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Moreri s F) On fit une Edition des Ouvrages de Duaren à Franciort, ! an ispt , m folio (G)Onn’oublia pasd’y mettre son Traité des Plagiaires: c’est un Ecrit tres-curieux, mars trop courtPour un sujet aussi abondant que celui-la. On le pourroit enrichir de plusieuis autres pensées (H)^
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f at ’ locutn, sic hàbuit toto quadriennio fine ullius simultatist&v-catione bonum collegam (13)- Je laisse la fuite de ceadage, où l’on avoue qu’enfin il sexcita une querelle en-t e , ce ( j. deux Professeurs, après que Baudoiiìn íe fut retiré.J e lame aussi i a contradiction que l’on rencontre dans le re-els °u feuillet: elle est bien grossière. Neque vero dubito% um si nunc Duarenus viveret Balduinum tam compleffcreturyobis nunc vexatum, quam ab co veftratum partium fuspeHoq* tnt crdum abalienatus (14). On venoit de direst Ue pendant que Baudouin enseigna dans Bourges, il nee Çut de Duaren aucune marque d’inimitié , 6c puis on'Joue qu’il en reçut quelques-unes étant suspect de Calvi-mne C es soupçons ne peuvent pas concerner le teins quiivit la sortie de Baudouin ; car il alla à Geneve en sortantsi Bourges , 8c puis à Strasbourg , 8c il fe déclara haute-ent de la Religion (15). Ils concernent donc son séjourBourges, pendant lequel, comme il l’avoue lui-même, stJn í 0rt Aspect de favoriser les Protestans. Sa contradiction
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'JsccrZlTJ > - ^ 0nc C ^ re & inexcusable ( 16). L’un des Passages quef. r ’irtràt lîf, oopier nous fait connoître une
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I Eloge de Baudouin. Rcvcrsus Lutctiam (Balduinus)* dit—B (17), magna jam qu&fita fama accerfitur a Biturigibus addccendi munus siufcipicndum futtifus collega Baronis C7' DuarenïJurhconsultorum. Cela veut dire que l’Univerfíté de Bour-ges apella Baudouin pour le faire Collègue de Baron 8c deBBiaren. Fausseté inlìgne; car on l’apella pour une chaireque Duaren avoit laissée. N’oublions pas que Baudouinfit des Leçons dans cette Université avant que d y recevoirle Doctorat. Cum publice yf-uris civilis obfcttrìores titulos inter-fretatus suì(fet,incredibiU omnium studio Dolior est renunciatusnoce Baronìs ( 18). Or il le reçut le ir. de Mars 1549 (19).
II faut donc dire qu’il commença ses Leçons dès lanneeprécédente ; car il enseigna le Droit à Bourges pendant septa 'is (zo), il quitta cette Académie l’an 1555- H faut re-marquer cela pour corriger une faute touchant le tems de lamort d’Eguinaire Baron. Quelques-uns disent^ qu il décédal’an 1556 (n ). Us se trompent; car il ne vécut que troisans depuis que Baudouin eut été fait son Collègue. Si Mr.de Sponde a bien mis fa mort au 2 1 d’Août 1550 (22), nousavons un nouveau sujet de dire que Baudouin commença sonProfessorat à Bourges en 1548. S’il l’eût commencé aumois de Janvier, on trouveroit plus de deux ans 8c demi en-tre fa prémiere Leçon 8c la mort de Baron,8c cela sufit pourpouvoir dire qu’ils furent Collègues trois ans; car dans cessortes de Livres on ne s’attache pas à la précision des calculs.B est certain que Baron mourut le 22 de Septembre 155°»âge de 55 ans (23).
