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Théologie.
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II fit des Livrés (B ), & mourut de
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à Bâîé, Fan 15-64 (r).
Contre- 5veií. P . jjff,'
(B) il fit des Livres.] II publia des Noies fur la Politi-que A Aristote , Tan 1545 , un Commentaire fur la Rhétori •que du meme Aristote , l'an ijçi ; un Commentaire fur lePentateuque , l'an 1557 ; un fur Efaie V fur ïApocalypse ,1 an 1561 ; un fur Job zy fur l'Eccléfiafie , l'an 1564. Je n’aipoint vu ce qu’il a fait fur la Logique .& fur les Mathéma-
tiques (5) , ni son Commentaire fur le Livre des Juges & fur ( s ; Prttcrle Livre des Rois (6). Konig lui donné un Ouvrage de Phi- 'Script» Lt-lofophie, divisé en trois livres, de Censura vert zy saisi '(7 j. gica é- Mi-
J J v/y thematìca,
foihris aliquoi commentariis tn Vêtus T ejiamentum se Eccìcfìx Dei commendavit,. Spanhfc»
mius, de Oríg. & Progr. Anabapr. nam, z. ( 6 ) Hoornbeeck, Summa Controvciìipag. 356 , en Jait mention, (7) Konig, in Biblioth. ver. & nova,p^.
BORRI (Joseph François) en Latid. Burrhm , fameux Chymiste , Charlatan, &Hérétique , du XVII siécle , étoìt Milanois (a). II acheva ses études dans le Séminaire de Ro-ule (á) , où les Jésuites l’admirérent comme un prodige , à cause de sa mémoire & de sa capa-cité. U s’attacha ensuite à la Cour de Rome, & ne laisià pas d’aprofondir plusieurs secrets dcChymie. II donna dans les débauches les plus effrénées , & se trouva obligé l’an i6f4 à fe réfu-gier dans une Eglise. Peu après il fit le dévot, St sema clandestinement des discours de Visio-naire ( B). II communiqúoit à ses confidens les Révélations qu’il se vantojt d’avóir eues ; maisVóiant après la mort d’Innocent X , que le nouveau Pape Alexandre VII fenóuvellá les Tribu-naux , & si t prendre garde de plus près à toutes choses, il n’espéra point d’avoir le teins nécessairepour augmenter le nombre de ses Disciples , autant que son dessein le demandoit : ainsi il sortitde Rome , 6c s’en retourna à Milan. II y fit le dévot, 6c s’acrédita par ce moien auprès de plu-sieurs personnes-, ausquelles il faisoit faire certains exercices de piété , qui avoient une grande apa-rencc de vie spirituelle. II engageoit les membres de fa nouvelle Congrégation à lui jurer le se-cret ; Ôc , quand il les vit affermis dans la croiance de íà Mission extraordinaire , il leur dicta cer-tains voeux , par la sugestion de son Ange , leur disoit-il. L’un de ces vœux étoit celui de la pau-vreté , en exécution duquel il se faisoit consigner l’argent que chacun avoit. Le cinquième de cesVœux les engageoit à un zèle très-ardent pour la sainte propagation du régné de Dieu. Ce devoitetre le règne du Très-Haut, le régné d’un seul troupeau , selon le jargon de cette nouvelle Sec-te (b). Borri devoit être le Canimirm Général des trouves oui réduiroient toitt le genre humain àtine memedéjà reçuon tueroitdes autres
(«) Voter,ci-dcfous lafin de Ustû-marqnc (l).
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le Pape même , s'il n’avoït pas si.tr son front la marque requise. Je laisse íà le détailvisions (c) , pour dire quelque chose des nouveaux dogmes du Cavalier Borri. 11 en-seignoit j entre autres choses , que la Sainte Vierge étoit uné véritable Déesse j & proprement leSaint Esprit Incarné ; car il disoit qú’elle étoit née de Sainte Anne, tout comme Jésus-Christétoit ne d’elle. II l’apellóit la fille unique de Dieu conçue par inspiration , 6c faisait ajouter celaa la Messe , lors que les Prêtres ses Sectatetlrs la célébroient (d). II disoit qu’elle étoit présente,quant a son humanité , au Sacrement de l’e ucharistie , 6c alléguoit certains Passages de l’Ecritu-re . pour le soutien de ses dogmes. Il s’avisa même de dicter à ses Disciples un Traité fur son Sys-tème (C). J’ai déjà dit qu’il sc vantoit d’avoir bonne part aux Révélations célestes : c’est parcette voie qu’il avoit apris que St. Paul lui communiquoit la même puissance que Dieu conféra àcet Apôtre pour censurer la conduite de St. Pierre. II se vantoit de communiquer aux autres ledon d’illumination pour l’intelíigence des mystères, 6c il sc servoit de l’imposition des mains, enpriant la Trinité de recevoir le Novice dans la Religion des Evangéliques Nationaux f e). Sondessein étoit ., en cas qu’il se trouvât assisté d’ùn assez grand nombre de Sectateurs, de se produiresisr la grande place de Milan, d’y représenter éloquemment les abus d u Gouvernement Ecclé-siastique , 6c du Gouvernement séculier , d’animer le peuple à la liberté , 6c de s’assûrer ainsi dela ville 6c du pais de Milan , 6c puis de pousser ses conquêtes le mieux qu’il pourroit. Mais tousses desseins avortèrent par l’emprisonnement de qaelques-uns de ses Disciples, il se sauva bien vite ,dès qu’il eut su cette prémiere démarche de l’Inquisition, 6c n’eut garde de comparoître aux ajour-nemens de ce redoutable Tribunal. Son Procès lui fut fait par contumace en 1 6fp 6c 1660 : ilrut condamne comme Hérétique ; 6c son effigie fut brûlée à Rome , avec sos Ecrits, au Champde Flore, par la main du bourreau , le 3 de Janvier 1661 (D). II s’étoit arrêté quelque tems
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{*) Co/f ì/n^porre Lorotutte due le ,mant sevra ilapo invocan •do U santljji -ma. Triade «ajjìncbe gra -.disse éaccct-tarit nellaTìelìgiane deNazlonalifiiVàn$elict mVira dei.Borri, pâgiZ 61.
