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Tome second. C - I.
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ioS C O N C ï N I. C O N D R E N. C O N E C T E.

ne 'disculpe nullement nôtre Concini, 8c il confirme plutôt les bruits communs.

disettì, che nel progreffo confondendofi con le frime buone qua-lità in ultimo le soffocarono di tal maniéré , che quelle non pote-rono apparire, e meno gìovargli (21). Quand il n’auroit ra-porté que le détail des richesses de ce Maréchal, il eût assezfait conoitre que ç’avoit été un méchant homme, il lui eûtlancé un trait satirique. J’en prens à témoin Juvénal (13).Oltro un miglione di lire , che valevano i fuoi fiabili in

(22) Aléss.

Roncoveri,ïstoiia deiRegno diX-uigi XIII,

Lihr. V, peg.

2°S- .

(23) Pdtri-cios omnes

opìbiis cum pYovocet untts , Quo tondente gravis jttveni mìhi barha fonabat , Cnm pars ì^iliaca plebis , cum verna Canopi Crifpwtís Tyrtas humero revotante lacernas

Vcntilet afiivtitn digitis fudantibus aurttm , Nec Jujferre queat majoris pondéra gemma : Difficile cjì fatyram non /cribere . SacTo nec cédât houori , Nftper in

hape nrhem pedibtts qm venerat albis , JuYCn. Sat. I, Ver/. 24. & 110.

Irancia , ne haveva un altro di contanti 'in caffa, feicentomila scudi sopra Eaideau, quattrocento mila fr à Roma , eTiorenza , e non ofiante il sacheggio délia sua Casa , mobi-li, gioie, argenti, e cariche fer due miglioni finx.a quella diLuogotenente del Rie nella Normandia , di primo' Gentilhuo-’mo délia Caméra del Ri, e d'Intendente dfila Casa délia Re-gina (24).

(24) AleS -

Roncoveri,

lK?r. â-

Luigi X»**»pag. 199 »200.

{a) Argen-tée , Hist. dcBretagne»Livr. X »Chap. XLIl .D’aitfres ,comme Mr.de Spondc,mettent cettemort k l'an* 4 *<-

i) Votez. U\emarcjv.e£), à Ui&rge , Cit*r1 0# (ri).

CONDREN (Charles de) Supérieur Général des Peres de l’Oratoire au XVIIsiecle. Voiez le Moreri: je -n’y ajoute qu’une chose, c’eíl qu’on a recueilli tout ce qu’on a pu deses Ecrits, 8c que ce Recueil contient deux Parties, dont la derniere fut rimprimée à part à Bru-xelles chez François Foppens, in 12, Tan iôyp. Ce font des Lettres de piété, 8c qui peuventplaire beaucoup aux personnes intérieures.

CONECTE (Thomas) Moine dc l’Ordrc des Carmes, Breton de nation, fut brûléà Rome comme Hérétique l’an 1434 (< 0 , après avoir été couru des peuples comme le plus grandPrédicateur de son siecle. S’étant assez fait admirer dans son païs, il sortit du Couvent de Ren-nes, 8c s’en alla en Flandres. J 1 y aquit une telle renommée par ses Prédications, qu’on ne fau-roit assez exprimer les honneurs qu’on lui faifoit par tous les lieux de son passage (A ), ni l’af-fluence de peuple qui se trouvoit à ses Sermons (B). II déclamoit d’une grande force contreles vices du Clergé, 8c contre le luxe des femmes : il en vouloit principalement à leurs coiffu-res , qui étoient d’une taille si énorme (C) , que les plus hautes Fontanges d’aujourd’huine sont que des nains en comparaison. II vint à bout de cc luxe : il obligea les Dames à s’habil-îer modestement ; mais ce fut moins par la force des raisons avec lesquelles il représentoit les de-voirs Evangéliques, que par ses insultes qu’il exhortoit les enfans à faire aux femmes qui ne Vou-droient point se réformer (D). Dc là vint que dès qu’il eut quitté le païs elles reprirent leurscoiffures avec de nouveaux étages (E) , comme pour se dédommager du tems perdu (b). II

brûloit

(0 Aîgen-tre, Hist. deBretagne,Livr. X*Chap. XLll.

