G U I C C I A R D I N. GUI C HEN ON.
(ì6) Guîc-
ciardin.Ltbr, Vlllyfolio 222
(î 7 ) Idem,ibidem,
fîS) Votez*^Histoirede Venisefar PierreJustiuiani,au Livre X,Torcacchila cite dansfa. Préface furGuicciar-din, & dansfes Notesmarginalesfur le VlllLivre y folioizz verso,
( 39 ) Bem-bus, Histor.Venet*,
Libr . VIUcirca init . fo-lio m. 188verso.
(40) Por-cacchi, No-tes sorGuicciar-din, Ltbr . /,folio 8.
(4r) La-mê-me y Livr,Vlll, foliorza.
(41) Si vc-do'io an co deisuo due com-ponimenti chefertitoh han-no , &c,Ghilini,Teatr. Tom,I>P*g- S9 .
(43 1 Voiiz. laBibliothè-que Fran-çoise de DuVerdier,m- lLr.
(44) Upa^e 403 dcU II Partie,
(4) Ses ti-tres fontSeigneur dePainejsuyt ,Conseiller &•Hiftorioira,-fhe du Hpi 9dT de Sont esse Royale ,
6;6
( L) , & que íbn neveu Louis Guicciardin s’est rendu illustre dans la République desLettres (M).
nio Giustiniano : il quale ammeffo in f Mica. audìentia al cospet-to di Cesare , parlé miserabilmente e con grandijjtma sommijjto-ne ( 36). II ne se contente pas de cette idée genérale de l’hu-milité trop soumise des Vénitiens; il ajoûte qu’il est à proposde raporter toute la Harangue, afin qu’on voie la consterna-tion qui les saisit. II raporte donc tout le Discours de l’Am-bassadeur, sans y faire d’autre changement, que de tradui-re le Latin en Italien. Non mi pare alieno dal nostro propo-jito , acciocbe meglio s'intenda in quanta consternatione d’ani-mo fujje ridotta quella Repub. la quale già piìt di dugento an-ni, non haveva fentito aver/ità pari a questa , inserire la pro-pria oratione havuta da lui innanzi a Cesare , transferendo so-lamente le parole latine in voci volgari, lequali furono in ques-to tenore (37 ). Les Vénitiens soutiennent que cette Haran-gue est chimérique :8c pour le prouver ils allèguent que Fran-çois Capello (38), qu’ils avoient envolé à l’Empereur aprèsqu’ils eurent repris Padoue, n’eut pas même la permissionde mettre le pied fur les terres de ce Prince, & que LouisMocenigo, 8c Antoine Justiniani, qu’ils lui envolèrent quel-que teins après , ne furent non plus admis, ni ouïs queFrançois Capello. Ce qu’il y a de certain est que ces Am-bassadeurs étoient chargez de faire des offres très - avanta-geuses à fa Majesté Impériale. L’Historien de Venise quej ai cité n’cn disconvient pas. Pierre Bembo autre Histo-rien de Venise l’avoue encore plus fortement. Latum , dit-
il,( 39), ut Antonias Juftinianus . ad Maximilianum
rettâ contenderet ; <& cum illo , fi pojj'et, pacem quantumvisduris conditionibus faceret : Tergefiéque oppidum , er PortumNaonis, reliquaque municipia , qu a refip. ex ejus ditione su-periore anno ceperat , Senatttm ei paratum este refiituere : ac quaoppida ex Romanorum imperatorum ditione in Garnis , & Gal-lia , c? Venetia refp. pojjtderet , ea se omnia illi tanquam ac-cepta relaturum nuntiaret. Notez qu’il assure qu’Antoine Jus-tiniani fut envolé à l’Empereur aussitôt que l’on eut apris lavictoire que les François avoient remportée. Que sait-onsi Guicciardin n’avoit point vu la copie de la Harangue queJustiniani avoir préparée? Cela ne le disculperoìt point; cars’il étoit vrai que l’Ambassadeur n’eût point eu d’audience,on ne pourroìt point produire son Manuscrit comme unDiscours actuellement récité devant l’Empereur. II régnoitbeaucoup d’abus dans les Harangues que les Historiens ra-portoient: ils les composoient eux-mêmes # selon leur capri-ce , 8c vouloient bien que l’on crût qu’elles avoient été pro-noncées actuellement. Lisez dans Paul Jove la Haranguequi fut faite par l’Ambassadeur du Duc de Milan à CharlesVIII pour le porter à l’expédition d’Italie; lisez la aussidans Guicciardin; vous trouverez que ce font deux Piecesqui ne se ressemblent pas (40). Le Discours, que le Do-ge Loredan fit au Sénat pour faire envoler deux cens no-bles Vénitiens à la défense de Padoue, est raporté par Guic-ciardin tout autrement que par Mocenigo, 8c par justiniani,Historiens de VeniL (41).
