Band 
Tome second. C - I.
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(b) Idem 9ibidem.

(c) Vanke-lius, Pri-sât. VerftonisHorologPrincipum,ne sicvantp&s que Lue-vara a eu ces2 Evêchez, ,n'a su com-ment accorderceux qui tenommentEvêque deGfíadix , (?

( ? V Corde-lier Irlandais »dans son Li-vre DeScriptoríbusOrdinis Minorum, apudNicol. An-ton. tbid.

(4) Bihlioth.Hispan.

Tarn. ly pag.99 .

(5) Dansles ^ArticlesL Aïs,'Remarque{V) -, &

L AMIE,Couitifane ,

- Hgmarque(L). C’efiIm qui eflClAutcier desfables que

Brantôme

débite dans

V -Article de

la secondeFlora,Remarq. (F).

(S) Voífius,de Hiflox.Graccis,'fag. dzS.

f7) Quodspeciatimquoque deGuevara... vocatoetiam adsuffiagiumReinetïo» . . docetGl. Ruper-tus ad FIo-tumlib. 2.cap. 17.5.

77. quo io-co, ubi spé-cimen im-posturarurnipsius pro-posuillét,hax subjicit :Taceo innu-meras aliasfraudes , qui-tus mendacio-rtt m attcíerìJìrenue H at ,& id maximeagît -, ne abtìispanicavanitate de-fciscere videa-Marti-fbs Schooe

kius,

Fabula Ha-melensi,

87.

(8) Rupert.ad FJorum »Libr ll , Cap.XVI ly Z. 17.

(p) Anton.Àugust.

Dial. X,fag m. j s 1 .Votez, aussi2*1*

6 zr

GUEVARA.

goût, une fausse idée d’Eloquence l’entraînérent dans ce précipice } & ce fut un petit malheur C ‘*JZen comparaiion de l’extravagancc avec laquelle il osa manier l’Hiítoire (B). II en viola les loixles plus sacrées & les plus fondamentales, avec une audace qui mérite toute l’indignation des ^

Lecteurs} & il fit voir que jamais homme ne fut auffi indigne que lui du caractère de Chroniqueurde Charles-Quint dont on l’avoit revêtu. L’excufe qu’il allégua, quand il sc vit censuré (C)»eít très-mauvaise: il prétendit qu’hormis la Sainte Ecriture, toutes les autres Histoires font trop ^ ic _ Aflt onincertaines ( D ) pour mériter que l’on y ajoute foi. II vit à la fuite de l'Empereur son Maîtie Bib^-une bonne partie de l’Europe {b) , & fut fait Evêque de Guadix au Roiaume dc Grenade, &puis Evêque de Mondonedo dans la Galice (c). II mourut le 10 d’Avril if44 , après avoirpossédé quelques années cette dignité (d). C’est une chimere que dc dire qu’il a été béatifiepar la Cour de Rome ( E ). On ne fauroir assez admirer l'empressement que les étrangers ont eude traduire en diverses Langues quelques - uns de scs Ouvrages (F). Je donnerai dans une Ee- , m >.

marque

„ librat m antithetis doctas posuisse figuras laudari conten-„ tus. Fulgurat interdum & tonat, sed nontotam (ut o-„ lim Pericles Athcnieníis) dicendo commovct civitatem,„ ut dum nihil vult, nilì culte 8c splendide dicere, siepe„ incidit in ea qux derisum effugere non possunt. Qui fi„ illam ( subjungit) extra ripas effluentem verborum copiam„ artificio dicendi repreffiíTet, 8c graviorum artium instru-„ mento locupletasset, dubito quidem an parent in ec> elo-„ quentix genere in Hispania esset inventurus ”. C’est envain, 8c par un aveugle entêtement, que Waddingus ( 3 ) ac-cuse d’envie le Pere Schottus.

(B) L'extravagance avec laquelle il osa manier t Histoire. ]La licence qu’il se donna de falsifier tout ce que bon luisembloit, 8c de débiter comme des faits véritables ce quin’étoit que les inventions de ion cerveau creux , aprochede celle des faiseurs de Roman. Ceux-ci ne trompent per-sonne ; car ils ne demandent pas qu’on prenne pour vraitout ce qu’ils débitent, ils n'aspirent qu’à la gloire de faireaprouver leurs fictions, comme des choses ingénieusementforgées ; mais pour Guevara il prétendoit que l’on prît pourdes Narrez Historiques, 8c puisez dans de bonnes sources,ce qu’il avançoit. C’étoit donc un empoisonneur public, 8cun séducteur, 8c dans le Tribunal de la République des Let-tres il méritoit le châtiment des profanes 8c des sacrilèges ;car il violoit ce qu’il y a de plus sacré dans l’Art Histori-que. Nicolas Antonio est trop indulgent. Illud , dit-il (4) ,commiseratione potius quam excusatione indiget , talis fama vì-rum putaste licere fibi adìnventìones proprii tngenii pro antiquo-rum proponere , tsr commendart, fœtus suos aliis supponere, acdenique de universa omnium temporum Historia , tanquam deJEfopi sabulis , portentofisve Luciani narrationibus ludert.Volez dans l’Article Rua toute l’étendue de ses fourbe-ries : j’en touche auffi quelque chose en d’autres en-droits ( 5 ).

