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Tome premier. A - B.
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707
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W Grave-rai , in Pr.ís,Epist. Eun.

(d) Caret,Sainte Mar-the, HenriEtienne, in.

sis) Caujd,Htm pœnti , fa~lù murtyrem.

(1) Celvin,pAg. z-> rfeson Traitéde Scanda-lis, Edit. deIJÍG

(2o)Epito-mc Biblioth.Gesneri,pag. 668,

(zr)JacobasGraverai.in PrasationeEpist. Bu-nelli. -

(22) Epit.Biblioth.Gesneri,pag. 608.

(zì)Ci-dcJsns,Citation (n).

f 24) Bunel»las , Epilt.LVl, pag.

(25) idem ,Epist. LVl,pag. 197.

BUNEL: B U P A L U S: 7 ->?

Lettres Latines de cet honnête homme , qui lont écrites avec la derniere pureté (D ), St qui con-tiennent des faits curieux (E). Quelques personnes (c) croient qu il etoip fils de ce GuillaumeBunel, dont j’ai parlé dans l’Article précédent ; mais cela n’est point vrailemblable, puis qu onn’en trouve nul veitme , ni dans ses Lettres , ni dans les Auteurs qui parlent de lui (d). SainteMarthe , qui observe que le pere de Pierre Bunel etoit Normand (e) , eut-il oublie un caracteteauflî honorable que l’est celui de Docteur Régent dans une fameuse Université . Les Gapitouls deToulouse ont fart faire une Statue de marbre en l’honneur de Pierre Bunel, ce 1 ont placee dans lamaison de ville (F).

(e) TholosâtNorma.no pâ-tre natum .Sammarthívínus, Elóg,Libr. I ypag. 41.

pour se délivrer de ce prétendu déshonneur , il scroit passédans le parti plus puissant ? Je ne le pense pas. II eût étéplus Philosophe que mille autres ne le font : la privationde ces récompenses les afflige , ils succombent tôt ou tard,je veux dire qu’il se mettent dans le chemin de la faveur.On excuserait leur inconstance, si l’exclutìon étoit un signede peu de mérite ; mais quand elle prouve seulement queleur parti est le plus foible en autorité , elle ne fait aucuntort à la véritable gloire d’une personne , elle peut fnêniecontribuer à la rendre plus brillante , & pour le présent. 8cpour l’avenir. Ce qu’on a dit des martyrs, que c’est lacause , & non pas la peine qui les fait (19), est véritable,8c en ce sens-là , 8c au sens contraire ; car ce n’est pas laprivation des Dignitez qui déshonoré : c'est la cause de làprivation. Ceujç donc, qui n'y montent pas, parce qu’jls setiennent fermes dans le parti de la justice , quoi qu'ìnfë-rieur en crédit, devraient regarder cela, non pas commeun déshonneur, mais comme un titre de gloire. C’est céqu’auroit fait notre Bunel («).

§. (<*) Pierre Bunel avoit goûté étant jeune la Doctrinedes Réformez , 8c une Lettre de Paul Manuce à Gui duFaur , pag. 23 des Lettres de Paul Manuce , Edition deMorges, fait présumer qu’il y eut des Catholiques qui crû-rent que jusqu’à la mort Bunel avoit retenu quelque chosedu Protestantisme. Satis scio , dit cette Lettre , fuijse quiillum ( Bunellum) depravata religion'ts nomine in crimen vo-cavernnt. Mais du moins n’étoit-ce pâs fur Particle de laJustification , puisque , selon Beze , Hist. Eccî. Tovn. 1,pag. 48 , fur l’an 1545. Bunel, dès ce tems-là , donnoitdans le plus outré Pélagianisme. Calvin , qui d’abord avoitcompté fur Bunel, étoit en 1550 bien éloigné de lé regarder

encore comme son disciple. Paucos . videas , disoit-

il en cette année-là , fap'tenth e fut perfuafione inflatos , quinon (ìnt obfi'tnatì veritatis , hoftes. Hypocrita verò usque ra-biem infesti. Et quœ al'ta causa Bunello fuit , cur ab Evange-lìo deficeret ; nifi quod homo ad oftentationem natus , csr fibiplus nimio placens , in Ordinem fe cogi aegré fust'mebat (f) ?Si , au reste , la Lettre de Paul Manuce étoit datée , nouspourrions savoir à peu près le terns de la mort de Bunél.Cependant, comme cette Lettré s’adresse à Gui du Faur( Pibrac ) encore adolescent , 8c que ce personnage étoit néenviron l’année i;z8 , ie m'imagine qu’en 1551 , lors queCharles Etienne publiâtes Lettres de Bunel, celui-ci étoitmort, mais tout récemment. Rem. crìt.

