C U Y E T.
(b) VoïttFrançois ce -lèbre par sesSatires,
f c) 11 futfait Cardinal
tn r6ri.
(d) Vun deces deux Bé-néfices était leJPruttré de St.
«.Andrade au-près de B uy -dctutx. Voiez./’Hist. del’AcadémieFrançoise,pag. m, 26p.
(s) Elle con-tenois 2 $•mains de pa-pier in folio yd'ítnc écriturenette & fortlisible.
(f) Reine'C us, Epist.ad Dau-lïiium pag,I70, s* esttrompe e»nuttunt 1657.
(g) Elle estÀ ht tête duCommen-taire dtGuyet surTerence,
imprimé aveccelai de Boe-cleras , i
Straib 'Urg ,
en 1657.
(A) 11 testdéguise feusle Nom deAntoniusîerianderRhœtus.Vme^ Place,de Scriptor.Anonymis& Pieudoo.feg, rz«.
sc) En
1667.
(10) Baillet >Jugemensdes Savans ,Tarn. lis,mm. j 18,
(n) Part-ner. in YitaGuyeti.
(12) Idem.
(r?) fíincEntant fumésserealìbusebria turbaCarmina t otMu fi s infi-cianda ve-munt.
{14) Votez,ces deux petit tPol : meS dan*Us LettresChoisies deBalzac, pag,3 r ; Edit, deHollande,
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maniéré les honneurs de la maison. Après la mort de ce Président, ce furent eux qui continuè-rent de tenir ces Conférences au même lieu. Guyet se trouvoit fort réglément à ces Assemblées.II fit un voiage à Rome en 1608, & il s’apliqua si fortement à Pétudede l’Italien, qu’il se renditcapable de faire des Vers en cette Langue, que les meilleurs Poètes de la nation n’auroient pasjugez indignes de leur veine. II renouvela avec Régnier (A), qui éroit alors chez le Cardinal deJoyeuse, la conoissance qu’iis avoient déjà faite à Paris j & il se fit fort estimer du Cardinal duPerron, & de Gabriel de l’Aubespine Evêque d’Orleans, auquel il donna du secours plus d’unefois pour Pexplication de plusieurs Passages difficiles tant des Ecrivains Sacrez, que des EcrivainsProfanes. II revint à Paris par P Allemagne, & entra chez le Duc d’Epernon pour diriger lesétudes de P Abbé de Granselve, qui fut ensuite fi conu fous le nom de Cardinal de la Valerte ( c ).Comme il entendoit à fond les Auteurs Grecs ôc Latins, il y choisit ce qu’ils avoient de plus pro-pre à son Disciple, & le lui expliqua, non pas en Pédant, mais d’une maniéré proportionéc à Pu-íàge qu’en devoir faire un homme destiné à de grans emplois. Ce Disciple profita beaucoup dcsLeçons d’un si savant Maître j Sc conçut pour lui tant d’estime, qu’il lui confia toûjours ses af-faires les plus importantes. 11 le mena avec lui à Rome lors qu’il y alla après son Cardinalat, &lui fit avoir un bon Bénéfice, outre celui qu’il lui avoit déjà conféré (d). Guyet étant de retourà Paris aima mieux vivre en particulier, que chez le Cardinal de la Valette, ôc fit élection de do-micile dans le College de Bourgogne. C’est là qu’il vécut jusques à fa mort, ne songeant qu’à sesétudes, ôc sc contentant dc faire fa Cour pendant que ce Cardinal étoic à Paris ; car pour se fui*vrc dans les armées Ôc dans ses Provinces, c’est à quoi il n’auroit su sc refoudre. II avoir tousles jours la conversation de Mrs. Du Puy, qui logeoient à l’Hôtel de 1 hou assez près du Collegede Bourgogne} mais après le départ de Monfr. Rigaut ils sc transportèrent à 1 a Bibliothèque duRoi, où fe tinrent ensuite leurs Conférences. Sa principale occupation fut un Ouvrage où ilpréiendoit montrer que la Langue Latine étoit dérivée dc la Greque, ôc que tous les mots primitifsde celle-ci n’étoient composez que d’une syllabe. II étoit le premier à qui