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Tome premier. A - B.
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B O S C. BOSQUET.

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fort erans taleils pour présider à un Synode (£), & pour se faire estimer dans ie grand mon-de (F). On lui rendit justice en Hollande: il y fut généralement estime : les Sectaires memesne purent refuser à la lìigesse de sa conduite le respect qu elle mérita-, ois veneioient on i - uBosc, autant qu’ils méprisoient ces gens violens, qui, par leur humeui tui u en e c mi antmo-pe, se rendoient-indignes d’avoii' l’aprobation de ceux de dehors, que crituie r -omman e 1expressément aux Ministres de Jesus-Christ (/). II avoit été marie deux fois, ct n a laisse quedeux filles (G). Nous parlons de fes Ecrits dans l’une de nos Remarques (H). Le Menagtanafait mention de lui d’une maniéré qui n’est pas désavantageuse (/).

(I) î. Epîticà Timoth-e'jChAp. lll* .

V<rs- 7 ,

(9) Vie deMonfr. du

(10) Dsns

l's Hemar- portance,è-lc).

(n) Vie déMonfr. duEosc, pag.H7.

( t2 ) Là-ms-14,.

Ll) Dans1 “ Xmarque

VI).

(14) On écritceci U 14 deJuin 16x9.

( 1 SÌ Vie deMonfr. duBolc, p. 17.

(16) Crf-Wme 3 pi ig. 31.

(H) ll avoit de fort grans talent four présider a Un SynodesSon Historien exprime cela trop heureusement, pour neme pas engager à me servir de ses paroles, ll étoit , dit-il (9),un des Président du Synode qui se tint a Rouen en 1663* Ony examina des affaires épineuses CV difficiles ; cr il n y aquit pasmoins de gloire, qu il avoit fait ailleurs, ll est vrai quìl réúfis-fiit admirablement dans ces Assemblées. La présence ey la net-teté de son esprit, la force c? la solidité de son jugement, y pa-raissaient avec éclat, ll avoit des vues e ? des ouvertures surpre-nantes , qui tiraient souvent les Compagnies des plus grands em-barras. Ajoutez, à cela qu il pariait si juste, esr savait donnerun tour si facile & fi agréable aux choses, qu il entraînait ordi-nairement la Compagnie dans fes sentiment.

(f). . . zr pour se faire estimer dans le grand monde.) J’aidéjà nommé (10) plusieurs personnes de 1a prémiere im-nce, qui eurent pour lui une estime très-particuliere.J’ajoûte que le Duc de Roquelaure, qui fut complimentépar Mr. du Lofe fan 1674, lors qu’il fut envoie pour com-mander fur les côtes de Normandie, connut pour lui uneaffection qu’il lui témoigna toute fa vie de k maniéré kplus obligeante. Mr. & Madame de Schomberg l’aimé-rent & 1 estimèrent infiniment, & lui donnèrent, quand ilsortit du Roiaume,/rr Lettres de recommandation les plus obli-geantes pour divers Officiers z? Commandans des places, Z? desgarnisons qui étoìent fur fa route (11). Mr. le Comte de Royese fit un très-grand plaisir de lui aprendre que k Reine deDannemarc lui offroit une douce retraite dans fes Etats , erqu elle l y affûroit > L7 d'un L roupeau dont Elle auroit bien vouluelle-meme etre partie dé un établissement avantageux pour sa

famille (12). Monsieur le Prince & Madame k Princessed Orange lui firent toutes sortes d’honnêtetez à son arrivéeen Hollande, & lui ont donné en toutes rencontres desmarques de leur estime. Le Texte de cette Remarque fe-ra confirmé par diverses choses que je toucherai ci-def-íòus (13).

(G) ll a été marié deux sois , & n a laissé que deux filles.) IIépousa fa prémiere femme en 1650, & 1a perdit en 1656.Elle lui laiíïa deux enfans,un fils & une fille. Le fils mouruten 1676, Lieutenant de la Mestre de Camp du Régimentde Schomberg. La fille fut mariée en Normandie à Mi-chel de Neel Ecuier Seigneur de k Bouillonniere , qui ieréfugia en Hollande avec fa femme ôesesenfans, lors de3a révocation de l’Edit de Nantes. II aima mieux quiterde grans biens, que d’abjurer fa Religion. II est mort àRotterdam , au mois d’Octobre 1697. La seconde femmede Mr. du Bosc est encore en vie (14) ; il l’épousa fur k finr!s J an ' ieel f" La fille , qu il en a eue, a épousé enHollande Philippe le Gendre, a-devant Ministre de Rouen& présentement de Rotterdam. C’est lui qui a composé kVie de Mr. du Bosc, que je cite tant de fois dans cet Article.

