F A N N I U S.
44 î
f*) Aul'
?“■ «r.11 . ('«XXiys
(l) r>.
W?*
*X Ví .
< 7 '«.
*,„’W
•%r"
^ a \
H t ^
lc V)
tlf
Uls,
rien de mémorable de Marc Fan ni us, frere de celui qui est le sujet de cet Article. Cesdeux freres laissèrent chacun un fils nommé Caïus, comme on le va voir.
^ ata e fl, (8). Je íai bien que l’on ne peut pas conclure de donc établie l’an 566 : ajotite?, à ce nombre celui de vingt»*7 Latin que le Sénatusconsulte & la Loi ne font pas de la deux ans , vous vous trouverez, à l’an de Rome 588. IIV le ® c année, c’est ce que j’opose au raisonnement de Glan- n’est donc pas nécessaire de corriger les paroles de Ma-S? r P : une année est assez longue pour donner le tems au crobe (10). Si elles ne vont pas bien c’est la faute dee nat de faire un Arrêt, & puis au peuple de confirmer, l’Auteur, & non pas celle des Copistes. Le Pere Hardouïn,j'A , corriger, ou d’amplifier par une Loi authentique en fupofant qu’ils ont corrompu les nombres dans le TexteArret du Sénat. Aulugelle auroit donc pu s’exprimer de Macrobe, indique une cause très-vraifemblable de la cor-°mrne il s’exvrime . encore qu’il eút été fort certain ruption. Hinc Uacrohïum emendamus , lib. 2.
**4*av, 11 S exprime , cntorc i^UlX CUL CIC IViL LCIUIU 1 Uj^/LlUi J > íllfH/ XVlUhrUUiHJf* turutn , -K* . 4,. SiltHfíì» Ctì-pi
le Sénatusconsulte & la Loi parurent la même année: 13. pag. 367. apud quem cotruftus annorum numerus legitur .ais il est très-vrai que ses paroles conduisent plutôt à un Fannia lex, tnqsiit , lata est anno post Romain conditam ,
,-, tre ssps, & qu’ainsi Macrobe a choqué ['exactitude , secundum Gellii opinionem, quingentefimo octogelimo oc-„ 1 a prétendu qu’Aulugelle met ces deux choses, la Loi tavo. Scrìptum erat fer litterarum compendium ,DLXXXXIILj d Sénatusconsulte, fous le même Consulat. A l’égard Lìbrarii deinde , ut alias sape advertimus denarii nota. postre-1 ' •'utre fait, Macrobe est bien plus blâmable, car Au- ma, m quinarium versa , DLXXXVII 1 . perperam rescripse- gentestmole p 6 ^iteroit un mensonge très-groílìer , s’il inettoit r un t ( r r ). Le mal est que cette fupofiti on est fausse ; carlà a° nílllat de Fannius & de Messala fous Tannée 588. Voi- si Macrobe n’avoit point marqué Tannée 588, mais lan-des brouilleries dans Macrobe qui nous empêchent de née 591 ou 593 , il fe feroit réfuté lui-même par ses cal-
otts prévaloir de son témoignage pour une précision Chro- culs. De quelque côté qu’on tourne la chose, on ne le trou-
mgiqne : en voici d’autres qui nous permettent encore vera jamais exact: & si Ton foutenoit que selon lui la Loi
oins de le faire. Orchia fut établie lors qu’il y avoit trois ans que Caton avoit
delon fa fuposition il est très-vrai qu’on établit la Loi exercé la Censure (n), on ne feroit qu’augmenter les con-
t nn î T a Hu 588 de Rome: car il met vingt-deux ans d’in- fusions. Voiez TArticle Titius (13), oùj’examine si ce
ryalle entre cette Loi, & celle que Ton nommoit Orchia ; que dit Macrobe touchant cet homme peut apuier le senti-
« prétend que celle-ci fut établie trois ans avant que la ment de Glandorp,
nargç d e Censeur fût conférée à Caton. Or cette charget conférée Tan 569 de Rome (9). La Loi Orchia fut
(îo) îî-gllius '. tutqu*tut tien diquingen-telìmooctavo, oaIsse quin-gencesimoEonageíi-mo secun-do : le P.Hardouïnveut t]u'tn
»ni Us
n„.
u* 1 *- «Vi.Gr acc] lt
nonageiï-mo tertio.Voiez. la. Ci-tation fui*
(n) Har-duimis inl’linium,r. X,4*1Terni ìl.