{A) ìl acheva ses études dans le Séminaire de KGme.~\ L’Au-teur de fa Vie omet ici une circonstance qui méritoit biend'être raportée. Je la donnerai félonies termes d’íin Mé-moire qui m’est venu de la part de Mr. Baudrand le Géo-graphe. „ Boni étant dans le Séminaire des Jésuites y ex-„ cita contre eux une sédition , & s’enferma avec les au-,, tres durant trois jours , ensorte qu’il salut faire venir le„ Barigel ou grand Prévôt avec ses Archers, pour réduire à„ la raison ces Ecoliers avec Borri , qui en 1653 fut Sécré-„ taire du Marquis Mirogli Résident de l'Archiduc d’Ins-,, pruck à Rome , où je le vis alors, ainsi qu'en 1654;„ mais on ne parloir pas de ses Hérésies, & en l’an 1655 il„ s’en alla à Inspruck , & puis à Milan”. Voilà des faitsqui s’accordent peu avec la Vie imprimée de ce Cavalier.
(B! Apres avoir donné dans les débauches les plus effrénées,il fit te dévot , V? sema clandestinement des discours de Vifio-naire.] Affectant les aparences d’un grand zèle , il déplo-roit le dérèglement des mœurs qui régnoit à Rome , & ilassura que la maladie étoit venue à son comble > & que letems de la guérison aprochoit : tems heureux , auquel iln’y auroit sur la terre qu un seul bercail, dont le Pape se-roit l’unique berger. „ Quiconque refusera >, , disoit-il,„ d’entrer dans cette unique bergerie fera détruit par les ar-í, niées Papales. Dieu ùi'a prédestiné pour être le Géné-„ ral de ces armées. Je fuis assuré que rien ne leur man-,, quera : j’acheverai bientôt mes travaux cbymiques,„ par l’heureuse production de la Pierre Philosophale ; &,„ par ce moien , j’aurai autant d’or qu’il en faudra. Je« suis assuré du secours des Anges., & particulièrement de- celui de Michel TAr@hange. Lors que je commençai>> de marcher dans la vie spirituelle, j'eus une vision dei, nuit, accompagnée d’une voix Angélique , qui m’assûrâ>» que je deviendrais Prophète : le signe qui m’en fut don-
,i né fut nne palme qui m’aparut toute entourée des lu-„ mieres du paradis (t) ”. II fe vanta quel’Archange St.Michel avoit pris poste dans son cœur, & que les Angesvenoient par troupes lui révéler les secrets célestes , & cequi fe passoit dans le Conclave d’Alexandre VII. Je neraporte qu’une petite partie de ses chimères : cela peut lu-stre pour faire juger du total.
(C) ll f avisa de diSler d fes Disciples un Traité fur son Sys-tème.] 11 le retira d’entre leurs mains, quand il commençade cohoître que T Inquisition avoit ouï dire quelque chosede leurs Assemblées nocturnes, & cacha tous fes cahiersdans un Monastère de filles. C’est de là qu’ils tombèrententre les mains de T Inquisition : on y trouva des doctrinestout-à-fait extravagantes , comme , que le Fils de Dieu , parun principe d’ambition, esr pour devenir égal a son père, le pous-sait à créer des êtres; que la chute de Lucifer étoit venue du re-fus qu il avoit fait d’adorer en tdéeJefus-Christ z? la Ste. Vier-ge; que les Anges qui adhèrent à Lucifer , non par délibération,mais par désir feulement, font demeurez, dans les aìrt; queDieu fe servit du ministère dès Anges rebelles , pour la créationdes élément zy des animaux ; que l’ame des bêtes est une pro-dufilion , ou plutôt une émanation de la substance des mauvaitAnges , ep* que c est pour cela qu elle est mortelle : que la Ste »Vierge étoit sortie condéifiée du sèïndela nature divine,zy qu au-trement elle n auroit pu devenir /’épouse du St. Esprit , à causede lá disproportion dés natures (i). J’ai dit dans le corpsde cet Article , qu’il la nommoit la fille unique de Dieu:je m’en vais citer mon Auteur. Chiamava la Vergine , fi-grattjsima Dea , ed uiiìfpirata figlia délié Altiffimo , e da que’Sácerdotì fuoifciocchi fieguaci faceva aggiughere alCanone delláMéfia, k parole Uninspiraiì mn (3),
(D) Son effigie fût brûlée à Rome . le 3 de Janvier
i 66 i.] On lui attribue la même pensée que plusieurs at-tribuent
palmadata atntorn*lumi psali,CavaBoni342*
(2). Vïta déìCavágliereBorri, pag v
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