(H) Nous parlons de fes Ecrits dans l’une de nos Remar-ques .] Ce font deux Volumes de Sermons, & un Recueil dePieces diverses , qui a été publié après fa mort. II avoit pu-blié en France quelques-uns de ces Sermons: le premier detous fut Les Larmes de St. Pierre. 11 l’avoit prononcé unjour de jeûne : les Miffionaires y trouvèrent de quoi luifaire un Procès , 8c il salut que le Duc de Longuevilleemploiát/o» autorité , pour faire cesser la persécution il le fitavec emtressement , tant parte qu il en fut sollicité par la Du-chesse de k Trimouille, qui étoit cause de l'impression,y quienfúsoit son affaire, que farce quìl a toujours eu une bienveil-lance particulière pour l Auteur (iç). H prêcha fur k doctri-ne de la Grâce en 166t. Les Jésuites prétendirent qu il avoitimputé à l’Eglise Romaine des sentiment quelle n a point, ce quil’obligea à faire imprimer son Sermon (16). Quelques, an-nées après, il publia deux Sermons, qui eurent pour TitreLa Censure des tiedes. Ces Sermons, & presque tous ceuxqui avoient déjà paru,ont été rimprimez en Hollande, ac-compagnez de plusieurs autres qui n’avoient jamais été im-

primez. Ils font deux Volumes n* 8, comme je l’ai déjàdit. Mr. du Bosc ne survécut que peu de jours à k publi-cation du dernier tome. Quant au Recueil de Pieces diver-ses, il contient r, les Requêtes, les P lacets, les Mémoires,les Remarques qui concernent les Affaires de ceux de k Re-ligion, que Mr. du Bosc a gérées à Paris; z, les Haranguesqu’il a prononcées, & les Lettres qu'il a écrites, & reçuesen divçrses occasions: k prémiere Harangue est celle qu’ilfit (17) à Madame 1 a Duchesse de Longueville, qui en futcharmée (18); 3, plusieurs Lettres en forme de Disserta-tions fur quelques Passages de l’Ecriture & fur quelques ma-tières de Théologie; 4, des Vers Grecs, Latins ,zr François,qu’il composa en divers tems, & quelques autres Poésies fai-tes à fa louange. Le public est redevable de ce Recueil aumême Mr. le Gendre, quia composé k belle Vie de cegrand homme. Ces Pieces font voir que Mr. du Bosc étoittrès-propre aux Affaires, bon Théologien, homme poli, 8csavant dans les belles Lettres. II ne faut pas oublier k Let-tre qu’il écrivit Lan 1660 à Mr. Brevint, Chapelain de SaMajesté Britannique Charles H. II y découvre fes fenti-mens fur l’Episcopat. Une partie de cette Lettre fut infé-rée dans un Livre composé fur cette maiiere: les Presbyté-riens s’en plaignirent. On trouve toute la Lettre dans laVie de l’Auteur Í19). Mr. le Gendre y a joint cette Re-marque. „ La joye, que Mr. du Bosc témoigne dans cette„ Lettre, du rétablissement du Roi d’Angleterre, montre„ bien qu’il n'étoit point d’autre sentiment que le reste de.

„ nos Théologiens , qui ont condamné fi hautement le„ parricide de Charles I. 11 a toujours regardé les Rois„ comme les images vivantes de Dieu fur k terre, que leur,, caractère doit rendre inviolables a leur peuple. Personne„ n’en a jamais parlé avec plus de respect : personne ne„ s’est soumis aux Puissances plus gayement & plus fran-„ chement que lui. II n’oublioit rien pour inspirer à fes,, brebis l’amour & l’obéïffance qui leur est due. II s’y at-„ tachoit principalement dans les occasions extraordinaires,-„ comme il fit à Rouen en 1663 > ou prêchant en présence„ du Synode sur le premier chapitre de VApocalypse, vers.

„ 16, il fit un portrait de fa Majesté très Chrétienne tout-,, à-fait propre à affermir ses sujets dans tous leurs devoirs.

