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marque: la Lifte de ses Ecrits ( G). ^ f on Horloge des Princes ( H ), & je montrerai
que fl les François font blimabìes d’avorr fait beaucoup de cas d un pareil Une, les hlpagnols
qui l’ont encore plus estimé sont plus dignes de ntee-
• •/r r an- s’ctoit point àffuieti à traduire mot pour mot , 8c qu’il f
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mtíS , Éurop&ique ornnes fao uniuscujusque idtomate
thefauri ad instar habeant , mirifieeque ejus posiefjione J
tur (16). Voilà ce que Remprunte de Don Nicolas Anto-
selon lui l’Edition de Vankelius fut faite a I orga l an
avoit ajouté beaucoup de choses. II cvre l’an i;i8, 8c l’achéva Fan 157.4: Et
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I $ II i mais il devoit ajoûter que cette Edition de lan 1611e *t la troisième. Je la croi plutôt de Leipsic que de Torga ;car le Traducteur F oppose à celle de Torga qui étoit la pre-mière (17), 8c qui parut en l’année 1601, la seconde paiuttan 1606. Les Epitres du même Guevara ont été traduitesen Italien 8c en François. Le Jésuite Schottus se moquecomme il faut de l’estime qu’on faisoit de ces deux Ouvragesen France : Nam Principum Horologium, dit-il dans la page15 1 de fa Bibliothèque d’Espagne, Jeu de vita M. Aurelii lm-perat.rts , a 4 Faustma Conjugis conficta feint, non ex historiispettta: ne quis erret, ut in G allia , ubi cupide nimis in sinuotm nobìlium , manibusque geftatum fuisse , memim ; ut ern.piltolas ejus nauci plenas zsr ineptiarum ; Aurearum titulotranjcribere non ïidem dubitarunt (.18): fed quas illi legant,fer me lice t , quibus meliora non suppetunt , aut capes e nonpojf-nt. Et voici ce qu’il dit dans la page 567. M. AureliiAntonini vita ct* Faust'm/t ejusdem Guevarra, ridicula est e?fiera nuga , quam tamen Gall't applausu magno exceperunt,Jdf ius verterunt, edideruntque esr nobiles plerique manibus %e$-tant ; fed, quid mirum quibus Amadifìus Gallicus , Orlandusfuriofeus , ceteraque agrorwm fomnìa perplacent , qu a , qui Jd-ptet, ne haras collocet maie , fugiet.
§ (st) II y a eû deux Traductions Françoises de ce Livre,publiées à près de .60. ans Fune de l’autre. La première deBernard de la Grise, in 4. Gothique, 1531. réimprimée in16. en très-beaux caractères par Jean de Tournes, Lyon1550. la seconde, de Nicolas de Herberay, Sieur dés Essars,réimprimée plusieurs fois. A ces deux différentes Traduc-tions , desquelles, soit dit en passant, la dernière est châtréede plusieurs chapitres , vise le fetpius verterunt du JésuiteSchottus, vers la fin de la Remarque (F). Rem. Cuit.
(G) Je donnerai ... la Lifte de ses Ecrits.] J’ai parlé duplus fameux. II a pour Titre en Espagnol Relox de Princi-pes : 0 Marco Aurelio. On croit que la prémiere Edition estde l’année 157:9; elle fut suivie de quelques autres, avantque l’Auteur publiât lui-même son Ouvrage. II se plaignitqu on le lui avoit arraché des mains encore imparfait , 8cqu on 1 avoit publié à son, insu. Ses Lettres furent impri-mées la prémiere fois l’an 1539, 8c l’ont été depuis en di-vers lieux 8c en divers tems. Ses autres Ouvrages fontPrologo fetienne, en que el Autor toca muchas Historias. UnaDecada de las Vidas de los X Cesares Emperadores Romanos
/ Tra J ano à Alexandre. Del menos precio de la Carte, yalabanca de la Aldea. Aviso de privados , y doBrina de Cor-tejanos ( 19). De los inventores del marear y de muchos tra-baxos que fe pafsan en las Galeras (10). Monte Calvario,Jtve de Myfteriis Dominica Pajstonis ac de verbis Domini inCrucependentis (zi ), Oratorio de religiosos y exercìtìo de vir-tuoses. II travailloit à une Histoire de Charles-Quint, 8c l’ondit qu’il ordonna par son Testament qu’on rendît (zz) à cetEmpereur la pension d’Historiographe, qu’il avoit touchéependant une année , où il n’avoit point travaillé à cetteHistoire (zz).
