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DONATUS. DONEAU;
( 4 ) TétrasTcmbus,Epist. VILibrì 1I 9
45o- y(b) Idem 9
EpiL. VULibri II 9 f>ag;
451 .
DONATUS (Jerôme) Noble Vénitien. J’ajoûterai quelque choie à ce que More-ri en a dit. 11 commandoit dans Bresse l’an 1496, £c il avoit déjà publié fa Traduction du Li-vrc d’Alexandre d’Aphrodisée de Anima {a). Deux ans après il commanda dans Ferrare (b). H lìog.w
mourut à Rome, après avoir réconcilié la République de Venise avec le Pape Jules II, Sc avantque les François fussent sortis d’Italie(r). Ses enfans fuprimérent les Ecrits que les afaires d’Etat dt9t
l’avoient empêché de perfectionner {d). L’une des Lettres qu’on a de lui contient une description )Jidu tremblement de terre qui arriva en Candie pendant qu’il y commandoit (e). II a été mis pat ^ tjm,Pierius Valerianus dans la Liste des Savans malheureux (A). Nous verrons le jugement qu’Eras- M-me faifoit de lui (B).
(A) Il a été mis ..... dans la. Liste des Savans mal-heureux. ] Et cela pour trois raisons. 1 . Parce que ses do-mestiques lui obéïssoient íi mal, & lui causoient tant dechagrins, que s’il n'etìt pas trouvé dans l’étude quelqueconsolation , il eût été le plus misérable de tous les hu-mains. II. Parce qu’aiant eu mille peines à dévorer avecune patience incroiablc pour apaiser l’esprit farouche de Ju-les 11, il n eut point la joie de jouir du fruit de tant defatigues ; car il tomba malade le jour même qu il avoitconclu le Traité entre ce Pape & les Vénitiens, & fa mala-die fut une fievre fi violente qu’elle remporta bientôt :desorte que le bonheur qu’il procura à sa patrie, & qu il ar-racha des mains d’une fortune très-opiniatre, fut invisiblepour lui. III. Parce que presque tous les Ouvrages qu’ilavoit écrits en fort grand nombre, afin d immortaliser son
. ( 1 ) Si * 1
nom, démeurérent ensevelis dans les ténèbres ( r ), ce quià l’égard des personnes doctes est une disgrâce tout-à-faitindigne (1). L’Auteur qui dit tout cela observe que no- ‘ft xr ^ t! .tre Donat n’ignoroit aucune Science, & qu’il étoit Poëte,
Orateur, Philosophe, Théologien, Mathématicien, dans jian .des"'un excellent dégré. t
(B) Nous verrons le jugement qu Erasme faifoit de lui.~\ 11n’avoit presque rien vu que les Lettres de Donat, Sc il nelaissa pas de croire que c’étoit un homme qui eût pu venirà bout de toute entreprise litéraire, fi les Négotiations d’E- 7 --^,tat lui eussent permis de se consacrer tout entier à la cultu- Vieriu Sre des Sciences: EpistoU, quod pene folum illius (HieronymiDonati) habemus , déclarant illum quidvis prastare petuiste, fi st^cto'voluistet hue animum intendere, fed Reip. negotia dìstraxerunt !‘I'
hominem ab ocio literarìo ( 3 ). 7 j,
( 4 ) Vête £ ìéT^ennurqu*
(-).
(a) Et ntnftt ims unBourg près«P Autun,tnmsnt Cas-sure Moreri,trsmpé parats paroles deMeursius,
Í11 Heduisr.atus , tjtdilifss pas en*tendues.
(t) Volez, la
’Èpmarqste
{S).
fi) Erehe-rus,(»Tliea-tro, [agiSZ4-
(1) Pï»1Ficher.
