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A C K E R (íî) (Jaques) Professeur en Théologie à Fribourg dans le Brisgawvers le commencement du X Vil siécle. Je n’en parle que pour avoir lieu de déterrerun Ecrivain Pseudonyme {J), qui n’a point encore paru, que je sache, dans les Ca-talogues de cette eípece d’Auteurs.
, (■'O As rien parle que pour . . . déterrer un Ecrivain Pseu-fnyme.] Hacker aiant publié (i) une Dispute fur la Pré-destination fut réfuté par un Moine de Mantoue fous lefaux nom de Daniel Neidinger. II le défendit,. 8c voicile Titre de fa Répliqué Disputatienis de Pradefiinationis causasalfi V- ementito autore Dan. Neidingero , veto autem e? ger-tnano ejus fabro Fr. Andr. Urciano Ord. Min. Ob f. reg. ìn urbeMantuana nuper édita , z? ibidem à tredtcim diverforum Ord.^ratrìbus & Patribus fufeepta , in quatuor ex quibus coaluit ,elementa , mendocia , h&refes , antilogias , sordes fermonis , Ana-h fis- Autore A. Hacker». Dorscheus Professeur en Théolo-
gie à Strasbourg (z) s’est servi de cet exemple pour fai-re voir que les Catholiques Romains s’entr’accusent d’Hé-résie. II dit que cette Répliqué d’Hacker fut imprimée l’an1618 ; mais puis qu'on la marque dans le Catalogue d’Ox-ford comme imprimée à Fribourg l’an 1614 , je ne pen-se pas que la prémiere Edition lui fût corme. On marquedans le même Catalogue deux Volumes de Jaques Hac-ker fur Thomas d'Aquin. Ils furent imprimez à Fribourg,le prémier l’an 1619, 8c le second l’an iózi. MonsieurKonig ne distingue point cela , & indique mal le Ti-tre.
(a) Et nonsas Hacher icomme damKonig.
fr) Dors-cheus, inHodegeticoCatholico,Cap. X, pa&868,36?.
HACKET (Guillaume) Fanatique Anglois au XVIsiecle, fut d’abord valet d’un Gen-tilhomme nommé Hussei, & lui témoigna fa fidélité par une aétion tout-à-fait brutale (u4). H é-
f ousa ensuite une veuve qui étoit riche, & la ruina en peu de rems par ses dépenses voluptueuses.
1 n’avoit point étudié, mais il avoit beaucoup de mémoire, & en abusent à répéter entre les ver-tes & ses pots les Prédications des Ministres. II ne faisait cela que pour s’en moquer, 8c il n’al-loit au Sermon qu’afin d’avoir lieu de donner à fa mémoire cet exercice ridicule. II aimoit pro-digieusement le vin 8c les femmes, & il corrompit une fille qui étoit allée chez lui pour lui de-mander conseil («). II vola même sur les grans chemins. Enfin il s’érigea en Prophète, & an- (a) Potatornonça, 1 , que l’Angleterre scntiroit les fléaux de la faim, 8c de la peste, êc de la guerre, si ellen’établisioit la discipline consistoriale -, 2 , qu’à l’avenir il n’y auroit plus de Papes. 11 marquoit le virgimsqu* 'tems de cette .désolation de l'Angleterre. C’étoit selon lui Tannée même qu’il la menaçoit. Ce l**rúiì‘“7»ra.fut dans Iorck 8c dans Lincoln qu’il commença de prophétiser, 8c qu’en punition de son audace ««ejjù »»/?»-il fut foiieté publiquement, 8c condamné à l’exil. II avoit une facilité merveilleuse à prier Dieu símon,fur le champ, 8c avec des Phrases choisies 8c fort pompeuses, 8c cela fit croire au peuple que c’é-toit un don extraordinaire du Saint Esprit. II avoit une extrême confiance en ses Prières (B) •, Mînistro-car il disoit que si toute T Angleterre faisoit des vœux pour obtenir de la pluie, 8c qu’il fît des ^Tllucit*-vœux pour lc contraire, il ne pleuvrait point. Edmond Coppingcr 8c Henri Arthington, deux t°òn\o).personnages assez doctes, s’astociérent avec lui, le prémier sous le titre de Prophète de Miséricor-de , 8c le second sous le Titre de Frophete de Jugement. Arthington publia qu’ils avoient une Mis-sion extraordinaire, 8c qu’après Jesus-Christ personne au monde n’avoit un pouvoir plus grand queGuillaume Hacket:. L'autre, je veux dire Coppinger, déclara qu’Hacket étoit le seul Roi de tou-te l’Europe. Ils allèrent ensuite plus loin, ils Tégalérent entoures choses à Jesus-Christ, 8c celaíàns qu’Hacket s’y opposât car il disoit dans ses Oraisons, Pere ^jesaì que tu m 1 aimes autant que tuf aimes {b). Ils voulurent procéder à la cérémonie de Ponction, ou du sacre j mais il nc le permit /n Pttcrpas, 8c fa raison fut que le St. Esprit l’avoit déjà oint dans le Paradis. Us lui demandèrent enfin f ci ‘ce qu’il avoit à leur commander, 8c lui protestèrent qn’ils auraient pour lui une obéissance fans ZTlmì»bornes. 11 leur ordonna d’aller crier par toutes les rues de Londres, que Jesus-Christ étoit venu