(-F) A- raporterai quelques autres faits, qui serviront deuplement au Moreri. j François Duaren étoit fils de Jeaníe -nV ss? 1 perçoit en Bretagne une charge de Judicatu-, n)1 , , U1 Bmqéda en cet emploi , il en fit quelque tems
Celtica ^/ÍÍ^r 0 - 15 ' ‘siurisdilïionï ante annos quindecim ìnCelttca nostra Bmanma non omnino infeliciter ìrafui , eoquemagistratu m quo fat n jam senï fuccefferam vLum adoles-cents annes mgrejfus na funtlus sum u t ( , U Mbit
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. - 5^3 1 an J.53» (20), pour y enseigner la Ju-
risprudence , trois ans après qu’Aidât fe sot retiré (27): ilse défit de cette charge l’an 15.48, 8c s'en alla à Paris pourfréquenter le Barreau , car il voulut joindre la théorie duDroit avec la pratique. C’est ce qu’il témoigne dans uneLettre écrite à François Baudouin qui lui avoir succédé.Cooptatum te in juris dottorum collegium a 1 imum ex omnibusdeleEîum cuì nos velut emeriti lampadim curfu traderemusvalde ita me Deus amet Utor (28). Cette Lettre est datéedu 13 de Janvier 1549; mais il faut prendre garde que l’an-uee commençoit alors à Pâques, 8c ainsi en comparant cettedate avec celle de la Lettre qu’il écrivit à Sebastien de l’Au-hespine , on ne trouvera point de contradiction dans sescalculs. II dit dans fa Lettre à François Baudouin , qu’ilfréquente le Barreau du Parlement de Paris depuis deuxans (29). II assure dans l’aùtre Lettre datée du 24 de No-vembre 155 °’ stust le fréquente depuis trois ans: In Basilicap arisienfi ad tres annos libenter verfatus fum (30). Ces deuxdates apartiennent à la même année 1550, íì l’on met au«tois de Janvier le commencement de l’an. II se dégoûtades chicaneries du Palais, 8c il fut bien aise que les condi-Bons avantageuses, que la Duchesse de Berri sœur du RoiHenri II lui fit ofrir, lui fournissent une occasion favora-ble de se retirer du Barreau , 8c daller reprendre honora-blement à Bourges l’emplçi qu’il y avoit eu. 11 fe remit àY professer la Jurisprudence l’an 1551. Aucun Professeur
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té un ÛOrmis àìat n’avoit jamais eu dans cette Universstre D aU ® bonne pension que celle qui fut accordée à no-tiUi i ^ lZr f X1 '. :Decretllm m> hï e ft ex irart0 publico ftìpendium an-flius “u V!ce> l a millia sestertiorum nummum ,id est longe am-cisconT i n ° r *^ centtuS (/* urum Alciatum excipias) quam Ju-J u tus a dhuc ttllus habuisi'e in ea civitate dicatur ( 31 ).
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anoiv. Utíc tU. . ,* civile -Pi.
ì '"’534- (2i) idem, iM. m■ ">'."7' . cJLft. Albaspm* f X oV ijî.
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D’aflleurs il fut fait Maître des Requêtes dé la Duchesse deBerri (32). Notez que dans fa Lettre à Sebastien de l’Au-bespine datée du 24 de Novembre 15 50 il fait mention desfunérailles d’Eguinaire Baron, qui furent un témoignage au-thentique du respect des Ecoliers pour la mémoire du défunt;Notez auffi qu’en 1554 st étoit fort disposé à s’en aller à Va-lence , où on lui offroit une chaire de Droit Civil. Dum eni-tor , élabora , contendo ut vobis morem geram cum bona hertmea .... venta .... intérim vobis hune quasi arrhabonemquendam propenfi meì in vos animì ac voluntatis mitto (33).C’est ainsi qu’il parla en dédiant un Ouvrage, l’an 1554, auxCurateurs de l’Académie de Valence.
Je n’ai parlé qu’en passant de son dégoût pour les chien-nes du Palais ; mais comme il en fait une description fortéloquente, j’ai cru que je devois raporter ici une partie deses paroles (34). In Basilica Parisienfi ad tres annos libenterverfatus fum: t amet si ( ut verum fatearj immodicos ac propeinexplicabiles litium amfraôlus , quibus illud forum prst caterisabundat magis quam lites ipfas ac judicia, quibus humanum gê-nas carere non poste videtur ,perinyitus nec absque ingenti fasti-dio illiç viderim. Vix enim credibile est quanta ibi hominum eo-rumque gravistìmorum z? leíiistìmorum multitudo quam minutisac pusillìs in rébus quotidìe occupata sit. Ac ut de amplistìmopurpuratorum Patrum ordine Ctr conventu loquar , num tibi vi-dentitr pleraque eorum judicia, qua ftatis legitimisque diebus àsly. -.-fiVoíoç palatn eduntur ,non dtcam augusto tllo confestie, fedinfimo aliquo tribunali fatis digna este ? Nam cum cyc. Toutce Discours est fort sensé. Ces augustes Assemblées qu’onapelle Parlemens ont trop d’édat pour la petitesse des causesdont elles décident, 8c l’on ne peut s’empêcher de plaindreun beau génie qui emploie bien du tems â fe préparer à ra-porter un Procès. Que faut-il qu’il étudie, 8c qu’il éxamine?les Phrases dont un Notaire s’est servi dans un Testament oudans un Contrat de Mariage, pour expliquer les désirs d’unpetit particulier. J’ai ouï dire à un Conseiller du Parlementde Mets, que cette forte d’étude est damant plus désagréa-ble , qu’elle ne nourrit point l’esprit, 8c ne lui donne aucu-ne étendue. Raportons ici les Vers de Mr. Perrault touchantle désavantagé de nos Avocats comparez avec ceux de l’An-tiquité (35):
st t la voy s’applaudir de ses grands Orateurs,ste voy les Cicérons, je voy les Demofthenes,
Ornemens éternels esr de Rome ct* d’Athènes,
Dont le foudre éloquent me fait déja trembler,
Et qui. de leurs grands Noms viennent nous accabler.
