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Tome second. C - I.
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GUISE.

(6) Chro-nique desFavoris,H-

(7) Le PereAnselme,à. la page 44 r,cfí> Palais deTHonneucdit qu* leCardinal deCuise laissade Charlot-te des Eíïarstrois fils &deux íìlles ;que C aîné desfils fut Evê-que de Con-dor» y que lesecond futComte de T{o-mor&ntin , &tué en Candieasc service desVénitiens , ifpere de laMarquised*^ 4 cy. Jelaisse ce qrfildit du troisiè-me y èr desfiles.

(S) De Ni-colas deCHospitaiMarquis, frpuis Duc deVitri.

(9) MercureJKistor. &Politique,

».Avril I6S8,?iL-r75,Z7S.

(10) Là-mé-me , pag. z 86.3 * 7 -

(tt) ^4 Usn de la r B s e-marque ( H )de C ^Articleprécédent .

(12) Mémoi-re qui m*aété commu-niqué par lesfoins de Mr»Dalcncê %

commun parmi les Ecclésiastiques que les fonctions militaires, ne laisie pas d’étre une infractionde la Discipline Canonique.

A u reste je croi qu’on a fait des réflexions fur ce que les dcscendans du même Prince de Condé,que le Duc de Guise François de Lorraine tâcha de faire périr, font devenus héritiers des delcen-dans de ce Duc (C), Lc qu'un intervalle d’environ cent trente années a fufi pour cela.

tabat impatiens fui ; non miles , quia Cardinalis ; non item Car-dinalis, quia miles erat. . . . Indebitum certe charaâleri, quodin Engeriaca obsidiane sape ferrum in hoflem ftrinxit, immemorEcclefiam nescire sanguinem. S’il ne parla point des amouret-tes de ce Cardinal, ce fut parce qu’il les ignoroit , me dirapeut-être quelcun. Mais je ne saurois m’imaginer qu’il lesignorât; elles étoient trop publiques, & avoient été acom-pagnées de génération. La Chronique des Favoris impri-mée l’ari 1612 fupofe ( 6 ) qu’il survint une Dispute entre leCardinal de Guise, & le Duc du Mayne , à qui cntreroit lepremier dans la barque de Charon. Le Cardinal disoit qu ilestait mort le premier, o 4 par conséquent qu il devait pajjer. LeDuc ne debatoit au contraire, mats remonstroit qu il estoit préfé-rable , attendu qu il avoit esté tué pour le service du Roy , u 4que Vautre estoit mort seulement de maladie. Le Cardinal répli-quait que pour la querelle de léieu il avoit quitté femme e? en-fant, dont il ne vouloit que M. de Nevers à tesmoin, C? queluy ri avoit rien laijfé de tout cela. Tout le monde savoir ence tems-là que ce Cardinal avoit entretenu l’une des maîtres-ses d’Henri IV, je veux dire Charlotte des Essars. La mé-moire s’en étoit conservée d’autant plus facilement que cettefemme avoit été assez heureuse pour épouser un grand Sei-gneur , nonobstant la flétrissure publique dont elle étoit char-gée , après avoir donné des enfans a un Roi de France , &puis à un Archevêque de Reims (7). Mr. du Hallier, qui eûtpris peut-être pour une mésalliance d’épouscr Charlotte desEssars parfaitement bien famée, ne se fit aucun scrupule del’épouser toute perdue de réputation. II étoit de qualité , Lcfrere d’un Maréchal de France (8). II étoit Chevalier de l’Or-dre du St. Esprit, & Capitaine des Gardes du Corps, & ilavoit donné des preuves de cette vertu militaire qui l’élevadans la fuite à la dignité de Maréchal de France. Néanmoins,dans un mariage légitime il se contenta des restes d’un Cardi-nal. Le public ne manqua point de faire attention à cettegrande délicatesse : l'occasion de citer de tels exemples vientfl souvent que ces sortes d’Avantures ne tombent guere dansl’oubli. Mais lors que l’on commençoit peut-être à n’en par-ler plus il s’éieva des prétendans à la succeffion de Mademoi-selle de Guise, qui ranimèrent les idées de cet objet-là. Li-sez ce qui suit: je le tire du Mercure Historique & Politiquedu mois d’Avril 1688. " Madame la Marquise d’Acy, fem-„ me du cadet du Comte de Gamache Chevalier des Ordres,, du Roi, dispute aujourd’hui la succeffion de la Maison de„ Guise, & ce en vertu d’une certaine boëte qui lui a été,, apportée par une personne inconnue, dan s laquelle elle a„ trouvé un contract de mariage du Cardinal de Guise avec,, Mademoiselle Des-Essarts mere du Comte de Romorantin,, son pere, qui a toujours passé pour bâtard de ce Cardinal.„ Ce contract est assaisonné de la bénédiction nuptiale faite„ en forme ; qui plus est d’une dispense du Pape , portant„ permission à ce Cardinal de posseder ses Benefices, non-„ obstant son mariage : enfin rien n'y manque en apparence,,, qu’un support assez puissant pour pouvoir disputer une st„ grande succession contre ceux qui y ont interêt.Cependant,„ de quelque endroit que puisse sortir cette boëte , elle est„ pour faire du bruit au Palais, d’autant plus qu’elle est en-,, tre les mains d’une Dame qui y a fait un long apprentissa-„ ge de chicanne, comme si elle eut su le besoin qu’elle en„ auroit un jour. Depuis cette heureuse découverte, elle a„ fait ôter la barre qu’elle portoit sur ses armes, pour marque„ de fa bâtardise. Mais il est à craindre pour elle qu’elle„ ne soit obligée de l’y remettre bientôt : elle a affaire au„ Prince de Coudé, qui prétend être le principal héritier„ de cette Maison , à cause .de Madame la Princesse de„ Coudé sa femme ; & comme il y -a bien peu de propor-„ tion de l’un à l’autre, la boëte pourroit bien se trouver„ supposée avec le temps (9) ”. Notez que l’Auteur duMercure a fuposé (10) que ce Cardinal de Guise étoit celaiqu’on tua à Blois. C’est une erreur.