(L) Guicciardin composa quelques autres Livres.'] Je lesréduis à deux, dont l’un a pour Titre Configli aurei, & l’au-trej Auvertimenti Politici. Le Ghilini ne parle que de cesdeux-là (41). Si l’on se fioit aux Catalogues des Bibliothè-ques , on ne s’arrêteroit point à ce nombre : on attribue-roit à Guicciardin outre cela , Pin Configli e Auvertimentiin materia di re public a e di privata, imprimez à Paris l’an1576 in 4. 1 Precetti e Sententie in materia di Stato, impri-mez à Anvers l’an i;8; in 4. Auvertimenti Politici, im-primez à Venise l’an 1583 in 4. Hypomneses Pdètict. Voilàles Titres que l’on trouve dans le Catalogue d’Oxford,fans que l’on soit averti que ce ne sont que diverses Edi-tions des mêmes Livres. Les Libraires font cause de telsdésordres, par la licence qu’ils se donnent d’intituler le mê-me Ouvrage tantôt d’une façon , 8c tantôt dune autre.Mais n’allez pas croire que Guicciardin ait donné des Ré-glés de Poésie , fous prétexte que le Catalogue d’Oxfordlui attribue Hypomneses Po'èticA. C’est une faute d impres-sion : il faloit dire Hypomneses Politici ; car c’est ainsi que leTraducteur Latin des Auvertimenti Politici de Guicciardina intitulé fa Traduction. Remarquons que ces Ouvragesde Guicciardin, traduits en François par Charles de Chante-cler (43) , furent imprimez à Paris l’an 1577 in 8 fous leTitre de Plusieurs Advis V Conseils tant pour les affaires d’es-tat que privez. II y a une lourde faute dans le Cataloguede la Bibliothèque de Mr. de Thon. On y donne (44) àFrançois Guicciardin deux Livres qui ont été faits par
Louis Guicciardin son neveu , & qui sont intitulez , l’unRaccolta de i detti satti notabili cofi gravi corne pìacevoli ,8c l’autre, Hore di Ricreatione. Cette méprise renferme uneabsurdité ; car Guicciardin sonde avoir tant d’éloignementdes plaisanteries, qu’il ne lui en échapa jamais aucune. ï\étoit grave ôc sévére au souverain point, Fuit indignationtproclivior , orisque duc t u licet suavi , tamen severo Z7 gravi ge-nioque supra modum saisi urbanitatis diíieriis répugnante, quogrum nullum in tota vita ipfi unquam excidiffe perhtbent qui~dam (45). On lui attribue dans l’Epitome de Gesner uneHistoire Italienne urbis Haïti , imprimée a Venise l’an i;6y-(Aí) Son neveu Louis Guicciardin s'est rendu d~lustre dans la République des Lettres. ] Outre les deux Ouvra-ges dont on vient de voir le Titre , il publia Commentarftdelle cose piìt memorabili seguite in Europa , specialmentequestt Paefi b a fi dalla pace di Cambrai del M. D. XXIsinfino a tutto ï Anno M. D. L. J'en ai l’Edition de Veni-se , appreffo Domenico Farri 1 .,66 in 4. L’Auteur dédiace Livre au grand Duc de Florence : son Epitre Dédica-toire est datée d’Anvers le 1 de Janvier 1565. CetteHistoire a été traduite en Latin (46) , & fut suivie bien-tôt après par la Descrizione di tutti i Paefi bafi , altrimenttdetti Germania inseriore. Cette Description des Païs-Bas estun fort bon Livre ; l'Auteur demeura long-tems en ce Païs-là, & prit une peine extrême de s’intormer de toutes cho-ses , & se porta sur les lieux autant qu’il lui fut possible >pour ne rien dire dont il ne fût bien certain. II donna troisEditions de cet Ouvrage; la derniere est de l’an 1587, &surpasse autant la seconde , que celle-ci la prémiere. Ç eLivre fut traduit en François par Belleforet, 8c en Latinpar Jean Brant Sénateur d’An vers, 8c par Régnier Vitel-lius. La Traduction de Jean Brant n’a point été publiée;l’Auteur se voiant prévenu par d’autres la supritna (47). LeGhilini savoir quelque chose de ceci ; mais il s’est brouilléd’une étrange forte en le raportant. Voici ce qu’il dit :Reynero Vitellio, e avanti di lui Giovanni Rranzio Senatore dtAnverza, che dal Vitellio fu prevenuto la traduffero dal F r in-ceste nel Latìno (48). Ses paroles font pleines de fautes; enprémier lieu elles signifient que la Traduction de Brant a vule jour; car