B O S C.
(d) Mr. Gâ-ches , Minis-tre , & Mr,de Majfanes ,c. Ancieit.
( 6 ) Elle étoitdatée dn L- %Avril .
(c) //
«r/ /<* 7 ^í-
/ , &étoit de Mon -taliban.
(d) Par exem-ple y Les Ob-servationsfur la Dé-claration de7666, qui ontété imprimées« » Amsterdam^par Jaques leJeune , en7670 , eb* les
Observations
fur la Dé-clarationcontre lesRelaps. El-les font publi-ques aujì,
(í) Celles deParts ér de‘PjJtien,
(f) Le détailde fa conduitedms tout lecours de cesaffaires ejiexAûremevtraporté parMr. le Gen-dre , dans faVie de Mr*du Bosc.
fe ) si pn "
gaina dextraDefendì pos -sent etiamhic defenfafuissent .Virgil. JEn.Libr. Il yVers. 291 .
(h) Vie deMonfr* duBosc, pag. 2 *
(î) Là-msnic,pag, z.
(k) Tiré defa Vie com-posée par Mr •le Gendre,ei * devantMinistre deT(ouè’n , <èrprésentementde \otter-
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renton lc voulut avoir pour son Ministre, & l’envoia demander à son Eglise, dès le commencementde l’année i6s8. On emploia les plus fortes sollicitations ; mais ni l’éloquence des Députez deParis (a) , ni les Lettres des personnes les plus qualifiées qui fussent en France parmi ceux de laReligion (A) , ne purent engager l’Eglise de Caen à se priver d’un si excellent Pasteur, ni cePasteur à vouloir quitter son Troupeau. Les recherches de Mrs. de Charenton , renouvelléesdiverses fois depuis ce tems-là avec tout l’empressement imaginable, n’eurent jamais un meilleursuccès. 11 étoit impossible qu’un mérite aussi éclatant que le sien , & aussi utile à son Parti, nedonnât de l’inquiétude & de l'ombrage aux ennemis de la Religion Protestante. Ils le témoignè-rent l’an 1664, en surprenant une Lettre de cachet (b) , qui lc relégua à Châlons jusqu’à nouvelordre. On a su qu’un nommé Pommier (c) se vanta d’être la cauíe de cette disgrâce. Le fauxtémoignage qu’il rendit regardoit la Confession auriculaire , dont il prétendoit que Mr. du Bosctut parlé dam les termes les plus choquans -, jusque s-là qu'il l'accusoit d'avoir comparé l'oreille des Prêtresà une cloaque , un égout , & un canal , qui recevait toutes les ordures de la ville. Cela fit que Monfr.du Bosc , passant par Paris, pour aller au lieu de son exil, expliqua à Monfr. le Tellier son senti-ment fur la Confession , & de quelle maniéré il en avoir parlé. Mr. le Tellier en parut content,& lui dit même qu’il n’avoit jamais douté de la fausseté de l’Accusation. Mr. du Bosc recouvrala liberté de retourner à son Eglise le 1 f d’Octobre 1664 , & l’on ne sauroit exprimer la joie quise répandit dans Caen parmi les Freres , lors qu’il y rentra le 8 de Novembre. Un grand nom-bre d’honnêtes gens de l’autre Parti le furent féliciter ; Lc il y eut un Gentilhomme Catholique,qui fit alors une chose des plus étranges qui se soient vues (B). Cette disgrâce de Mr. du Bosclui fit conoitre combien il étoit aimé & considéré (C). Les honnêtetez qu’il reçut de l’Evêquede Châlons ne doivent pas être oubliées (D). II commença d’avoir en t66y les occupations danslesquelles íà prudence , fa gravité , & son éloquence , sc font si fort signalées -, j’entcns les Procèsqu’on fit aux Eglises. II défendit celle de Caen , Lc plusieurs autres de la Province, contre lesinjustes poursuites de l’Evêque de Bayeux. Le Roi aiant publié en 1666 une Déclaration acca-blante contre ceux de la Religion , toutes les Eglises députèrent à Paris, pour faire de très-hum-bles Remontrances à Sa Majesté. Les Eglises de Normandie députèrent Mr. du Bosc , qui par-tit de Caen le 3 de Juillet 1668. Dés qu’il fut arrivé à Paris, les autres Députez le choisirentpour dresser divers Mémoires (d). Le bruit s’étant répandu que le Roi vouloir íuprimer quel-ques Chambres de l’Edit (e ), tous les Députez des Provinces coururent chez Mr. de Ruvigni leDéputé Général, pour lui parler fur une matière si importante. On avoir pour but d’obtenir lapermission de sc jetter aux p ieds de Sa Majesté : on l’obtint, mais de telle forte qu’il n’y eut queMr. du Bosc qui fût admis à l’audience. II harangua le Roi, qui étoit seul dans son cabinet, le27 de Novembre 1 <568 5 Lc après avoir fini son Discours, il eut la liberté de représenter plu-sieurs choses. Tout cela lui réussit d’une maniéré qui fit parler de son éloquence , Lc de fa pru-dence , à toute la Cour. Après plusieurs Conférences avec Mr. le Tellier , & plusieurs allées Lcvenues, on obtint au mois d’Avril t66p quelque chose contre la Déclaration de l’année 1666. De-puis ce tems-là , Mr. du Bosc a fait une infinité de voiages pour les affaires des Eglises , Lc les asoutenues devant les Ministres d’Etat, & devant les Intendans , avec toute la force Lc toute Thabi -leté imaginable (/) , jusques à ce qu’il fût réduit lui-même , par un Arrêt du Parlement de Nor-mandie , le 6 de Juin ;68s , à ne pouvoir plus exercer son Ministère dans le Roiaume. 8'il avoirété possible de sauver T Eglise Réformée de France par la voie de la Négotiation , il étoit le pluspropre à y réussir que Ton eût pu emploier (§). 11 est certain qu'il a éloigné le mal par ses foins (st
par fa prudence (h) , Lc qu’#7 favoit manier ces affaires, avec tant d'adresse (st tant d'agrément, qu' el-les ne pouvaient tomber en de meilleures mains (ï), II se retira en Hollande, après son interdiction,Lc y a été Ministre de T Eglise de Rotterdam , jusques à fa mort arrivée le 2 de Janvier 1692. IIfit une fin sort Chrétienne, Lc digne de cette vie réglée & tout-à-fait édifiante qu’il mena toû*jours (k). Jamais homme ne soutint plus dignement que lui la gravité de son caractère : le corpsen cela répondoit à l’ame ; car il avoir la mine majestueuse, ce qui ne contribua pas peu àla gloire qu’il s’aquit en matière de prédication : cela est fc.cile à comprendre. II eut aussi de
sort
( T ) vie deMon ft. duBosc, paj. 7.