(H) J’ai des Additions à faire à ce que f ai dit de son Hor-loge des Princes.] II déclara que cet Ouvrage (7.4) étoit uneTraduction de la Vie de Marc Aurele , 8c que l’Originallui avoit été envolé de Florence (15). II avoua qu’il ne
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I > pag. 99. z4) Guevara , dans le Prologue de
(25) 11 venort de dire qtfsn lui avoit envoie de Cologneres de l Empereur -Auguste intitulez, de la Guerre Cantabrique. Et voilà deuxure, avance.
l'u ’ ,®d>lioth. Hisp.«orloge des Fàcs.
commenca cefte œu-:51b, cciacneva ìan 1524: Et combien que durantces six ans, dit-il (z 6), je t'mffe mon Livre bien secret, neant-moins il fut divulgué : car la. Majesté de l’Empereur estant ma-lade des fièvres quartes, me Venvoya demander, pour pajfer letemps, ZV alléger son mal. Parquoy obeijsant à son intentionluy apport ay moy mestne Marc Aurele, fans toutesfois qu il fuftreveu, corrigé, ny parfait, le suppliant treshumblement pourtoute la récompensé de mon labeur, qu il ne permist d eftre nulle-ment copié, ne transporté de fa royalle chambre, autrement fitMajesté feroìt mal sirvie en mon préjudice, pource qu en four-suyvant & parachevant mon entreprinse, il cognoistroit que monintention n estait de publier seulement, W mettre en evtdenceMarc Aurele ainsi qu il estait, ains y adjouster maintes senten-ces dignes de recommandation : ce non obfiant le malheur fut tesque le Uvre sut desrobé , puis eferit v doublé par diversesmains, & àe main à main mis entre celles des pages,pour le co-pier augmentant par ce moyen les incorrections fautes de jouren jour : car il ny avoit qu un seul original pour les corriger : dest bien vray qu aucuns tri en apportoyent quelques copies,pour lesrevoir CT* amender : mais fi elles pouvoyent parler , fe plain-droyent plus de ceux qui les ont copiées, que moy des larrons quiles ont pillées , ev qui pis est environ la saison que mon labeuravoit en cecy prins fin , preft à le semer , pour en disperser lesruiíí, Marc Aurele fut imprimé en Seville, ev peu âpres enPortugal ey par les Royaumes d’Aragon, tellement que fi lapremiere impression fut vicieuse, les autres le furent encores plus.Jugez par là lì les Espagnols méritent moins que les Françoisles railleries d’André Schottus (27). 11 ne savoit pas peut-être qu’il y avoit des François qui méprisèrent les Epitresde Guevara, desquelles, disoit Montaigne ( z8 ), ceux qui lesont appellées dorées , faisaient jugement bien autre que celuyque s en say. Avouons néanmoins qu’elles dupèrent une in-finité de François, 8c que l’Hotloge des Princes eut en Fran-ce un fort bien avantageux. II y fut imprimé plusieurs sois.Je me fers dune Edition de Lion par Benoisi Rigaud, 1597.,in iz; 8c je vois au Titre que F Ouvrage a été traduit deCastillan en François par R. B. de Grise. Depuis reveu o* cor-rigé par N. de Herberay, Seigneur des Ejfars, outre les précé-dentes Impressions. L’Epìtre Dédìcatoire au Cardinal de Gi-vri n’est point signée. J’y trouve que le Seigneur des Essarsétoit mort pendant qu’il travailloit à la Traduction de cetOuvrage. Nous n’avons donc peu avoir , continue-t-on ,que le premier Livre de fa Transtation , ott encores se sont trou-vez. fur la fin quelques Cayers en fi pauvre estât , qu il a estéimpossible de les lire, au moyen dequoy ïOuvrage a esté conti-nué fur l’ancienne Traduction, âpres toutesfois y avoir corrigéinfinies fautes fur l’exemplaire Espagnol, c? renversé plusieursmaniérés contraires à noftre langue, lesquelles souvent empes-choient de pouvoir entendre le sens de ï Autheur, voire quel-quefois repugnoyent enûeremtnt à, son intention.
