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Tome second. C - I.
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ERMITE.

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„ tógynque. qui lui est attribuée, couvrent à quantité d'Oruteurs (G).

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(t) Oiiit Liburntc ex «.ri. GaHico, â«. 4 Cbr.Jh nm t 5 i 3 . J*« w» <4

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^>and il leur parla des études de Maurice Landgrave de. £ de, & des Vers q Ue faifoit ce Prince en l’honneur de laJeunesse qui prenoit le degré de Bachelier. II leur contoit*ì u e ce Landgrave , avec le Marquis d’Anspach , 8c avect? Prince d’Anhalt, avoir bu à la santé du Roi de France,c? a celle du Roi d’Angleterre, & à la maie mort du RoiV_Lspagne, & qu’il avoir fait boire à la ronde ce vœu-là,** ravoit porté à l'Envoié du grand Duc. Florentiam re-" v,r fifs, nihil prius habtút, quam Germanium veluti porcorumfdtriam Italis, quorum m eo gratiam aucupabatur ,defcribere,V‘antumque Principes Germant quotidie potare ac vomere fo-eant j fatis feftive commemorare : fed in niella historia tam fa-" Vent cs expertus est auditores, quam cum de Grammatica Mau-Haffix Landgravii, deque carminibus, quibus ille novìs_st c calaureis £7 Magiftris honorem gratulari foleat, narravit.°c enim Italis, pr&fertimque Florenûnis , usque adeo infolensnoyum videtur, ut id ad Ovidii Métamorphosés redlisttmea fJ ict poste existiment. Cum porro ex eodem Aretalogo suo au-I‘ tn s , quod idem Landgravtus fimul cum Marchione Bran-cnburgico Onspacensi, 8c Christiano Anhaltino, pro faluteLegum Gallia t? Anglia, proque peste ac mala morte Régis Ca-oltci votivum poctilum circumtulerit , idque légat o Florentinoî r opinare nihil veritus fuerit , non videntur Itali tam barba-r am immanïtatem fatis pro merito exfecrari poste ( 14). II*jtoit fort officieux envers la Noblesse Luthérienne qui alloitd Allemagne à Florence. Ces jeunes Gentilshommes étoientr avis de trouver là un Flamand qui entendoit f Italien, 8cMi les instruisoit des coutumes, & ils alloient volontiers*°ger chez son hôte. II faifoit par ce moien bonne cherea Peu de frais, 8c puis il prenoit la peine de les introduirerFez les Courtisanes, où ils avoient l’honnêteté de le dé-lier , fans quoi il eût eu bien de la peine à contenter lanature (15). II mena un jour au logis dune Courtisane unCatholique qui avoit communié le jour précédent, & quinetant pas d’humeur à retomber si tôt en faute, 8c soup-çonnant, qu’on le menoit au bordel, balançoit s’il entre-s 01 íj- ^'^âite lui fit serment que c’étoit le lieu où il avoita Bibliothèque , 8c son étude. On ajouta foi à son ser-nent, 8c l'on entra : la Courtisane étoit sortie, & néan-moins on ne laissa pas de conoître à plusieurs enseignesu u ç c étoit un mauvais lieu. On s’en plaignit à l’Ermite,fini ne fit que rire de cette plainte, soit qu’il se moquât desicrupules de celui qui la faifoit, soit qu’il le prît pour unhypocrite. 11 ramassait tout ce qu’il pouvoit trouver dedissertations Politiques, 8c de Pasquinades, 8c en chargeoitles Gentilshommes Luthériens, qui avec cette marchandisese croioient tout transformez en hommes d’Etat, 8c faifoientsonner bien haut le nom de Daniel l’Ermite. (fuidqutd con-fultationum ac relationum de rébus politicis undeunde corroga-re potuit {f eut ejusmodt frivolorum , quos -vocant discursuutnplena est lta.Ua ) tum pracipuè pasquinos stue satyras, quibusfummi Pontifices, Cardinales, omnis Clerus, pracipuè Jefut-ts ., contumeliofìstìmè ac plerumque mendacistìm'e ìnfamantur ,tum eis communicat. Et illi postea mercibus ejusmodi onusti ,flurimumque fibi de tantarum rerum scientia . . . gratulan-*os, consummaftsttmos politicos se faslos putant (16 ). Celui-ci bailleurs se debitoit à Florence pour un homme consom-mé dans les affaires du Gouvernement, 8c promettoit unCommentaire qui surpasserait tout ce qui avoit été écrit surTacite (17). II haïssoit extrêmement l’Inquisïtion , 8c ilavoit écrit une Lettre au Secrétaire du Grand Duc, dans la-quelle il frondoit terriblement les Inquisiteurs, qui l’àvoientontraint de retrancher certaines choses à son Panégyriqueuq Us jugeoient impies, 8c destituées de Christianisme. A-£ £ eias ‘Ibidem fpecimen ziel hodie Panegyricus ejus nobis exhi-n s et ’ ni fi n on pauca , impietatem esr omnis Christiana religio-ctuid ><lCUttatem re d°lentia Inquifitores inde ftstuliffcnt: quodhïir/™ Hsc l u ‘ e '° émit s. doluit , ut Epistola Laurentio Usim-stmì°' ^ a & nt . Dnets Secretario inferipta dolentijstmè £7 rabiofis-ranJa ^nquisttorum ruditatem , barbariem , inscitiam ac Ty-dom * nve ^ u s fuerit (18). La crainte de l’avenir ne luiou» 1 11 E? s j"oins de haine pour ce redoutable Tribunal,avec 1 ^nenliment du passé. II avoit gagné un vilain malamour^d’ emmCS ’ ^ àpuis ce tems-là il avoit tourné sesmita S " Un Ere sens. Criminis nomine quam habeat Ere-eum V CUY ln V l tptione metuat, nequaquam ignorant ii, quiJetant , ex quo Scabiem ci Gallicam astricuit

