(i) Érafm.tn Ciccronia-
Voiez J,•’Adag<u nu,* u 11
t iode , p192.
(a) Ttrs de laBibliothèqueRabbiniquede Bartoloc-c ’ , Tom . ] ,P a?. 34 * on«i« Ganz,
f 4 ) Oldoïn.in Athen.
Augnsto,
t«g. 22z.
(b) VotezÈancelot deFerouseHogg. Part.II, pag. 45 ; ,& Oldoïniin Athen vAugullo,t a i- 227.
0) NiciujErythwus,îmacot. j
98.
2 ) Idem ,ibidem , pa „99» lo©, à
f3) Cà~mc~
7nc , par, 99.
(O Thuan,A'ïr. AX K/,S 3 8 .
(5) Ghilini,T e 2tr. Tom.l > P-'g. 70 .
BOMBASIUS. BOMBERG* BONCIARIUS. BONFADIUS* 6oi
BOMBASIUS (Paul) natif de Boulogne en Italie, se fit estimer parla Profession desbelles Lettres, vers le commencement du XVl fieclc. 11 enseigna la Langue Latine & la Lan-gue Greque à Naples (A ), & il y donna de telles preuves de capacité , que le Cardinal Pucci levoulut avoir chez lui, & le fit son Secrétaire, avec de bons apointemens (B). II sc trouvoit fortà son ai sc à la Cour de Rome, sous la protection & parles libéralitez de ce Cardinal } St il sevoioit en état d’achever fa vie dans l'abondance, lors que la ville de Rome fut íaccagce sous le Pa-pe Clement VIL II tâcha de se sauver au Château Saint Ange, à la fuite de Ion maître; maisil ne put courir assez vite, pour n'être pas envelopé d’une troupe de soldats, qui le tuèrent inhu-mainement (a). II avoit été grand ami d’Erasine.
(A) Il enseigna . à Naples.'] J’ai suivi Y Auteur
que j’ai cité: mais je ne fuis pas fans crainte qu il ne s a-buse; car je voi qu’Erasme ne dit mot de la Profeílìonde Naples, & qu’il ne parle que de celle de Boulogne. Jeraporterai tout ce qu’il dit, parce que l’on y verra quel-ques traits du portrait de Bombasius, Equidem exofculorPaulum Bombafium prorsus aurei petloris homìném , quo dixalias unquam vix'tt amico amìcior , fed valetudini parcens nonadmodum induisit ftilo . Mox '.ut erat animi minime abjetli ,sordidorum competitorum improbis contentiontbus offensas (namRononis publico salarìo Grâce profitebatur ). ad reip. negotia sesecontulit : tandem accitus Romam augere rem maluit , quam l't-teris infenescere (r). Ces paroles d’Erasme nous aprenent,I, que Bombasius étoit bon ami; II, que pour ménagerfa santé, il ne composa que peu de chose ; III, qu’aiantle cœur noble & bien placé, il se dégoûta de la vie Profes-sorale , à cause des querelles que la jalousie sordide de sesrivaux lui attiroit; IV , qu’il se rnêloit des affaires de fapatrie, quand il fut attiré a Rome. II dit lui que lé ha-sard, plutôt que fa volonté, ou l’offre d’une meilleure for-
tune , le tira de fa Profession. Me a litéraria Proseffìonc nontam mea voluntas , Del (têt ta fusptearts) fortuna melíor avo-cavit , quàm incertas tlle cui pleraqae tam mala quam bonade-bentur, casas eripuit (z). Mr. Moreri le fait Professeur dansNaples & dans Boulogne. , , .
(B) Le Cardinal Pacci .. le fit son Secretatre, avec
de bons apointemens.] Bombasius le nomme le Cardinal desquatre Saints. II écrivit à Erasme, lan 1517, que contreson inclination il avoit falu qu’il se privât des plaisirs deRome, pour accompagner le neveu dé ce Cardinal dansla Nonciature de Suisse (3). Dans une autre Lettre (4),il dit à Erasme qu'il ne se trouve pas fort riche; maisqu’il a quatre cens écus de rente, qui 1 empechent de crain-dre de se voir jamais réduit à la nécessité de reprendreion premier métier. noyi tt& tfiscutfi m&hgHfc
agìtur ut ad profejforiam linguetm redeufi-dum fors tiweujfy.dXAtn reâïtus annuos CCCC ducutos nullis fucrìs uddìHos ,nec fortunA feu induftrì&- acceptos ferendos uuxi 9 cjuos nun-
quum ex litsrurìo ìllo ocio f^erute a c ne fotnniure cjuidem mihìUctùJJet.
