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Tome premier. A - B.
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BOSSUS.

M La Voûtede la grandeEglise deFlorencepiste pourún Chef-d f œuvre. Cefat lui quila fit faire.Philìppo in-qit&m illosArchitelìo-rum corìpbxo,en} as proli -giofum ìnyi-nlutn superantiqmsqMscunqut etc

moierniorestmy.s tbohisfe# tefhAoírtajorìs t empliTlorentini&îernu;n e.v-tollit. Ly-ccxïi Late-ranense,Torrt. II »Libr % XI,

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ft) Cclsusde Roiiuis,in LyceoLateianenfi,Ton*. II >Likr. XI,

fttg* j8,

fr) Utm $ibidem .

f r) D y antres

disent qu* iln en avoitq*c 14 .

f4) tyceiLateranen-lìs, Tom. II,pag. 40.

fj) Qte.intumextídnverim,quantum di-miiaverim »quantum de-nique ad dis-crimtn usquefamet & vit&tomenderim »potes tu fatis

tneminijst.

Msttth. Bos-sus , Epist.Lxxxvir,

Aplli Ccì~fum de Ro*finis, LyceiLateranenfiTam, II,P*& 4 r *

f<î) Idem,ibidem, Apudeumdem.

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BOSSUS (Matthieu) né à Veronne l’an 142,7, mérite un rang honorable parmiles Hommes illustres en vertu 6t en savoir. II fut envoie fort jeune à Milan , pour y aprendreles belles Lettres fous François Philelphe , 6c fous Pierre Perleon, 6c il y fit de bonnes études jmais il fe feroit gâté par raport aux mœurs , s’il ne fût sorti bientôt d’une ville aussi corrompueque l’étoit alors celle-là , où il étoit fur fa bonne foi, au milieu des tentations , 6c fans être se-couru , ni par les conseils , ni par les censures d'un bon Précepteur. Rapellé à Veronne , il vé-cut fous une meilleure discipline : il trouva moins d’occasions de fe pervertir -, 6c il eut des Direc-teurs vigilans, qui lui firent perdre le goût qu’il prenoit aux vanitez de la terre. 11 tourna sespensées d'un autre côté , 6c il se voua à l’état Ecclésiastique, l’an 14s 1, dans la Congrégation desChanoines Réguliers de Latran. Timothée Maphée , qui fut eniùitc Archevêque de Ragusc,lui fit prendre cette bonne résolution , 6c l’amena bientôt après à Padoue, où il enseignoit laThéologie. Bossus profita beaucoup auprès de lui, soit dans les Sciences , soit dans l’Art de prê-cher , 6c remplit avec un grand zèle , 6c avec beaucoup de capacité , le devoir des Charges queses Supérieurs lui donnèrent. II fit réparer plusieurs Maisons de son Ordre , 6c nommément l’Ab-baie de Fiefoli dans la Toscane. Cofme de Medicis fournit septante mille écus, pour la répara-tion de cette Abbaie : l’édifice fut admirable , 8c l’Ouvrage de Philippe Brunellefci, Florentin,l’un des plus excellens Architectes de ce tems-là (a). Ce fut dans cette Eglise , que MatthieuBossus donna à Jean de Medicis les ornemens du Cardinalat (A). Laurent de Medicis le voulut:je ne remarque cela, que pour sure voir combien il coníidéeroit Matthieu Bossus. Le Pape SixteIV ne lui donna pas de moindres marques de fa considération ; car dès qu’il fut élevé au Ponti-ficat , il longea à réprimer les déréglemens des Religieuses de la Ligurie , 6c des Provinces voisi-nes , Sc il le chargea de cet emploi. Pour le récompenser de fa peine , qui n’avoit pas été fortutile (B) , il lui ossric une bonne Prélature jusqu’à trois fois, 6c le pressa vivement de l’accepterjmais Bossus s’en défendit, 6c porta le Pape par ses prières à le laisser dans fa condition. II s’o-posii vigoureusement au Décret d’Innocent VIII, qui commandoit à toutes fortes de Religieuxde donner aux Clercs de fa Chambre chaque année une partie de leurs revenus. II fut cinq foisVisiteur de l’Ordre , 6c deux fois son Procureur Général à la Cour de Rome. Je ne parle pointde plusieurs Députations où il déploia son éloquence 6c les autres qualitez les plus nécessaires. IIcompose plusieurs Livres qui méritent d’être lus (C) ; car ils contiennent une très - belle mora-le , 6c ils font d’un style assez poli de ce siécle-là. Ce qu’il écrivit fur la parure des femmes, 6c

