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Concurrent qui le tua dans une bataille, Lc qui s’empara du Roiaume. Ce fut Henri VU. Onsie vit jamais de plus fréquentes ni de plu,s sanglantes Révolutions. De ma souvenance , dit Philip-pe de Comines (z.), sont morts en ces divisions d'Angleterre bien 80 hommes de la lignée Roiale d'An-gleterre, dont une -partie f aï conneu: des autres nia ejìé conté par les Angloìs demeurans avec le Ducde Bourgogne tandis que fy efioie. Jamais auíîì l’Angleterre n’avoit produit plus de grans hommesqu en ce rems-là, capables de former & d’exécuter une entreprise importante, courageux, intri-guons, ruiez au souverain point. II est ordinairement funeste à un Etat d’être fécond de cettewaniere ; ôc aparemment les Révolutions n'eussent pas été moins fréquentes en ce païs - là au sieclesuivant, si ces grans hommes y eussent saisie des successeurs (Q). Mais ceux qui disent qu’on n’aPoint vu de pareilles choses dans d’autres païs, ignorent l’IIistoire (P). .Notez que la manne nelut point en bon état fous le Régné d’Edoiiard IV (
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amoureux , pour ên avoir fou plaisir, & en avoir faitla promesse entre les mains dudit Evesque , 8c fur cettepromesse coucha avec elle : 8c ne le faisoit que pour latromper : toutesfois tels jeux font bien dangereux , tes-moins telles enseignes : J’ay veu beaucoup de Gens-de-C°ur, qui n’eussent point perdu une bonne adventure ,qui leur eut pieu en tel cas, par faute de promettre : Cemauvais Evesque garda cette vengeance en son cœur ,par aventure vingt ans.
(O) tes Révolutions ri eussent pas été moins fréquentes . . .J‘ Ces grans hommes .. eussent laissé des successeurs.] C’est-àdire« après leur mort il se fût trouvé en Angleterre quelquesseigneurs aussi ambitieux , aussi intrépides, 8c ausiì capa-bles de soutenir habilement un complot , que ceux-là Ta-xent été. Car voilà les principes, 8c les ressorts des Ré-solutions. Ne les cherchez point dans l’incqnstance duPeuple : quelque muable qu’il soit , 0 se tiendra coi, íiquelque force extérieure ne l’agite , si ses Tribuns , si sesDémagogues , si de grans Seigneurs ne le remuent par Tac-tivité de leurs intrigues ambitieuses , 8cc. II ressemble auxeaux de la mer ordinairement tranquilles , pourvu que lesvents ne soudent pas (7 5) : 8c si à f exemple de certains en-droits de la mer , où íàns l’aide des vents la fermentationdune matière souterraine produit quelquefois une especedc tourmente , il lé mutine de lui-même , ce n’est qu’unfeu de paille , lors que des personnes d’importance ne s’é-rigent point en chefs de parti. Notre Edouard IV le sa-Voit bien. II conta à Philippe de Comines qu en toutes lesbatailles qu il avoit gaignées, que dés ce qu il vernit au dejjus ilmontait à cheval, tsr crioit qu on fauvaft le peuple, v qu ontuaftles Seigneurs, carde ceux n’eschappoit nul ou bien peuijó).V est par la qu’il vint enfin à régner tranquillement : s’il eutépargné le Duc de Clarence son frere , il se fût exposé àoc nouveaux troubles. II ne faisoit qu’exécuter la vieille