Çjju'ils viennent, je le veux, mais que fans avantageEntre les combatans le terrain fe partage ;
Gpue dans nostre Barreau i’on les voye occupez.
A défendre d'un champ trois filions usurpez.-,
&u instruit s dans la Coustume , ils mettent leur estudeA prouver d.'un egouft la juste servitude-,
Ou qu’en riche appareil la force de leur ArtEclatte à foustenir les droits de stean Maillart.
(G) On a fait une Edition des Ouvrages de Duaren à Franc-fort, l’an 1592, in folio.] Le Catalogue d’Oxford , Mr.Pope Blount (36), 8c plusieurs autres, ne marquent quecette Edition; mais j’ajoûte que pendant la vie de Duaren onimprima un Recueil de ses Ecrits à Lion,l’an 1554, in folio,chez Rouille ; 8c qu’après fa mort on en sit dans la mêmeville 8c chez le même Libraire une autre Edition plus ample,l’an 1579, in folio. Nicolas Cisner, qui avoit été son Disci-ple, 8c puis Professeur en Droit à Heidelberg, fournit plu-sieurs Pieces à rimprimeur. Cela paroît par la petite Préfa-ce qu’il fit mettre au devant de cette Edition, 8c qu’il com-posa à Spire l’an 1578. Je l’apelle petite, afin de la distinguerde celle qu’il mit au devant de la seconde Partie des Oeuvresde Duaren, 8c qui peut passer pour une juste Dissertation demodo Cf arte docendi atque difeendt jura. 11 la fit à Spire latl1575. Je n’ai point vu LEdition qui est marquée dans leTexte de cette Remarque: mais je fai qu’elle fut réitérée àFrancfort l’an 1607. Je me fers de celle de Geneve, 1608,apud Petrum de la Rovierc, 8c je sois bien fâché de n’y trou-ver pas les deux Ecrits de Duaren contre Baudouin (37).
(H) On pourroit enrichir de plusieurs autres pensées sonTraité des Plagiaires.] J’en vais fournir une. On ne parlepresque jamais de ces gens-là, fans les comparer à la Cor-neille d’Esope (38 On a trouvé cette idée dans ces Versd’Horace :
(fiaid mihi Celsus agit ? tnonitus, multumque monendus,Privatas ut qiurat opes, CV tangere vitetScripta , Palatinus quacunque recepit Apollo :
Ne , fi forte suas repetitum venerit olimGrex avium plumas, moveat cornicula risitm ,
Furtivis nudata coloribus (3 p).
Duaren s’en est servi ; car il se vante de pouvoir réduirefacilement son Plagiaire à l’etat de cet oiseau. ComiculamHorattanam plane mtht deprehendiste videor,quam furtivis nu-dare coloribus mhûo miht distmhus este puto quam Aristophamilli poetarum Alexandrmorum furta detegere ac convincereU 6 ).Mais je n ai encore vu personne qui ait comparé les Pla-giaires avec les Perdris. Celui q^ui aquhrt des richesses & nonT t f oint
(32) Htmlibidem,
(33) Dua-ren, FpijloU
DedicAtor .
Comment*in Tiuil»de Verbo-rum Obliga*rionibus.Elle est atêcommence-ptent du lTome de feiOeuvres,
Idcm 9Epist. adSebast, Ai-bafp,
297 .
(3 s) íet-rault, dans/ Po?met itili Le Sié-cle de Louisle Grand,pag. m. 17 S
du> l Tome deson Parallè-le des An-ciens & desModernes* .
(r6) PopeBlount,Cens. Au-thor. p<t*i
m , 466.
(î?) EpiJîelÀde Francise9Balduino.Defenfìo ad -versus Ba’bi*ni Sycopban-t<& malcdìcfd*
(z 8 ) Otipia-t St au Geai»VoieZa Mr.Dacier sur la2IX Ep : tre duI Livre«THorace,pag. m. 20/.
(} 9 Ï Hocat.Epist. IIILibri l , Versx 5 *
( , 4o) Dua-ren. Epist.de Plagiai.
pdÇ. 20áPart. H
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