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Tome second. C - I.
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F A N N I U S.

(9) Scrtçfiqnod ereit inextrcmo : id-*]ut tgo fecu-tns hune Fan-mum quiJcrìpJit hìsto-

riíirn , gcnc-rum esteferipferamLdïii: jed tu

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agtjcíc rcfel-le tas : te au-têt» nuncBrutus drFannius. Egnt amen de bo-ni au&oreHìrtenjio (ìcAcçtperam ,ut apxd Bru •tum est. Huneigitur iocumexpédies.C'cero »Epist, V adAtiicum,Libr. Xií.

(10) U ditmoríbus Scipk> gcacrcáiceadi du-rior. idem 9in B ra o ,rap. XXVI*

(<c) ,Aut cru-cUrqaod Veblitxt abftmcmX>eatdtritu ,aut qxadinepties Fan-

(1) Eotat.

Saï, lVU.br,l, Vers. rr.

44 *

dant il ne se trompoit pas.l’égard des Fannius (O).

quelquefois de fa mémoire, 8c que l’on peut prendre pourdes raisons invincibles ce qui n’est au fond qu’une illulion.Vous me prouvâtes géométriquement que j’avois avancé àtort que Fannius étoit gendre de Félins; je le tenois d’Hor-tensius qui est fort croiable dans ces choses-là : il salut ferendre à vos preuves géométriques; mais voici Brutus quivous réfute dans l’Abrégé qu'il a fait de l’Histoire de Fan-nius ; vous vous tirerez de là comme vous pourrez (9).C’est ainsi que Cicéron parle à son Ami Atticus. ■ II est vi-sible qu’il fe moque, quand il traite de démonstrations géo-métriques les prétendues raisons d’Atticus. Notez que lestermes de Cicéron prouvent, 1, que Fannius avoit dit dans

On verra dans une feule Remarque les sautes de quelques Auteurs à

que , .

allégué pour toute preuve l’autorité d’Horteniius. Si Me-. zerai avoit dit dans son Histoire qu’il s'étpit marié avec lafiile d’un tel, ceux qui auroient allégué ce mariage, 8c quife souviendraient de ce que l’Historien en aurait dit, n al-légueraient pas un ouï dire; 8c s’iîs l’alléguoient, ils méri-teraient qu’on fe moquât deux.

(D) Voici les fautes de quelques Auteurs k l égard des Fan-nius.] Commençons par ivlr. Lloyd. I. II met à 1 an 508de Rome rétablissement de la Loi Fannia, 8c cite le XIVChapitre du II Livre d'Aulugelîe, au lieu de citer Je XXIV.II cite aussi le XVII Chapitre du III Livre des Saturnalesde Macrobe , au lieu de citer le XII Chapitre du 11 Li-vre. II. II dit que Caïus Fannius, fils de Marc 8c gendrede Lelius, fut plus illustre que Fannius son cousin, 8c enéloquence 8c en bonnes mœurs, moríbus cy ipfo dicendi gé-néré clarior. C’est un insigne mensonge. Cicéron auquelil renvoie est bien éloigné de dire cela (10). III. II ditquant au Poëte Fannius, que ses Poèmes furent portez avecson image dans le Temple d’Apollon 8c des Muses , oudans quelque autre Bibliothèque. II a copié cette fau-

te de Voffius (n). IV. 11 aplique à Fannius Ce-pion une Epigramme de Martial (iz), 8c ne la rapor-te pas bien, car il dit :

Hostem cum peteret ( 1 3 ) fe Fannius ipfe peretnit,

Hic rogo nan suror est ne moriare mari t

Ces deux Vers n’ont aucun sens: le mot peteret substitue ^fugeret émousse toute la pointe de l’Epigramme; maisfez y fugeret , elle ne conviendra pas à Fannius Cepip 1 *chef dune conspiration contre Auguste. Je n’allégue P ointMacrobe (14) qui raporte la fidélité extrême qu!un esclavede ce Fannius eut pour son maître, 8c qui nous aprend P arlà que Fannius fuioit la mort avec tous les soins imagina-bles : je n’allégue point, dis-je, Macrobe qui ne dit poM*qu’enfin Fannius fe soit lassé de tant fuir la mort ; nia* sj'allégue Dion qui dit positivement que Fannius fut tué ( C )>

