Band 
Tome second. C - I.
Seite
285
JPEG-Download
 

DIANA. DICEAR Q^U E.

z8r

afin

W àù.

Supplex,psj. ft.

(5) liiiit m,s-!- 1°. exLodenco ms»ft Historia,

& ex Tôle*«no Conci-sto XV.

(ft) U a poiírTitrí,Quxs-stones deChriftianisOfficus 5cCaiibus

Couscienùx in

qu’on voie les iniquitez qui se commettent dans ces procédures, mais non pas toujours impu-nément.

os ac falsos tejles , minusque bene ajfcéîos ministres , fupplicandorvtn& Majestati ejusque pitt démentis, quatenus omnium ta-tum mentibus lucem dignetur infundere , qua illustrât) erroreJ u ° cognito corredoque ct peculiariter in hoc caft commista cul-î a animas suas postint salvas facere arc. (4). Je m’aflure quePluiieurs Lecteurs seront bien aises de trouver ici les autresexemples semblables que ces Jésuites raportent dans leurjjcquêtc. Le I est celui de Julien Archevêque de Tolede.p à un Livre de tribus Substantifs , qui fut condamné par lecape Benoît second : il le justifia par une Apologie très-vi-gouteuse, & il fit fi bien goûter ses raisons, que ce Ponti-* e leva la défense, 8c loua hautement cet Archevêque (y),ri? II éxemple est celui d’Etienne Fagundez Jésuite. II pu-blia un Ouvrage (6), dont la lecture fut défendue : mais

S fraecepta Eccleliac.

quand on eut vu son Apologie , intitulée Apologeticas Trac -tatus pro suo libro in y prscepta Ecdefis ad qttsstionem de lac-ticiniorum ovorumque esu tempore quadragefims , on fit exami-ner de nouveau le Livre, 8c il fut dit qu’aucune des Pro-politions censurées n’étoit digne de censure ; déserté quepar un nouveau Décret du 18 d’Avril 1630, le Tribunal deí’Inquifition permit la lecture de cet Ouvrage., Le IIIéxemple est celui du grand Tostat. Quelques-unes de sesopinions aiant été condamnées , il demanda d’être ouï , 8cne le put obtenir : la cabale de ses ennemis lui fit trouverce grand déni de justice. Alors il fit tellement sonner sesplaintes, que le bruit en vint jusques aux oreilles d’EugeneIV, qui ordonna que Tostat parût en personne à la Cour deRome pour y soutenir ses sentimens. Tostat comparut, 8cse défendit lì bien qu’il remporta une glorieuse victoire (7).

(7Ì Libell.Supplex,pag. 21 jProœinìo A**pològcfíciTostati,2W-

te //.

" ett

jf holi «st e

Í A,ill °p| u .

ad Ves

sZ

Sc r;

hist

lof.

IPtor.

de

fhi-

•i- 86.

;|Nub.

J 6 bo 5 0

f 4 .

«í.

Í*1

L»

V

** o u ,""■a,n ‘

I^ICEARQJUE , en Latin Dìaearchus , Disciple d’Ariílote, composii un grand nombre deLivres qui furent fort estimez f A). Cicéron & son ami Pomponius Atticus en faisoient grandCas [B) , 6c je croi même que leur estime s’étendit jusques fur l’Ouvrage où il combatoit fim-mortalité de famé (C). Mr. Moreri f attribue à un autre Dicearque , qui étoit de Lacede-

mo-

f 1 *

Lfte a S d Cho -

88.

