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Tome second. C - I.
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D E L L I U S, D E L P H I N U S. DEMETRIUS.

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neur à Dellius (D). On croît avec assez d’apparence que le Dellius de la IIÌ Ode du II livred’Horace est le même que celui dont Plutarque a fait mention (E), & qui fut envoié en ambas-sade plus d’une fois par Marc Antoine (cl). Nous mettrons ensemble dans une même Remarquequelques fautes que nous avons recueillies (F).

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(-t>) Seneque le fere raporte diverses choses qui ne font au-V in honneur à Dellius. ] A peine peut-on exprimer en notregangue le nom qu on donnoit à Dellius : Quem Mejfalaorvinus desultorem bellorum civilium vocat (.10). On lenonimoit le coureur des Guerres civiles. II se jetta dans tousÇs partis, il changeoic de poste tout comme les girouettes.11 quitta Dolabella pour sc joindre à Caflius; on lui avoitpromis la vie, pourvu qu’il tuât Dolabella. II quitta Cas->us pour se joindre à Marc Antoine; 8c enfin il abandon-n . a àrc Antoine, 8c embrassa le parti d’Auguste. C’est lui,í?Joute Seneque, dont on voit des Lettres lascives écritesj Cleopatre (ri ). Seneque le nomme Deillius. C’est fans?ute de lui que Seneque le Philosophe parle , lors qu’ilqu’Auguste eut tant de clémence, qu’il choisit dansarmée ennemie ceux qu’il vouloit désormais admettre à<? plus grande familiarité, les Cocceius , les Duillius ,Kc (ra). II faut lire, selon la Remarque de Lipse, nonDuillius , mais Deillius , ou plutôt Dellius (13). Si l’one souvient de ce que j’ai allégué dans la Remarque (A A)us I Article Charles-Quint, on se persuaderahtíq CCtte c ^ mence d’Auguste étoit mêlée d’une fine po-

(£) Le Dellius de la III Ode . . . d’Horace est le même quec jdui dont Plutarque a fait mention. ] C’est le sentiment de"lonsr. Dacier. Ce qu’il ajoute ne me paroit pas à tousSgavds fi vraisemblable. Il y a de ' l’apparence, dit-il (14),

il eut quelque part aux faveurs qu il faisoit semblant de mé-nager pour son maître, CSC qu il reput de Cleopatre le même plai-S lr qu il faisoit à Antoine, car Seneque parle de quelques lettress°/t libres qu’il avoit écrites à cette Princeste. Ce Passage con-tient deux faits principaux , l’un que Dellius s’emploioitauprès de Cleopatre pour la porter à être sensible à l’amourde Marc Antoine; l’autre qu’il travaillait pour soi-mêmee n même tems, & avec quelque succès. Le prémier faitHa pas beaucoup d’aparence : Marc Antoine n’avoit nulbesoin de solliciteur. Cleopatre s’en alla vers lui commeVers son juge ; 8c toute la bonne opinion qu’elle avoit de

sa beauté & de son esprit, ne l’empccha pas de former dénouvelles espérances , fur ce que Dellius lui aprit de l’ira-meur de Marc Antoine : elle s’ajusta le plus avantageuse-ment qu’il lui fut possible, elle se mit sous les armes le jourde la prémiere entrevue, 8c n’oublia rien pour en faire sonsoupirant, 8c n’eut aucune peine à y réussir; de sorte qu’untiers leur étoit en tout tems aussi inutile, qu’il leur eût étéincommode en quelques rencontres. Quant au secondfait, j’y trouve beaucoup d’aparence; 8c après tout, je nedoute point que si Dellius eût joué le personnage de solli-citeur pour son maître , il n’eût fait ce que font presquetoujours ses semblables en pareil cas; il le scroit paié parses propres mains : 8c s'il n’eût pas imité ceux que l’onemploie à une emplette de vin , qui le goûtent les pre-miers , il eût imité pour le moins les domestiques du se-cond rang, qui mangent ce qu’on leve de la table de leurmaître.