Famœ non nimium bon» P u ~îìf ’

Quales in média sedent Subu >

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sequiori fexui inimicum este faHutn , Zuehi fuum f e ciste .-

Hostis si quìs erit nobis, amet ip!c \

Gaudeat in puera si qnis amicus er

Une autre cause lui avoit donné de /^^venue à Flo-Aiant su qu’une troupe de chanteuses et gagner

rence au tems des noces du Grand Due , t st rc auffiquelque chose à jouer’ des instrumens, Sc ?cuiTO ME II,

paf d’autres voies moins permises, il s’en alla avec Un ri-che Silesien à leur logis, 8c fit des efforts incroiables pourêtre introduit dans leur chambre ; mais n’aiant pu en venirà bout il s’en vengea par les injures les plus vilaines dontil fe put aviser, qu’il leur chanta long-tems à la porte.Elles s’en plaignirent à la Grande Duchesse, 8c l’on eut tantd’égard à leur requête, que l’Ermite fut mis en prison, 8cqu’il n’en seroit jamais sorti que pour aller aux galères, siScipion de l’Escale n’eût intercédé pour lui : moiennant cetteintercession, il en fut quitte pour l’estrapade (zo). Auxitejus erga mulieres odium, quod propter ipfas non ut prius Pe-nalem, fed pane Capitalem in fraudem incidiste fe perfenfit.Cum enim Citharistrias stve Fidicinas quasdam mulieres fatisfpeciofas , qua, occafione nuptiarum Magni Ducis ex arte , atquehaud fcio an etiam ex corpore fuo , quaftum fattura Florentiamvénérant , in hospitio Coronae divertere accepistet , comité Sile-fio quodam Equité , eodemque Lutherano , quod is bene numma-tus non minus in fe lenonem ac perdutôlorem fuum , quam inipfas arnicas liberalis fore videretur , ad diverforium illarumvenit , omnique vi diruptis pane claustris atque valvisftn cubt-culum earum ut admitteretur contendit, ac postquam nihil pro-fecit, irritas esr exclufus ostium occentare , ac bene diu turpisti-mum ante ades comicium eis facere non destitit (11). Maisquand il eut fait de sérieuses réflexions fur les inconvéniensqu’il y a à fe faire brûler vif, il se radoucit un peu enversles filles de joie , 8c il passa par dessus la crainte d’un secondmal vénérien. Mox tamen ut fatietatem hominis, postquamfe alicubi in Magni alicujus amici flore Liberi fauciastet , libidodistenta rurfitm tentare cœpit , quod à mala illa Bejlia , quamVivicomburium àicunt , maie metueret , utcumqtie in gratiamcum Sttburranis puellis redût , cz recìdivi Gallicam illius morbipericulum ìnfra fiduciam pofuit ,fraudavitque animum dìsttden-tem (zz). Comme il trairait de fable l’Histoire de Jésus*Christ , il aimoit à dire du mal des Inquisiteurs, 8c desgens d’Eglise , 8c st avoit cent Contes à faire fur ce sujetqu’il sourirait burlesquement (zz). Un jour Scipion del’Escale ne pouvant souffrir cette langue satirique le souf-fleta d’importance (2.4). Voilà l’idée que Scioppius nousdonne de Daniel l’Ermite. Je ne répons ni quelle soit in-fidelle, ni quelle ne le soit pas; je fai seulement que Sciop-pius étoit un homme fort satirique. Mais Casaubon nous âdit (z;) des choses qui donnent assez de vraisemblance à cesContes de Scioppius.

