Band 
Tome second. C - I.
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DUAREN. DUELLIUS.

Í 4 Û J« e '

tnie, Chap.XVli t Vers.

II.

( 42 ) Votez.Draíius, Ob-servation.Libr. IV,Cap. XXIV,t*í- 99.

(4?) LeOmet».

Í44) r>ru-sius, Obsei-vat. Ltvr. IV jCap. XXIV ,

J OO.

( 4 î) fefi-i-dire le Ver-set IIChapitreXVII de Je-icmie.

( 46 ) Votez,ht Í(emarífue(H) de l'Ar-ticle Bau-douinCitation ( 66 ).

( 47 ) Dua-len. Epist.dc Fr. Bal-duino, pag.m. L r.

( 48 ) Ibii.

6 r.

( 49 ) // l*a-voit fait im-primer à.

(4) D'autresdisent Duil-lius.

(b) Florus,Libr. II tCap. II.

(c) Plinius,jiibr.

X A XIV,

CAp. V.

(0 T. Li-

Víus ,tn\- pi-tome LibriXVII.

îî»

Je donnerai quelques Extraits d’une Lettre qu’il écrivit contre Baudouin (/).

point selon le droit est me perdrix qui couve ce qu ’elle n a point ges lui accordèrent une pension, & peu après il fut reçu Pro-pondu: il les laissera au mtlieu de ses jours ex fera trouvé fol à testeur en Jurisprudence, fans que la cérémonie de la récep-la fin s 41 j. Ces paroles font du Prophète Jeremie, & dé- tion lui coûtât rien. II salut qu’il surmontât les traversesdatent que ceux qui s’enrichissent du bien d’autrui ne con- d’Eguinarius Baron & de quelques autres Adversaires décla-fervent pas jusques à la mort ces richesses mal aquifes. Les rez, 8c depuis ce tems-là il fut toujours mal avec ce Colle-Interpretes disent la-dessus que la Perdris dérobe les œufs gue, 8c il excita contre lui tant de tumultes, qu’on croitdes autres oiseaux, 8c quelle les couve, mais que les pe- qu’il le fit mourir de chagrin. Ne c ulla fuit ex eo temporefi-tits quelle fait éclore ne la reconnoissent point pour leur multatis inter eum ex Baronem intermijfio . . . adverfus quet»mere , 8c qu’ils la quittent , 8c vont trouver l’oifeau qui ( Baronem ) ifte vindiéhc cupiditate flagrant tant as excitavitavoit pondu ces œufs (41). Voilà le fort ordinaire des tragœdias , ut à plerisque credatur Baro ob moerorem ex ea reEcrivains plagiaires. Ils moissonnent ce qu’ils n’ont point conceptum decejjìjje (50). Duaren retourna à Bourges aprèssemé , ils enìevent les enfans d’autrui, ils fe font une fa- la mort de Baron, 8c y reçut de Baudouin toutes lottes de

mille d’ufurpation ; mais ces enfans enlevez font comme caresses respectueuses, mais on l’avertit de s’en défier com-

les autres richesses mal aquifes, maie parta maie dilabuntur ; me d’un homme qui par plusieurs artifices avoit tâchéils prenent des ailes 8c s’enfuient chez leur véritable pere. d’empêcher qu’il ne revînt, ou qu’au moins il ne recouvrâtUn Auteur volé réclamé son bien : & si la mort l’en empê- le rang qu’il avoit eu autrefois. La défiance qu’on lui vou-che, un fils, un parent, un ami, fait valoir ses droits. Un lut inspirer fut dissipée facilement par les protestations dehomme même qui ne fera pas de ses amis lui rendra ce bon sincérité que Baudouin lui fit; mais enfin il ouvrit les yeux,office , afin de sc faire honneur de la découverte du vol, 8c s’emporta hautement (51), 8c depuis ce tems-la il y eut

ou afin de couvrir de confusion le Plagiaire. Ce que l’a- entre eux une inimitié réelle , quoi que l’aparence de la