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viaxime de Periander (77), 8c de Tarquinle Superbe (78Xn . e pmtens point mer qu’une autre cause n’ait contribuétaire cesser en Angleterre au XVI siecle les translationsété c couronnc contre Tordre de la succession , qui a voientp£ r - .fréquentes dans le XV. Cette autre cause fut la su-de de génie 8c de courage de ceux qui régnèrent,oudrer - rS ' ^iusiìres. Otez ces deux causes, vous compren-son, Emçm que ces translations auroient dû se faire plus1 . ent ail XVI siecle qu’au XV; car ces sortes de Révo-j 0I \ s f°nt comme les faux miracles dont le premier estPlus dificile à établir que les suivans. Dès qu'on est venubout de persuader une fable miraculeuse , on en établitne autre avec moins de peine. Le prémier miracle fraiem T mtn au second , 8c les deux premiers au troiíìe-?. ( 79 ) , 8c ainsi des autres non pas à l’infini , mais jus-qu a certaines bornes qui dépendent des tems 8c des lieux.n?ns la même chose fur les infractions des loix de la suc-e ion à la couronne. Le prémier exemple est plus difi-u e a établir que les suivans; mais dès qu’il est établi, voilàu Eche qui ne sc ferme qu à la longue: c’est pourquoiívV P eu qu’on se hâte on la trouve toute ouverte à Téta-ement d une seconde infraction , qui fait encore la brè-che plus large qu’elle n’étoit, déserté qu’un troisième usur-
pateur y passe plus aisément que les deux áutres, 8c ainside fuite. Quand vous avez lu dans Tiiistoire Auguste quele Sénat a été contraint deux ou trois fois de reconoitrepolir Empereurs ceux que les soldats avoient créez , nevous étonnez plus de voir si peu d’Empereurs qui le suc-cèdent les uns aux autres selon les Loix. Etonnez-vous plu-tôt de voir quelquefois trois ou quatre Regnes de fuite dansune même famille. Gar un ■ éneral d’armée , qui s’estfait mettre par les soldats à la place de l’Empereur qu’il afait mourir , n’a point de raison de prétendre que son Ge-neral d’armée íe contentera d’être Général. Pourquoi, di-ra celui-ci , obetrois-je à un homme , qui étant à monposte n’a point voulu obéir "a son Souverain ì 11 l'a tué , 8cil s’est fait proclamer Empereur par ses soldats. Ne puis-je pas faire la même chose ? N’ai-je pas autant de droit quelui de m'élever de la charge de Général à celle de Maîtrede tout l’Empire ? Vous volez donc que par une fuite na-turelle une Révolution en amene une autre , 8c que pluselles ont été fréquentes dans un siecle , plus le devroient-elles être dans le suivant. Elles le seroient effectivement,si la Providence divine n’y remédioit , ou par la stérilitéde gens capables de soutenir une intrigue de cette nature ,ou par la vigueur superieure de ceux qui règnent.
Notez qu’il n’y eut rien qui contribuât davantage auxtroubles sous le Régné d’Henri VI., que le prétexte quel’on fondoit fur ce que ce Prince étoit fils d’un usurpateur;car puis que les Loix fondamentales avoient été violées enfaveur de son peve il" n’étoit pas fort étrange qu’un Ducd’Iork tâchât de l’exclure. Le Duc de Glocester, qui s’em-para de la couronne au préjudice du fils d’Edouard IV, nepouvoit-il pas soutenir qu’il ne faisoit qu’éloigner le filsd’un usurpateur ? Car Edouard IV étoit monté sur le thrô-ne pendant la vie d’Henri VI, quoi que par un Acte duParlement Henri VI dût régner jusques à fa mort. Ce mê-me Acte avoit donné Texclusion au fils légitime d’HenriVI. Tout cela autorifoitle Duc de Glocester à ne respec-ter en nulle maniéré les en fans d'Edoûàrd IV, 8c à de-mander que le Parlement fit pour lui des Actes semblablesà ceux que Ton avoit faits pour son frere , 8c au préjudicedu fils d’Henri VI.
(P) Ceux qui disent qu on ria point vu de pareilles chosesdans £ autres pais, ignorent l Histoires La seule lecture deJustin nous montre de plus grans désordres dans la Syriesous les Seleucides , 8c dans l’Egypte sous les Ptolomées ;8c cela n’égale point les fréquentes Révolutions que Tonvit dans la Macedoine après la mort d’Alexandre. Le mê-me Historien les raporte avec une exclamation (80).
