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Tome premier. A - B.
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708
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îc) Vttez,■PvArticleHipponax,

T^cmArcjtícs

(q & ( d ).

(d) Pausaa.Libr. IV,

pag. ! 40 ,

* fr Libr, IX 3

pag. Zv§.

(r) 11 cit *dans cet Ar-ticle W Livre26 de Pline,au lien à z 6»

(r) InHipponax.

(ì) l»Bubalus.

(4) In An-thermus frin Bupalus*

f«) Cale-pinus, Ca-rol. Stepha-nns, LloyH,Hofman. inHipponax,

(6) Carol.Stephanus,in Aathei-mus.

(d) Tire' deVEpître De-dìcAtoìre queJerôtne Ba-golin mit audevant de UTradtsfàiondes Analyti-ques d’A-ristote fretcomposée parBurana.

(a) Vale'r.Andréas,Bibl, Belg,471 .

708 B U P A L U S. B U R A N A. B U R I D A N.

nation íur lui, Sc lc représentèrent sous une forme ridicule ; mais ils trouvèrent à qui parler : illeur décocha une Satire si violente , qu’au raport de quelques Auteurs , ils s’en pendirent de dépitLc de chagrin (c) (B). Pline n’en demeure pas d’accord : il dit, au contraire,, que depuisqu’Hipponax se fut vengé , ils firent plusieurs belles Statues en divers lieux. 11 parle d’une Dianede leur Eicon , qu'on voioit à Jafus dans la Carie , Sc qui n’étoit pas aulsi admirable que l’autreDiane ’qu’ils firent à Chio : celle-ci étoit posée bien haut, Sc paroiífoit d’un visage refrognéà ceux qui entroient, & d’un visage gai à ceux qui sortoient. On voioit à Rome plusieurs Startues qu’ils avoient faites. 11s ne travailloient qu’en marbre blanc de l’Ile de Paros. Pauíàniasfait bien mention de Bupalus (d) ; mais il ne dit rien d’Athenis , il remarque que Bupalus étoit,Sc bon Architecte , Sc bon Sculpteur. On pourroit ce me semble recueillir d’un passage d’Aris-tophane , que la vengeance que l’on prit de Bupalus ne consista pas toujours en Vers (C) ,Sc qu’on usa auísi de main mile.

l’Article d’Hipponax (1) ; 5 c deux Sculpteurs, ou Statuai-res , par tout ailleurs. II n’est point le premier qui ait ainsivarié, 8c multiplié. Charles Etienne dit en un lieu (2),que ceux qui représentèrent Hippohax étoient des Peintres:en un autre (3) -, que Bubalus étoit un Peintre qui fit unPortrait grotesque d’Hipponax ; & un autre (4) , qu’An-thermus & Bubalus étoient deux fameux Sculpteurs , quifirent une Figure ridicule d’Hipponax. Mrs. Lloyd 8c Hof-man ont gardé une partie de ces variations. Voiez la Re-marque (C) de l’Artide H1 p p o n a x. Bupalus est un grandPeintre dans Calepin. Consultez le docte Hadrien Junius -,au chapitre XVI du I Livre de ses Observations.

(B) . . . Hipponax fit contre eux une Satire fi violente -, , -qu ils s’en pendirent de dépit Z 7 de chagrin. ] Je dirai quelquechose là-dessus dans l’Article d’HippoNAx. Ici , je mecontenterai de remarquer que nosDidionaircs sophistiquentle narré de Pline : iîs (5) nous racontent la chose comme fiplusieurs Peintres avoient eu part à l’insulte qui fut faite àHipponax, 8c comme si la vengeance que ce Poète en priten avoir porté quelques-uns au désespoir. Cela supose quequelques autres n’en moururent pas. Or ce n’esl point ceque nous dit Pline : il ne parle que de Bupalus 8c d’Athenis.L’un de ces Auteurs (6) se brouille encore davantage enun autre endroit ; car n’aiant fait mention que de ces deuxStatuaires, il ne laide pas de dire qu’on a cru que les Sati-res d’Hipponax en avoient porté quelques-uns à se pendre,aliquos ex iis ad laqueum compulijse.