(F) Nous mettrons ensemble . . . quelques sautes que nousavons recueillies .] André Schot assure que Dion a donnéà Dellius le titre d’Historien, & que Plutarque l'a comptéparmi les dateurs de Cleopatre. Qui AeXAm? ó <c^c'.c< Dio-ni lib. 50, Plutarcho in Antonio , inter Cleopatre. adulatoresnumeratur (15). Ces deux faits font faux. Les parolesde Plutarque n’ont pas été bien entendues par André Schot ;il a raporté le relatif a, à --<-->«-»? , 8c il faloit le raporterà tpixu,. La fuite du discours le montre manifestement.Voiez la peine que donnent les Langues dont la Gram-maire n’est pas aussi rigoureuse que celle de la Françoise.Je mets en marge les paroles qu André Schot cite , tk j’yajoute la Version Latine (16). On y verra quêtant s’enfaut que Plutarque mette Dellius entre les dateurs de Cleo-patre , il dit que les dateurs de cette Reine le chassèrent.Lipse aiant cité les paroles de Plutarque ajoûte, eade-- Dio ,quinquagepmo libro (17). Mais il est faux que Dion cme lesmêmes choses: il ne parle point des dateurs de Cleopatre;il ne dit point que Dellius fût Historien, ni pourquoi Del-lius se retira.

(d) Volez, tà7 \cr7htrq. (<f)

(u) Schothin Senec»T kSuaior. I,num. ;§,pag. m. ipi

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Syllsnns fnit 9& De: ’ìusàifîortCKS*Plurarch. inAntonio,

P a 2 94 ?.

f 17 ' I-ips.in . <cir.Annal. LibrÀ

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DELPHINUS (Pierre) Général de l’Ordre de Camaldoli au commencement du XVIjiecle. On a des Lettres de lui, qui furent écrites avant son Généralat, dans le tems qui s’ccou-la dépuis l’an 1462,, jusqu’à l’an 1480 (a), On en a retranché en les imprimant un endroit cu-rieux qui fe trouve dans un Manuscrit de ces Lettres (a 4 ). Delphinus mourut le 1 f de JanvierI f i s , Sc fut enterré à Muran proche de Venise , dans le Couvent (b) de St. Michel (c).

(^í) On a retranché . . . un endroit curieux qui se trouve grande Eglise. On l’en tira quand les François entré-ans un Manuscrit de ses Lettres .] Le curieux 8c savant rent dans cette Ville fous Charles VIII , 8c on le plaçapfss c, labl lon "OUS a fait savoir ce que c’est ( 1 ). Le au milieu de la grande rue , 8c tous les liabitans d’A-& cont' re ^ ranc . àoit à la Lettre XXXV du VII livre , rezzo qui passoient par là furent obligez à fe mettre ànn / Les , Habìtans d'Arezzo avoient jetté dans genoux devant ce lion , 8c à demander pardon de leur

un puits un hon ( z ) dc pierre qui étoit au haut de la ' révolte.

D E M E TR IUS MAGNES, Auteur Grec, contemporain de Cicéron (A ), avoitfait des Livres dont la perte fâche beaucoup ceux qui s’apliquent à conoitre ou à composer la Viedes anciens Ecrivains. 11 avoit fait un Ouvrage touchant les Auteurs, & les Villes, qui portoientle même nom (B). Ce travail ctoit utile & nécessaire, vu le grand nombre de Poètes, & de

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(A) il étoit contemporain de Ciccron."] Cela se prouvepar ces paroles : Memini librum tibt afferri a Demetrio Ma-gnete (ad te mijfum scio ) treçt ifievoíctç. Eum miht velimmittas. Vides quam cattjjam méditer (1). Ce qui fuit estUne preuve beaucoup plus claire: Hec igitur videbis, CV,quod ad te ante scripfì, Demetrii Magnetìs librum quem ad temifit de concordia, velim miht mittas (z). Vous voiez làque Demetrius avoit envoié son Livre dc la Concorde àPomponius Atticus: il vivoit donc en même tems que cebon Ami de Cicéron. Si Vossius s’étoit souvenu du secondPassage que j’ai cité , il n’auroit pas eu besoin des raison-uemens qu st emploie ( 3 ) pour prouver que dans le pré-uiicr Passage il faut lire 8 c non pas cuoj,ou.si^. Le

docte Maussac a prétendu qu’il faloit lire de cette dernierem aniere. Ego dico restituendum zreçì , de hoc enim

opéré loqui volait Cicero. De Concordia autem firipfijfe Deme-trium íllum adhttc non legt (4). II ne se souvenait doncPoint d’avoir lu la Lettre de Cicéron où le même Livrede Demetrius est intitulé de Concordia. Aprenons par cetexemple combien les Critiques les plus habiles font sujets àn °us donner de très-fausses Corrections. 111 ' " ' ' ’

point relevé cette faute de Maussac.

