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U) C’est-i-
dire âprescjtftl eût étéponcrlui-mi-me À Catheri-ne de Medicisla -nouvelle dela Mort d»Duc de Gidffy& Après avoirenvoie le Car-dinal de Gon-dì a» Légatpottr V infor-mer de cç quis*étsit f ait t& des raisonsqui Cy a-Voient enga-gé » & avoirstuï la Mejse.
(t) D’Aubi-
Ane.
(j) Memor.deì vit. <t-tCaïd. Moros. Libv.lU,sap. XVI,
XVI 1 ,
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Etat. II étoit assez habile d’un côté pour en inventer les moiens, Sc assez méchant de l’autrepour les mettre en éxecution. II se laissa tellement entraîner par son humeur ambitieuse, qu’a*près avoir causé mille malheurs atout le Roiaume, il tomba lui-mêtne dans le précipice. II por-ta les choses, à de si grandes extrémitez, qu’on ne trouva point d’autre moien d’arrêter ses atten-tats, que dc le faire mourir. La maniéré dont Henri III se défit de lui, & du Cardinal de Gui-se dans le Château de Biois, pendant la tenue des Etats (a), est si conue de tout le monde, que jen’en ferai aucune mention. Je dirai seulement que plusieurs Historiens ont débité une fable, quandils ont dit qu’un peu après l’execution du Duc de Guise, le Légat (b) du Pape parla au Rotavec si peu d’émotíon, ou plutôt d’une maniéré si enjouée ( ), qu’on crut qu’il y avoir cu du
concert entre ce Prince & la Cour de Rome. On peut dire que la violente résolution, à quoi laCour dë France se porta en cette rencontre, fut un de ces Coups d’Etat qui ne peuvent être ex-cusez que par la raison qu’ils font absolument nécessaires au bien public} car si l’on eût laissé vivrele Duc de Guise, les Etats du Roiaume auroient fait fans doute en fa faveur ce qu’ils avoient siuscn d'autres rems pour Pépin, Sc pour Hugues Capet (C): mais la translation de la Couronne.au-roit cu des suites bien plus funestes à tout le Roiaume (D) dans le X VI íìecle, qu’elle n’en eut
„ mélange de beaucoup de terre : auffi ces grandes vertus„ naturelles de Duc de Guise estoient corrompues par le„ mélange de beaucoup de défauts 8e de vices , dont le„ principal estoit ce deíir insatiable de grandeur & de gìoi-„ re , & cette vaste ambition à laquelle il fit tout servir;„ estant au reste teineraire, présomptueux, ne suivant que„ son propre sens& méprisant celuy des autres, fans tou-„ tefois qu’il y parust, couvert, fin, peu sincere, & peu„ véritable ami, ne songeant qu a luy-mesme, quoy qu’il„ fust le plus caressant 8c le plus officieux de tous les hom-,» mes, tout le bien qu’il faisoit aux autres tressant que pour„ aller par là plus facilement à ses fins, 8c couvrant tou-„ jours ses vastes desseins du prétexte spécieux du bien pu-„ blic , 8c de la conservation de la véritable Religion, se„ fiant trop à son bonheur, se perdant 8c s’aveuglant luy-„ mesme dans la prospérité qui luy faisoit gousset avec tant„ de plaisir le bien présent, qu’il ne songeoit pas à prendre„ ses précautions pour l’avenir ; enfin donnant trop à l’a-„ mour des Dames, desquelles néanmoins, fans quelles le„ détournassent du soin qu’il prenoit de fa principale affai-„ re , il se servoit adroitement pour avancer par leurs in-„ trigues son grand dessein fans qu’elles s’en apperçus-„ sent ( 1 ) ". D’esprit dangereux des Guises, que. Fran-çois I pénétra si bien, qu’il conseilla à son fils d’y prendregarde (2.), empirait à chaque génération. On en peut di-re par excellence ce qu’un ancien Poëte difoìt de tout lePeuple Romain ( 3 ).
(J3) On dit que le Légat du Pape parla au Pot . . . d'unemaniéré enjouée.] II y a peu de faits plus favorables quecelui ci au Pyrrhonisme Historique. Je le raporte selonma coutume dans les propres termes de l’Auteur qui lefournit.