(iz) On n'auroit on'à soutenir que FEllipse dt ces peroles de Macrobe tertio ïnno quanjCato Censor fuerat n'est point ante, mais post. (13) Remarque (B),
FANNïUS (Caïus) fils du précédent, se distingua par son Eloquence (A). II fut Con-fvec Cn. Domitius Enobarbe l’an de Rome 6 31 , & il ne laiílà pas de s’oposer aux entreprises««ieuses de Caïus Gracchus, quoi qu’il lui fût redevable du Consulat ( a ). 11 publia contre lui^fi? Harangue que Cicéron a louée ( B ).
soÇ ll fe distingua par son Eloquence .] De peur que lïina- guis : nam & causas defensitavit, & tribunatus ejus ,arbitrioovation de mes Lecteurs n*aille trop loin , je les avertis e? auEloritate Publìi Afrìcani gestus , non obscurus fuit (5).íj Uc TOrateur dont je parle n’a jamais été du premier rang; Ce Passagé nous aprend que Fannius a été dune Famille plé-11 Passa toujours pour médiocre : Fannius in mediocribus ora- béïenne. On accuse Cicéron de donner ailleurs à Fannius fils
tribus habitus effet ( i ) ; mais la Remarque suivante feraVoir que sans hyperbole j’ai pu dire de lui ce que j’en aidit : Paterculus ne le met-il pas entre les plus fameux Ora-teurs (z)?
(B) Il publia contre C. Gracchus une Harrngue que Cicéron$ touee. ] Voici ses paroles : Horum atatibus adjuníti duo C.
annìi,Cau z? Marci filii fuerunt, quorum Caii filius qui Con-sul cufìí Domitìo fuit unam Orationem de sociis ,<nr nomine La-tmo contra Gracchum reliquit , fane ez 1 bonam c t nobilem (3)., ran S ue parut si bonne aux Connoisseurs, qu’ils di-qUe ? ersius ( 4 ) T avoit faite, les autres quef Paonnes de qualité y avoient mis la main. On la
trouvost trop belle pour venir d’un Orateur médiocre, telque Fanmus ctoit estimé. Cicéron réfute cela entre autresraisons par celle-ci; c est que Fannius avoit toûjours fait va-loir fa langue , & s étoit rendu illustre dans l’on Tribunal.Batn suspiçionem propter hanç causant credo fuisse, quod Fan-nt us in mediocribus orateribus habitus effet, oratio autAn velB ptitna ejjet illo quidem tempore oratìonum omnium : sed nec‘justnodi est, Ut à pluribus consusa videatur : unus enim sonuse st totitfs orationis,V idem st<ylus,nec de Perfio reticuíffet Grac-thus, quum c? Fannius de Menelao Maratheno, z? de ceterìs“^jecistet, frasertim quum Fannius nunquam fit habitus elin-
de Marc le Tribunal qu’il donne ici à Fannius fils de Caïus.
In prasentia mihi velim sertbas quibus Cens s. C. FanniusM. F. Tribunus pi. fuerit. Videor mihi audiffe P. Africano ,i. Mummio (6). Mais je ne voi pas que cette Critique (7)soit bien fondée, car il est très-poffible que Fannius fils deMarc ait été Tribun pendant la Censure de Scipion T Afri-cain , & que Fannius fils de Caïus fe soit conduit dans sonTribunal par les conseils de Scipion TAfricain. Or si cesdeux choses sont très - possibles , pourquoi ne dirons-nouspas que Cicéron a parlé ici de Tune, & dans ses Lettres àAtticus de l’autre? Je trouve plus de difficulté dans le motCensoribus qu’on a mis au lieu de Consulibus dans le Passagede fa Lettre à Atticus; car comme Cicéron cherchoit prin-cipalement en quelle année tels & tels avoient été ou Tri-buns du peuple, ou Préteurs, 8tc (8), il demandoit fansdoute sous quel Consulat ils avoient exercé ces charges. Onne renouvelloit les Censeurs que tous les cinq ans, & ainsi iln’auroit pu savoir Tannée d’un Tribunal, s’il avoit seulementsu sous quels Censeurs un tel ou un tel avoit exercé la chargede Tribun du peuple.
cum de C. Fannio M. k. hoc ipfum fendît: fed quum postes nihil lotis fuo lo-’ço ea de ré dicat, videtut enorem, fuo Attico fonasse moneme, cognovisse , 84hune pio illo repofuisse. (8) Vtits. U V Lettre Au 11 Livre à Atticus.
(s) Ctceió,in Bruto,Cap. XXVI,
(í) Cicero,Epi st. xmad Attic.Libt. XVI.
(f) Elle estde Corra-dus : voicises parolesin BrutumCiceronis jpag. 187.VidebaturCiceroaudivissetune Fan-nium Tti-bunumplebis fuij-se: quan-quàm li-bio deci-mo sextoad Atti-
?*£■
1‘^PPÌan.
