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FERRARIENSIS. C’est sous ce nom que l’on cite ordinairement un Philosophe Scho* r», Lîkií».àiìique qui s’appelloit François Sylvestre {A). II étoit de Ferrare, & il se fit tellement considérer Don,mie”da ns so n Ordre ( a ) , qu’il en fut élu Générai au Chapitre tenu à Rome l’an ipif. Sa cor- m™”!'/pulence ne l’empêcha pas de visiter les Provinces de l’Ordre, afín d’y rétablir la discipline au- se) in De-tant q ue f a j re f e p OUr roit {b). II mourut à Rennes en Bretagne, le 24 de Septembre 15-28. II /”!^'fut affilié à la mort & muni des Sacremens de l’Eglise par le Pere Ives Mayeuc, Dominicain, qui fi ’d^t’Ed».Çtoit Evêque de Rennes depuis le 19 de Janvier 1506, 6c qui avoit été Confesseur de la Reine vn'rststi]Anne de Bretagne, de Charles VIII, & de Louis XII (c). &p*x. s A
. J’ajoûte, que selon Leandre Albert (V), il mourut le 19 de Septembre 1528 , à l’âge decinquante-quatre ans. Cet Historien s’accorde avec Altamura touchant le lieu: mais son Traduc* ^«<.1567.r ^ur ne rend pas bien ces paroles, nella città di Renes ; car il dit in urbe Renefia , & il saloir dire W o’Ar-Rcdonìbus , ou in civitate Redonenfi. D’Argentré assure (e) que Francesco Sylvestre , Général des toì^jè H ’ S ”Jacobins, mourut à Rennes le 20 d’Octobre 15-28. 11 a cru très-faussement que l’on le nommoit ^«agne,fieras. C’étoit le confondre avec Silvestre Prierias, Maître du sacré Palais sous Léon X. eststs íx/x.
C- 4 ) C'est fins ce nom que l'on cite ordinairement .... d’Aristote, 8c la Vie de la bienheureuse Osanna en six vo- (r) Ex Al-r snçois Sylvestre.'] On cite principalement son Commen- lumes. C’est une Sainte dont il avoit été Confesseur, 8c tamura, inp lrc sut les quatre Livres de Thomas d’Aquin contre les qui est fort vénérée à Mantoue à cause de sa sainteté 8c de ^ibjìoth.
. entrls. n a fait aussi des Commentaires fur la Philosophie ses miracles ( 1 ). ° m s uc -
FERRET (Emile) en Latin Mmylius Ferrettus (A) , l’un des bons JuriíconfultesXVI siécle, naquit à Castello Franco dans la Toscane {B) le 14 de Novembre 148p. 11
sut envolé à Pise dès qu’il eut douze ans, Lc y étudia le Droit Canon, Ôc le Droit Civil pendanttrois années ; puis il en passa deux autres dans l’Académie de Sienne, après quoi il alla à Romefut Secrétaire du Cardinal Salviati. 11 fut reçu Avocat à l’âge de dix-neuf ans, après avoirsoutenu des Thèses dans une Assemblée nombreule de Cardinaux 5c d’Evêques. II quitta alorsson nom de barème Dominique , 6c prit celui d’ Mmylius. Aiant accepté la Profession en Juris-prudence , il expliqua si habilement le Titre de rébus creditìs , que cela lui sit obtenir la qualitéde Sécrétasse de Léon dixieme. II exerça cette charge quelques années , après quoi il la quittaVolontairement. Lc se retira dans fa patrie. lien sortit au bout de deux ans, son pere y aiant ététué, Lc s’en alla à Tridino dans le Montserrat. II s’y maria (C), & après y avoir séjourné qua-rte ans, il suivit à Rome Lc à Naples le Marquis de Montserrat qui commandoit une partie de l’ar-mée de France. Cette expédition des François aiant été malheureuse, il tâcha de regagner sonPais, mais il tomba entre les mains des Espagnols, & ne recouvra la liberté qu’en paiant rançon.Il s’en vint en France, & enseigna le Droit à Valence avec tant de réputation que François I leEt Conseiller au Parlement de Paris (D) , 6c le députa aux Vénitiens , & aux Florentins.L’habileté avec'laquelle il s’aquita de ces emplois obligea