GUISE
(c) Maïmb.Hift. dc laLigue, pag.284 ,dit qu?Ufat tu: À Pa-ge de 42 ans,il se trompede 4 ans,
(rs) Lettre
XIll,p4£.22$
de la 3 Edi-tion. licite unPassage fortnotable deMr. de kere-íìxc, Histoi-re de Henrile Grand.
{29) Mon-sieur Bour-delot, Méde-cin de Monsr •BoucberatChancelier deFrance. IlPest devenu,depuis deMadame laDuchesse daBourgogne^
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plaintes de la veure du Duc de Guise qui demàndoit justice de la mort de Ion mari contre Hen-ri 11 I ( 7 ). Je raporterai un Eloge que l’on trouve dans les Entretiens de Balzac ( K ). CeDuc étoit né le trente - unieme de Décembre iffo ( c ). II se maria en 1570 avec Catherine (d)st*stde Cleves , seconde fille de François de Clcves Duc de Nevers , laquelle mourut à Paris ^ og °d C sl’onzieme Mai 1633 , à l’âge de quatre - vingt - cinq ans (d). Monsieur Varillas a raporté stquelque chose de fort singulier sur ce mariage (L). L’infidélité conjugale y fut réciproque: ^,301.
( M)
(I) Le Parlement de Paris reçut les plaintes de la veuve duDuc de Guise,qui demàndoit justice de la mort de son mari con-tre Henri m. J Ce que l’Auteur de la Critique générale duCalvinisme de Mr. Maimbourg a raporté (z8) , touchantle Procès que l’on intenta à ce Monarque , eit assez cu-rieux ; mais voici une chose qui Test beaucoup davantage.Elle m’a été communiquée par un très-habile homme (2.9),qui a ramassé une infinité de raretez Litéraires , 8 c qui leconoit merveilleusement en toutes sortes de Livres, quel-que peu conus 8c quelque malaisez à trouver qu’ils puissentêtre. 11 a eu la bonté de m’écrire qu’il a un Livret , con-tenant seize pages in 8, dont voici le Titre: AdvertissementL7 premieres Escritures du procès pour Meffrs. les Députez, duRoyaume de Prance, aux prétendus Estais qui se dévoient teniren la ville de Blois, demandeurs d'une part. Le peuple zy leshéritiers des défunts Due zy Cardinal de Guise, aussi deman-deurs zy points d’une part. Contre Henry de Valois troisième dece nom, jadis Roy de France zy de Pologne , autrement ditThesfalonien, au nom zy en la qualité qu il procede , défendeurd’autre part. Avec l’approbation des DoSlcurs. Et se vendentchez. Denis Bines , avec permission. 15 89. Le Livre com-mence ainsi :
Advertijsement du Procès,
á, Extrait des Registres du Parlement.
,, Veu par la Cour, toutes les Chambres assemblées, siRcqueste à elle présentée par Dame Catherine de Os-ves &c. contenant que fur autre Requeste présentée parelle 8cc. ouï sur ce le Procureur General, ëc tout consi-déré , ladite Cour a reçu & reçoit ladite de Cleves aP'pellante de l’octroy de ladite commission, exécution di-celle, 8e de tout ce qui s’en est ensuivi 8 c pourroit en-suivre : ordonne commission d’icelle Cour luy estre dé-livrée , pour faire intimer est icelle tous ceux qu’ii ap-partiendra fur ledit appel , 8c cependant fait inhibition*& defenl'es, particulièrement aux Commissaires 8c tousautres , de passer outre ny entreprendre aucune court,jurisdiction ou cognoissance du fait contenu en ladite Re-queste, circonstances 8c dépendances, fur peine de nul-lité des procédures. Ordonne en outre ladite Cour quetous exploits qui seront faits en général, & à cry pu-blic aux prochains lieux de fetir accés , vaudront 6 c fe-ront de tel effet, que s’ils estoient faits aux personnes oudomiciles de ceux contre lesquels il fera besoin d’exploi-ter. Fait en Parlement le premier jour de Fevrier 1589»ainsi signé