„ Comme cette Pieceest devenue rare, on pourra 1 a faire„ rimprimer pour détruire les calomnies de ceux qui font„ passer les Ministres pour les ennemis de 1 a Royauté (zq)„.Une autre chose, qu’il ne faut pas oublier, est qu’en.1665on vit paroître un Sermon (zij imprimé à Paris fous fin nom,ou r on avoit fourré diverses choses qui r egar dotent encore la bien-heureuse mere du fils de Dieu (zz); e? qui étoient affez. mal digé-rées , pour faire de la peine à celui à qui on attribuait faussementla P'tece. Mais U poursuivit si vivement l’Imprimeur, que l’onne put avoir de prise sur lui (23).

Le public verra bientôt (24) trois Volumes de Sermonsde Mr. du Sofi fur les trois premiers chapitres de l’Epître auxEfhejtens (25), St ils pourront être suivis d’un quatrième furdivers Textes.

(/) XeMenagiana fait mention de lui d’une maniéréavantageuses „ Dans le tems que j’étois à Caen, i’énten-„ dis prêcher Ie Ministre du Bosc. Je n’ai jamais entendu„ prêcher de Ministre que cette fois-là. Il prêcha fort bien -» mais il me sembla étrange de voir un Prédicateur en„ Chaire avec un chapeau fur la tête. Montagne a écrit„ qu’il n’y a point de vêtement plus ridicule que le bonnet„ carré de nos Prêtres. Nous y sommes accoutumez (26)Mr. Ménagé neseroit pas allé au Sermon de Mr. du Boscsi on ne lui eût donné une grande idée du Prédicateur. Sesamis, c’est-à-dire tout ce qu’il y avoit de plus savant 8c deplus spirituel dans 1a ville, ne crurent pas qu’iîs pussent lalui faire conoître par tous ses beaux endroits, s’ils ne luifaisoient entendre le Prédicateur Huguenot, qu e les Catho-liques mêmes admiraient.

(17) En1648.

(18) Vie dcMonlr. duBois, pag.

( T5>) Pag. IS& fí'Jv.

(20) Là-rnc-

31 .

(2t) Sur S? 9MatthieuChap. /, Vers*

2;.

(22) Cela s craporte auxfausses Plain-'tes qu*unfuite avoitfaites deputspeu. en pleinechaire » queMr. du Boscavoit parlécontre Chon-neur de laVierge. Mr mBochaït trMr. du Bòsoallèrent trou-ver C Inten-dant) ér en saprésence con-fondirent leJésuite. Viede Mr. duBosc, p 45.

f Z 3 ) Là-mc-

(24) On écritceci le 14 deJuin 1 699.

(z$) Ces trohVolumes , t£rles deux pré-cédensy ont étéimprimez, kRotterdam ,chez, \einierLtcrs.

(26) Mená-giana , ’

260 de U 1Edit. de Hol~Undc %

BOSQUET (Fra’nçois) Evêque de Montpellier, a été un des plus simns Prélats deFrance, au XVII siécle/ II étoit natif de Narbonne, ct fit ses principales études à Tou-louse. Avant que d’entrer dans l’état Ecclésiastique, il avoit exercé de très-beiles Charges, cel-le d’Intendant de Guienne & de Languedoc, celle de Procureur Général au Parlement de Nor-mandie, & celle de Conseiller d’Etat Ordinaire (a). Jean de Plantavit, dont il cultiva soigneu- (qj ourM isèment l’amitié, depuis le tems qu’il avoit été logé avec lui à Toulouse dans le College de Foix, dessavanslui résigna son Evêché dc Lodeve l’an 1648. Monfr. Bosquet cn prit possession au mois de Jan- d Ìs. dVier i6yo. Cinq ans après, il devint Evêque de Montpellier, & il le fut jusques à fa mort, quiarriva le 2.4 de Juin 1676. II étoit dans fa soixante-troisieme année, ct il avoit pour Coadjuteurdepuis un an Mr. l’Abbé de Pradel son neveu. II a composé quelques Livres en Latin, qui sontestimez (/?). Mr. Moreri, dont j’ai tiré presque tout ce que l’on vient de lire, s’est fort éten-du

(-0 A a composé quelques Livres en Latin ', qui fint esti- Vers Grecs pour Michel Ducas son Disciple , dans l’onzie-Le premier Ouvrage qu’il a donné au public est me siécle. Ce Poëme de Pfellus n’avoit jamais été impri-1 Abrégé ds la Jurisprudence, que Pfellus avoit composé en mé. Mr. Bosquet ne se contenta pas de le traduire en La-

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