8c qu’un de ses valets le trahit (16). N’est-ce pas une preu-ve qu’il ne fe tua point lui-même ? Passons à M. H o f m * n-II a fait les quatre fautes de Lloyd, 8 c une partie de cellesde Mr. Moreri II a cité la IX Lettre du V Livre de Pu*ne, laquelle ne regarde aucun Fannius. II dit que FanniusSlrabon fut Consul deux fois, prémiérement avec ValeriusMessala, 8 c puis avee Domitius FEnobarbe. II ajoute q uela Loi Fannia fut établie sous le premier Consulat de Fan-nius: il nous renvoie fur ce sujet à son Article Fannia, ° unous trouvons que cette Loi fut établie l’an 508. II inetdonc le prémier Consulat de Fannius Strabon à l’an 508 »au lieu qu’il le faloit mettre à l’an 591 ou 593. Avant «Mde parler de Fannius Strabon , il avoit fait un Article deCaïus Fannius Consul avec Domitius, 8c ainsi d’un ículhomme il en a fait deux.

tì sunt & paitlt post necati. Dio, Libr. LlV, pog. m, 598 , ei awt. f

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FANNIUS QU A DR AT US, Poëte Latin, dont les Pieces bien que ridicules av oientété placées avec son portrait dans une Bibliothèque qu’Auguste avoit fait dresser {A). Horacecontemporain de ce Fannius a parlé de lui avec beaucoup de mépris, Sc l’a traité de parasite (a)-C’est le défaut ordinaire des mauvais Poètes.

(f A j Ses Pieces ... avaient été placées . .. dans une Biblio-thèque qu Auguste avoit fait dresser. ] Elle étoit dans le Tem-ple d’Apollon Palatin. Voici cc qu’Horace dit de Fannius:

Beatus Fannius ultra

Delatis capsts Z? im gine : quum mea nemoScript a légat, vulgo recitare timentis ( I ).

■Mr. Dacier entend ce langage de la maniéré que l’on va voir.Ce Fannius , dit-il, quoi que méchant Poète avoit tant fait parses intrigues, cy par une efpece de cabale qu il avoit ménagée enlisant fis poésies en tous lieux, cy a tous venans,que contre touteforte d'aparence z? de justice on avoit permis qu il.. .portât lui-même cy fis écrits cy fin portrait dans la Bibliothèque qu’Au-guste avoit dediée; C/ c est de quoi Horace fi moque bien fine-ment ... Fannius en faisant tous les jours des ajfimblées, poury lire fis Ouvrages , s’étoit fait un nombre infini de partisans ,qui vantaient par tout fis vers, zsr en femoient par tout des co-pies, au lieu que les vers d’Horace , qui ne vouloit devoir faréputation qu a. lui-même, c?' qui ne les communiquait que très-rarement, & à tres-peu de personnes, ètoient presque inconnus,tr ne fat soient pas le quart du bruit que faifoient les sots Ou-vrages de Fannius. Car en ce tems-là, comme aujourd'hui, lacabale étoit bien souvent plus forte que le mérité. C'est le véri-table fins de ce pajfage, qui n avoit point été bien entendu. Carce que dit Acron , que le Sénat avoit fait cet honneur tt Fan-

