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Tome second. C - I.
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DAILLE'. DALMATIN,

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soient vraies , soit qu’élles soient fausses r car il n’y a que trop de Lecteurs, qui,dans la difficultéde discerner le vrai & le faux , prenent le parti de croire ce qu’ils trouvent dans le Livre d’unhomme célèbre. II eût été à souhaiter qu’en ce tems-là on eût regardé comme l’on fait présen-tement les Disputes de TUniverfalisme & du Particularisme {M). Mr. Daillé eut beaucoup dePart à l'estime de Balzac (N) : il mourut à Paris le if. du mois d’Avril 1670. laislànt un fils dontj e parlerai dans les Remarques (0). On ne sautoir asièz admirer la mauvaise foi des Mistionaires,au sujet d’un Passage de Mr. Daillé touchant le retranchement de la Coupe (O).

(0 ) Dans sa^emarq.

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Idem,

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Rotna loquuntur Pâtres Concilti Chalcedonenfis Can. penult.Non solum ra re-çcc-fi- 7 a fìbi deberi putat, sed etiam tò nça-Te J»t ; ac snbinde Archiepifiopaturìt vel Papaturit ( 4 6 ). Onsci cite un morceau d u Factura que le Sieur de Fauquem-berge Ministre de l’Eglise de Senlis avoir publié contre lui;Morceau qui contient un fait plein d’un orgueil insuporta-ble ( 47 ) : on assure que plusieurs de ses Confrères se plai-gnent de sir fierté, & l’on conclut par dire que pour l’or-dinaire la tête tourne à ceux qui se voient dans un beauposte , & aplaudis par des dateurs. Ils ne fauroient souf-frir en cet état-là qu’on les contredise, Vt dudum ejì qmdPtùe-srçaTivsi , nec prijlìna fertile, memoriam penitus depofuit;tta ajflatus typho ficuli paulatim ajfuevit r.ataxvfiutu rà» xâjj-?*», ut multt fìnt ejusdem secum ordinis in Gallia, qui majo-rent moderationem , 0/ ntmis fublimium fpirituum aliquam re-freffionem , in ipso defiderent. Verum id filet iis evenire qui inloco celfiorì consistant , ut facile tententur vertigine , CT' altorumblandimentis deliniti , Jìbi quid fumant de Phartfiorum fuper-tilio , quod poftea tonfiris novaculam non nuit admittere (48).

II est certain que ces choses sont très-capables de dimi-nuer l’estime que les peuples avoient conçue pour Monsr.Daillé. Dans la plupart des Provinces on ne le conoissoitque par un grand nombre de Sermons remplis d une ex-cellente morale 8 c d’une piété édifiante, 8 c par des Livresde Controverse où le zele de la vérité, la sagesse & le ju-gement n'éclatent pas moins que la doctrine. _ Quand lespeuples ne conoissent une personne que par de fi beaux en-droits , ils lui donnent toute leur vénération , parce qu’ilsse préviennent de ce sentiment favorable , que la vie nedément pas la doctrine. On doit donc juger qu’il y a beau-coup de rabais -à faire , si l’on aprend que celui qui faittant de belles Leçons aux autres fur l’humilité , & fur lepardon des injures, est bouffi d’orgueil, & ne peut souf-frir qu’on le réfute , 8 c se déchaîne horriblement contreses Critiques; C’est fans doute un grand malheur pour despersonnes comme étoit Mr. Daillé, que de s’engager à desdisputes personnelles. 11 semble que leur mauvais Génieles attende là avec ses piégés les plus dangereux. Ils s’é-chauffent, 8c dans la colere ils font plus conoitre leurs dé-fauts en un mois, qu’ils n’avoient pu les cacher en vingtannées. Le pis est que leur ennemi revele tout ce qui lespeut déshonorer, 8c publie cent choses qui seroient demeu-rées inconues. Qu’on se souvienne de la clause que j’aimise dans le corps de cet Article, fiit qu elles soient 'vraies,soit qu elles fohnt fausses. Je ne décide rien ici fur le fait :mais d’ailleurs je ne dis rien qui ne se trouve dans un Ou-vrage public.