le Marquis de Montserrat à l’envoiera . ta Cour de Charles-Quint, après avoir fait agréer ce volage à François prémier. Ferrer sui-vit l’Empereur d l’expédition d’Afrique, 6c dès qu’il fut de retour en France, le Roi l’envoiaaux Florentins pendant la guerre qu’ils foutenoient contre l’Empereur. II revint en France lorsqu ils eurent été subjuguez , 6c suivit la Cour à Nice lors de l’entrevue du Pape, de Charles-Quint, Lc du Roi ; puis s’étant défait de la charge de Conseiller au Parlement, il se retira àLion, d’où il passa à Florence Lc y obtint la bourgeoisie. 11 fut apellé à Avignon pour y ensei-gner le Droit. D’abord ses gages montèrent à yyo écus par an, puis à 800, 5c enfin a mille,somme qui n’avoit jamais été donnée dans cette Université à nul Professeur. II se fit aimer Lcdes habitans Lc des Ecoliers: cela parut d’une façon éclatante après se mort (E) , comme on leverra dans les Remarques. 11 mourut à Avignon le iy de Juillet iffz. II compose plusieursOuvrages (a) (F). On volt une de ses Lettres au devant de la vieille Traduction Françoise (G)
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(A) En Latin /F.mylius Ferrettus.] Mr. Graverai l’A-vocat se trompe quand il croit que ce Professeur en Juris-te I
f, st. prudence s’apeíloit 'JEmilius Perrotus. II ne veut pas recher-
(«, cher fl c’est par erreur que quelques-uns l’ont nommé JLmi-
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H - u lius Perretus ( i ) ; mais quoi qu il en soit , il assure que lyï-,,c ^ m dws Perrottus ,à qui Bunel a'écrit des Lettres, est le meme
l" 1 * istst Jurisconsulte qu’ JEmilius Ferrettus. C’est une erreur : ce-tììi'fWHF lui-cì étoit Italien ; l’autre étoit François, comme Bunel (2)le pouvoit aprendre à Monsr. Graverai. Je ne le distinguebaticis’ 1 '-’- koint de ce Conseiller au Parlement dont Mr. de Thou a
Sacrai Parlé avec éloge, 8c dont le fils fut tué à la Saint Barthele-Nìs h, ’ mi. - • - D
t Pist, 1 , . - -JJ —........ c, ... ,
Mlì ) ‘ "U- ">tnus mtegntate quam juris scientia clari P. tante pâtre dig-J- r. Mfimus eandem fortunam fubiit ( 3 ). L’Epitome de la Bi-Vi ., i a Ohotheaue dp o rmmné A/tr rl "
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33.
Lìionystus item Perrotus JEmilii Senatoris Paripenfis ;
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tieque de Gesner a trompé Mr. de Graverol: on y trou-ve ces paroles: JPmilius Perretus feu Perrotus JunsconJultusfirípsit c ? c ( 4). L’Auteur lui donne le Commentaire tn le-, & e m Gallus qui n’apartient qu’à Perrot.
niaj^an. U nâquit à Castello Franco dans U Toscane.] Ses an-
l,s x - Ubr. cêtres originaires de Ravenne sétoient établis dans cettei<, 7 ; N. ville de Toscane Notez ici une ou deux erreurs de
b)
. .- (6't, estoit de Languedoc ,
.. 1S , 2 Mr. Allard. Emûe Ferrer, ^^ avtc ap i au d,Jfement
, • mais il a le» dans l UntverJ Franço j s L On eût pu dire
f 01 * 1 R enri U. 11 fàt à ^ Conseiller au Parlement
<Wti’ ®PrèsPanzirole (7) st ul !^ i un e nouvelle Relation à VOu-H. stst de Grenoble ; par là il eut eu une n
so î ' vr age de Mr. Allard. „ r étoit d’une très-bonne fa-
íûi Us a a U' (C) il $y maria.] Sa fe 1 „ en ent fix Bis & une?*«. U. wille, ex splendida samista {*)■ f s & son neveu
(9); & néanmoins st décéda lans ecr, yJhsitii Bit son héritierfì ?'- pore d’
, %rst / - r ' Pere éî’ Ul ss iner ( 10). Nouvelle preuve qu’Emile Perrot, ' 'N*. qu , p T v'j II V 10m me qui fut tué l’an 1572 n’est pas le même-soir, ? m °rt fans enfans l’an 1552.
