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Tome premier. A - B.
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623
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f**) Il leSApel-k Devis,

Retond

lícvis,

f) Troìsié meDevis » Pm.

37* »■ lie»

“f «tant deq xi /, <4lc Pn,i ceil > 0 .

U) Tnisiént.Dews,

(e) Lhtmème,s"L- îS.

{/) Traitécontre l> a d-uclion auxHsreticjues,t “S- S«.

O) Là-même,P‘ l î- ì.

(ù) Voiex. UCompcn-

diutn des*AZ£cs de cetteCongrégationsimprimé àFrancfort (oupltotjt à JÇor-*erdam, ) cn16 * 7 >e*í- 9 .

s t ) CitationCOMBIEN

il importede tenir labride courteaux Gens«■E&I.1SE.

BOSSU: B O S S U L U S. 6Lz

la mort de Henri IIÍ. Je ne íai point s’il déclama dans lés chaires dé Paris ; mais je sai bienque celles de Nantes furent le théâtre de fa rébellion , & que non content de prêcher avec l’em-portement le plus brutal contre Henri III & Henri IV , il fit imprimer des Dialogue; (a ), àNantes, entre un Catholique fc? un Politique, où il débita les Maximes les plus Outrées de l’efpnt desédition. II soutint, en I lieu , que Henri III étoit pire Sc plus Athée que Judas (b) ; II, queJaques Clement avoit été inspiré de Dieu pour le poignarder {c) ; III , que l’ort ne devoir pointprier Dieu pour le repos de son ame (d) ; IV , qu’il étoit permis à un chacun de le tuer, vu lanotoriété de fa tirannie , &c (e). Les excès de ce furieux Prédicateur contre le Parlement déParis séant à Tours, & contre tous les Catholiques qui demeurèrent fidèles à Henri IV , ne fau-roient être aíîèz dételiez. II foutenoit que les Catholiques , qui avoient commerce avec les Hé-rétiques , encouraient ipso faSlo la peine d’excommunication (/) ; Sc que l’Hérésie étant pire quele Paganisme, Sc le Paganisme étant un véritable Athéisme, il saloir qualifier l’Héréíìc Athéis-me , & le plus énorme péché qui soit entre tous les plus me sc h ans , Sc fuir tous les Hérétiques comme Cla peíte (g). Toute la France étoit pleine alors de semblables Prédicateurs : Sc pour comble de pieffis, r»»,miíère , on fut contraint, non seulement de les laisser impunis, mais de leur accorder ce qu ils 2 JJ»

ioahaitoient ; je veux dire , que la France ne fe soumit point à son légitime Prince , s’il ne fe fai- stpt. i 592 .soit Catholique. Ce triomphe , que la rébellion furieuse des Prédicateurs remporta fur le droit v^dTfn*Sc fur la justice , servira de modelé dans toutes les occafions semblables ; au lieu que fi l on avoit vu pieffis ichâtié selon leur mérite ces trompettes de sédition , un tel exemple eût servi de frein a 1 avenir,

II n’y a rien de plus dangereux dans un Etat que de telles gens ; Sc c’est par raport à ce mal, qu’il qmiisié defaut repréfenter aux Souverains la Maxime , Princìpiis obfia. Mr. Arnauld , ou lun de ses bons de Naa f a s _amis, ne m’cn démentira pas (A). II saloir que le Pcre le Bossu eût quelque mérite , puis qu’ou-tre qu’il régentoit la Théologie parmi les Bénédictins, il fut l’un des membres de la Congrégation f/f'de Auxilm íous le Pape Paul V (h). . Ztt Mer '

Mr. Arnauld l’a fort loué (B). Je ne pense pas qu’il le faille distinguer de celui dont Mr. dep;» JUleT-

du Pieffis Mornai a fait mention en ces termes : ,, Le Bossu (i) Oeconome de l’Evefché de Nan- (fs al f e ec m

55 tes descouvrit cela (V) , prefcha à l’encontre , cn vint faire remontrances à Mr. de Mercosur,