( F j II avoit du penchant à la médisance ; il le fit conoîtrepar ses Relations d’Allemagne. ] La Lettre qu’il publia tientun peu de la Satire. Conringius ne décide pas que les mé-disances qui s’y trouvent contre quelques Cours de l’Etn-pire soient fausses ; mais U avoue quelles peuvent fairerougir. Nonnihil illa Epistola fimile quid habet famofis Lite-ris , stquidem quadam de Germanicìs Principibus eorumque nu-its fcrtpstt , qua pudorem incutiuni. An falfo an vero ferip-ferit anima, ne fcio (T 6). J’ai déjà parlé des reproches queScioppius fait à l’Ermite d’avoir diverti les Italiens par debons Contes fur l’inclination à boire qui fe remarque dansl’Allemagne. C’est une consolation aux Italiens, accablez demille Satires fur le péché de luxure, d’opofer leur sobriété àl’ivrognerie des Pars septentrionaux, d’où leur viennent lestempêtes satiriques : 8c il me semble même que les Contro-verses de Religion fe font quelquefois mêlées dans ces repro-ches mutuels. On ne peut. nier que les Chrétiens de l’Eu-rope ne soient sujets à deux grans vices, à l’ivrognerie 8cà l’impudicité. Le premier de ces deux vices régné dansles Pars froids , l’autre dans les Pais chauds. Bacchus 8eVenus ont fait ainsi le partage de ces Nations. II se trouveque la Réforme aiant partagé en deux cette partie du Chris-tianisme , la portion soumise à Venus est demeurée commeelle étoit , mais la principale partie de la portion de Bac-chus a renoncé au Papisme. De là vient que Htalie 8cl’Espagoe font plus alertes pour décrier l’rvrognerre, 8t pouren faire un grand crime aux Nations du Nord (z.7); com-me si cela pouvoit servir de compensation à l’égard des cri-mes de l’impudicité, 8c empêcher que l’une des Religions neréduise l’autre au silence par les reproches de mauvaise vie.II n’est pas ici question d’examiner si Bacchus empiete plussurVenus, que celle-ci fur Bacchus (z8j. lime suffit d’a-voir expliqué par un petit Commentaire la flaterie de Daniell’Ermite. Casaubon 8c Scioppius, si oposcz par tout ailleurs,feraient tombez aisément d accord sur les traits a emploierdans son tableau. Homo procax ez* dicax selon Casaubon (zpj,quales este soient qui per gradus syncrétisme in apostafiam la-buntur.

( G) La maniéré de composter urí Panégyrique, qui lui est at-tribuée , convient à quantité d'Orateurs. J Cette maniéréconfistoit à lire avec attention les anciens Panégyristes, 8cà recueillir leurs Phrases 8c leurs Pensées, 8c les aplìquerensuite au sujet qu’il entreprenois de louer. C’est ainsiqu’en usent une infinité de gens. 11 n’y a presque point delouange, qu’on ne trouve dans les anciens Panégyristes.Peu s’en faut que Pline n’ait épuisé toutes les idées de laperfection d’un Souverain. On ne s’informe guere présen-tement si le Prince qu’on veut louer est orné des qualitezque l’on trouve si noblement exprimées dans les Anciens:

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C H O R d Afubdutlus acviciffim dt -mijjus fuijsanec pattlomó-lefiiore queiniPetronií stUEumoipusoscillations fgtnere lujijstt .

Scioppius,in Opor.Grub. A m*phor. Sciop*pag. 36 b.

f21) ibidéP a £- S 59 .

(22) J b Us

360.

<2Z) lbid mPH ‘ 363.364.

(24) Cum

more fuo

Enmitafcur*'raretur , <&•de Inyuijìîo*rum famaatque honoréita , ùti dixtjimprobijjìmèrr-alcdicentis-

firue que de •trahere necmonitus deji*neret , Scah-ger f qui tumaderat, fcur~ram pugnis &colaphts itaàccepit , & ote í t *é ferrtumadeo mollereddìdit , «f.&c. ]bïd.

3 6p.

( 25 ) Dans la

(C).

( 26 ) Con-ringius, ViL-sert. MSS.Rerum PP.aptfd M?gi-rum, Epo-nymol .pag.320.

(27 ) f ai otadire qu*unMoine Fia -

mandprêchoit

k ses ídudi-twrs , queDieu jugerofaP Ivrogneriefilon Us ideeSdes Espagnols 9

6 des fia -liens,fr f im-pudicité' felcrsles idées desFlattons Stp~tentrionales .

(28) Voìez*T^emar-

U).

(29) Epi#*CDLVÏU,P a i- 551 ,.Apud Magí-ium Epo.nymolog.pat. }2l. Jecite aìnfì ,parcs que celarie P accordepoint avec

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