(2) Paradin,Annales deBourgogne,Livr. lUfk CannA 42?,gag. m. 700.

(z) Paradinda que fou*vent il s*ytrouvoit en-viron 20 mil-le personnes.

(4) Argen-tré, Hist. deBretagne,Livr. XiChnp. XLïï.

(î) Paradin,Annales deBourgogne »

pAg. 700. ■Argentré,Histoire deBretagne,Livr. X ,CUp. XLII ,dit que leSermon pré-cédois laMejfe.

(«) Argen-tié, Ik-mi-

7 ÌIC.

(?) Argen-tré.Hist. deBretagne,livr. F- ,Chap. XLII.

(î) Votez.

ci-dessus lí

Hcmtrq- (G)

de R^irtichA N D R o-ȣ A 0 E.

j A) On ne saur oh exp rimer les honneurs qu on lui faifoitpar tous les lieux de son fajsage. ] Quand on iàvoit qu’il de-voir venir en quelque lieu, Les nobles zy tous estais allaientau devant de lui, Raccompagnaient la teste nue tenans le fraínde son mulet par les resnes jusques à son logis, cy se tenaientbien heureux qui le pouvoit loger ( i ). Paradin nous en diradavantage. „ Frere Thomas Conette estoit en si grande„ réputation de sainteté, que tout le monde luy courait„ après, & ne le pouvoit-on voir à moytie. Allant par„ païs, jl estoit monté fur un bien petit mulet : & estoyent„ à fa fuyte plusieurs autres religieux de son ordre, qui al-„ loyent à pied après luy, comme ses disciples, & autres„ séculiers en grand - nombre. Et sortoyent des Villes &

„ bourgades, les gens d’Eglife , nobles, & bourgeois au„ devant de luy , luy faisant autant de reverence & hon-„ neur, qu’ils eussent fait à un Aposlre de Jefus-Chriít : tel-„ lement qu’en quelque lieu qu’il arrivast, il marchoit tou-,, siours accompagné de grandes trouppes, & tourbes de,, peuple, allans bien loin au devant de luy, comme s’ìl„ fuit descendu du ciel. Et entrant en quelque Ville, com-„ munement le plus noble & plus apparent de tous, tenant„ la bride de son mulet , & à pied , le conduisoit, avec>, toute la multitude, jusques en son logis, qui estoit cou-„ tumierement préparé en la meilleure maison. Et estoyent„ ses disciples logés ainsi és autres meilleures maisons con-„ secutivement, comme se fait és trains des Princes: dont„ leurs hostes.fe reputoyent bien heureux, quand ils avoyent„ cest heur, que de le pouvoir avoir pour hoste, ou l’un„ des siens ( z )

(B) ... ni ï affluence de peuple qui se trouvoit à ses Ser-mons.] II s’y trouvoit ordinairement quinze & seize millepersonnes (3) : les femmes étoient rangées d’un côté , &les hommes de l’autre , une corde entre deux (4). II neprêchait point dans les Eglises, mais dans les plus grandes pla-ces ; on y dressoir un grand échaffaut tendu de Ta plus richetapisserie qu’on pouvoit trouver; on faifoit un autel fur cetéchaffaut ; on Tornoit le plus magnifiquement qu’il étoitpossible. Frere Thomas disoit là fa Messe avant son Ser-mon (3). Toute la place étoit tendue de belles tapisseries.Consultez Bertrand d’Argentré (6).

(C) Il en vouloit principalement aux coiffures des femmes,

qui étoient â'une taille . . . énorme.] ,, Elles avoient en ce„ teniK-là un parement à la teste, qui estoit un haut atour„ riche , qu’ils appelloient Hennins , fort estevé , & s’en„ accoutraient les femmes au Païs-Bas .... : & de vrai„ Meffîre Jean Juvénal des Urfins ( qui vescut en ce teins )„ dit que quelque Guerre & tempeste qu’il y eut en F’ran-„ ce (il parle du tems de Charles sixième) les Dames &„ Damoiselles faifoient de grands excès en estais, & por-,, raient des cornes merveilleusement hautes & larges,„ ayans de chacun costé 2 grandes oreilles si larges , que,, quand elles vouloient passer par un huis il leur estoit im-„ possible de passer: ce que je croi avoir esté les Hennins„ de Flandres, car cette superfluité de pompes se com-» mimique par tout le monde entre femmes en un ins-„ tant ( 7 ) . Voiez la Remarque suivante , & remar-

quez et passant combien les modes ont leur flux & leurreflux (8). Nous voila revenus' aux Hennins fous, un au-

tre nom, je veux dire lous celui de Fontanges. Je n’aì puvoir encore le Traité qu’on publia à Paris en 1694 fur leluxe des Coiffures ; mais je ne doute pas qu’on n’y ait faitcette réfléxion.