(D) On a ses Lettres Latines écrites avec U derniere pu-reté.] Charles Etienne les recueillit en un corps, 8c endonna 1 Edition lan 1551 (10). 11 en avoit déjà paru quel-ques-unes imprimées à Toulouse (21) : on en inféra aussiquelques-unes dans le Volume intitulé EpistoU clarorum Vi-rorum. L’Edition de Charles Etienne fut contrefaite à Co-logne l’an 1568 (12). Henri Etienne publia tout de nou-veau les Epîtres de Bunel l'an «;8i. On les réimprima àToulouse l’an 1687. Cette derniere Edition est préférableà toutes les autres, par les Notes que feu Mr. Graverai,Avocat de Nîmes, y a jointes ; mais elle est inférieure àcelle d’Henri Etienne par les fautes d’impreffion. Quel-ques-Unes de ces fautes gâtent tout à Tait le sens. J’en aidonné un exemple (13) : en voici un autre. Chm ille inomni genere àoíirint tibi merito tantìtm tribuat , quantum ne-mini, nec quem abs te commendari audivit, fuis beneficiis di-gnum judicat (14). C'est ainsi qu’on lit dans l’Edition deToulouse , au lieu de fuis beneficiis ìnàignum judicet qu’ontrouve dans celle d’Henri Etienne. Encore un autre : lllttdme in eo feue imprimis deleBabat, quod institutum forum vehe-menter reprehenderet , qui philosophai ftudiis plusquam necejfeChriftìanis ejjét, dediti, literas aut nunquam , aut ferb admo-dum attingerent (zç). C’est ce que porte l’Edition de Tou-louse : le mot sacras ne s’y trouve point après literas, com-me dans celle d’Henri Etienne ; 8c cette omission fait uneénigme très-importune.

(£).... c? qui contiennent des faits curieux.] J’en don-

(-6) Bri-stelJus,

Epist. LVti

* 97 .

(* 7 ) Non -nulles harumrcrum prorfuáinsolentes /«LOratjone per»movere vifmest. Bunel-lus, Epist.LVl , pag,198.

(28) Idem,ibittpag. ijJJ

nerai un exemple. On y trouve qu’un Professeur de Pa-doue censurait dans ses Leçons ceux , qui pour être plusattachez áux études de la Philosophie qu’il n’est nécessaireà un Chrétien , néglìgeoient les Saintes Lettres toute leurvie ou ne les examinoient que bien tard (26). Les rai-sons’ de ce Professeur étoient si fortes, quelles touchèrentquelques-uns de ceux qui meritoient fa censure (27 ) maisune Léttre de Sadolet ralentit leur résolution : ils com-ïnençoient de fenoncer a leur concubine , c est-a-dlre, ala Philosophie , pour s’attacher à la Théologie comme àune chaste épouse , lors que la Lettre de Sadolet les ren-gagea tout de nouveau au concubinage. Cujus ( Sadoleti )àuihoritate ZêP eloquentia , quoniam nonnullos ita commoveri au-dio , ut in eo quod facere Jlatuerant , non perfeverent : magisautem repttdiataTheologia , quam paulo ante, veluti caflijfimamconjugem fibi âefponâerant , ad veteretn pellicem, quam à fe di-tnittere cogitabant, tr ejus blandijfimas illeccbras revolvantur:placet inprtfentia , cre (28). Voici l’occasion de cette Let-tre. Reginald Polus, écrivant à Sadolet, le suplia de fai-re ensorte que Lazare Bonamicus s’attachât aux SaintesLettres, du qu’au moins il abandonnât la Rhétorique, poufs’apliquer à l’étude de la Philosophie. Polus espérait quecette étude n’arrêteroit pas long tems Bonamicus, 8c qu’el-le le meneroit beaucoup plus loin. II crut que Bonamicuss’aperceVroit que les lumières Philosophiques he peuventconduire l’homme qu’à lui faire enfîn avouer qu’il fait seu-lement qu’il ne sait rien ; que c’est là le non plus ultra de láPhilosophie , d’où l’on doit conclure nécessairement quél’esprit de l’homme a besoin d’une autre lumière, pour dis-siper les ténèbres de son ignorance. Or où trouve-1-oricette autre lumière que dans la Révélation ? Petierat Polus,ut est religion'ts amplificandt cupidijstmus , k Sadolet0per Epifto-lam , ut Lanarum Bonamtcum , fuum contubernalem adstudietliterarum facrarum impelleretvelle id Antiftitem non dubita-bat : valere plurimum apud Bonamicum authoritaiem ejus/dé-bat. S[uod fi id fieri pojfe defperaret , faltcm ab eloquentia fiu~dits ad graviora illa philofophit moralis prscepta traduceret fiefperare , Ut Cìtm eo perveniffet , non confistendunì fibi in ea dis-ciplina putaret , qut àltius ívehere hominem certe non potefl ,qukm ut tandem fateatur, fe hoc unum feire, quod nihil sciât tmajore quâdam luce opus este ad tam crast'as ignorantia tenebraèdiscutiendas (29). Sadolet répondit qu’il trouvoit étrange (as) rsuneficiítè l’on méprisât ainsi la Philosophie , puis que fans elle ìa Ls,Epist. 'Théologie ne peut subsister : Cut rèfpondet Sadoletus, fié dit- LVI1 P a X mquantum etgri ferre, quod videre videatur hetc ornamenta ab eo ,SÍ) ’ 2 °°*centemnì , qust tanta funt, ut fine bis illa qust omnibus prefert,constare non poffmt (30) ; & là-dessus il étala amplementles avantages de la Philosophie. Bunel éclaircit cela, 8cmontre qúe les véritables sentimens de Sadolet ne font pas 100ceux qui semblent être d'abord dans cette Lettre. Maisquoi qu’il en soit , je trouve que le jugement de Polus estJe’plus sensé que l’on puisse faire de la Philosophie ; 8c jesuis ravi qu’un tel Auteur me fournisse dequoi confirmerce que j établis en divers endroits , que notre raison n’estpropre qu’à brouiller tout, 8c qu a faire douter de tout:elle n’a pas plutôt bâti un ouvrage , qu’elle vous montreles moiens de le ruiner. C’est une véritable Penelope , quipendant la nuit défait la toile qu’elle avoit faite le jour.