(C) Il sévit censuré.] Pierre Rua, Professeur à Soria,ne laissa point impunie l’audace de cet Auteur. II écrivittrès-fortement contre lui, comme on le verra dans son Ar-ticle. Voici le jugement qu’a fait Voffius de la prétendueVie de Marc Aurele composée par Guevara : Vita illa M.Aurelii Antonint, que. ab Antonio Guevara , Meniontnst E-pifeopo , est Ce sari Carolo V tt con/tliìs, Hifpanicè édita est, eá-que e lingua in alias permultas transtata fuit, nihil Antoninthabet ; sed tota est supposttìtia , ac genuinus Guevara ipfius foe-tus ; qui turpiter os oblevit ïeílor't, plané contra officium homi-nìs candìdt , maximé Epifcopi. Habet intérim plurima lefiu necinutilia nec injucunda : imprimis viro principi : unde v Horo-logium principum inferibitur ( 6 ). Je cite en marge MartinSchoockius (7) , qui a bien conu les défauts de cet Espagnol ;mais comme il se fonde sur l’autorité de Rupert, il ne serapas inutile de citer ici un peu plus au long les paroles de cesavant Allemand (8). Eandem quoque imposturam notaramin eodem Guevara quem ob id tanta Imperatoris fui,tanta nos-trorum hominum benevoltntia prorfus indìgnum studiuft juven-tutis manibus excujfum ibam. Refert lib. I Horologii Princi-pum c- 1. gentem apud Romanos fuisse Clavillam magno in ho-nore que f e originem ducere glorietur à Camillo ducum Roma-norum celeberrimo , viros ex ea Camillos, F eminas Clavillas dic-tas in memorìam filie Camillae, que abhorrens nuptias in Vir-gtnum Vestalium numtrum cooptari voluer 'tt. Mortuam divinishonoribus cultam, ejufque monumento inscriptos fuijje hos ver-ficulos :

Unica sub tumulo jacet hoc Clavilla Camilli,

Nata quater denos 8c sex qux maluit annos

Vivere Vestales inter conclusa sorores

Magno Trinacrix quam nubere libéra Régi.

Quam miserum ! extinctx nunc artus roderc vermes

Artus qui vitam purì effulíere per omnem.

Hoc Epitaphium addit è Grxco tranílatum este,& paullo post ,multa refert de Camillorum prxrogativis, de persecutionibuseorundem fub Sylla, que omnia putìda , vana esf f alfa , neccuiquam Hiftoricorum veterum tradita, quamvis ille Cinnamrjr Pollionem laudet feriptores quos têt annì cr profunda fe-culorum oblivio fere cogitationibus hominum Ct 1 memorie, ne-dum oculis exemit. Je n’ai rien voulu retrancher de ce longPassage, parce qu’il fournit un échantillon par lequel on pour-ra juger plus sûrement de l’effronterie de Guevara, que partout ce que j’en ai dit en général. Le docte Antonius Au-gustinus a fort bien décrit les défauts du personnage. Anto-rttus Guevara, dit-ìl (y), c^uì f cire antiqua Romanasque His-torias fingtt , eaque commïnifcitur que nec visa nec audita mor-talibus, nemo ut divinare queat in quos ille lìbros incident. No-

va itaque nomina feriptorum excogitavit, fomniaque vendit**obtruditque que apud nullum reperias autlorem.