mour de l’équité n’inspireroit pas, la vanité, la malignité, le concorde allât son train. L’extérieur même de l’amitié scdésir de la vengeance, le suggéreront; 8c ainsi tôt ou tard démentit en trois ou quatre rencontres où Baudouin seles productions enlevées abandonnent le voleur. Notez mit dans une extrême colere contre Duaren. Voici ce quiqu’il y a des Plagiaires qui n’imitent pas en tout la Perdris: donna lieu au prémier éclat. Baudouin se dispensoit de mon-ils ne prenent pas la peine de couver ; ils prenent les pensées ter en chaire sous prétexte , que par ses Ecrits il pouvoit8c les paroles d’autrui toutes formées : il est vrai que quel- mieux contribuer que par ses Leçons à futilité 8c à la gloirequefoìs ils sc tourmentent beaucoup pour leur faire pren- de f Académie, 8c de la Ville. 11 en fut censuré par les Ma-dre un autre air, afin que le vol ne se puisse pas découvrir gistrats après que Duaren les eut avertis de cet abus ( 52.)-facilement. Ils sont plus propres alors à être comparez à Quelque tems après st arriva une sédition dans les Ecolesla Perdris. Je m’étonne au reste qu’on n’ait pas donné le de Droit. Baudouin obligé d’en rendre raison aux Magis-nom de cet animal aux hommes qui nourrissent les enfans trats, plaida cette cause , 8c la perdit honteusement. IIqu’un autre va faire chez eux. Ce nom leur conviendroit crut que Duaren lui avoit joué ce tour. Cette a faire pro-mieux que celui de cet oiseau (43) qui va pondre dans le céda de ce que Baudouin choisissoit le tems de ses Leçonsnid d’un autre, 8c qui laisse couver l’œuf, 8c élever le pe- selon fa commodité, 8c non pas selon les heures qui avoienttit. Peut-être n’a-t-on pas été persuadé que ce conte de la ' été assignées à chaque Professeur. Cela fit naître des tu-Perdris soit véritable. 11 y a long tems qu’un docte Criti- multes ; car Baudouin ne vouloir pas renoncer à l’heureque a insinué que St. Jerôme allégué à faux le témoignage qu’il avoit choisie, quoi que ce fût celle d’un autre qui vou-de trois excellens Naturalistes (44): Hieronymus testes citât loit s’y maintenir (53). Fort peu de tems après il éclatahujus rei fane luculentos , ex quos, ut minus idoneos, rejieere de nouveau contre Duaren, lors qu’il se vit privé de ses ga-nemo pojflt , Ariftotelem videlicet , Theophrastum , ex Plinium ; ges à f égard de quelques mois, pendant lesquels il n’avoitsed an ver'e, fidespenes ipfetm esta. ego fane apud illos authores point fait de Leçons; car st faut noter qu’environ trois moisnihil taie legere memini. Locus Hieronymi est in commentariis avant fa sortie de Bourges, il cessa de lire fans dire un motad eum locum (45): Aiunt, inquit , feriptores naturalis his- à ses Collègues pour excuser les vacances qu’il prenoit. Ontoriœ tam bestiarum 8c volucrum, quàm arborum herbarum- attribuoit cela au chagrin qu’il avoit conçu de la Sentenceque, quorum principes sont apud Grœcos Aristoteles 8c Théo- que les Juges avoient prononcée contre lui. Quod hominisphrastus, apud nos Plinius secundus, hanc perdicis esse natu- faôlum plerique fie interpretabantur ut dolori acerbiflimo exram , ut ova alterius perdicis, id est, aliéna furetur, 8c eis agritudtni ex recente illa damnatione judicioque fufeepu , vul-incubet foveatque: cumque fœtus adoleverit, avolare ab eo, go tribuerent (54). Le dépit de ne toucher point ses gages8c alienum patentent relinquere. à 1 égard du tems de ses vacances lui fit jetter feu 8c flamme

( I) Je donnerai quelques Extraits d'une Lettre qu il écrivit contre ses Collègues, 8c il sortit deux jours après de la Villecontre Baudouin .] Je l’ai trouvée parmi les Pieces qui a c- fans leur dire adieu mais il promit aux Magistrats de