U)n .n . ,

Pur c,t c

„ ast ;'Scho-

ysr

!i te:

-te'

«te

te

«j 5

>u. t A( WJí ,è- iy -

Pas "°"^1.

t») ts,

'■fS'âîch -

Où

r <ír,

j r$ c47.

te

te- Xm ■

tete» in

(A) il composa un grand nombre de Livres qui surent fort*stimez.~j On croit que son Ouvrage sur la Musique conte-noit non seulement la description des coutumes 8c des ma-niérés qui concernoient l’éxercice de cet Art, mais aussi■l’Histoire des Pieces de Théâtre qui avoient disputé le prix.C'est pourquoi l’on juge que son Traité rrept^ fztivtxSi ayee-

, de Certaminibus Mustcis ( I ) , n étoit qu une pattie dnTraite rrept {zuvixr.c, de Mujica (z). On veut auíìì que lePraité 7rzpt Afoiverfesxui ceyúiui , de Certaminibus Dionysta-cis (3) > & même un autre Traité qui avoir pour Titre a-at-«■h'tr.exm (4) , fussent des parties du Traité irzpi nmrtxât«■yáiaii, de Certaminibus Mustcis. Voici comme parle Jon-fius '.Liber hic Dicsarchi irepi ia.utixSi áymuv de quo diximus,emnino pars fuit ejusdem operis urep'i ftsmxïs de Mulica , quof de ipsis antiquis Mustcis atque Poétis eorumque fabulis , desaltationibus çr de certaminibus mustcis eum egijfe verifimile‘ e st (y). Un pareil Ouvrage scroit un merveilleux réper-toire pour l’Auteur d’un Dictìonaìre Historique. Le Li-vre de Dicearque ------ Zíw , de Vitis, cité par Diogene

Laërce (6) , ne scroit pas un répertoire moins favorable.Je fais le même jugement de l'Ouvrage qu’il intitula ------

Tr ,s E AJváííç , de Vita Grscis (7), où il donnoit la des-cription de la Grece, 8c celle des loix 8c des coutumes desGrecs. St. Jerôme (8) a cité ce Livre. Je ne doute pointque Porphyre n’ait eu égard à ce même Ouvrage, lors qu’ila mis Dicearque au nombre de ceux qui ont recueilli briè-vement 8c éxactement ce qui concerne les Grecs (9).Voiez dans Voffius (10) le Titre de quelques autres Ou-vrages de Dicearque. Consultez austì ce que je vais dire.

(B) . . . Cicéron . Pomponius Atticus en faisoient

S s a sf J Cicéron ne fit point difficulté d’assurer fur la

■ e . te , dicearque une chose qu’il avoit de la peine.àcioire ; c est que toutes les villes du Peloponnefe étoientmaritimes. II consulta un Savant qui set fort surpris de li-re une telle chose dans Dicearque, 8c qui conseilla néanmoinsde n’en point douter. Ce Savant étoit un Grec (11). Je re-porte les paroles de Cicéron , elles sont glorieuses à Di-cearque. Peloponnefias civitates omneis maritimas este hominisnon nequam , sed etiam tuo juditio probatì , ousarchi tabuliscredidi. Is multis nominibus in Trophonia (12) Chsronis nar-ratione Grscos in eo reprehendìt, quod mare tam fecuti funt, nec

paré ensemble tous les accidens qui ôtent la vie aux hom-mes , trouva que la guerre en fait plus périr que toute autre,chose. Est Dicsarcht liber de interitu hominum , Peripateticimagni c r copiofi,qui colleilis ccteris caufìs elttvionis ,peftilentis ,vastitatis ,belluarmn etiam repentins multitudinìs, quaritm im~petu docet qusdam hominum généra este confimpta, deinde com-parai quanta plures deleti Jim homines hominum impetu , id estbellis cr feditionibus , quàm omni reltqua calamitate (19).Tout cela témoigne l’eílime de Cicéron pour cet Auteur.Je raporterai bientôt un Passage où il l’apcìle lés délices.