DONATUS (Marcellus) Comte de Ponzane, Chevalier de St. Etienne, étoit Flo-rentin ; mais il s’établit à la Cour du Duc de Mantoue, 8c y eut des emplois considérables (a).II mourut au commencement duXVII siecle, avant que ses Schoïia in Latines Romana HistoriesScriptores fussent achevez d’imprimer. Son parent Frédéric Donatus eut foin de la fuite de l’im-pression, 5 c ils parurent à Venise l’an 1604. Gruterus les inséra dans le VI Volume de son Thé-saurus Criticus l’an 1607. On demeure d’accord que Donatus avoit de l’Erudition; mais on nelaisse pas de parler de son Ouvrage en des termes qui ne font pas trop glorieux. Nous verrons ccque Cafaubon en penfoit (A), Sc nous y joindrons le jugement de Barthius (B).
(ai) Nous verrons ce que Cafaubon en penfoit. ] Celase trouve dans son Commentaire sur Suetone , au cha-pitre XI de la Vie de Jules César. Trop&a ftmper feri-bendum , dit-il , non trophœa. Nullo enim modo ferendusest Marcellus Donatus , qui tantum hoc loco perdit verbe-rum, ut probes veram feriptionem este trophsea. Fuit omninevir ille plurimarum literarum , ex in Romana antiquitate ad-prime verfatus: fed qui Gract eruditionìs plane expert estes,àQvtçsuTei Crtticum ubique fefe prodit. Cujusmodi fane hoc estillius judicìum.
(£),.. Nous y joindrons le jugement de Barthius f Toutbien compté, il est plus désobligeant qu’obligeant. Je m’en♦ais le raporter tout du long: on y verra quelques faits quiapartiennent à l’Histoire de notre Donatus ; on I’y verrad’abord Plagiaire, Sc puis Copiste de nos Copistes moder-nes. Vide multis Andream liraquellum ad Legem NonamConnubialem , pag. CCLX. Et Marcelli Donati Dilucidationesin Tacitum , pag. CXXII. Plerisque aufíorum testimoniis Ti-raquello debitis. Eum hominem fuiste plurimarum Litterarum,tir in Romana Antiquitate bené ver fatum, judicium est If. Ca-fauboni, ultima Editione Suetonii, ubi de Tropsei orthogra-
phia fermo est. Nos nihïl inde detrahimus. Tamen exscripto-rem firenuum recentium, ex quidem vulgatorum, Rhapfodorum,ipforumque adeo Lexicographorum, agnofeimus. Edita funt ejusLucubrationes Venctiis, Anno M. D. IV. Ut mirum fit tocpdginis in Suetonium feriptis, non meministe praclari CafauboniCemmentarii, qui toto decennio ante prodtit. Ipfe se in Comi-tatu Principis Mantuani fuisse memorat, ex in co Germa-niam habitasse , ad Claudium Suetonii , cap. VIII. EìdemPrincipi fuit à Libellis Lc Secretis, in Domïtianum Ejusdem ,cap. VII. Lcgatus quoque, deportandis Nuptialibus Muneribus,ad Capitolini Claudium Albinum. Habuit suburbanum, idquecoluit , Montanariae, quod est oppidum tertio à Mantua Mil-liario. Gpuamvis autem hoc quod modo de exscriptione Neo-tericorum dixi, verum fit, etiam illud quod de fumma Grse-ci sermonis imperitia ipfe fatetur , cr notat Cafaubonus ; cer- .tum tamen fuiste in multis saisi Judicii hominem, er qui st u- u ht‘,ventutis commodo bene fecerit. Nos ista ea de causa hue adno- jtítii í‘j^ttavimus , ut ftudiofa juventus mel'tus ejus Dilucidatoris tneri-tum agnofeere , çr cautius omnia arbitrari postit (j). Barthius Ia raison de croire qu’il est utile de donner de tels Avis auxjeunes gens. 17 '