(M) íl eut été à souhaiter qu on eût regardé en ce tems-làcomme l on fa,t présentement les Disputes de VUniverfalifme qrdu Particularisme . ] Nous avons vu qare le Svnode Wal-lon se tremouíla extrêmement contre le Livré de MonsrDaillé, & qu’il en fit de grosses plaintes au Synode de l’Lle de France. II Mouvoir une matière de grand scandalejusques dans le Titre , Apologie des Synodes d'Alençon erde Charenton. D’où vient que le Synode Wallon , quidressa un Formulaire de signature l’an 1686. pour lesMinistres venus de France , ne s’informa point fi l’ontenoit pour la Grâce universelle , ou pour la particulière ?Cette doctrine avoir-elle changé de nature depuis Im-

pression du Livre de Mr. Daillé ? Cette question n'estpas fort' embarrassante. II ne faut pour la résoudre quese souvenir que tous ceux qui s’étoient trouvez à la têtedes partis, soit en France , soit en Hollande , croientmorts depuis long - teins. Si Pierre du Moulin , fi An-dré Rivet , iì Frideric Spanheim ,, si Samuel Des Mu-rets , fi Moïse Amyraut , eussent cté pleins de vie Fan1686. les Disputes de la Grâce universelle auroient passépour très-importantes; mais, comme il y avoir très-long-tems qu’ils u’-avoient pu communiquer à personne l’espritqui les animoit; les eaux débordées étoient revenues dansleur lit , elles couloient doucement & tranquillement , 8çl’on jugeoit mieux alors de la nature des choses. Combiende péchez & de scandales y auroit-il eu de moins dans lemonde , si ces eaux n’étoient jamais sorties hors de leurlit (49).

(N) Il eut beaucoup de part à lestime de Balzac. ] Ce futMr. Conrart qui procura cette conoiffance à Mr. Daillé,Dès l’an 1639. il y eut des Lettres écrites de part 8c d’au-tre. On trouve parmi les Lettres choisies de Balzac uneRéponse qu’il fit à Mr. Daillé le 24. Decembre 1639. (50),II est fait souvent mention dc Mr. Daillé dans les Lettresde Mr. de Balzac à Mr. Conrart (51), 8c presque toujoursavec des éloges recherchez. Volez la X. Lettre du II. li-vre , où l’on élève jusques aux nues un Sermon de Monsr.Daillé, Dans la XVI. Lettre du IV. livre on parle d’u-ne visite qu’on avoir reçue de lui, 8c l’on se plaint obli-geamment qu’elle n’avoit duré que deux heures. II y a làun éloge de ce Ministre qui lui fait bien de l’honneur. Mr.Daillé alla voir Mr. de Balzac l’an 1653. pendant le vola-ge dont j’ai parlé ci-dessus (52). Cela paroit par la datede la XVI. Lettre du IV. livre. Voici quelque chose quitémoigne la liaison de Mrs. Daillé 8c Conrart. „ Le ven-„ dredi qui suivit cette derniere action (53) , il ne sortit„ du logis que pour aller dans le voisinage chez Fillustre„ Mr. Conrart son intime ami, 8c Fliomme véritablement„ selon son cœur , dont la charmante conversation faisoit„ Fune des principales douceurs de fa vie , 8c de l’affec-„ tion duquel il se glorifioit à juste titre, n’y ayant jamais„ eu de liaison plus étroite ni plus indissoluble , que celle„ qui a toujours esté entr’eux depuis leur prémiere con-„ noissance. Ilsembloit qu’il voulust prendre congé de ce„ cher Ami, 8c comme s'il eust eu quelque présentiment„ que ce devoir estre leur dernier Adieu, sa visite fut plus„ longue que de coûtume, 8c il 11e se retira qu’après un„ entretien de deux heures , le plus agréable du mon-? , de (54). "