(C) . ... e? je croi même que leur estime s'étendit jusquesfur l’Ouvrage où il combatoit l'immortalité de laine. \ 11 avoitfait deux Traitez íùr cette matière , chacun divisé en IIILivres. Vicsarchus in eo sermor.e, quem Corinthi habitum tri-bus librts exponit doëlorum hominum disputantium, primo libromultos loquentes facityduobus Pherecratcm quendani Phthiotamsenem , quem ait à Deucalione ortum , dijserentem inducit , ni-hil ese omnino animum , z? hoc esse nomen totum inane , frus-traque CT animalia ct animantes appellari, neque in homineineste animum vel animam , nec in bestia. Vimque omnem eam ,qua vel agamus quid, vel fentiamus, in omnibus corporibus vi-vis squaliter estefufam, nec feparabilem d corpore este, quippequs nulla fit , ncc sttquicquam , nìji corpus unum CT stmplex ,ita figuratum ut temperatione naturs vtgeat CT sentiat . . . (io).Acerrime delitis mes Dicsarehus contra hanc immortalitatemdisteruit. Is enim tres libros j'cripfit qui Lesbi..ei vocantur quodMitylenis sermo habetur , in quibus vult ejstcere animas estemortales (zi). Cicéron témoigne dans quelcune de ses Let-tres qu’il avoit besoin de ces deux Ouvrages, 8c il prie Pom-pónius Atticus de les lui faire tenir (zz).

Je dirai en passant que cette opinion de Dicearque n estpoint digne d’un Philosophe : c’est n’avoir point de princi-pes que de raisonner ain fi , c’est renverser l’harmonie d’unSystème. Si vous posez une fois avec cet Auteur que fa-mé n’est point distincte du corps, 8c quelle n’est qu’une ver-tu également répandue, fur toutes les choses vivantes, 8cqui ne fait qu’un seul 8c simple être avec les corps qu’on•nomme vivans, ou vous ne savez plus ce que vous dites,ou vous etes obligé de soutenir que cette vertu accompa-gne toujours le corps ; car ce qui n’est point distinct dn, . : . - . - corps est essentiellement le corps, 8c selon les premiers prin-

ullum en P eloponnefo locum excipit. Cftum mwt autor placeret : cipes il y a contradiction qu’un être soit jamais fans son es~e Jenim erat ic-opixárceTôf , CT vixerat in P'eloponnefo : admira- sence. D’où il résulte manifestement que la vertu de sentir

'?“> 1 et

‘f Z

>y,

ybr. IV

£ Akst >-v 0 te«

, adrnira-

bar tamen , CT vix accrcdens eommunicavi eum Dionyfio. At-que is primo est commotus , deinde quod tum de isto Dicsarchonon minus bene existimabat , quàm tu de C. Vestorio, ego de M.

Cluvio , non dubitabat , quin ei crederemus . istum ita-

que ego locum totidem ver bis à Dicsarcho transtuli (13). For-tifions ce Passage par ces paroles de la XII Lettre du II Li-vre (14): Vicsarchum relie amas: luculentus homo est CT ci-vìs haud paullo melior quam isti noflri áêixuíxpz 01 i & P arCelles-ci (15 ) , Tune prorfus hoc ftatui ut quoniam tant a con-troverse est Dicsarcko familiari tuo (16) , tum Theophrastoaniico íneo, ut Hie tuus rm n-fxxtíy.ii longe omnibus ante-ftnat , hic autem Siaftrtxf , utrique à mt mos gestus este vï-deatur. Puto enim the Dicsarcho affatim fatisfeciste. Mais iln y a point d’endroit où Cicéron fasse mieux paraître sonc flime pour Dicearque , que dans la II Lettre du II Li-vte (17). o magnum hominem f s é crie-t-il. Voiez tout lePassage. On s’est étonné avec raison que Voffius ne FaitPoint marqué (18). II a gardé le même silence par raport à«lui du III Livre des Loix, & par raport au Livre de in-tenta hominum. Dans le III Livre des Loix Cicéron a faitconoître que ce Philosophe avoit publié de fort bons dis-cours de politique: Theophraftus inflitutus ab Aristotele abun-ftfit ut feitis in eo genere rerum,ab eodemque Aristotele diliusi c &archu$ huic vaûoYi'i fludio^us ftôft défait* Ailleurs il façon-te «tte chose très-curieuse , c’est que Dicearque aiant com-