Fannius (Caïus) fils de Marc, & cousin germain du précédent, fut Questeur l’an de■f*-°tne 614 , 8 c Préteur deux ans après. II porta les armes en Afrique fous Scipion l’Africain lejeune (s), 8 c en Espagne sous Fabius Maximus Servilien (b). 11 fut Disciple de Panetius (QE r and Philosophe de la Secte des Stoïques, Sc il épousa la fille puînée de Lelius. II composa desfinales dont on fit cas ( A ). II prit en mauvaise part que Lelius son beau-pere eût conféré lat ^ d’Augure à Quintus Mutins Scevola son autre gendre, 5c il ne se paia point des excuses dee ms (£), II ne fera pas inutile d’observer que Cicéron aiant dit que Fannius l’Historien étoitS e ndre dc Lelius, sot réfuté par Pomponius Atticus d’une maniéré démonstrative (C). Ce pen-dant
(c) Cicero;in Bruto ,Cap. XX VI t
(?)
Xíh.^du
L, *r e%
L8.
i'd) il composa des Annales dont on fit cas. ] Cicéron enParle assez honorablement (i) : Ejus omnis in dicendo facultasex hist or í a ipfius non ineleganter scripta perspici poteft , qua ne-2^ nimis est infans , neque perfeâle di/erta. Brutus en fit unA 8régé, comme nous l’aprend Tune des Lettres de Cicéron àAl tìcus (z), où nous lisons ces paroles : Conturbat me EpitomeBtutt Fanniana, an Bruti Epitoma Fannianorum. Voflìus (3)^marqué que Manuce a mal expliqué ce Latin dans sonV'Ojnmentaire : il a cru, dit-il, que cet Ouvrage de BrutusÉtoit l’Histoire abrégée de la Famille Fannia, ou des choses"î e >norables que les Fannius avoient faites. Manuce n’a rien^ <Je semblable dans son Commentaire ; il a entendu la“ose comme il la faloit entendre. In Fr mi epitoma Fannia-trum , c’est-à-dire selon lui , quam confecit Brutus annalium.fvnìanarum, id est historia à Fannio conscrïpta (4). Si aup U d accuser Manuce de cette faute , on l'eùt imputée àorradus J ; ), on ne fe feroit pas abusé. Si les Annales deannius n’étoient pas à beaucoup près un chef-d’œuvre d’élo-qu ? C u eBes avoient st’aiUeurs une qualité qui valoit mieux
è- «-à v»iià«
t ta., ». .
«C* ie
H\ u '
ÌH Co ’ ,s ,
so y,.'
'■Us
el P %
(fi)
I.
, - w ""““Oit en partage à Fannius (6).
c,ìff'F ,r tilli£us ’ n libro primo bijloriarum, Catonibrevitatem ,%p-
d” ìníZcs f0lvi,i ^ ™o verltatem. Marius VictorinasVXO XÎE 7 ; “ ÍKÌ Voslu)m de Flist. fiat. pag. ri, 29,
(BÌ ll ne fe paia point des excuses de Lelius. ] U avoit épou-sé la fille puînée de Lelius: famée étoit femme de Sceyo-k • mais (Tailleurs Scevola étoit plus jeune que Fanmus.Ce’lui-ci prétendoit que son droit d’aînesse le devoit avoirrendu préférable à Scevola auprès de Lelius, quand il futquestion d’un avancement a la dignité d Augure Lésoisfe défendit, en disant, qu’il n’avoit fias préféré le plus jeunede ses eendres au plus âgé, mais 1 ainee de ses filles a la ca-à Fannius ne fe paia point d’une telle distinction. lssocerum quia cooptatus in Augurum CoUegtum non erat-, nonadmodmn diligebat, praserttm cum tlle ^Scavolam sib, mmo-rem natngenerum pratuhffet ,ctu tamen Ljlmsse excusans nonoenero milorï dixìt fe Ulud, fed majors film detultffe (7). CePassade de Cicéron ne s accorde pas trop bien avec le Dia-Wne^de l’Amitié. Dans ce Dialogue Cicéron a introduitFannius parlant à son beau-pere comme un beau-fils très-content, & même comme son Collègue dans la dignité
(ciceron . - - fc.l réfuté dune maniéré démonstrative .JJe ne fais que mettre en François les paroles de Ciceron,Sed tu me yeeoutTçtxééí refelleras (8). Je fuis.trompé s’il n’ya un peu d’ironie là-dedans. Ciceron veut faire entendreà son Ami, qui étoit l’homme du monde le plus consom-mé dans la conoissance des Familles, qu’il faut fe défierKkk quel-
( 7 ) Ulcérs;in Biuto,Cap. XXVI ,
(8) Idem,Epist. Vad Atticum,’Libr. XII,