(a) Tiré d'íPierîus Va-lerianus dëLiteratoruraiInfëlicitate -Libr. I , pag»22 ;
(z) Bomb&sius, Epìst.IV Libri xr 9pag. 548 interErafmian.
(l) CetteLettre est UXXJIl du11 Livre desLettres d’E-rasme, pa ç*.
129 . Vote zaujfì la. IV dù11 Livre .
( 4 ) C est UXIII duXVII Livre^Pág* 7564
BOMBERG (Daniel) fameux Imprimeur, natif d’Anvers. Son Article est fortcurieux dans le Suplément de Moreri. Je n’y ajoute que deux choses: l’une qu’il fut le prémierqui imprima des Livres Hébreux dans Venise, & qu’il commença de le faire l’an 1 f 11 (A ) ; l’au- W sîmoa,tre, qu’il porta son Art à la perfection, quant aux Impressions Hébraïques: déserte que les Juifs cìit^ed»avouent, que depuis fa mort, l’Imprimene Hébraïque est toujours allée en empirant (a). Vous ^J cC atrouverez, dans Mr. Simon PHiítoire critique de ses Editions de la Biole (£)* 512,513. 5
(J c °mmenpa à. imprimer en Hébreu , à Venise , l’anDVd H commença par une Edition de la Bible i» 4. lln fit dans la suite beaucoup d’autres Imprejfìons , in folio, in4 , f in 8, ll avoit appris l'Hébreu de Félix Pratensis, Ita-ten , qut luy fit entreprendre une Edition de la Bible Rabbini-que , c est a-dire avec les Commentaires des Rabbins, que Bom-bergue imprima m. folio cn 1517, C? qui fut dédiée au PapeLéon X. Mats lès (suifs n estimèrent point cette Edition ; c?*
le Rabbin sacob Hà'tim en fit imprimer une autre par le mêmeBombergue, en q volumes in folio, l'an 1515. . . .(1). Cestlui qui commença l'Impression du Talmud, tannée 1510, qu'iln'acheva que quelques années après . . . en onze volumes in fo-lio íz). 11 imprima trois fois le Talmud, & chacune deces Impressions lui coutoit cent mille écus (3). ll a impri-mé des Livres pour plus de 4 millions d’or (4).
(3) Scaligerana <!«>»»,Bombergus, pttg. 34. (4) Lk-mêmt, œwoiImprimerie pag. m.
(s) Chevil-lier, Origi-ne de l’im-prim. de Pa-ris, pag. líji
( 2 ) Là-mt-me, pog. afig.
BONCIARÌUS (Marc Antoine) Disciple de Muret, a eent rort poumenttin.^ II étoit d’une très-basse condition ( A ), & il régenta toute fa vie à Perouse. 11 étoiine à six milles de cette ville, le p de Février 1 f y f (a). II cut pour Disciple son propre perequi voulant devenir Jésuite à l’âge de 47 ans,fut obligé d’aquétir quelque érudition, ne voulant pa:etie limple trere lai. Bonciarius devint aveugle (£), & fut fort tourmenté de la goûte (c). Imouiut le 9 de Janvier 1 616 (d). II avoit eu le Cardinal Ubaldin pour patron (e). Se:Lettres fuient imprimées a Marpourg, l’an 1604. On y trouve la méthode dont il sc servit pou:mstiune on peie en peu de tems (f). On a d’autres Livres de fa façon , tant en vers qu’en pro-se (B). II n a point publie tous ceux qu’il avoit dessein de publier (C).
(A) ll étoit d'une trìs-baffe condition-] II aprend lui-mê-me au public, qu’il étoit fils d’un Cordonnier, & petit-filsd’un Covroieur. Hic Perufii, a vulgaribus, ut ipfie de Je fa-tetur , opificìbus ortus , cujus quippe avus coriarïam , pater su-toriam in adolescentiâsecerat , generis obfcuritatem fui litera-rum splendore illuftravit (1).