55 en fit protester l’Agent d’Espagne. Cela le retint de parler à lui (/) Voilà comment les f’ff

chefs mêmes de la Ligue étoient les esclaves des Prédicateurs. <u

(-'O teír. Arnauld. . ... ne ni en démentirA pas.] Dan!1 Article de ce Docteur de Sorbonne (i) , j’ai promis dedonner ici une réflexion importante, qui a été laite fur ui:w» r i V ^ nt ^T^ < ì ' àpa lequel on machina quelque chose con-. lui. Votons-la donc cette réflexion. „ En vérité ;” ^ CS j n r ^°i? s > vons autres Meilleurs, qui avet" autoate • âe souffrir de telles entreprises. Et ne votez-" v V j JU , s r ,j! as > ss ue sl Ia démarche de ce Conciliabule leu;>' reuffiírolt » ( car ce ^ est pas ici un Conciliabule chimé„ nque comme cetix de Mr. Arnauld . ) il n’y a pas ur.. ??nnete homme dans Liege à qui ces gcns-là ne pussent„ faire une semblable insulte . s’il venoit à leur déplaire„ ou à leur devenir suspect de favoriser le phantôme di,» Jansénisme , donc ils font Mr. Arnauld le chef ì II e f» toujours dangereux de laisser fortifier une telle audace.-, dc elle se fortifie toujours quand on n’a pas foin de la ré-„ primer dès le commencement. Croiez-moy , des As-„ semblees de gens poussez d’un faux zèle de Religion, ap-« P li y es de la réputation que leur attirent leur habit, leui” j tat A eUt . au ^ e . nte ej tterieure , armez du crédit que la„ direction leur donne fur 1 esprit des peuples , & fur toul„ animez, encouragez, 8c conduits par un Recteur des Té-„ suites . font plus à craindre qu’on ne pense ; & si y 0 ,„ Politiques s’en moquent, j’ose dire qu’ils n’y ’entenden;„ rien. Déjà le P. d’iserinse vante d’avoir , ou commis-„ lion , ou permission , de Son Altesse, de faire arrêtei„ Moniteur Arnauld par tout où il le trouvera dans le Dio-,, cese.Croiez-moy , il ne faut pas laisser la bride

„ trop lâche à ces sortes d’Esprits. Car si après des avis„ donnez aux Supérieurs, & dont on n’a fait ni le cas, ni,, l’usage qu’ils déíìroient , on les voit fi' disposez à en ve-„ nir à des violences de cette nature , jusqu'à se vouloir„ bien charger eux-mêmes de l’exécution avec la permis-lion du Souverain , ils n’auront pas de peine à se passer„ de cette permission pour tout ce qu’il leur plaira d’entre-„ prendre, aufli-t St qu’ils fe sentiront assez forts & assez„ appuyés de la populace (z). ( 2 ) Question

(B) Mr. Arnauld l’a fort loué.] Une Lettre écrite de Curieuse , siRome , qu on m’a fait voir depuis peu , dit-il (Z) , conte- Monír. Ar-tois un Extrait des Mémoires de M. Pegna , Doien dé la Rote, HeTdtitme»fous les Papes Clement VIII ur Paul V , touchant ce qui ses- fffs, *toit pajjé fous ces deux Papes dans la Congrégation de Auxi-liis. On avett transcrit de ces Mémoires ksujfrage de Mor.fr. (ì) Difficuí-le Bossu , Religieux de Saint Denys ur Dotleur de Sorbon- tez p ro P°-ne , du mois d'Octobre róos , l'un des plus favans Consul-teurs de cette Congrégation, il témoignait par ce sujfrage ne /x/her. 'pag.pas approuver qu on confultafl , fur les matières qui s’y agi- 251 Elit. dctoient , une certaine Université ; & entre autres raisons , il Cologne , enapportait ces deux-là : l une , qu on n y avoit pas desapprou-vé de certaines Notes fur Cajfen , qui allaient à donner unprétendu bon sens aux Propositions erronées de cet Auteur ,dont les Ouvrages avoient efté improuvez, par le Pape Gela-fe ; l’autre , qu on y avoit divulgué la Bulle des Papes PieV csr Grégoire XIII. Voici les propres paroles de ce /pa-vant Doéleur, touchant ce z grief contre cette Université,esta

(*) LaCrom BOSSULUS (Matthieu) Parisien (a) , régentoit dans le Collcge de Boncoùr à Paris^“^ aine > l’an if83 (b) ( A ). C’étoit un grand Orateur : il avoit été Précepteur de Don Carlos, fils de