„ L’Historien Davila dit qu’après cela (4) le Roy estant„ descendu dans la Cour se promena long-temps avec le Le-„ gat, auquel il exposa toutes ses raisons, que cet Ecrivain„ prend la peine de déduire fort au long, comme s’il eust '„ esté présent à cette longue conférence, & qu’il eust ouï,„ sans perdre un seul mot, tout ce que le Roy dît à ce
Cardinal, dont il nous fait auffi sçavoir les réflexions po-„ litiques, & la réponse qu’il fit à tout ce grand discours,, du Roy. Car il dit que pour ne pas refroidir l’affection,, de ce Prince envers le Saint Siégé, ill’asseura que le Pa-
„ pe.II aj ouste y que le Roy lui promit avfec ser-
„ ment .... qu’il ne permettrait point qu’il y eust dans,, son Royaume d’autre Religion que la Catholique Romai-„ ne. Qu’après ce serment le Légat ne jugea pas qu’il fust„ à propos de palier plus avant dans cette Conférence, 8r„ fans luy parler pour le présent en faveur des Prélats pri-„ soumets, il se mit à traiter avec lui auffi confidemment„ qu’auparavant. II y en a mesme qui disent (j) que de„ la maniéré libre & dégagée dont on le voyoit agir avec„ le Roy, en luy parlant quelquefois à l’oreìlle , 8c riant„ avec luy , on crut que ce Prince avoir agi de concert,, avec Rome; §c ils ajoustent avec Davila, que cela don-„ na lieu au Roy de passer outre, 8c de faire encore tuer„ le Cardinal de Guise , voiarft qu'on se mettoit peu en„ peine de l’emprisonnement des Cardinaux. Voilà ce que„ ces Auteurs ont écrit fort sérieusement, comme une vé-„ rite dont on ne peut nullement douter, cette conferen-,, ce, à ce qu’ils disent, s’estant faite à la veue de tout le„ monde dans la Cour du Chasteau de Blois. Cependant„ il 11’y a rien de plus faux, 8c tout ce que nous dit là-des-„ fus Davila est une de ces fictions que les seuls Poètes„ ont droit de faire. La preuve en est toute évidente &
„ fans répliqué. Nous avons les Mémoires imprimez de„ la Vie du Cardinal Morofíni, écrite très-élegamment 8c„ très-fortement en Italien par Monfignor Stephano Cosmi,, Archevesque de Spalato, qui me fit l’honneur de me les,, envoyer de Venise il y a plus de trois ans; 8c I’ón voit„ par les Lettres (J) de ce Cardinal Légat au Cardinal„ Mor.talte , neveu du Pape Sixte V , auquel il rend un,» compte exact de tout ce qui se fit le 23 Décembre & les». jours suivans. que quelque instance qu’il eust faite à la-> prière de Madame de Nemours, pour obtenir audiance” j? u R ?y !e matin de ce jour-là , on luy refusa mesmelentr ée du Chasteau, quelque effort qu’il pust faire à la,, porte pour y entrer, 8c qu’il ne put jamais avoir cette>> ítudiance que le vingt-fixiéme, trois jours après la mort», du Cardinal. Que deviendront aprés cela tous ces beaux
SU
„ discours, 8c toutes ces particularitez de la prétendue con-» ference du vingt-troisiéme, 8c cette maniéré fi douce 8c» si tranquille, ou plûtost st enjouée, du Cardinal parlant„ au Roy à i’oreille , 8c riant de tout son cœur ; ce qui-, donna lieu aux gens de croire, que selon les ordres de„ Rome il estoit d’intelligence avec le Roy, qui le voyant„ agir de la forte, résolut de passer outre, & de se défaire„ encore du Cardinal de Guise ? Cela s’apelle faire une„ Histoire de son invention, c’est-à-dire, une fable, com-„ me l’ont fait en cet endroit deux Ecrivains Protestans (j)>„ d’Aubigné, 8c l’Auteur du Discours de ce qui test pafft à„ Blois jusqu à la mort du Duc de Guise ; Lc nos Historiens„ Catholiques qui les ont suivis, sellant laissé tromper pat» ces Huguenots, ont auffi trompé leur Lecteur ( 5 ) ’ •Si l’on s’est trompé st grossièrement fur des faits de cette na-ture, tjuel fond y a-t-il à faire fur mille choses plus mal-aisées à découvrir, dont les Historiens nous parlent avectant de constance ? Notez que l’on continue à débiter
(t) D’Aéì-gné,Ttm,lltLivr. II i(Up. XKMem. de 1 1Ligue, Tm.III, ptg, iU.