(B) On a divers Livres de fa façon , tant en vers qu en pro-se.] 11 a fait un Traité de Arte Grammaticâ-, un Poëmeintitulé, Triumphus Augufius , fìve de Sanùlis Perufii tranfla-tis , qui contient IV Livres; Seraphidos libri tres (z).- Jene trouve point qu’il ait publié aucune Grammaire Greque ,& je ne sai d’où Mr. Moreri a tiré cette prétendue Gram-maire. II eût eu plus de raison de lui donner un Traité deRhétorique, encore que Nicius Erythreus , le seul Auteurqu’il ait cité , n’en parle point. Voiez la Remarque sui-vante.
(C) ..-ll n a point publié tous ceux qu'il avoit dessein de pu-blier ] II dit dans ses Lettres, qu’il s’étoit chargé de la com-mission d’écrire la Vie de tous ceux qui depuis quatre censans a voient fleuri à Perouse, ou dans les armes, ou dans lessciences (3). Dans le Catalogue de ses Oeuvres, à la fin de
fa Rhétorique, il témoigne qu’il a fait un Livre intitulé, Epi-curus, fìve Dialogus de antìquâ Philofophia , où il’montroitqu’aucun ancien Philosophe ne s’étoit plus aproché de la vé-rité qu’Epicure, ni moins que 1 es Stoïciens. Gassendi &Naudé n’avoient jamais vu ce Livre-là , ce qui faifoit croi-re à Gassendi que peut-être il n’étoit pas imprimé. M.An-tonius Bonciarius Parisienfis Profefior (4}, . . . in CatalogoOperum suorum (5) se composuiffe Librum testatur , cui titulumfecerit Epicurus fìve Dialogus de antiquâ Philofophiâ, in quoefficacibus argumentis cr dotíorum virorum testimoniis froba-tur , neminem ex prifeis Philosophas acceffisie propius adveritatem, quàm Epicurum; contra, nullos ab eâ longiusreceffisse, quàm Storcos. Tametfi ifie quoque Liber nunquamfortaffìs editus, nec nobts est visas nec amico nostro, quem vixtamen ulli rariffimi fugiunt 16 ), Gassendi fait là une lourdefaute. Bonciarius a toute fa vie enseigné à Perouse. Uétoit donc Perustnus Profefior .- de Perufmus on a fait facile-ment Parifinus; & de Paristms, encore plus facilement Pa-Ttfiensis. Qu’on aille dire , après cela , que les sentesd’impreffion ne font pas de conséquence par raport auxhabiles gens.
BONFADIUS (JAq_Pes) 1 un des plus polis Ecrivains du XVI fieclc , étoit né enItalie, proche le lac de Garde (A). II fut Sécrétaire du Cardinal de Bari, a Rome, pendanttrois ans, âpres quoi, aiant perdu tout le fruit de ses services par la mort de son maître, il entrachez le Cardinal Ghinucci, & lui soi vit de Secretaire, jusques à ce qu’une longue maladie le ti-rât de cet emploi. Lors qu’il fut guéri, il sc trouva si dégoûté de la Cour, qu’il résolut de cher-cher
{A) ll étoit né en Italie, proche le lac de Garde.] Les Au-teurs ne sont pas d’accord fur la patrie de Bonfadius. Lesuns disent qn'si naquit à Salone fur ce lac; Salons, ad Bena-cum natus ( t ). i es autres nomment fa patrie Gazant , luogopteewb délia Ri v ' tera di £n f c } a (1) ; j e croi qu’ils ont raison;
car dans Une Lettre , où il décrit ce beau lac, & qui e ssdatée di Gazano , vous rencontrez ces paroles, liber 0 mi star ctnel mio Gazano, Cette Lettre fut écrite à Plinio Tomacel-lo : elle est au II Livre (3) des Lettere volgari , impriméà Venise, l’an 1558. Iíonig a tort de le faire de Vérone.Gggg
(c) N. Eryt.Finacot. 1 ,P a i- 98 . 99.{d) OldoïnîAthen. Aug,pag. zi8.
(e) DuSauíT.Coin. Eel-larm. deScript. Ec-oles. par. 7g.( / ) Morhosiïolyhistoi,pag. 287 .
U) VeUz U
fin de cette’S^manjuc.
ss) Gassen-di met enmarge infine Rh.
Ï6) Gaílèn-dus, deVitâMoiibusEpicuri,
Libri VU %Cap. VII 7224.
(3’) Petits