(C) On pourroit recueillir d’un passage d’A rifíophane , quela vengeance. ... ne confifta pas toujours en Vers.] Raportonsles paroles d’Aristophane.

Eì vjj Ai« tíç t«? yiúêm; zérm J!; ií rpii 'ixi^-tv

SÍ'vTrea BuTcáÁu , Çm jjy éx ùv eìftov.

C’est-à-dire ,

Par Dieu , fi quelqu'un leur avoit donné deux ou trois bonssoufflets , lommt à Bupale , ils auroient apris à se taire.

Un savant Critique (7) a cru que ce Poète à fait allusion àun Vers où Hipponax demande qu’on lui ôte son habit,a fin qu’il crève les yeux à Bupalus :

AáÇelé fin 3-ciu.árto, , xó-soo Bs iorceXa tov òçêxxsbr,

Auserte vestem meam ut Bupali exscindam oculum ;

mais peut-être y avoir-il quelques autres Vers d’Hippo-nax , qui faisoient mention des coups que lui ou d’autresavoient donnez à Bupalus : l’allusion à ceux-là seroit beau-coup plus vraisemblable. Le même Critique a trouvé unProverbe de la haine de Bupalus, où il est certain qu’il n’ya point de Proverbe : c’est dans une Epigramme de l’An-thologie , qui avertit les pasiàns que les cendres d’Hippo-nax jettent encore des ïambes en haine de Bupalus.

Oòte js à TStpQU. îufA.SÍctÇn B&orctXsiov riç s-u'yoç.

Cujus cinis etiamnum in odium Bupali ïambos jacit (8).

II ne s’agit donc là que de la haine personnelle , 8c pourainsi dire individuelle de ce Poète , 8c non pas d’une Epi-thète générale d’une grande haine. On ne peut donc pas,en vertu de ce passage , comparer Y Odium Vatinianum avecY Odium Bupalium. Cependant , si vous consultez les Ada-ges de Junius , vous trouverez que Bupali Odium est le LIIAdage de la cinquième Centurie ; 8c cela , à cause del’E-pigramme que j’ai citée (9). Vous y tsouverez une au-tre faute ; car on entend par la haine de Bupalus celle qu’ilavoit pour Hipponax , au lieu que l’Epigramme ne parleque de celle d’Hipponax pour Bupalus. L’Adage suivant,Êupalia Pugna, est mieux fondé, puis qu’il est pris d’une Let-tre de Julien l’A postât (10), où parlant de quelques ïam-bes qu’il avoit reçus de son frere , il les qualifie de cettesorte : Oó àlib'otTXí T!)» SxrráXloi xccrx t«v Kvpq vaîoy

oroivirr.v, uXX.’ oixç îj xuXÌj Eaortpà fiiéXsrxt to7ç ii/xvotç tí.pfxòt'luv.

Hs ne chantent pas la querelle contre Bupalus, four me servir del’exprejsion de Callimaque ; ils font tels que la belle Sappho lesdemande pour être propres aux Hymnes.

( 7 ) AdríariiJunius, Ani-madv. Libr»J , Cap. XI,

(S) AntholiiLibr. Us >t*£. 566 .

(9) Junius

Eattribue *

Lconitó*Mon Antho-logie dit f*L'Auteur 5 »

