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impatience de quelques particuliers, & leur trop grande démangeaison d’écrire (L). Ce Buede Guise avoit été fait Duc d’Aumale, & Gouverneur de Dauphine Tan 1547 (g). 11 fut Che-
valier de l’Ordre, Grand Maître, Grand Chambellan, & Grand Veneur de France (b). Sa Ba-ronnie de Joinville, qui ressortissoit de la ville de Vaffi(r), tut érigée en Principauté l’an iffz,( ^ ), Ôc l’on v joignit ouelques villages qui dépendoient de la meme ville (/). II epouía Anned Fft fille d’Hercule d’iiít II du nom , Duc de Ferrare, le 4 de Decembre l /49 ( m ), & eneut plusieurs enfans. .
Si ce qu’on lit dans l’Histoire des Eglises Réformées est vrai, il fit conoitre ust peu avant quede mourir, qu’il ne croioit pas que la vertu de ion Epousé íe fut confcrvee lans tache (M).
innocens, ils se représentent les Auteurs 8c les Aprobateursoe ces Libelles comme des gens fans honneur, 8c fans corv-cience ; ils les croient dignes de toute leur haine ; ils s’ima-gment qu on ne fait pas mal d'exterminer de semblables Ca-omniateurs, ou fauteurs de la calomnie. II est donc cer-am que ceux qui publient de cette espece de petits Livresìttamatoires, dissipent leur mauvaise humeur, ou donnentétriere à leur zêie, avec beaucoup d’imprudence. Celacoute trop à tout le. Parti.
^ (L) U y auroìt de l'ïnjujlice à imputer » tout le Corpstmpatience de quelques particuliers , çr leur trop grande dé-mangeaison d'écrire. ] Jugeons du XVI ûecle par le tems pré-ent (44). Nous savons que ceux qui publient tous les joursvne infinité de Libelles anonymes ne font aucune figure dansle ni °nde. Ils font dans une telle obscurité, qu’ils échapentaux plus fins chercheurs ; 8c quand on peut déterrer le nomde quelcun de ces Ecrivains, on trouve bien souvent quece n’est ni un bon Chrétien , ni un honnête homme. Jesuis persuade que la plupart de ceux qui firent ce grandnombre de Libelles, dont Mr. Maimbourg se vante d'avoirVU dix gros Volumes, étoient les parties les moins noblesde l'Eglise Réformée de France. C’étoient presque toutespersonnes inconues 8c fans aveu, qui se méloient de com-poser ces sortes d’Ëcrits, 8c U n’étoit pas même nécessaireque ces Auteurs fussent en grand nombre. Cinq ou fix es-prits naturellement satiriques , 8c qui n’ont autre chose àfaire, 8c qui gagnent quelques écus à cela, font capablesen moins de trente ans d’inonder de leurs Satires tout unRoiaume.
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drand. ikGéographe
(/) Beze,Hist. Lcclési,Lìvr. IV ypœ&- 7^1.
(w) Vfí Ver'eAnselme ?Hist. des tgrans Offi-ciers,4***,
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grand Roiaume. Est-il juste d imputer à tout un grandCorps la faute d’un petit nombre de telles gens ? Pour sebien représenter leur caractère, st ne suffit pas de dire qu’stsfont crédules, st faut ajoûter qu’ils font fourbes : ils pu-blient des choses qu’sts taxent être très-fauffes, car ils les in-ventent eux-mêmes. Voici un Passage de Mezerai touchantles fraudes de cette nature (4;). ” Quelques-uns ont vou-„ lu croire.que ces Mémoires (46) estaient suposez; 8c les» phis équitables , que s'ils estoient vrais, ils ne partoient» que de la melancholie noire de cet Advocat , outré de„ quelque dommage qu’il avoit receu des Huguenots. II„ y a grande apparence que-ce furent les Mignons, ou les„ Huguenots, ou la Reine Mere , tous ennemis mortels,i des Guises , qui les fabriquèrent ; comme il est certain„ qu’ils supposèrent beaucoup d’autres calomnies pour les„ rendre odieux. Et certes les Guises n’oublìérent pas
Evêque ait rangé ainsi les derniers discours de son Héros 5au grand déshonneur de la veuve 8c des enfans. C est pour-quoi je me tins dans quelque espece de défiance, 8c je tâ-chai de consulter le Livre même de Lancelot Caries , 8cn’aiant pu le trouver, je priai Monsr. de Larroque de m’e-claircir là-dessus. II a eu la bonté de’ me répondre ce quel’on va lire : ” II y a eu trois Editions (48) de la Lettre déDe Caries Evesque de Riez à Charles 9, touchant les’ dernieres heures du Duc de Guise. Gela se prouve parl’Avis au Lecteur imprimé à la tête de la z EditiOnFrançoise où l’on avertit que ce qui a esté imprimé avant” celle-cy , nestoit qu un double mal corrett que Von àvoit” pris du premier jett , que le présent Auteur qui a affisté au-,’ dits propos , m avoit lors sommairement tracé pour luy ser-„ vir de mémoire. Je n’ay pû déterrer cette x Edition : ainsi,, je ne sauroìs dire si ce que vous avez lû ailleurs y estait,, contenu. La seconde n’a rien de tel ; car voilà ce que cc„ Duc y dit, adressant la parole à sa femme: Nous avonsj, longuement efié conjoints ensemble par le saindl lien de foy,, €?• d’amitié , avec une entiere communion de toutes choses.