DONEAU (FIugues) en Latin Donelltts , l’un des savans Jurisconsultes du XVI siécle,naquit à Châlon íur Saône (a) ì l’an lyzy. Son Régent homme rude 5 c grand fouettent l’avoittellement rebuté, qu’il n’y avoit ni menaces ni promesles qui puisent le faire retourner au Collè-ge (A). Mais enfin, aiant eu peur qu’on ne le donnât pour valet à un porcher, il promit de bienétudier à l'avenir. II aprit la Jurisprudence à Toulouse fous les Professeurs Jean Corras 5 e Ar-nold du Ferrier ( b ), qui a voient jufqu’à 4000 Auditeurs. 11 fut reçu à Bourges Docteur enDroit l’an ijy 1 , 8c il protesta cette Science au même lieu avec Duaren, Hotmail, 8c Cu-jas (B). II la professa ensuite à Orléans. II pensa périr dans le massacre de l’an ipyz (f), à causequ’il étoit de la Religion; 5 c il n’auroit pas échapé la violence des massacreurs, si quelques-unsde ses Disciples Allemans de nation ne Peuísent sauvé , en rhabillant à l’Allemande comme s’il eûtété de leurs domestiques. II avoit embrassé la Réforme dès íà prémiere jeunesse à instigation de íàsœur. 11 s’arrêta à Geneve pendant quelque tems ; 8c puis il passa au Palatinat, où il enseignalc Droit Civil dans l’Académie d’Heidelberg. On l’apella à Leide l’an 1 yjy pour le même em-ploi: il l’accepta Sc se remplit dignement. Mais parce qu’il fut aísez imprudent pour s’engager
plus
{A) Son Régent .... l'avoit tellement rebuté, quonïitpouvoit le faire retourner au College. ] On sera peut-être bienaise de voir les paroles Latines de l’Auteur qui m’aprend cefait. Cum puer ob Praceptoris plagofi favitiam a ludo literarioplane alionaretur , ut nullis mmìs aut blanditiis ad eum reducìtostet,forte accidit, ut pater ejus pertranseuntem istac paftoremfuarium cerneret , quo ad fe vocato ,coram filio ,rogare tnstitit ,tequid famulo opus haberet t este fibi domi filium ,quem et man-tipare cuperet , averfum à literis ssr immorigerurn. Ea voce pueradeo conterritus est , ut rem ferïò agi existimans , & flens paren-tis genìbus advolutus eum obtestaretur , ne fe filium fuum in easfordes projieeret,velle fe literis deinceps operam studiose dare{i).
(B) Il prose(fa se Droit à Bourges avec Duaren, Hotman,tir Cujas.] L’Auteur que j’ai cité (z) lui donne encoreun autre Collègue , lavoir Eguinard Baron ; mais commeje íài qu Eguinard Baron mourut l’an 1550, je n’ai pas vou-lu dire qu il fut Professeur en Proit en même tems que
Doneau , qui, selon le propre récit de mon Auteur ( 3 ) »n’enseigna le Droit à Bourges qu’après y avoir reçu le Doc-torat en cette Science l’an 1551. Ce fut Duaren qui luiconféra ce grade le 17 de Juillet. Le Discours qu’il fit ehcette occasion à la louange de Doneau est imprimé parm 1ses Oeuvres. Le Pere Jacob (4), qui avoit lu l’Orasso 11funèbre de Doneau faite par Scipion Gentilis, a mieux dis-tingué que Paul Freher ce qu’il saloir distinguer. II s’estcontenté de dire que Doneau fut fort assidu aux Leçon*d’Eguinard Baron, Sc celles de François Duaren , Lc q u “s’infinua dans leurs bonnes grâces, Lc que Duaren fur toutlui témoigna une affection lìnguliere. J’ai corrigé une au-tre faute de Paul Freher,il nomme Arnoldum Ferronum 1 undes Professeurs de Toulouse, dont notre Doneau fut Dise)'pie : il saloir le nommer Arnoldum Ferrerium , comme a taile Pere Jacob. Prenez ceci pour un éxçmple de la néghZen'cc dont j’ai parle ci-dessus (5).
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