognttio ; ubi errorem fuum non minori obstinatione quamaudacia tueri perrexit (5). Quant à la maniéré dontCalvin le réfuta , lisez ces paroles de Théodore de Beze :Illum tot verbì div'mi testimomis, tot Auguftini prafertim lods,tot denique tamque gravibus argumentis confutavit , perculit,obruit , ut omnes prater ipjummet perfriâht frontir Monachumipfius vehementer puderet (6).
(C) De Ravis des Eglises Suisses, . . . ] J’ai déjà raportéun long Passage de la Lettre qu'on leur écrivit pour les con-sulter. Voici le début de cette Lettre: Est hic Hieronymusquidam, qui abjeclâ monachì cucullá, unus ex circumforaneisMedicis faillis est, qui fallendo , ex fruftrando , tantum fihitmpudentut acquïrunt, ut ad quidvis audendum prompt i fint,ac paraît. Is jam ante 06I0 menfes in publico Ecclefu nostra cot-tu doilrinam de gratuttâ Dei eleilione , quam ex verbo Dei ac-ceptam vobifeum docemus ,labefaéiare conatus est.Ac tune qui-dem, quá Jìert potuit moderatione, fedata fuit hominis proter-via. Postea non deftitit locis omnibus obstrepere, ut fimplicibushoc fidei caput excuteret.
(C) ... le Sénat de Geneve le déclara convaincu de sédi-tion ex de Pélagianisme.] Mr. Drelincourt a publié (7)i’Ex-trait d’une Lettre que Mr. Lullin , Conseiller, 8c ancienSyndic de la République de Geneve, lui avoit écrite. IIparoit par cette Lettre, que les mauvaises mœurs de Bol-sec contribuèrent à son exil. Voici ce que porte cet Ex-trait: ,, Par Sentence rendue sur ses réponses 8c ses confes-„ fions dans les prisons de cette ville le zz Décembre 1 f;t»,, 8c publiée à son de trompe, 8c que j’ai lue sur nos Re-„ gîtres, il fut condamné à un bannissement perpétuel,„ à peine du fouet pour ses scandales, ses impiétez, & fa>, mauvaise vie Voici les termes dont Théodorede Beze s’est servi. Causa multis dtfputationibus agitata,Sénatus Helveticarum etiam Ecclefiaritm fententiam percontatusillum tum ut feditiofum, tum ut mire Pelagtanum, Z 3 L>e-ctmb. publice damnatum urbe expulit , fuftuariam pœnam Wl~natus, st vel in urbe vel in urbìs territorio ejfet deprehenfus (8).
(3) Le La-boure^ 1 ,Relat. duVoiage de
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