(í) Miim-bourg, HiS.de h Ligue,179 &fuiv.
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le mensonge que Monsr. Maimbourg a réfuté : Jde le lire dans une Histoire romanesque du Duc deGuise (6).
(C) Les Etats . . . auroient fait ... en fa faveur ce qi‘>fut fait pour . . . Hugues Capet. ] Le dessein de la Ligueétoit sans doute de dégrader Henri III, 8c de l’enfermer dansun Monastère (7) , 8c de mettre fur le thrône le DucGuise. La Duchesse de Mompenfier sœur de ce Duc nes’en cachoit pas. Elle ( 8 ) dit un jour à plusieurs perso»*>*{en montrant ses ciseaux d’or (*), quils ferviroient bien-fot *tondre le Ro.y, afin quêtant relégué dans le fond d'un Cloître >il laissât le thrône , dont il estoit indigne , en estât de pouvotteftre occupé par un homme plus capable de regner , V d'exter-miner les Huguenots. Cet homme c étoit son frere. Mr. Mats»'bourg ne disconvient pas que ce Duc riait aspiré à la Cottro»'ne, du moins pour aprés la mort des Valois. II entra, àtfil {**) > dans la Ligue pour se faire Chef d’un Parti ; st u!aprés la mort des Valois, le pourroit encore élever plus haut;Entre autres préparatifs on avoit publié une Généalogiefaisoit descendre de Charlemagne la Maison de Lorraine Í 91 -Le but étoit d’instnuer qu’on ne feroit que restituer la Cou-ronne aux descendans de celui que Hugues Capet en av®frustré. Les Décrets de la Providence sc font jour par tout»fata viam inventent ; mais humainement parlant on peudire que Henri III leur abrégea, 8c leur aplanit le cheminen faisant tuer le Duc de Guise; car si d’un côté la «tu 'tion du Roi de Navarre le mettoit en état de s’oposer t° ‘tement à l’usurpation, il est certain de l’autrc, que j alT1 eon ne vit, un concours plus favorable de dispositions flcelui qui fraìoit au Duc de Guise le chemin du thrône.
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Auteur moderne a raison de dire , qu il n’y avoitforce du destin qui pût arrêter ce Duc. La fuite des fvfmens a fait voir, dit-il (10), que cette Providence, q Mfe souverainement des Empires , vouloìt oster celuy de la *r .ce aux Valois pour le transporter aux Bourbons-, &que tout ce qui s’y pouvoit opposer succombas enfin f ar J ^
malheur inévitable fous la force invincible de ce Decret t 1auquel il n’y avoit ni conspiration, ni ligue ,. ni fortu»’* >aucune puissance fur la terre qui pust résister. La
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tune du Roi de Nïvarre voulut que celui qui- etoit n ....
n’eút pas au besoin assez de résolution, & que celui fl u ’ vé .fi foible, devint hardi au besoin. Ces deux choses lm unrent la Couronne. Henri trois revenant de fa léth ar i! 1 ' j^i-digrand coup ; mais le Duc de Guise n’avoit pas a } R g p e ùtpour s’abandonner au torrent de fa fortune. La L-rif" ftlt
f» effet couronné . fil râ* «r
justement puni, tomme L f con ,( ommer U crime nom
<jut manquent de résolus - ^° nt A ° ì ' d ‘ /iaire lel & ranstome romanesque ÎTlj °' û ce fluon a dit dans ì’tìts-
confirrne, quelle vrf e DuC- 11 esl sûr » & Vexpénence ledesseins est de ne se A mo i en de réussir dans de semblablestoit trop-grand ( iz f S arreter ^> us prétexte que le came se-coue le RokÍme^ atl °f^ Ur -' m m des ^ it!>s b > en P lus f m pfl es fc - - — _ Car comme le Prince qui devoir etre le
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Successeur légitime de Henri trois étoit d’undinaire , brave tout ce qui fe pouvoit,seulement de ceux de la Religion, mats a»..». “ ~:. rrf ;.,naconsidérable de Catholiques ; il auroit falu que renr
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severns Uncus abest, líquidnmque plumUum (12) VottT.
(-A) de l’^irtiait Eu o u A», u IV, e L'Aìstfí.
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& soutenu non b st' s n , al n*o"
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