„ Vous /savez, que je vous ay toufiours aymíe & estimée au-„ tant que femme peut eflre , sans que noflre mutuelle amitié„ ait receu aucune diminution en tout le tems de noflre marìa-„ ge , comme je me fuis toufiours mis en mon debvoir de lé„ vous faire connoistre ey vous à moy, nous donnans tous les„ contentemens que nous avons peu. Je ne veux pas nier qué,, les conseils & fragilisez, de lajeunejfe ne m’ayent quelque-„ fois conduidi aux choses dont vous avez peu eftre ojfensée, je„ vous prie m en vouloir excuser V me les pardonner. Si veux,, je bien dire que je ne fuis pas en cet endroiól des plus grands„ pescheursy ni aujft des moindres, combien qu envers Dieu je„ fuis des plus coupables. Mais depuis quelques années vous,, fiavez bien âvec quel respéSl f ay conversé avecques vous ,„ vous oflant toutes occasions de recevoir le moindre mesconten-„ tement du monde. Pag. 84, 85, 86, 87. Voici comme„ Jean le Vieux, Traducteur Latin, a rendu cela: Nos e-„ mm arStiffìmo matrimonn vinculo conjugati c? consociati su-„ mus , m individuam non honorum duntaxat , sed etiam con-„ filiorum zr voluntatum , fine ulla exceptione , communita-,j tem , societatemque servaremus. Et certe m nihil mthi opta-,, bilius, aut antìquius adhuc fuit , qukm ut nodum illum a-,, mabilïjfitmm fiméíé constridlum tenerem : fie me vicijfim in-,, vìolabili òbfervantia v 4 officia coluifii. Pag. 30.
Mr. de Larroque n’ayant pu trouver un Exemplaire de
(4S) btiix .Frnnfo’t/cs $une Latine :tontes troissurent fait'eifats 15 <5 n
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„ de leur rendre bien la pareille; c’est pourquoy il faut la prémiere Edition, je ne sauroìs rien prononcer ni pour
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„ adjouster peu de foy aux Escrits 8c aux Relations de„ ce temps - là , à moins que de les avoir bien exami-„ nées ”.