(D) ... Il vint à bout de ce luxe . par les insultes

qu il exhortoit les enfans à faire aux femmes qui ne voudroientpoint se réformer.] J’expliquerai cela par le vieux Gauloisde Paradin. Mais ce qui estait mémorable en ses prediques,dit-il ( 9 ) , fut la façon qu il tenoit à destrier les coifures desdames e?° damoyselles de ce temps là : car tout le monde estoitfort lors deriglê z? débourdé en accouflremens. Et fur tous lesaccouftremens de teste des dames estaient estranges.Car elles por-toyent de hauts atours fur leurs testes , ey de la longueur d’uneaulne ou environ, aiguz. commes clochers , desquels deptndoyentpar derriere dc longs crespes à riches franges, comme estandars.Ce prescheur avoit cefte façon de coifure en tel horreur, que lapluspart de ses sermons s’addreffoyent à ces atours des dames :avec les plus vehementes inveHives qu il pouvoit songer, fansespargner toute espece d'injures d’ont u se pouvoit souvenir: d’ontil usott, cy debaquoit à toute bride, contre les dames ufans detels atours, lesquels il nommoit ,les Hennins. Et pour les rendreplus odieux au peuple , il attiltroit tous les petis enfans des lieuxoh il prefehoit ,esquels il donnait certains petis presens puériles,pour crier cy faire la hueé contre ces Hennins. Et estoìent iceuxpetis enfans tous instruits , que quand ils voyoyent venir unedame au prefche de frere Thomas , estant ainsi atournée : ils luycommençoient à crier après, fuft en plaine assemblée ou non, cycrioyent au Hennin, au Hennin,sans intermiffion, cy jusques 'scel-les dames,ou sesuffent absentées de la compagnie,ou bien quelleseussent osté tels atours. Rt estoyent iceux petis enfans tant ani-més âpres ces Hennins, que quand les grans dames se partoyentdç honte , des astemblées, les enfans leur couroyent âpres, tou-fiours les foursuyvans avec telles hueés. Voire en vindrent leschoses fi avant, que aucuns prenoyent ies pierres, cy gettoyehtcontre iceux Henntns: font il en advint de grans maux , pourles injures faites à aucunes grandes dames, lesquelles ne Je pou-vaient sauver à demi dedans les maisons , pour l’importunitéque leurs faifoient ses tourbes de petis enfans, animés par ceprescheur, qui leur donnoit infinis pardons , de la puissance qu ilfi disoit avoir, pour faire ces exclamations : lesquelles furentcontinuées fi affeâiueufiment, que les dames atournees rìofoyentplus sortir en publiccy ne venóyent point au sermon de ce fre-re Thomas que desguifies , cy avec coiffure de fimple linge , com-me les femmes de bas estât.

(E) .... Des qu il eut quitté le pais , elles reprirent leurscoiffures avec de nouveaux étages.] C’est ici que l’on peutdire; quelles ne firent que baisser la tête comme le jonc,qui est l’emblême des pénitences _ qui ne durent qu autantque le jour qu’on a destiné à un jûne extraordinaire. MaisParadin s’est servi d’une autre image qui me Amble encoreplus propre. Voici ses termes (10V. Par tout eu frere Tho-mas alloit , les Hennins ne s'osoyent plus troûver , pour la hay-ne qu il leur avoit voue'é. Chose qui profita pour quelque temSicy jusques à ce que ce prescheur fuft party des pais susnommés.Mais après son parlement , les dames relevèrent leurs cornes ,Cy firent comme les Lymacons , lesquels quand ils entendentquelque bruit , retirent cy reserrent tout bellement leurs cornes :mais, le bruit paffé, soudain ils les relevent plus grandes qm

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