(D) il prétendit que . . . les . . . Histoires font trop incef *taines. ] II se servit de cette excuse, quand il se vit poulieà bout par le docte Pierre Rua. Adeo in lubrico este otnntffîveterum faSlorum fidem caufabatur, ut non aliis diceret qu*m_Sacrorum Biblierum Hifloriis preftandam : nempe hoc velamenUgenus fib 't à tam parum equo de prestantisttma arte judicio tustquefivit cum é Sorienfìs Schole cathedra vir eximie erudittenUPetrus Rua eum de fide in histortis prestanda non fetnel datifadmonuit expoftulatoriis literis (io). C’étoit une pauvre ex-cuse ; c’étoit se couvrir de feuilles de figuier dans fa nudité :car quand même le Pyrrhonisme Historique seroit auffi bienfondé que quelques-uns le prétendent, il ne seroit pas per-mis à un Auteur d’avancer, que Cicéron ou César ont dit,ont fait une telle chose qu’il inventerait lui-même.cun seroit obligé de ne leur attribuer que ce qu’on lit d’eu*dans les anciens Monumens. Un Auteur ne doit point ftfaire des Réglés particulières; c’est à lui à sc conformer auiRéglés publiques : or selon les Loix publiques en fait de lec-ture d’Histoire, on reçoit pour bon ce qui se prouve P arle témoignage des Auteurs graves, 8c l’on rejette comm eune Fable tout ce qu’un Moderne débite concernant l’Anti-quité , fans savoir lu dans de bons Historiens. Ainsi > de quel-que façon que Guevara considérât l’ancienne Histoire, q u ■*la crût vraie, qu’il la crût fausse, qu’il la crût douteuse, '*devoit citer ce qu’il y trouvoit, 8c n'alléguer que cela, fa utede quoi il mérite d’être traité comme un séducteur publie-Rua ne le laissa point jouir de ce subterfuge; il écrivit con-tre lui pour la certitude de l’Histoire. Un autre Auteur ( H )se mit auffi sur les rangs, pour foudroier les principes à?Guevara. Cujus rei etiam nomine dotììstmus ille Theologi'corum locorum feriptor libri fecundì sexto capite in Guevar*hoc , indignum eo , ac dignitate ejus , five judicium, f ve .’quod magis credere est , ingenit luxuriantìs licentiam, a cf> ’.quod decuìt , orat 'tone tnvehìtur. Prefertim cum Chronograç 1munus regio beneficio apud Carelum exerceret, neittiquatn drhuit eam qua ornabatur hiftoriarum profesttonem fie deprir» trl ’ut propria confesttone Jìbi tpfi quoque w monumentis fuis fid t,napud posteros derogaret (12).

Les Nouvelles de la République des Lettres (13) °rparlé d’un certain Triumvirat, auquel Guevara mériter oltd’être associé. Ce Triumvirat est composé, I, du P.rin, qui, trois ans âpres la prise de la Rochelle, foutenoitcore quelle n’avoît pas été prise, e? que tous les bruits q # 1avoient été publiez, n étaient qu un Roman. II. D’un fani £U .& redoutable Dialecticien, qui dit à un Gentilhommevenoit de dire qu’il avoir vu le Duc d’Epernon à Plassac,la ne fauroit être . . . par quatre raisons indisputables', & I em en vais vous prouver qu il faut de nécestìté que Mr. d Ests

non soit encore a Londres . Il est plus à croire st 1 st

yeux fe trompent que la raison . . . : la nouvelle dont ijjstgît implique contradiéîion morale, er peut-être contradi$ ,o!tphysique. III. D’un homme qui déclara à Isaac Voffius 'qu âpres de longues a 1 de fortes méditations il avoit cornfWun Livre ou il montrait par des preuves invincibles, q* ece qui est contenu dans les Commentaires de César touchantguerre des Gaules est faux, cr ou il faifoit voir fadleuf 5 ^plement que jamais César n a été au deçà des Alpes. _ , ^

{E) C’est me chimere que de dire qu il a été béatifié p**^' ■Cour de Rome. 1 Don Nicolas Antonio cite un Auteura composé le Martyrologe des .Franciscains, 8c qw *que le Saint Siégé, après les enquêtes nécessaires, a ^ esnellement décidé que notre Guevara est auBéats, 8c qu’on le doit tenir pour tel. Nefcio unde A ^rus à Monasterio Franciscain Martyrologii auSlor remdiâlam, ïnauditam acceperit. Antonium ut Guevaram ^bris die xxiv in albo eorum collocaret quos Apostoli 0 * Pt ■ rési-des Beatos este atque appellari debere, acceptis pr'tusmis probationibus , rite fanxit (14). Cette hardiefle. . F j reque celle de Guevara même. Si ce fait avoit lj w st-aparence, n’y auroit-il qu’un Auteur qui en P a ,. a 5 1 teur dulence de tous les autres est démonstratif contre 1AMartyrologe. - , les

{E) On ne fauroit a fez admirer ? tm P re I> tm ‘ nt J^.unsétrangers ont eu de traduire en diverses Langues que qde ses Ouvrages. ] L’Horloge des Princes fut tradu t cn ^lien par Mambrin Roseus Pan 1548, 8c en ^ 5 a-

autre homme l’an 1588 (•). Fndenc Gu.Haume Duc de

xe en fit faire une Edition Latine, accompagnée de ^^d’Aphorismes par Jean Vankehus l an 1611 tn f ^ j. ante Edition a été renouvellee á Leipiic 1 an 1 st,f alt ben* s162.4, 8c à Francfort l’an 1664 (15). Emertcus caj ^

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