compagnent la Répliqué de Calvin ad Balduini convi- revenir. Notez que pendant deux ans il avoit fait de gran-cia ( 46 ). Duaren la fit après avoir vu une Harangue que des instances pour l’accroissement de fa pension, 8c que tou-Baudoùin avoit publiée en Allemagne, 8c qui étoit fort des- tes ses peines avoient été inutiles. II n’avoit pu obtenir laobligeante pour les Professeurs de Bourges. Personne n’y moitié des gages dont Duaren jouissait (56). Celui-ci té-étoit nommé, mais on conoissoit fans peine à qui l’Orateur moigne (37) que depuis qu’il avoit vu que les Protestans prê-en vouloir, 8c que Duaren en particulier y avoit été mal- toient l’oreille aux Discours calomnieux d’un tel transfuge, sttraité. Si nous en croions cette Lettre de Duaren, ceux qui avoit senti diminuer la passion de se retirer chez eux. II allé-étoient les plus favorables à Baudouin, ceux qui aimoient gue un bon mot de Simonide, c’est qu’il faut tenir pour des8c qui estimoient ses talens, le loisolent de telle sorte qu’il Calomniateurs ceux qui ajoûtent foi légèrement à la calom-entroit ordinairement un fâcheux mats dans leurs louanges, nie ( 58). Sa Lettre est datée du 15 de Juillet 155;. Je nec’est-à-dire, mais il est vain , ambitieux , 8c dissimulé; nous dois pas oublier qu’on y a remarqué (59) que Baudouin, quisommes'marris que cette tache paroisse fur un visage si se retira de Bourges à cause des chagrins insuportables qui l’ybeau. Ita eum laudant fere ut in ejus laudibus excipiant «Aa- rougeoient, fit accroire à ceux de la Religion qu’il n’avoitfastum, ambitionem, tpiXzv-tiw. praterea mirum fimu- quitté cette Académie qu’afin de se procurer la liberté delandi dijfmulandique artificium , ex hoc veluti navo decoram conscience. C’est ainsi que sont faits les hommes : ils don-admodum fpeciofamque faciem nonnihil deformari doleant (47). nent à leur prochain les fausses raisons de leur conduite, 8cEtant à Paris l’an 1548 ou environ (48), il rendit une vi- gardent pour eux les véritables. Us méritent tous, les unssite à Duaren, 8c lui présenta un Livre qu’il lui avoit dé- plus les autres moins, qu’on leur aplique le jeu de mots quidié (49). 11 avoit envie de remplir la place de Professeur fut fait fur le fameux Astrologue de Provence:que Duaren venoit de quitter dans l'Académie de Bourges,

8c il lui demanda des Lettres de recommandation. II les ob- Nostra damus cum verba damus, nam fallere nostrum est,tint, 8c s’en trouva bien, car d’abord les Magistrats de Bour- Et cum verba damus nil nifl nostra damus.

DUELLIUS {a) (Caius) Consul Pan de Rome 493, défit la ilote des Carthaginois, &fut le prémier de tous les Romains à qui le triomphe naval fut accordé ( b ). On lui érigea unecolomne avec une belle Inscription. C’étoit une de ces colomnes qu’on nommoit roflratœ (t)»à cause des proues de navire dont on les ornoit. On déterra un morceau de celle-ci à Rome furla fin du XVI siecle. Les Savans se sont exercez à déchiffrer l’Inscription ( d). II y a des Au-teurs qui disent que l’on accorda à Duellius, en reconnoissance de fa viétoire, la prérogative de íêfaire conduire à son logis au son des flûtes, & à la lumière des flambeaux, quand il auroit soupéen ville (A)- t mais d’autres assurent que de fa propre autorité il s’empara de cet usage (B). Cet-te

(A) Des Auteurs .... disent que l’on accorda à Duel-lius . ... la prérogative de fe faire conduire à son logis, auson des flûtes, ex œ la lumière des flambeaux , quand il au-roit soupé en Ville.] Tite Live est formel là-dessus ( 1 ) : C.Duillms Consul adverfus claflem Poenorum prospéré pugnavit,primusofue omnium Romanorum ducum navalis vifíoria duxittnumphum : ob quam cauJJ'am ei perpetuus honos habitas est ,revertenti à cœna tibicine canente funale prsferretur. AprèsUn ten l om . c 5 ; Ì t <r importance il n’est pas nécessaire de faireparler Auieuus Victor, qui a dit, Duilio concessum estHt prœlucente funali ex pr&únente tibicine à coma publics re-

diret (z).

(£)... d'autres assurent que de sa propre autorité tl s'em-para de cet usage. ] Cicéron est aussi formel là-dessus qu’onle fauroit être. C. Duillìum M. filium qui Pœnos classe primusdevicerat redeuntem à cœna fenem sape videbam puer, delec-tabatur crebro funali ex tibicine qua stbi nullo exemplo pe<"va tu s sumserat ; tantum iicentia dabat gloria ( 3Florus est dans la même opinion. Duillius Imperator non con-tsntus unìus dïei triutwpho , pst vitAWi OTftYiçm a çcëïìA Wdires pralucere funalia, pracintre flbi tibias JUSSXT, îW*quotidie triumpharet (4).

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