Du Tiliet-
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„ Messieurs les Députez du Royaume de France, de-„ mandeurs selon l’exploit 8c libelle de Mr. stierre du„ Four l’Evesque en date du 12. Janvier 1589. d’une„ part , & le peuple 8c consorts , aussi joints deman-,, dents d’une part : contre Henry de Valois , au nom„ & en la qualité qu’il procede, défendeur d’autre part :,, disent par devant vous Messieurs les Officiers 8c Con-,, fessiers de la Couronne de France, tenans la Cour de Par-,, lement à Paris, que pour les causes, raisons, 8c moyens„ ci-aprés déduits,
„ Ledit Henri de Valois pour raison du meurtre 8c as-sassinat , commis és illustrissimes personnes de Messieursle Duc 8c Cardinal de Guise ; sera condamné pour répa-ration dudit assassinat, à faire amende honorable nud enchemise, la teste nue 8c pieds nuds, la corde au col, as-sisté de l’executeur de la haute Justice, tenant en fa mainune torche ardente de trente livres, lequel dira 8c dé-clarera en l’Assemblée des Estais , les deux genoux enterre , qu’à tort 8c fans cause il a commis ou fait com-mettre ledit assassinat aux dessusdits Duc 8c Cardinal deGuise, duquel il demandera pardon à Dieu, à la Justice ,& aux Estais : que dés à présent comme criminel 8c tel,, déclaré, il sera demis 8c déclaré indigne de la Couron-,, ne de France, renonçant à tout tel droit qu’il y pourroit„ prétendre ; 8c ce pour les cas plus à plein mentionez 8c„ déclarez au procès, dont il se trouvera bien 8c deuëment„ atteint 8c convaincu ; oultre qu’il sera banny 8c confiné„ à perpétuité au Couvent 8c Monastère des Hieronymi-„ tes assis prés du bois de Vincennes, pour là y jeusner au„ pain 8c à l’eau le reste de ses jours ; ensemble condamné„ aux dépens , & à ces fins disent 8cc. Par ces moyens,, & autres que la Cour de grâce pourra trop mieux sup-„ pléer , concluent les demandeurs avec despens. Pour„ l’abscnce de l’Advocat signé
Chicot.
„ Arrest de la Cour Souveraine des Pairs de France, contre„ les meurtriers z? ajfaffinateurs de Meffteurs les Cardinal„ zy Duc de Guise. A Paris chez Nicolas Nivelle 1589. 8.„ avec privilège.
,, Veu par la Cour toutes les Chambres assemblées, laRequeste à elle présentée par Dame Catherine de Cle-„ ves Duchesse Douairière de Guise & c. Oui sur ce le„ Procureur General qui l’auroit requis & tout considéré,
„ ladite Cour a ordonné 8c ordonne commission d’icelle„ estre délivrée à ladite suppliante addressée à deux Con-„ fessiers d’icelle , pour informer du contenu en ladite Re-„ queste , circonstances 8c dépendances, pour l’informa-„ tion faite , rapportée par devers ladite Cour, & com-„ muniquée audit Procureur General, ordonner ce que de„ raison. Fait en Parlement le dernier jour de Janvier-, 1589. signé.
Boucher.
„ Sur la Requeste ce jourd’huy présentée par Dame Ca--, therine de Cleves, 8cc. La Cour, toutes les Chambres,, assemblées, a commis 8c commet Messieurs Pierre Mi-,, chou 8c Jean Courtin Conseillers en icelle , pour infor-„ mer du contenu en ladite Requeste, circonstances 8c de-„ pendances, 8c sera l’execution du présent Arrest faite par„ veitu de 1 extrait d’iceluy. Fait en Parlement le dernier„ de Janvrer 1589.
Boucher.
(K) Je raporterai un Eloge que l’on trouve dans les Entre -tiens de Balzac. ] Je ne doute point que Balzac n’en s oltl’Auteur, 8c qu’il n’y ait mis une bonne dose d’hyperbole»sa figure favorite. Quoi qu’il en soit, voici ses paroles.