{M) ll ne crojoit pas que la vertu de son Epouse se fut con-servée sans tache. ] ” Quant à la maniéré de fa mort, l’E-„ vefque de Riez nommé Caries, en fit un Discours fort„ impertinent, le faisant user de plusieurs mots de Théo-„ logìe 8c de maniérés de parler de la saincte Escriture, en>, laquelle toutesfois il n’avoit jamais mis le nez : mais en-,> tre autres choses le cuidant lbuër, st fait un grand tort à» Madame la Duchesse fa vefve, à laquelle st luy fait con-„ fesser qu’il n’a pas toufiours esté loyal mari: ce qu’il la» prioit luy pardonner comme aussi st luy pardonne le sem-blable (47) ”. Voilà ce qu’on trouve dans un Ouvrage
ni contre Théodore de Beze. Je puis seulement conjec-turer qu’il est probable qu’il n’a point calomnié l’Evêquede Riez : car l’Avis qu’on voit au devant de la secondeEdition fait assez entendre que la prémiere étoit dans ungrand désordre, 8c qu’il salut en rétrancher divers endroits,ou les arranger autrement. Or puis que le Traducteur La-tin se crut obligé de retrancher de la seconde ce qui y étoitresté touchant les galanteries du Duc de Guise, st est apa-rent que Lancelot Caries avoit retranché de la prémiere cequ’st y avoit fourré touchant les galanteries de la Duchesse.Aprenons par cet exemple combien il importe de conser-ver les premieres Editions, 8c de se défier de ceux qui tra-duisent. Voilà Jean le Vieux, ou Jean le Vieil (49), quisuprime hardiment tout ce que l’Original contenoit par ra-
<le Théodore de Beze. II n’est pas trop vraisemblable qu’un port aux adultérés du Duc de Guise,
Í49) LàCroix duMaine, pAg*
2 j Z.faìt men~tìon d y unJean le Vieilqui pourraitbien être ct*Ìuì’cu
.GUISE (Henri de Lorraine Duc de) fils aîné du précédent, possédoit un cer-tain mélange de bonnes ôc de mauvaises qualitez ( A ), qui le rendort ' propre à bouleverser un
Etats
mable de grandeur héroïque , où il entroit de la dou-
( A) Il pojfèdoit un certain mélange de bonnes & de mau-vaises qualitez.] Servons -nous des couleurs qu’un Auteurmoderne a emploiées pour le peindre. ” Rien ne lui man-» quoit de tout ce qui pouvoir concourir, soit de bien,» soit de mal, pour faire réussir ce qu’il avoit fortement-, résolu. . . . C’estoit un Prince qui . . . avoit toutes les» belles qualitez, 8c toutes les perfections du corps 8c de-, l’esprit les plus capables de charmer les cœurs , 8c d’a--> quérir fans peine à celuy qui les possede un empire ab--- soin fur l’esprit des peuples qui en furent comme enchan--> tez, 5c en devinrent idolâtres. Car il estoit d’une hau-» te stature admirablement proportionnée , toute sembla-5. ble à celle que l’on attribue aux Héros, ayant tous les-> traits d u visage parfaitement beaux , les yeux perçans,» & pleins d’un certain feu également doux, actif, 8c pe--- tietrant, ] e front large, uni, & toujours serain, accom--- Pagnê d’un agréable sourire à la bouché, qui charmoit» etlcore Phis que les paroles obligeantes qu’il disoit à tous" stut s’empressoient de rapprocher, le teint vif, fort" f . c » oc vermeil. ... Sa démarché étoit grave 8c hau-" /E ' às qu’il y paru ft n j orgueil ni affectation ; &
" xo ALE S /| S manieres tl avoit un certain air inexpri-
„ ceur, de l’audace, 8c de la fierté, fans avoir rien de re~
„ butant; ce qui inspirait tout ensemble de l’amour, de la„ crainte, 8c du respect à tous ceux ausquels il parloir. Cet„ admirable extérieur estoit animé d’un intérieur encore„ plus merveilleux par les belles qualitez qu’il possédoit„ d’une ame véritablement grande, estant libéral, magni-„ fique en tout, n’épargnant rien pour sc faire dés créatu-„ res, 8c pour gagner des personnes de toutes sortes de„ conditions, fur tout la Noblesse, 8c les gens de guerre,
„ civil, obligeant, populaire , toujours prest à faire du„ bien à tous ceux qui s’adressoient à lui, genereux, ma-gnanime, incapable de nuire , mesure à ses plus grands„ ennemis, autrement que par les voyes d’honneur , ex- -,í trémement persuasif, dissimulé sous l'apparence d'tine„ grande franchise, sage 8c prudent dans les conseils, har-» di, prompt 8c vaillant dans l’exécution, souffrant ’eave--> ment toutes les incommoditez de la guerre comme le„ moindre des soldats , s’exposant a tout , & méprisant» tons les plus grands persts pour venir à bout de ce ou’il„ avoit une sois entrepris. . . . Mais comme st n’y a P omt» de mme dor ou cc précieux métal se uouve pur & sans
^ „ mélangé