ce dessein fût monté dansla pensée: c’est ce qui faifoit qu’il vouloit être le seul qui eût la gloire de l’exécution} ainsi il uSmontroit à personne les essais de son travail. Quelque longue ôc continuelle qu’ait été son aplicatiostà composer cet Ouvrage, elle a été entièrement inutile 3 car on n’a trouvé après íà mort qu’une vasteCompilation de termes Grecs ôc Latins (e), fans ordre ni fuite, ôc fans aucune Préface qui expliquâtson Projet : deforte qu’il semble qu’il ait eu, à l’égard même du papier, la défiance qui l’empêchoitd’expliquer à ses amis son plan, fa méthode, ôc ses principes. II n’a pas laissé de travailler à d’autreschoses> les marges de son Horace, de son Virgile, de son Lucain, de son Plante, de son Martial, àeson fhiloxene, de son Heíychius ôte, étoient toutes pleines de Remarques de Critique (C), où il sedonnoit beaucoup de licence (D) 3 car il rejettoit comme des Vers fuposez tous ceux qui ne lui p a *roissoient pas sentir le génie de l’Auteur. Ce qu’on a trouvé de plus entier a été ses Notes fur Teresl*ce 3 aussi om-elks été publiées dans l’Edition de Strasbourg en i6yy, aiant été envoiées au docte Boe-der us par Jaques Du Puy. 11 avoit eu ce bonheur qu’il s’étoit aquis la réputation d’un très-íàvaslthomme, encore qu’il n’eût rien fait imprimer: ôc lui sage de s’être épargné les Disputes où il lui eûtfalu descendre, s’il eût publié des Livres (E). II démo;doit rarement de ce qu’il avoit avancé. ^s’échauffoit si on lui contestoit quelque chose, ôc lançoit alors des railleries fort plaisamment. II avoitune mémoire très-heureufe: il étoit franc, sincere, Ôc homme de bien. II s’étoit fait tailler l’an 1 6ôc avoit fuporté avec une fermeté incroiablc ses douleurs de l’opération. A cela près il n’avoit sed 1presque aucune incommodité dans une très-longue vie, ôc il fut assez heureux pour être emporté d’d 1caterre, qui fans le faire souffrir qu’environ trois ou quatre jours, donna lieu aux fonctions accouru*mées du Curé de la Paroisse. II mourut entre les mains de Jaques Du Puy ôede Mr. Ménagé son coM*patriote, 1 c 1 z d’Avrii i 6 sf (f) âgé de quatre-vingts ans. Sa Vie (g) a été écrite fort sensément stfort poliment en Latin par Mr.Portner Sénateur dc Ratisbonne (h). J’en ai tiré ce qu’on vient de 1 >A
GUYë 1
( C ) Les marges de son Horace , de son Virgile . . . &c,étoient toutes pleines de Remarques de Critique .] Mr. Ménagéacheta les Livres dont les marges contenoient ces Notes.Elles ne font pas toutes demeurées dans la poussière du cabi-net. Celles qui regardoient Hésiode ont été communiquéesà Monfr. Graevius, qui les a inférées dans son Edition (9).Celles qui concernent Etienne de Byzance ont été aussi pu-bliées (10). Je dirai en passant que Monfr. Guyet n’étoitpoint de ces Lecteurs qui courent de Livre en Livre ; il fefixoit de telle forte à un seul, qu’il ne touchoit point à d’au-tres avant que de lavoir lu tout entier avec une attentionextrême. C’est ainsi qu’en dernier lieu il travailla fur Teren-ce , fur Hésiode, fur Horace, 8c fur Plaute. La lecture desAnciens étoit son affaire principale. Quant au reste, il nese plaisoit qu’à sire les Historiens modernes, 8c les Voia-geurs ( 11 ). Je remarque ces choses, non seulement parcequ’il y a des gens qui en font curieux, mais aussi parce qu’el-lcs peuvent faire préjuger en faveur des Notes de ce grandCritique.