Les Italiens ont aussi traduit plus d’une fois ce Lìvre-là.J’ai parlé de la Version qui en fut faite par Mambrin Ro-feus, 8c j ajoute que Faufto da Longiano en donna une au-tre qui fut imprimée Fan 1546, in 8. II y ajouta des cho-ses qui netoient point dans l’Original Espagnol, 8c il remitcesses que 1 autre Version Italienne avoit retranchées de cememe Original. Il fait sentir dans fa Préface la hardiesseque Guevara s’'étoit donnée d’avancer des faits qui ne fontpomt véritables. Sa Critique efi bonne 8c docte. II pro-mettoit une Vie de Marc Aurele composée sur le témoi-gnage des anciens Historiens, afin qu’on la mît en parallè-le avec celle que l’Ecrivain Espagnol avoit forgée. 11 se re-présente comme un homme appliqué à des études plus gravesfur l’Hébreu, fur le Grec, fur le Latin, que ne l’étoit detraduire en Italien un Livre Espagnol, 8c il fait espérer sesOeuvres Latines.
(26) Préfatide /’Hoilogëdes Princes.
? c hernieScieQ.
(27) ^por-tées dam lá%tmart].\F)w
(28) Mon-taigne , £s*fais, Livr»/> Chap,
xlvw 9
ARDIN (François) issu d’une des plus nobles & des plus anciennes Famil-les de Florence, 8t Auteur d’une Histoire fort estimée Sc de quelques autres Ouvrages (a ),
naquit
(*) Votez, Ú
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(A) ll est Auteur d’une Histoire fort estimée.] Elle com-prend en XX Livres ce qui se passa dans l’Italie depuis l’an1494 jusques àl’année 153Z. Renfermons la dans ces bor-nes (1), puis que F Auteur de fa Vie le veut; mais obser-vons qu'elle remonte jusques à l’état où se trouvoit l’ItalieFan 1490, 8c qu’elle finit à la mort de ClementVlI 8c àF élection de Paul III (z). II est vrai qu’elle est fort suc-cincte sur les dernieres années de Clement VII, à com-mencer principalement par l’an 1530. Elle a été traduitede l’Italien en diverses Langues. Cselius Secundus Curionla publia en Latin à Bàle Fan r 566. Un certain JeromeChomedey Parisien la publia en François à Paris l’an 1568.Les Anglois Font en leur Langue, comme il paroit par le
Les rroteftans fions pas laissé perdre les fragmens que 1 onen avoit détachez, 5 c qui n’étoient pas au goût de la Courde Rome Us les ont publiez à part en divers tems ( 5 ).Vonsr Heidegger en dernier lieu a joint à l 'Historia Papa-tus f 6 ) celui du IV Livre. Mr. Varillas assure que leshéritiers de Guicciardin s’ingererent contre son intention, dedonner au public les quatre derniers Livres dans la troisièmeEdition' /examinerai cela ci-dessous ( 7 )• Notez que leSansovino a publié une Epitome de cette Histoire, 8c queGuicciardin avoit eu dessein d’ìmiter César, c’est-à-dire decomposer des Mémoires fur les_ actions de fa vie; mais Ja-ques Nardi qu’il consulta lui mit en tete un travail plus re-levé , savoir l'Hìstoire de son tems. II le jugea
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atalogue d’Oxford. Les Espagnols, les Allemans, 8c les cette entreprise, le conoissant incapable de falsifier i„/ c a
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nans l’ont aussi traduite en la leur ( 3 ). La meilleureEdition Italienne est celle qui est accompagnée des Notesmarginales de Thomas Porcacchì. La premiere Edition decette nature est de Venise 157? U> Cet Ouvrage deGuicciardin ne parut qu’-après fa mort, & ce fut AgnoioGuicciardin son neveu qui eut foin de le donner âsl public.
( 4) Fossevin. Bìbl. Selest. r >m. II, Libr. XVI, Cep. XLI, pAg. 337 -TOJVÎE II,
ses, ou par la crainte des effets de la censure, ou par F es-pérance des effets de la flaterie. Outre que c’eût été encou-rir F envie des Florentins > que de se borner à sa propre His-toire. F u da lui dijfuáso , & effort ato a scrìver l’Hisiorid
de
à f alinéa, ( 6 ) Imprimée d Amjlerd. Pandes Lettres, Moii 4 e Mai 1684, u. 31$ de U
bm
( S ) IU iripublièrentdeux (Cun tUré du llí Li-vre , C autretiré du IV) £en t Un*àn Italien ,Françoisl 'an 7569/^
* » & avecquelquès aditres PiecesFan 1602*fans lieud* Impressionin t y & à.Francfort in4 Pan 1Voiez. la 'Re-marque {de l\IrticleJules II ^T 684. Volez, hs Noûv. de la Re'pufelïq.2 Edit , ( 7 ) Vans U Remarq* {&}<{