Dg l0, h. J fné .2 an Joi S 1 l e s t conseiller au Parlement de Paris.] Cc
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ï'O Ap reiem fi r ‘ís‘>, Idem^ b’d ' Vxm ac M 1 ™ am ’JÍ‘ s Marcum Nicolas
fut' 'fois I le fit Conseiller au .
11 1 530, si l’on en croit Panzirole ; mais s’il a raison
(jj Panzitol. de Claris Lesum Interpret. pag. z;o. ( 8 )
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du
en cela, il se trompe lourdement bientôt après, lors qu’il so-pose que depuis la promotion à cette charge Ferret fut en-voie par François I à Venise, & à Florence, & par le Mar-quis de Montserrat en Espagne, environ le tems que Char-les-Quint se préparait à l’expédition d’Afrique. Cette expé-dition apartient à l’an 1535.
(£’) Il se fit aimer v des habitans cr des Ecoliers, celaparut . âpres fa mort.] Simon Craveta , son Suc-
cesseur en la chaire de Jurisprudence , aiant osé le censu-rer dans fa prémiere Leçon , fut siflé de toute la compa-gnie , & chassé hors de la ville. Unice tam à civibus , quamauditoribus dileélus (Ferrettus) ingtns fui defiderium reli-quit, quod Simonis Craveta exemplum ostendit, qui JPmiliiCathedra fubrogatus , cum in prima oratione eum perstrin-xistet, ab omnibus explosas, V urbe ejeílus, coaítus est dìsce-
dere (n). . .
(P) il composa plusieurs Ouvrages.] Voici ce qu en a ditPanzirole (12): Plura in jus civile scripsttyc? librum de Sig-na , er Ratione inscriptum , in quo multas leges interpretatusest, er alterum Bartoli Everriculum nuncupatum, in quo ejuserrores congerit ; Notas in Inflitutiones, Opinionum volumen,Responsa, nec paucas Epistolas edidit. Opus etiam de Armorumratione lingua Hetrufia compostait. II faut ajoûter à cela unCommentaire fur Tacite.
(G) On voit une de ses Lettres au devant de la vieille Tra-dutlion Françoise du Décaméron de Boccace.] Cette Lettreest en Italien, 8c datée de Lion le 1 de Mai 154;. II récri-vit à la Reine de Navarre. C’est un fort bon éloge du Dé-caméron, 8c de la Version Françoise qu’Antoine le Maçonen avoit faite par ordre de cette Princesse. Emilio Ferretti(c’est ainsi qu’il signe) déclare qu’il n’avoit pas cru que leTraducteur, quoi qu’homme d’esprit, diligent, bonne plu-me, Lc habile dans la Langue Italienne , réussirait parfai-tement bien à traduire le Décaméron, mais qu’il avoit vule contraire en lisant la Traduction. L’attachement daSieur le Maçon à l’Agriculture, 8c à bâtir, les distractionsque lui causoient les foins domestiques, chargé qu’il étoitd une femme , 8c d’un grand nombre d’enfans, avoientMmm 2 empê-
(a) Ttri dePanzirole,
Ltir. 11, Cnç\CE X Vil,
de darisLegum In-terpret,
set) Panzïî^
de ClarisLegum In-terpretibus,
NL- 3 s o.
( 12 ) Idem cibidem .