(A) La marine ne fut point en bon état sous le Régné d'E-doúard IV.] Lors qu’en 1470 k Comte de Warwic repassaen Angleterre avec les secours que Louis XI lui donna, iln’avoit à craindre que la flotte du Duc de Bourgogne. Onne parle point des vaisseaux du Roi Edouard. Cette flotteeût empêché le trajet des troupes du Comte fi une tempèrene l’eût dispersée (81). Cinq ans après il salut que le mê-me Duc de Bourgogne envolât cinq cens bateaux de Hol-lande 8c de Zeelande à Edouard , pour faire passer l’arméeAngloise de Douvre à Calais (8z).
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EGIALE’E, en Latin Mgjahea, fille d’Adraste Roi d’Argos, & femme de Diomede (^),fut fi déréglée dans ses impudicitez, que l’une des imprécationsid Ovide,^contre ur«homme qu 1haïssoit mortellement, fut de lui souhaiter une telle femme (B). On dit (a) que Venus, p
K A) Elie étoit jemme de Vtomeâe.-] Par ce mariagemeck nui étoit petit-fils d Adraste , (car il etoit fils dedée^&rDeïpyM 1 ) à d'Adraste) devint auffi sondre. C’est pourquoi ceux qm ont mis gener au lieu dedans ce Passage d’O vide ont eu bon nés:
Seu gener Adrasti, feu surfis aptus Vlyjs eSfSeu pius JEneas eripuijfe ferunt (z).
^ f®). Z une des imprécations d’Ovide , contre un homme qu ilAW°‘t mortellement , fat de lui souhaiter une telle femme ]VOl a ses paroles :
■frsc tibi contingut matrona pudicior illa^faa potuit Tydeus erubuijfe nuru (3).
. ^ W aux malfaiteursl’ai dit ci-dessus (4) que Ton fou p u ^ s ce tems-là
jjue leurs femmes les deshonorauen - 1 troU ve dans
î’ai appris du docte Monsr. DrelincounA H Ti omere nous
Tlliade la confirmation de cela. En effet. Homere
. nil : inroient un Traité de Paix souhai-
Sis Z SfS.'S Pà à à -0.
cuage ( ; )■ - T> re ii nc ourt m’a indiqué le verset
L - e mC !în vil chapitre du II Livre de Samuel. J’ai luonzième du < P ks Lace d e momens iouhaitoient
Îds ou quatre g choses^ ceux à qui ib voulotent du mal ; ilsleur souhaitoient la passion de bâtir, celle d avoir de beauxhabits er des chevaux , V’ des Galants a leurs femmes (6).Hadrien Valois écrivit à Monsr. Ménagé que la forme de
cette imprécation se trouve en trots endroits dans Suidas -
en c élut de tr au mot úmÌo-
~ : ’ Le Président Brisson n’a cité que deux endroits
de Suidas dont l’un difére de ces trois-là. Voici ses paro-les (8) : Lacedemonios quidem cum acerbifftma execratione ad-verfus eos quos vehementer odtjfent , uti vellent, inter enteradotnus exitia, hoc imprecari solttos traditum est (.*), ut eorumuxores adultérs deletlarentur.
Biiffonius «d Ueg. JuUam de Adult. pag, 135 Editit». Lugdm. ij;*,in verbt ft ìkìouìv^ & in verbo ir*nr<& %
Vy 3
(z.) Îhîïîp-pe de Comí'*«es. Livr. 1 1Chap, Vilipag. m. 41.
Votez. Attjfi
Livr. lil 9Chap . 1 K 3
(go) Tant*vel mob: Ut ASmilìtum velfortuna va~rietas erat , utvicijjìm regesnmc exnlesnuru regesviderentur .Justin, LibrmXXVI 9 Çap«U , pag. m.457 .
(81) Volez»Philippe dcComines,Livr . ///,Chap . V,
(82) VoieZle mêmeComines,Livr. IV 9Chap. r.
(*) Schol.Homeriiliiid. LibtmV, Vers. 41 zl
(î> A *ho%pi
f'
faiyitiv.Vxofes versaliis mlf ean~tur. Homerilliad Libr*UlsVerfi 01,’
( 6 ) Mcna-giana, pagi341 de la XEdit . de HolU
(7) Lh-mê -me,paz. 342.Il faloit dìrt
QÌx.oSofAií.
(g) Barnabé
V) Soid*