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(jí) il témoigna fa fidélité à son maître par une aSïion tout-à-fait brutale. ] Un artisan d’Oundel dans le Comté deNorthampton nt quelque chose qui excita de l’inimitié en-tre lui 8c le Gentilhomme qui avoit Hacket à son service.Voions de quelle maniéré ce valet vangea son maître. IIaborda familièrement 8c en termes d’amitié le fils (1) de cetartisan,8c en fut reçu de la même maniéré,puis tout-d'un-coupil le colleta, & le renversa, & lui coupa le nez à belles dents ;& au lieu de le rendre au Chirurgien, qui se faisoit fort de leremettre, il le mangea ; eique nasum dentibus evulfit , nec chi-rurgo volenti restituere tradidit , fed (ut fertur) barbara imma-mtate devoravit (z). Camden ne raporte point ce fait avec lesmêmes circonstances. II dit qu’Hacket embrassant le Maîtred Ecole en ítgne de réconciliation* le mordit au nex îusou’àemporter la piece , & que ce fut le Maître d’Eeole qui de-manda la restitution, a fin qu on pût coudre la partie pendantque la plaie étoit toute fraîche- Ad vìniittam adeo efferus(Hacquetus) ut ingenuo Eudimagifiro , dum redintegrati amorisfpeeie ampleéleretur, nasum mordicus abscìderit, er coram tnise-ro desormi supplicante ut redderet, quo vulnere adhuc recenseajsueretur , canine ut ferunt (3) devoraverit (4). La variété deces circonstances n’est pas telle que l'on en puisse conclureque le fait est feux : on peut seulement y rencontrer une mar-que de la paresse, ou de la foiblesse de la mémoire de l’hom-Me. Ceux à qui l’on conte une chose ont accoutumé d’êtreattentifs principalement au fond & à l’essence du fait. C’estauffi ce qu’ils retiennent le mieux. Mais comme ils n’ontpas eu L même attention à toutes les circonstances , carcela eût été trop pénible, ils en oublient plusieurs : ils n’ontPas pris la peine d’en charger leur mémoire, qui d'ailleursu est pas assez forte pour soutenir toutes les parties d’unfardeau ; 8c ainsi, au bout de quelques heures, ou de quel-ques jours , s’ìls veulent faire le même récit, ils font obli-gez dy sepìéer l es circonstances qu’ils n’ont point rete-r ,1 fiìt ce íuplément selon le caractère parti cn-cui nair«.^ enie î & de là naissent une infinité dc variationsxoS J !IT aUX Ecrits à Historiens.
pour
(B) ll avoit une extrême confiance en ses Prières.'] Tu asla puissance , difoit-il à Dieu, & moi j’ai la foi ; donc lachose sera faite. II se servoit d’imprécations contre foi-même en priant Dieu, & il prétendoit que l’efficace de sesimprécations étoit sûre. II se vantoit qu’en disputant avecun Papiste il lui avoit proposé cette condition : Je me sou-mets à la damnation éternelle,er à la subir tout-à-l’heure (5) .-faites en autant , ey nous changerons de Religion vous ou moiselon le succès malheureux ou favorable qui suivra nôtre im-précation. Cela étoit bien absurde ; car l'effet de l’impré-cation devoir être la mort subite de l’un ou de l’autre, 8cpar conséquent aucun d eux ne pouvoit changer de parti.La mort ne lc pouvoit faire , & le survivant n’auroit eugarde d’abandonner sa Religion , à laquelle le mauvais suc-cès de l’imprécation de son Adversaire auroit rendu un té-moignage si authentique. Mais st ne faut point attendre quedes Visionaires fi extravagans évitent les contradictions. Hac-ket aiant accusé du crime de félonnìe deux grans Seigneursleur proposa un semblable Formulaire de prier (6). C’est ainsiqu’il apelloit son serment exécratoire. Si après savoir fait,leur dit-il » vous ne mourez pas je me soumettrai à la peinedu talion. Mais si vous refusez de le faire, 8c si jè le faisfans qu’il m’en arrive du mal, vous ferez condamnez à per-dre la tête. Les Juges le renvoiérent comme un fou.
II imposa à beaucoup de gens par cette sorte de Priè-re , 8c il leur persuada que pour les péchez des hommesles Diables 8c les Sorcières lui avoient fait soufrir pen-dant deux mois les peines mêmes de Penser ou peu s’enétoit falu (7). Camden raporte qu’en jurant fur fa dam-nation éternelle . 8c avec les imprécations les plus exécrablés, st séduisit Coppinger 8c Arthington , 8c sent fit acroirëqu’sts s’entretenoit souvent avec Dieu, 8c que le Diable l’avoit stigmatisé. Les Prières fréquentes & très - ferventesles dehors dune feinte vie, 8c la coutume de jûner tous lesDimanches, 1 aidèrent à persuader ces mêmes choses M
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oranddumprocetqui bux<zmdutlljfdtvit,ibid.
(7)
(g) Cam-den. Annal-Parte IV, p,
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