(D) ... ott il fe donnoit beaucoup de licence .] II y avoitfans doute de l’excès dans fa Critique, 8c quelque chose de sioutré , qu’il étoit impossible qu’elle ne donnât quelquefoisdans le faux goût. Mr. Guyet avoit effacé je ne fai combiende Vers dans son Virgile : il prétendoit que l’on avoit fuposébeaucoup d’enfans à ce grand Poète , 8c que ses Poésiesétoient semblables à des troupes r où quantité de paffevolansont été fourrez. II fe donnoit donc la charge d’un Commis-saire rigide, qui ne passe à la montre que les véritables sol-dats. II traitoit d’enfant fuposé toute la prémiere Ode d’Ho-race, 8c toutes les Anecdotes de Procope ; 8c quand sonoreille ou son goût ne trouvoient pas ce qu’il cherchoit dansla cadence,- ou dans le tour d’une période, il concluoit fansdélai la suposition de part, encore que les anciens Grammai-riens , 8c les meilleurs Manuscrits fussent contre lui. Mais afinde le convaincre que pour le moins en quelques rencontres ilavoit le goût dépravé ( iz ), 8c qu’il paffoit les bornes du ds-heatt jajtidit qu on lui imputoit, il ne faut que voir les Versquil a composez contre la biere, où il parle avec un si grandmépris de tous les Poètes de Hollande (13). Grotius luirépondit fort pertinemment ( 14) ;
Dura mentis iners , merumque rus est ,
Si quem basta non movent Secundt,
Et quos Dousa canit parente majorCasio Jydereos rotante cursus ,
Et qua spicula Baudio vibranteNon unum fibi destinant Lycambcn,
Et quos dat numéros nihil vetustis
Cedens vatibus Heinfii Thalia. ■
(E) Et lui sage de s'être épargné les Disputes où $ ^falu descendre , s'il eût publié des Livres.'] La hardiesiefa Critique, 8c son intrépidité à dire en conversation ce jL c>pensoit, ne l’empêchérent pas d’être timide envers le P u |L e -II redoutait fur tout Mr. de Saumaife (15), qui l’avoit nnacé d’un Livre chez Mrs.Hu Puy, s’il lui arrivoit de p 1 ^®.ses Pensées concernant certains Passages des anciens AuII eût eu à faire à une trop forte partie : Saumaife aur g u yetsortir cent feuilles de dessous la presse, plutôt si ue - me ur;n’en eût mis quatre en état d''être données à rImP r ‘ nte rcar* Guyet avoit toutes les peines du monde à fe c ° ^ 0 j n tsoi-même (16): c’est pourquoi il continua à ne s’érig c ^ ^en Auteur, lors même que par la mort de Saumure s j edélivré de fa principale crainte. II feroit à souhaiter P u .public que bien des Auteurs eussent eu un semblai»vantail : ceux mêmes que cette considération eût e ®*Lsoientfaire imprimer des Livres s’en féliciteroient, s’ils en v( í r i-bien leurs intérêts; car combien voit-on d’Ecri vains- e ,fient, ou en tout, ou du moins quant à la derme tcette penfée d’Horace ?
Sed tacitus pasci fi pojfet corvus, haberet
Elus dapis z? rixi multo minus invidt&qu 1 \ )• ^
Heureux les Savans, qui comme notre ^uyet f-conj’-.™» i. néntiKliaue des Lettres, j e
ìuosi
point.
Voiez
Balzac entre autres uu “'yv ‘"'j r frai.son indus Poèticus de Hypercrmco *
lui avoit servi de