est incertaiom

( 1 o) AdAlypium

Cssarein '• ,Vide Junior*

Animadv,

Libr. 1 1Cap. ATB

BURANA (Jean François) natif de Verone , a fleuri au XVI siécle. Ì1 fut Disci-ple de Bagolin , qui expliquoit la Logique d’Aristote dans l’Académie de "Boulogne , Sc il fit pa-roitre beaucoup de subtilité en disputant. Cela fut cause que les Ecoliers témoignèrent beaucoupd’envie qu’il fît des Leçons publiques fur cette partie de la Philosophie. Ils eurent ce contente-ment , Sc s’ils entendirent bien ce nouveau Mâître , ils ne furent point malhabiles ; car il se plai-sent à les promener dans le païs des Interprètes Grecs Sc Arabes. II avoit étudié la Langue Hébraï-que avec beaucoup de succès. Aiant quitté fa profession , il s’apliqua à la pratique de 1a Médecine.II travailla aussi à k Tradutlion de quelques Traités ctrfriftote , & dsAverroès , Sc à y joindre desCommentaires. La mort ne lui permit pas d’y mettre 1a derniere main : il souhaita pourtant quecela fut imprimé , Sc il enjoignit à ses héritiers d’en procurer l’Edition après que son Manuscritauroit été corrigé par quelque habile homme. Bagolin prit ce foin-là [a) (A).

(A) ll enjoignit à ses héritiers de procurer ïEdition de sesEcrits : Bagolin prit ce foin-là.] Voiez l’Epitre Dédicatoirequ’il mit au devant du Livre intitulé > Arifiotelispriora refo-lutoria , Latìno fermone donata , ry Commentarìis illuftrata àJoanne Francisco Burana , adjecla Averrois Expofitione in eos -

âem Libros cum Expofitione secundi sePli de sacultate propofitio-num , csr Averrois in eosdem compendio, eodem Burana Inter- f Ôprete , cum Annotationìbus Hieronymi Bagolini. Cet Ouvrage ^îjnue défut imprimé à Paris, chez Wechel, lan 1539, in folio, gesoc t,après lavoir été à Venise (1). folio 4>?«

BURIDAN (Jean) natif de Bethune dans l’ Artois (a) , a été un des plus renommez Phi-losophes du XIV siécle. II professe dans l’Université de Paris avec une extrême réputation , Scfit des Commentaires fur la Logique, fur la Morale , Sc fur la Métaphysique d'Aristote , qui.furent fort paJI3t d.estimez. Quelques-uns disent qu’il étoit Recteur de l’Université de Paris en i^zo (b). Ils ajoutent pA*'- MÌqu’il fut député à la Cour de Rome. Robert Gaguin le fait fleurir fous le Régné de Philippe deValois l’an 1348 , Le réfute par là un conte très-injurieux à la Fondatrice du College de 0 A v '^ r _'Navarre (A) (»). C’est un conte fort semblable à celui qui a couru contre une Reine Douairière

dont

(A) Gaguin le sait fleurir en 1348 , & réfute par là un con-te trìs-injurieux à la Fondatrice du College de Navarre.] CetteFondatrice étoit Jeanne , Reine de Navarre , 8t femme dePhilippe le Bel, Roi de France. L’Acte de la fondationest de satinée 1304. II a couru des bruits fort impertinenscontre l’honneur de cette Reine; c’est qu’elle se faisoit ame-ner des Ecoliers, afin de coucher avec eux, & qu’après enavoir tiré tout le service qu'elle souhaitoit, elle les faisoitjettes dans la Seine par les fenêtres de fa chambre , pourcacher les désordres de fa vie ; quïl n’y eut que Buridanqui fut épargné, & qu’en reconoissance de ce privilège,

il inventa un certain Sophisme (t). Mr. de Launoi réfu- (1) L fte ce conte par un passage de Robert Gaguin , qui con "tient ces deux raisons: l’une, que Buridan a vécu après cette in f

Reine ; l’autre, que cette illustre Princesse a témoigné trop v j nt s pars'Tde charité envers les pauvres par la fondation du College r idan =de Navarre , pour mériter qu’on l’accusát d’un dérèglement c,lm 0 ‘axtilede cette nature. Gaguin ne prouve sa prémiere raison, ne s lat ; an rqu’en disant que ce Philosophe a fleuri sous le Régné de \ ltn triuSfPhilippe de Valois, lors que Foulques étoit Evêque de Pa- M S rm f f^ ris, faveurs d »

ne 'peine ? Voiez. ci-dejsom la Otatto» (r *