„ La France estoit folle de cet homme-là ; car c’est trop„ peu de dire amoureuse. 11 ne faut pas s’estonner si elle„ s’éloigna de son devoir, comme elle fit. Une telle pa*"„ fion alloit bien prés de l’Idolatrie : il y avoir des gens qut,, l’invoquoient dans leurs prières ; d’autres mettoient si„ Taille - douce dans leurs heures. Pour son Portrait, 3,, estoit par tout : quelques-uns contestent aptes luy dans le*„ rues, pour serre toucher leur chapelier à son manteau;„ 8 c un jour qu’il revenoit d’un voyage de Champagne»„ entrant à Paris parla Porte Sainte-Antoine, non seule-„ ment on luy cria, Vive Guise; mais plusieurs personne*„ luy chantèrent, Hosanna filio David, On a veû des As-„ semblées, qui n’estoient pas petites, se rendre en un ins-„ tant à fa bonne mine. II n’y avoir point de cœur q ul„ pûst tenir contre ce visage ; il persuadoit avant que d'ou-„ vrir la bouche: il estoit impossible de luy vouloir rnss„ en sa présence. Le premier regard qu’il jettoit sur sis„ Ennemis, ostoit d’abord de leur esprit toute l’aigreur,„ qu’ils avoient apportée contre luy , 8 c seisoit une telle„ esmotion en leur sang , 8c un si estrange changement eU„ leurs humeurs, qu’aprés cela ils avoient besoin de s’e*”,, citer long-temps eux-mesmes , pour reprendre la h al "„ ne qu’ils n’avoìent plus. De sorte que ce que j’ 3 ?„ ouï dire à un Courtisan de ce Regne-là , ne me sembsi„ pas mal dit; que les Huguenots estoient de la Ligue, qu***>, ils regardaient le Duc de Guise. Je laisse à l’Histoire à cofi„ ter les choses qu’il a faites, 8 c à porter mesme fa cun°"„ sité fur celles qu’il a pensées. Je ne me hazarde p° int,, de déchiffrer ces Enigmes de la Cour, 8 c ne fuis pas sp e "„ culatif jusques-là. II me suffit de croire , sans deviner '„ qu’il seloit bien que ce fust un Homme fort extraord 1 '„ nasse, puisque son seul nom , aprés fa mort, a esté st„ pable de continuer la guerre à deux puissans Rois, st„ que le premier Capitaine de l’Europe , le second Fond 3 '„ teurde cet Etat, Henry le Grand, de glorieuse mé® 01 '„ re , n’a pris des Villes, ni n’a gagné des batailles » si u„ pour faire perdre le crédit à un homme qui n’estoit P ll ~'
„ Je ne veux pas oublier un mot , que vous ne se reZ .P r -„ seiche de sçavoir. II est détaché de l’Eloge , Sc °n», tribuë à Madame la Maréchalle de Rais. Ils avoie»<
„ bonne mine, disoit-elle , ces Princes Lorrains,
„ d'eux , les autres Princes paroisfoìent Peuple. Cette siv„ de parler est un peu hardie , 8 c un Grammairien f„ puleux diroit, paroissoient Bourgeois. Mais la 0„ est au dessus de l’Efchole , 8c ne reconnoist P 01I \. ’
„ non plus que l’Eglise , la Jurisdiction de la Grarnm
(L) Mr. Varillas a raporté quelque chose de sort fi n sst‘ rce mariage.] II dit (31) que le Duc de Guise aiant iu qCharles IX le vouloir faire assassiner, consulta la D ' aC , j terde Nemours se mere, qui lui repartit qu il nepouvoit st
le malheur qui le menaçoit qu en se mariant la même nu,t y y8c quelle se chargea de lui trouver une femme. Elle manPrincesse de Porcien ; qui ne jurea pas à propos de refuser, rty qui se presentoit. Ainst le mariage fut propose , negotu'■>■ .
clu, consommé,zy la Duchesse se trouva grosse d un Ft sdepuis le quatrième Duc de Guise ; cy le tout arriva apace de quatre heures. Le Roi l’ayant appris a fin ststí’voqua l'ordre qu il avoit donné à .a Tour-Gondy. Je unerois , fl ce foit étoit véritable , qu il n eut pas ete , j Sà Mr. le Laboureur. II a su des choses bien P articu " on -
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