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(A} On emploia , . . . pour Vattirer à Charenton, les Let-tres des personnes les plus qualifiées de la Religion .] Mr. 8c Ma-dame de Turenne , Mr. & Madame de la Force, Madamede la Trimouille , & Madame de Rohan, firent écrive, ouécrivirent à Mr. du Bosc de leur propre main , pour le pres-ser d’accepter la vocation de l’Eglise de Paris. Leurs Let-tres font encore dans son cabinet. Celle queMr.de Turennelui écrivît proprio pugno est insérée dans la Vie de Mr. duBosc (1), avec deux fort belles Lettres que Mr, PelliíTouécrivit à ce Ministre, qu’il avoir autrefois conu à Mon-tauban. ,
(B) A son retour à Caen , un Gentilhomme Catholique fitune chose des plus étranges qui se soient •vues .} La voici : „Un„ Gentilhomme de la Religion Romaine , distingué dans„ la Province, dont la vie n'étoit pas fort réglée, mais qui,, faisoit profession ouverte d’aimer les Pasteurs qui avoient„ des taîens particuliers, & qui paroissoit fur tout enchanté,, du mérite de Mr. du Bosc, voulant solemniser la fête par,, une débauche, prit deux Cordeliers qu’il connoissoit pour,, être bons Freres, S: les fit tant boire , qu’il y en eut un,, qui en mourut fur le champ. II alla voir Mr. du Bosc„ le lendemain, Lc lui dit qu’il avoir cru devoir immoler„ un Moine à la joye publique : que le sacrifice auroit été,, plus raisonnable , s’il avoit été d’un Jésuite ; mais que„ son offrande ne lui devoit pas déplaire , quoi qu’elle ne„ fût que d’un Cordelier. Cet accident tragique , dont„ il n’étoit que l’occasion innocente , ne lai fia pas de trou-,, bler la joye qu’il eut de fe revoir dans fa Famille & dans„ son Troupeau. II la témoigna dans le premier Sermon„ qu’il fit, ayant pris pour texte, Me voici , Seigneur , v ks„ enfans que tu m as donnez, (z).
(C) Son exil lui fit conoitre combien il etoit aimé & consi-déré .] Mr. de Turenne pria Mr. Boucherai, (qui e st au-
jourd'hui Chancelier (3) , d’obtenir de l’Intendant de Caenune Lettre qui rendît bon témoignage de Mr. du Bosc àMr. le Tellier (4). Monsieur le Comte de Roussi, qui fossé doit degrans biens aux portes de Châlons , eut la bonté de prendre lefoin du logement de Mr. du B ose, v de toutes les autres chosesqui pouvaient aider à adoucir ses ennuis (5). Mr. le Duc deMontaufier fe chargea de faire conoitre son innocence auRoi. Le témoignage avantageux qu’il lui rendit, joint auxbons offices de Mr. de Turenne, de Mr. de Beringhen pre-mier Ecuier , Sc de plusieurs autres personnes de qualité del’une & de l’autre Religion , produisit son effet ( 6 ). Mr.de la Vriiliere voulut bien lire à Sa Majesté la Lettre qu’ilavoit reçue de Mr. du Bosc (7).
(D) Les honnêtetez que lui fit l’Evêque de Châlons ne doi-vent pas être oubliées.} Je me servirai des propres termes deMr. le Gendre , Auteur de la Vie de Mr du Bosc. , L'E-,. vêque du lieu, de la Maison de Herse Vialart, se fit aussi„ un plaisir de contribuer à sa consolation. II n’y eut point„ d’honnêtetez qu’il ne reçût de cet excellent Prélat. II„ n’auroít point mangé à d’autre table , s’il en eût voulu„ croire fa générosité ; 8e il le faisoit deux fois règlement„ toutes les semaines. Comme ce Seigneur lui montroit>, un jour fa maison , dont les meubles & les apartemens,, croient superbes , il lui demanda ce qu’il en pensoit, &„ si cette magnificence lui paroissoit fort Apostolique? Mr.» du Bosc , qui ne vouloir ni désobliger son bienfaiteur, ni» démentir son caractère , répondit qu’il avoit deux’quali-„ tez dans la ville . qu’il étoit Comte & Evêque de Châ-„ Ions, & que fa dignité de Comte lui donnoit des droits„ & des privilèges tout autres que ceux de l’Epiícopat ;„ qu’il ne voyoit rien dans fa maison qui fût au dessus de,, la magnificence convenable à un Pair de France. Une„ réponse si galante ne déplut pas au Prélat (8) ”.
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