pour

{Â) Il donna à Jean de Medicis les ornemens du Cardina-lat.'] Jean de Medicis étoit si jeune , lors qu’InnocentVIII le fit Cardinal, qu’on trouva bon , pour sauverles aparences, d'ex'ger de lui, que pendant trois ans,il feroit privé des marques publiques du Cardinalat. Cìtmpuer ad sacrum illum Senatum ajjumptus fuerit ab Innocen-ta Otlavo Pontifice , hac unà explicita conditione , ne pa-lam infignikus uteretur , aut je ut Cardinalis haberet nìfitriennio expleto ad augendam atatem (i). Ce terme expi-ré , Matthieu Bossus fut choisi pour installer ce jeunegarçon à la dignité de Cardinal. II fit cette cérémonieavec beaucoup de gravité dans l’Abbaie de Fiefoli. Lau-rent de Medicis , pere de Jean , le choisit pour cettefonction , 8c fit éclater ce jour-là une pompe très-magni-fique. Vous trouverez une Relation de cette cérémoniedans la CVIII Lettre de Matthieu Bossus. L’Auteurque je cite en a inséré un long Extrait dans son Lyceum La-teranense (1). On y volt que Jean de Medicis n’avoitque quinze ans (;) , lors qu’il fut nommé au Cardinalatpar Innocent VIII. II n’est pas nécessaire que je dise qu’ildevint Pape après la mort de Jules II , 8c qu’il fut nomméLéon X.

(B) La peine .... qu’il prit de réformer des Religieuses ...nefut pas fort utile.'] Voici une chose glorieuse à la mémoire deSixte IV. L’une de ses prémieres pensées depuis son exalta-tion fut de corriger les débordemens des Religieuses, & ilvoulut principalement qu’on réprimât le libertinage de cellesde Genes, qui marchoient dans la voie large de la perdition.Vixdum sacro diademate caput ornaierat magnus ille PontifexS'txtus quartas de Ruere , cum homo Ligur mentem altam di-rigent ad fanélimoniales regionis ilhus , o? coherentis lnjubria ,adque Genuenfes prafertim refermandas , quarum status patu-las vias perditionis inflraverat ; tantam provinciatn , tamquelaboriofam, tali tempore dubiam, implicitam uni Bojfo commen-datam voluìt (4). Notre Matthieu fut choisi pour un em-ploi si difficile , 8c d’un succès si douteux, 8c ne l’acceptaqu’à regret, mais il s’en aquita avec beaucoup de coura-ge , 8c de vigilance. II fit des exhortations publiques 8cparticulières, le plus pathétiquement qu’il lui fut possible :il anima les Magistrats, il leur montra ce qu’il faloit faire,il méprisa les périls à quoi fa réputation 8c fa vie même fu-rent exposées (5) ; 8c il avoit déjà mis les choses en assez bontrain, lots que le Gouverneur de Genes, corrompu par despréfens, cessa de le seconder, 8c renversa tous ces beauxcommencemens. Qua plane res'.Chrifio propitio c? magiftra-tibus fufragantibus omnibus eo tum loci pervafit , atque Us fuit•vallata conflituta prafidiis , ut qut defiderabatur exitumprorfus foret habttura, nifi urbis tune Prafidens ahenatus mag-na ví munerum , quod maximum este folet ad omne feelus in-citamentum , d nobis turpiter defecijfet, cœptaque omnia pertur-basses , ez* qua erant jam aPla fanilisfme , avants ille atqueinfidus evertijfet (6). Quelque tems après , comme on l’a-prend par la même Lettre d où j ai tiré ce Passage, les Ma-gistrats prirent des mesures plus efficaces pour mettre enfinà la raison ces Religieuses effrénées. Bossus aprit cette nou-velle avec beaucoup de plaisir, fpuod ego femper optavi quiGenuen/em patriam islam fingniari pietate atque conftantiâ fum

prosecutus , tuis literis auâio fiert . Cives scìlìcet ijlos

ardenter curare atque moliri ut tandem Monialibus fuis iflìsminus honefì , minusque fobrïi ac religiose verfantibus modus