3 ’ J Philippe II (B), Sc avoit enseigné la Rhétorique dans l’Académie de Valence en Espagne (C), du Mahi™'*Je ne trouve point qu’il fe soit fait imprimer. ?->§> z 9 ». ’

(A) Il régentoit à Paris , dans leCollegede Boncour , Van1583.] En cette année , BolTulus récita une Harangue auCollege de Boncour , laquelle dura environ une heure ur de-fisiaiCroix È (tf Du Perron la retint si bien , qu’il auroit pu laDu Maine, réciter toute mot-a-mot. II en fit l’épreuve à l’égaid d’u-

f<i£. 183. ne bonne partie » en présence de La Croix du Maine trois

jours aptes. Certe Harangue étoit un éloge de f Art Ora-toire 8c des Orateurs. Bossulus parla d’un certain Orateurqui sembla ejtre descendu du ciel , pour etnpescher que les deuxarmées du Roi François 1 & de l'Empereur Charles le §uint nefe cotnbâtìjfent (2). Je voudrois que cette Harangue fûtimprimée , ann d y trouver le nom de cet Orateur qui fitune chose . que le Seigneur Jules Mazarìni imita fi heu-reusement auprès de Cazal, 8c qui fut le commencementde fa gloire Lc de fa fortune. Bossulus n’écrivoit que leSommaire de ses Harangues : il fournissoit le reste en chaire(s) Là-mêmc, 8c fur le champ (z).

fag. 184. (L) Il a été Précepteur de Don Carlos , fils de Philippe II.]

C’est Brantôme qui me l’aprend. Je me fuis laissé dire , dit-(4) Brant. si ( 4 ) , q.JH pp tQtt fait un Uvre en Espagne , voire imprimé,pitaiues Ca ' ^ es °P ’ mìlt tretez U? bizarreries de Dom Carlos , de ses traits &Etrangers, humeurs , là oìt il y en a de toutes façons de quoi passer le temsT.«». u, ' en les lisant. Il avoit eu pour Précepteur Monsieur Bossulusp ‘l- 117. François, qu’on a vu depuis en France, l’un des favans ur biendifans de son tems , ur qui parloit aujst éloquemment plusieurslangues, de mefchante vie pourtant , dont il lui en pouvott fai-

re de bonnes leçons. Voilà un homme, qui, selon Bran-tôme 8c La Croix du Maine, étoit fort savant 8c fort élo-quent ; 8c néanmoins, je fuis assuré qu’il est peu conu d ansla République des Lettres, Sc qu’il y a eu une infinité de <*ensbeaucoup moins habiles que lui, qui font cent fois plus & co-nus : c’est qu’ils ont publié des Livres, 8c que la presse n’apoint roulé fur ses Productions. 11 importé extrêmement 5' 1 r. TM .aux hommes doctes., qui ne veulent pas tomber dans fou- portebli après leur mort, de s’ériger en Auteurs : fans cela leur auxnorn ne passe guere la prémiere génération : res erat unius 2 u S„ veilIen , catatis. Le commun des Lecteurs ne prend point garde au d'E àsnom des Savans quils. ne conoiíîent que par le témoi- leur mort.gnage d autrui : on oublie bientôt un homme , lors que Té- fàe iin .loge qu’en font les autres finit par le public n a rien vu de P rimeElui. Exceptez ceux qui, comme Mr. dc Peiresc , se si- Livrcs<gnalent d’une façon finguliere.

(C) il a enseigne la Rhétorique dans t Académie de Valenceen Espagne.] J’ai apris cela dans un Livre d’André SchorJésuite (5). Je croi qu’on tira Bossulus de ce poste , afiii (î) Biblio-de le mettre auprès de Don Carlos , ou que du moins theca Hissa-cette Régence lui servit d’introduction médiate ; 8c je ne ìí >

laisse pas de m'étonner qu’un François ait été choisi poufun tel emploi. Je m’étonne encore davantage de ce que les BossutusFrançois ont si peu parlé d’un homme de leur Nation , qui Farìsientïs,avoit été honoré d une telle Charge à la Cour d’Espaane \ l ' aut Boft»au XVI siécle. Ls.drt,

BOSSUS