lors qu’on parle d’un Livre fans marquer ex-pressément qu’il n’a point été publié , on a dessein de faireentendre qu’il est sorti de dessous la presse. Cette prémierefausseté est suivie d’un galimatias affreux. On nous assureque la Traduction de Brant fut antérieure à celle de Vitel-lius, 8c que Brant fut prévenu par Vitellius. Ce font deschoses incompatibles, quand on oublie , comme le Ghili-ni , de distinguer la composition d’avec simprelsion. No-tez même que Valere André ne dit point que Jean Branttraduisit ce Livre avant que Vitellius s’apliquât au mêm etravail ; il se contente de dire qu’on le prima quant à l’iw-prefíion (49). Enfin, il n’est pas vrai que la TraductionFrançoise ait servi d’Original à Vitellius, 8c à Brant. Ce-lui-là déclare dans le frontispice de sa Version (jo), qu’il 2travaillé sur l’Italien ; 8c Valere André assure la même cho;se par raport à Brant. J’ai cité ses expressions. Le Ghiliniest tombé dans toutes ces fautes pour avoir suivi aveuglé'ment Swertius ( çi ). Le Pocciantio ( 51 j affûte que LouisGuicciardin entendoit la Langue Latine 8c la Langue Gre-que, les Mathématiques, 8c l’Antiquariat. Mr. de Thonloue beaucoup la Description des Païs-Bas, 8c nous apren"un fait remarquable; c’est que le Duc d’Albe fit mett reLouis Guicciardin en prison, pour avoir écrit un Livre sujles motifs qui dévoient porter à abolir le Carême. On P e sconoitre par là l’humeur farouche, 8c l’orgueil énorme fce Duc; car ce ne fut que par son ordre que Guicciardinécrivit ce Livre; mais parce qu’il ne donna point lui-ui^'me le Manuscrit au Duc d’Albe, 8c que ce fier Espagnolsreçut de la main d’un tiers, il íe mit dans une colere ex-trême contre l’Auteur, 8c le fit emprisonner honteusement-Guicciardin fut trahi par une personne, qui se voulant j al 're un mérite de sa diligence, présenta le Manuscrit ,qn° nlui avoir confié. In carcerem ignominiosum ob id conje^squod Albanus poftea excusavit , cum diceret, non tàm ob mlium optimo vire succensere, quam quod illud juffu s* 0 } 1 ftf)fatebatur, cum scriptis mandaffet, non per ipsumse d per alias manus in suas pnpostera perfidi hominis í rt>suam aucupantis diligentia illud perveniffet (53). ^ ^.fix
rut à Anvers le 11 de Mars 1589 , à l’âge de soixanteans.
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GUíCHENON (Samuel) Avocat à Bourg en Breíîè, mérite une place illustré P 3 ^ 0les Historiographes qui ont fleuri au XVII fíecle. II étoit né à Mâcon. II publia en i 5 ^l’Histoire de Bresse, après quoi il travailla à l’Histoire Généalogique dc la Maison de Savoie,la fit imprimer à Lion l’an 1660 en deux gros Volumes in folio. II publia en la mêmeun Livre Latin intitulé Bibliotheca Sebufiana (A). Ces trois Ouvrages sont tres-bons enefpece, & l’ont rendu digne des récompenses dont il fut gratifié (a). Mr. le Laboureur cn v . entj
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( A ) Il publia . . . un Livre intitule Bibliotheca Sebu-fìana. ] . C est un in 4 de 448 pages, imprimé à Lion.Four faire^comprendre sufisamment de quoi íl traite, ilne faut qu’en donner ici tout le Titre: Bibliotheca Sebufi-ana 9 pye 'varmrum chartarum , diplomatum , fundationum ,privUegiorum , donatianum zd 3 ìmmunitatum à summis Pon -tifietbus y Imperatoribits , Re^ibus, Ducibus , Marchionibus ,Comiûbus r CT* P r oc tribus , Ecclejlis f Adonajleriis ztr aliis lods
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aut personis conceffarum nttsquam antea edttar^ » ffifi*'Centuru IL. Ex Archivis Regiis , Mortast írt0 . , çjriis & codicibus manuscriptis ad hifiorU . ■ m cl) gnitio-
ad locorum explicationem ex familiarum tUuJ r -À^yt,netis illustravit S. Guichenon , Domtnus e , tfifio'
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Régi à Confiliis, Erancia, Sabaudhe, & Domba p_g-
riogràphus , Eques auratus c t Cornes Palatin# *lìgionìs S S. Maurhii t? Lazari miles.