Ainsi le meilleur usage que l’on puisse faite des études de"la Philosophie , est de conoître qu’elle est une voie d éga-rement , 8c que nous devons chercher un autre guide quiest la Lumière révélée. ^

(F) Les Capitouls de Toulouse ont sait faire une Statue dèmarbre en l'honneur de Pierre Bunel , er l’ont placée dans lamaison de ville.] Nec silentio prtetereundum est Capitoli-nos Tolofanos, nè quid glorise tam ìllustris viri deessetmarmoream ejus statuant in Capitolio aliquod abhìnc an-nis collocasse , accurante darissimo vira D. Germano La-faille, Urbis Syndico, amico multis nominibus venerando" ítí , i Gr3 'de Republicâ literariâ benè merito, cuìque íuum postérité Epist:decus viaílim rependet (31). r Buueili; 4

(30) lícm$

ibid. pAt.

20ÎJ,

(a) Pli-nius, Libr.XXX VI,Cap. V.

Ets DÎC-

tìonaires

critiquez.

BU P A LU S étoit un célèbre Sculpteur , natif de l’Ile de Chio (a) , filspetit-fils & ap*riere-petit-fils de Sculpteur. II avoit un frere nommé Athenis (b) ( J) , de même profession quelui j ct y apaiemment , ils tiavailloient de concert, puis cjue Pline parle conjointement d’eux &de leurs Ouvrages. Ils florissoient dans la 60 Olympiade , en même tems qu’Hipponax, qu i étoitun Poete d’une figure méprisable , laid , 6c fioiiet tout ce qui fe peut. Ils égalèrent leur inwssi-

(A) ll avoit un frere nommé Athenisf\ Mr. Motet! abien dit que Bupate a vécu avec Anthermus, (c’est ainsi qu’ilparle selon les vieilles Editions de Pline , ) mais non pasque ce fussent deux freres : or chacun voir que ce n’étoitpas une circonstance qui dût être omise ; 8c que , fans ce-la , il est presque ridicule de remarquer que ces deux hom-mes aient vécu en même tems. D’autre côté , il nous for-ge un Bubalus différent de notre Bupale, 8c ce n’est qu’uneT O AI. J, ^

chimère. II est certain qu’il en fait deux hommes - cfous le mot Bubalus , il nous renvoie à Anthermus où ildit qu Anthermus 8c Bubalus étoient freres : il nous y reivoie , dis-je , fans nous renvoier à Bupale j 8c, dans Ì’Aticie de celui-ci , il ne dit point que Bupale soit frere d’Arthermus. Tout cela marque que Bubalus & Bupale oipatte dans son esprit pour deux hommes. F.nfín il varlur la profession de ces gens-ci : ce font deux Peintres dai

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(1)11 est ntsm\KAÍnther-m us , dans leiEditions deîline. Voifí%P ArticleAn the&vMU§*