Zj Voi 't- l ’Epitre XVIII da Vil Livre d Atticus. k t r) Athenée',** , îs 4 , eì:e Dicearque , riepì Tee eìí Tpçxii* *.*r*&inue , Ve

pist' yt At, icnm IUm ’J IO P h °nii. ‘ Cicero , Epist. U LH>r. VI ad Attìcum.L lis Xl Z xv. ■ ■

} - te.') Ad A,

' flst ‘ ad Reuiesium,

Xvt i.ibr. II ad Atticum. (tft) Voiiz. saisi E-Attìcum. Voilz, etastt la IV Lettre da Livre VIII.?45- SO}.

ne cesse point dans les cadavres, 8c q ne les parties descorps vivans emportent chacune avec foi fa vie 8c son ame,lors qu’ils se corrompent. II n y a donc point lieu de seflater que le sentiment cessera après la mort, 8c que l’onne sera sujet à aucune peine. Si un corps est capable dedouleur lors qu’il est placé dans les nerfs , il l’est aussi enquelque endroit qu’il se trouve, ou dans les pierres , oudans les métaux , ou dans l’air , ou dans la mer. Et fiun atome d’air étoit une fois destitué de toute pensée, ilparait très-impossible que fa conversion dans cette subs-tance que l’on nomme esprits animaux, le rendît ja-mais pensant. Cela parait aussi impossible que de donnerune présence locale à un être, qui aurait été quelque temsfans nulle présence locale. Ainsi , pour raisonner consé-quemment, il faut établir, ou que la substance qui pense estdistincte du corps, ou que tous les corps sont des substan-ces qui pensentattendu que l’on ne saurait nier que leshommes n aient des pensées : d’où il s’ensuit, selon le prin-cipe de Dicearque , qu’il J a un certain nombre de corpsqui pensent. Cicéron au reste raisonne très-mal contre Di-cearque (23) : il prétend que selon ce Philosophe l’hommene doit point sentir de douleur, puis qu’il ne doit pointsentir qu’il a une ame. Ce Philosophe pouvoir aisémentrépondre, je ne nie point qué l’homme ne sente , & qu’ilne sente qu’il sent » mais je nie qu’il conoìsse que ce quisent en lui est une ame distincte du corps. II est fort vraissu’il ne le sent pas, il ne le conoít qu’en raisonnant. Lac-tance (24) sc sert du paralogisme de Cicéron.

Je viens de m’apercevoir qtì’on se pourrait faire un peud illusion , contre le raisonnement que j’ai oposé au Systè-me de Dicearque : c’est ce qui m’oblige à prévenir une ob-' N u 3 section.

( 19) Cicciodc Oiíciis,Libr, /,%

Cty. K.

(zo) Idem 9TulC. I, Cap*Àty&XVllU

(ll) Ihidm

(zz) Di-ca: archi

TTiPt n î/^«Ç

utrosquevelim naît-ras. Idem ,Epist.

XXXIILibri XIIIad Atticum.

Objectioninvinciblecontre Di-cearque furI* Immorta-lité de l’A-me.

(zz) Di-cxanhwn ve-ro eum *r4ris^toxeno acjuali& condifeipH-lo fno dodosfané hominesomiîtamus ,quorum allerne condohtijsequide/n un-quam vide-t*r , qui ani-mvnn se ha-bsre non fin -ttat * alter ita.deleffatur :uiscantibus i ut*0$ etiam adbac tramfirrsconetur. Ci-cero, Tuf-Cul ï, Cap.XVIII . il a ~voit dityC. x mqrfdAristoxc-nc Musicien& Philosophefaifiit confis -ter P ame dansun accordharmoniquedes organes yhic ab artb»fício luonon reces-fit. Votez.Laitance,Initie Libr •Vil , àXIII y <rde OpitìcioDei, Cap.

X VL

(14) Lib I TI tl*f. XIII.

V