adhtbeatur , adhibereque jam caeperint (7). Les Magistratsdéfendirent aux Supérieures des Couvens de recevoir aucunefille : ils leur fermèrent la source de l’abondance des riches-ses , qui étoit auffi h source de la luxure, 8c des autresvoluptez que l’on vouloir corriger, ffhtod scribis modo con-cordi , publicoque décréta qmfitum , fìmulque definitum omni-bus atque propofitum ne puelU videlicet ea ipsa in Monaftenaullo modo amplius excipt pojfint ; videtur mihi fané optimusmodus , optima ratio .... addunt aque fœminis istis magnaopes ez ingerunt fomenta lïbidinum , ambitionis , delitiarum,Ctr fumptuum , quibus fi vel ex parte caruerint , in his fortajjefrigefeet ardens esr petulca luxuries. Notez que les soins deBossus ne furent pas absolument inutiles ; car encore qu’ilne se fit point de réformatioft quant au gros , il y eut quel-ques Religieuses en particulier qui furent touchées par sesdiscours , & qui renoncèrent à leur vie déréglée (8). IIavoit un grand talent pour représenter leur devoir aux Non-nes. Voiez les Lettres qu’il écrivit à Isota Nogarola Re-ligieuse docte 8c dévote , à Violante Seraphique , à Cas-sandra Fidelis, à Antonia de Regge, à Marguerite de Man-toue qui avoit beaucoup d’esprit, beaucoup de mémoire ,8c beaucoup de science, 8c à Pauline (9). 11 vouloir, 8ccela avec beaucoup de raison, qu’une Religieuse ne vit quefort rarement les hommes mêmes très-vertueux , 8c qu’el-le observât en cela bien des précautions (10). O que c’étoitun bon conseil !

(C) ll composa plusieurs livres, qui méritent à'être lus.] SesDialogues de veris ac familiaribus animi Gaudiis, de instituen-ào sapientiâ Animo , de tolerandis Adverfis , ne sont pas lesmoindres de ses Ouvrages : son Traité de gerendo Magistra-tu Juftitiâque colendâ n’est pas mauvais. Ces quatre Ou-vrages , avec celui de immoderato Mulierum Cultu , furentréimprimez à Strasbourg, in 4 , l’an 1509, précédez d’uneLettre de Politien , où la vie 8c la doctrine de l’Auteursont fort louées (n). Ses Harangues , ses Sermons , ses Let-tres , lui font honneur, 8c ont passé souvent sous la presse.On fit une nouvelle Edition de ses Oeuvres , à Florence ,l’an 1617 (12). Quant au Commentaire qu’il avoit fait furquelques Ouvrages de Cicéron (13!, on ne fait pas s’il aété imprimé. II en fait mention dans quelqu’une de sesLettres (14). II eut le plaisir de voir quatre Editions deses Ouvrages : mais comme on les imprimoit séparément,il eut pitié de leur dispersion ; 8c c’est pour cela , qu’ilrésolut d’en faire un corps , 8c d’y joindre d’autres Ecritsqui étoient encore dans les ténèbres de son cabinet, ouparmi les paperasses de ses Confrères. II intitula ce Re-cueil R ecuperationes Fefulana , 8c 1 e dédia au Cardinal Jeande Medicis (iy). Notez qu’il fit une espece à’Apologie dePhalaris Tyran d’Agrigentc , 8c qu’il réfuta solidement unLivre Apocryphe , que le Président Chessané n’a point eude honte d’insérer dans ses Ouvrages. Lisez ce Latin :Phalaridem dudum Agrigentinum tyrannum ab oppofitìonibusBenediâli Calchi Concanonici tutatus est , occafione Epifiolarumquas ille fcripfit , in quibus prttter eloquenttam raram atquemirabilem , multa gravijfima , multa fanfíiffìma e? fummoPhilofopho cz Chrijliano dìgna compertuntur. Sacerdotium tem-porale Chrifti Domint apocrifam canttlenam evidentijfimis ra-tionibus confutavit , feribens ad Policletum Phtficum , quemtamen ineptijf.mé Bartholomaus Cajfanaus infuo Gloria munditheatro instruit ex Libella ineptiore ( 1 6).

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