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nius, pour fe delivrer de fes importunitez ; ou que des gens a-vides du bien de Fannius, qui n avoit point d'enfans, pour cap"ter fes bonnes grâces, cy par ce moien devenir fis heritiers, a "votent porté fis livres cy fin portrait dans la Bibliothèque ; toutcela, dis-je, n est qu'une pure imagination, qui ne peut avoiraucun fondement. Je mets en marge ( i ) les paroles du vieuxInterprète que Mr. Dacier condamne. J’ai dit quelque part ( 3 / r-s *que les Satires auroient besoin d’être commentees, ou pa rl’Auteur même, ou par quelque Auteur contemporain. Voi-ci un Passage d’Horace qui confirme ma pensée. On ne s altpas au vrai ce qu’il signifie : il faut deviner pour en entend* 6le sens; 8c quelque heureusement que l’on conjeéìure, il rcS 'te des doutes. Nous ne serions pas en cette peine, si Horaceeût commenté fes Satires, ou si quelque Auteur du sie^ 6d’Auguste les eût commentées; mais comme l’une des P 6 . r 'sections de cette efpece d’Ouvrages est de contenir w>u 6traits de raillerie exprimez à demi mot, 8c qui portents udes Avantures que tout le monde ne fait pas, je croi q uAuteur de Satire se soucie peu de Commentaire. Leveau Theophraste ( 4 ) ne fe plaisoit pas à voir qu’on lui í*des ennemis en apliquant à tels 8c à tels fes descriptions*

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bris ejtts & imaginent in fublicas Bibliotheeas referebant , nuilo taplt ^

(j) Voícz, ci-dessus, U ‘Remarque (A), Abellv, & t*

souci) à la fin , (4) La Bruyère.

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FANNIUS (Caïus) Auteur Lajin qui vivoit du tems de Trajan, Lc qui eut beaucoup û .jpart à l’estime 6c à Pamitié de Pline le jeune. Quelque occupé qu’il fût à plaider des causes j *ne laissoit pas de fàire un Recueil des cruautez de Néron: je veux dire qu’il compofoit les derni^heures de ceux que ce méchant Prince avoit fait tuer, ou banir. 11 avoit publié trois Livres >ce sujet pleins d’exactitude 6c de politesse (A), 6c il travailloit à la fuite avec d’autant pl uSfoin , qu’il Voioit que les prémieres Parties étoient fort lues : mais la mort l’empêcha d'achev

l’Ouvrage. II avoit preíîenti lui-même, à cause d’un certain songe, qu’il mourroit avant q uepublier le quatrième Livre (s).

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[A] llavoit public trois Livres fur les cruautez de Néronpleins d’exaélitude.] II n’y avoit rien de plus propre qu’untel Ouvrage à rendre odieuse la mémoire de Néron. Ce-toit une espece de Martyrologe. On fait que les Satires leplus finement écrites font incomparablement moins de torta un Tyran , qu’un Martyrologe grossièrement compilé.Les dernieres heures des persécutez les recommandent pardeux raisons très-puissantes ; l’une est l’état de mifere où ilssont ordinairement réduits ; l’autre est la patience 8c lesbeaux discours qui accompagnent d’ordinaire leur combat,a tout lc moins dans les Relations. Cela fait oublier tousles endroits dc leur vie qui pourraient empêcher les effets

de la compassion 8c de la vénération. Jugez quelsde feu toutes ces choses amassent fur la tête du Persécute^ ^du Tyran. Je vous laisse donc à penser fl cet Ouvras {Fannius n’étoit pas bien propre à inspirer de l’horreurf ^la mémoire de Néron.; car on y voioit les dernieres n jed’une infinité d’illustres Persécutez écrites avec une g fC ,netteté. Ecoutons Pline. Pulcherrimum opus imperfiH 11liquit. Qjtamvis enim agendis caujsis distringeretur , sis íf(Stamen exitus occiforum aut relegatorum à Nerone : cy si -glibros abfalverat : subtiles , cy diligentes , cy Latines > c!

inter fermonem htstortamque médias. Ac tanto mag‘ s J.perficere cupiebat, quanta frtquentius hi leélttabantur (, J

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