(O) On ne fauroit assez admirer la mawvaife foi des Mifìo.naires au sujet d'un Passage de Mr. Daillc touchant le retran-chement de la Coupe. ] Ils ont dit 8c répété mille fois, queMr. Daillé avoir reconnu (55) que le retranchement de laCoupe étoit de nulle ou de tres-petite importance ; ils Font,d ! s ;j e ' I5pété dans toutes sortes d’occafions , quoi qu’onn eut cesse de leur répondre que Mr. Daillé ne parloir pointdu retranchement de la Coupe, mais des raisons qui avoientporte 1 Eglise Romaine à la retrancher. Volez la Lettre(56) qu’il écrivit à Mr. de Langle Ministre de Rouen ,qui avoir tres-bien démêlé cette équivoque dans un Sermonimprimé,

(49) VoieZ UTicmarq. (£)de PoArticlsAmyraulT»

(so) C'est laXIII du 1

Livre de laII Partie .

(51) Voicz. 1*

1 Lettre daI Livre^ag*

26 Edit. deHollande »

16s 9 ; plttsVIII Leitredu II Livre >pag. 107.

Votez, attjji

249.

(52) Dans la‘PcmArtj. (F).

dire le Ser-mon ejWilprêcha le feU mdi 10

vril 1670, Ila été impriméavec /*Abré- .gédela Vie.

(54) Abrégéde fa Vie,pag. 47.

(S s) Dam sonApologiedes EglisesRéformées,'

(í« ) EUe estdatée du 1 deMors Ióíj, .ér impriméeavec deuxSermons doMr. de Lan-gle fur 1aux Corin-thiens ,

Chap. X,Vers il.

DALMATIN (George) Ministre Luthérien à Laubech dans la Carniole au XVI.íiecle, traduisit toute la Bible en Langue Esclavonne, êc publia cette Version à Wittembcrg (a). Oxford,

II n’y avoit pas long-tems que cette Edition avoit paru , lors que l’Epitre Dédicatoire qui m’a- "Wjfprend ce fait fut datée, Scelle le fut le 28. de Mars is86. Calvisius(£) dic que cette Version oftVobís,de la Bible fut imprimée l’an 1784 , (c) Sc qu’Adam Bochoritz y travailla avec Dalmatin. Ce- f™lui-ci avoit étudié à Tubinge , dans le Collège où le Duc de Wurtemberg entretenait un cer- biunn^,j».tain nombre d’Ecoliers (d). P‘î ic - Cora -

v ' in Jerem*

_ A . , A/Tînîstre Luthérien dans la haute («) Mrticie

5 . D A L M ATI N (*) (George) Maître aus ^ s ’J ^ 8 traduisit la Bible AllemandeCarniole, homme habile, expedmf, actif , & ^'â Lan 1568 ^st en ulage en divers

de Luther en Langue Esclavonne , ou Carniole. Et comme cette H g conc lurent que la (Q và-

meme Bible kxoit imss pàhiduc Charles d’Autnche , 1 ayant su deten-

un Imprimeur de L )°.J ^J ?rìmcr h ditc Bible . Toutefois les Etats du - ais , la voulant vt

faire n I c °r ontre part ÍL envoyerent pour cet effet George Dalmatin a GiatZ, pour sycharger de^a Correction Sc de la Révision de cette Bible. Mais il fut trouve a propos d’en faire { * g . 14*.

moit T Avtc un lm P r,meur à.) Cet Imprimeur se nom-ce nase n ¥ an fias, & Prime Truber l’avoit amené dans11 n p Tr^^ environ f’ an 1561. Ce fut le prémier qui établitpnmeric à Laybach, Sc qui commença à imprí-

... —...-2-- —— - eu lettres Latines, o

le dit Prime Truber avoit inventé , au lieu qu’onvoit auparavant en Caractères Glaguelitiques ou Cques(i).

Gg 3

(,) Valvs*for > laGloire duDuché dcCarniole,

pag. 14»,