Jonfius : st

Parmi ceux qui lui avee Brut us de Cicéronn y ai

vint la méprisé de Jonfius; sa mémoire transposa les sur-noms^ des deux personnes que Cicéron a mentionées dansla même page. Monsr. Mollerus a suivi l’erreur de Jon-fius (9).

(B) ll avoit fait un Ouvrage touchant les Auteurs qui por-toient le même nom."] Diogene Laërce en donne le Titre:

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yputpéuo, Demetrius Magnestus in libro de Poetis ac Scriptoribusaquivocis (10). En un autre endroit (11 ) il remarque quel’Auteur avoit parlé de fix personnes nommées Thaïes. Jelaisse les autres endroits où il le cite. Un docte Commen-

Henri Valois n’aNotons une faute deParm- - a à que Cicéron compte Demetrius Magnesr ni ceux qui lui avoient enseigné la Rhétorique, 8c st cite'"«.de Cicéron (5). J’ai consulté cet Ouvrage , 8cron f '^olnt trouvé cela : j’y ai seulement trouvé que Cice-nys \?^ Uenta l’Ecole de Demetrius le Syrien , 8c que De-ri ls a l la gnes fut assidûment avec lui. Eodem tempore Athe-oa c? hOemetrium Syrum, veterem V non ignobilem dìcendï

AJ rumstudiose exerceri folebam .(6) , ajjtduijstme

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Art

(9) Mollet,de Sccipt.Homonym»k-»L- 9 ° l -

(,o) DiogiLaëttius,Libr. 1, inEpimenide »num. 11 î j é?Libr. V , inAtistotel. .num, 3.

( 11 ) litm ,Libr. I, inThalete ,num. 38.

(ví) Isaac.'Casaubon.in lliogen.X,aërtium ,Libr. I, nunstl38.

a utem mecu™ T" u-men juícoum .

Plutarque ( 8 ' * f ius Magnes ( 7 ). Vous verrez d

Oratoire s’aDelî - un ^ es ^^îtres de Cicéron dans lArrTome 1 / 0lt D ‘ en yl‘ us Magnes. II est aisé de voir d’où

(“«* - ,:r~ - ... / .

ioç ò Múyotíc k» toTç zrspi Xmaioum. Non dutett eam tamenuxorem (Demosthenes) fed Samiam quandam, ut tradit De-metrius Magnestus m libris de Synonymis , in matrimonio ha-buit. Le même Commentateur observe que Demetriusn’étoit pas le seul qui eût écrit sur cette matierè , 8c queles Grecs citent Denys de Sinope in , & un cer-

tain Simaristus Iv s-w&KtíiKXí (14)- La premicre de ccs deuxObservations a été très-mal comprise par Vossius, ou plu- Uj) Plut. ì»tot il se fia trop à sa mémoire, 8 c n en fut pas bien servi. Dern °stàen.II prétend (15) que Casaubon a dit qu’au lieu de lire dans f “se 853 ’ -**Diogene Laërce «rsp< rrvtoriónm , il faut lire znpiII ajoûte qu’il ne faut rien changer , puis que Demetriusavoit fait des Livres fur l’une 8c l’autre de ces deux matiè-res. II le prouve par les paroles de Plutarque que j’ai al-léguées ci-dessus. C’est siiposcr qu’il y a we*/ daná

Diogene Laërce; cela est faux. 11 est faux aussi que Ca-saubon y ait voulu introduire ce terme ; il n’a voulu cela

qu a

<i-dejpius, Citation (17) <it) Vossius, de Hift. Giss.'p^.

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par.»S 3 ,

Il cite aujfìpag. 858 , F,

fans marquesle Titre duLiure, <íT pag 9855', B,fanslui donner It

Magne».(14) yeieç,