(C) Les defeendans du même Prince de Condé , que Fran-çois Duc de Guise vouloit faire périr , sont devenus héritiersdes defeendans de ce Duc de Guise.] Oest ici qu’il. me fautplacer le Mémoire que je n’ai reçu qu’après l’impression dela page où il eût pu être plus commodément (n). C’estun Mémoire qui nous aprendra les Procédures dont le ma-riage du Duc de Guise & de la Comtesse de Bossu ont étéla cause, & quel est le fondement des prétentions de Mr. lePrince de Condé qui a gagné lc Procès.

„ (12) Le 16 de Novembre 1641, il se passa un mariage„ entre Monsieur le Duc de Guise, Lc Honorée de Ber-

„ ghes lors veuve en prémieres noces de Monsieur le Com-,, te de Bossu.

„ Le 9 Juin 1666, il y eut sentence définitive rendue„ contradictoirement à la Rote , qui déclaré le mariage,, valable ad quoscunque effeSlus, o 4 diílam Comitifdm veram,, e? legnhnam conjugem. Nota : que le Duc de Guise étoit„ mort; mais il avoit produit à Rome pendant fa vie. Nota», encore : que pendant ce temps-là Mademoiselle de Guise„ obtenait des Arrests au Palais qui annulloient la procédure„ de la Rote, faifoit dcfence d’y plaider, & à tous huissiers„ en France d’y donner des assignations & d’en executer les-, jugemens. Madame la Comtesse de Bossu a agi tout le„ reste de fa vie comme Duchesse de Guise. Elle a soutenu„ avec constance la validité de son mariage, Lc en a toujours,, poursuivi l’execution. Elle esperoit le faire reconoître eu,, France par la recommandation ou l’autorité de la ligue,, ou du Roy d’Espagne au traitté de Nimegue en„ Mais le parti François y étoit trop puissant, les Ministres„ de France refusèrent absolument d’écouter aucunes propo*,, strions fur les interests des particuliers. La Comtesse de,, Bossu fit des efforts inutiles, Lc mourut en 1679 aiant in-„ stitué heritier le Comte de Berghes l’un de ses neveux. Le„ Comte de Berghes mit ordre aux affaires de la succession„ & rassembla tous les filtres du mariage qui étoient dispersez,, à Rome, à Paris, à Madrid, à Vienne, aux Païs-Bas> 8c„ ailleurs. A la faveur de la Treve de Luxembourg , il vint„ à Paris Lc y forma fa demande au Chátelet le 3 Aout„ 1687 , contre Mademoiselle de Guise comme heritiere de» feu Monsieur son frere, à ce que le contract de mariage„ du 16 Novembre 16,41 fût déclaré contre elle exécutoire:>, ce faisant, que les conventions Lc autres droits en resultans„ lui fussent adjugez. Mademoiselle de Guise auffitost obtint„ un Arrest du Parlement par lequel defence fut faite ࣄ procederau Chátelet, de qualifier la Comtesse de Bossu,„ Duchesse de Guise, de faire aucune demande sur ce pr e '„ tendu mariage, Lc à tous huissiers de donner à cet effet„ aucune assignation. Le 8 Mars 1688 Mademoiselle de Gui-,, se mourut, après avoir fait plusieurs Testamens Lc Cûdi',, cilles, dont le dernier est du 2 Mars 1688. La guerre sur-„ vint là-dessus, qui servit à tenir les choses en suspens. En-,, fin la Paix aiant été faite à Ryswick, le Comte de Ber-„ ghes revint en France honoré du filtre de Prince Lc dç„ Chevalier de la Toison d’or. II renouvela sa demande le„ 25 Octobre 1698, non pas au Chátelet, mais droit au Par-,, lement. II demanda en vertu d’une commission du grand„ sceau à être receu opposant à l’execution de l’Arrest àc», 1687 , & aux deux autres rendus long - tems auparavant„ contre la Dame fa tante. faisant droit sur son oposition »,, ensemble sur l’appel comme d’abus interjetté par Made'„ moiselle de Guise Lc Messeigneurs ses héritiers, de la cele-,, bration de mariage Lc de la sentence de la Rote, évoquant„ sa premiere demande faite au Chátelet, qu’il fût dit n’y 2 '„ voir abus, Lc que les conventions Lc autres droits du ma-„ riage lui fussent totalement adjugez. Sur cette illustre con-„ testation intervint Arrest le Mardi matin ; Janvier 1 7 00 ',, en la grand’ chambre suivant les conclusions de Mr. D®"„ guesseau Avocat Général,plaidant Mr. Robert Lc Mr.Noup,, Avocats des Parties, Président Monsi. de Harlay , aptes,, quinze audiences dont sept furent consumées par Monu-„ Robert, fix par Mr. Noues, Lc deux par Monsieur p*'„ guesseau, par lequel aiant égard à la requeste du P rinC _„ de Berghes, la Cour ordonne que l’informatìon faite co f'„ tre Honorée de Berghes Comtesse de Bossu fera rejette -„ fans s’arrêter aux oppositions du Prince de Berghes à l’ exe '„ cution des Arrests de 65,66, Lc 87 , faisant droit s® ■*"" appellations comme d’abus tant de la célébration que dej*” ptocedure faite a la Rote & sentences y intervenues »

” a été mal, nullement, & abusivement célébré, P 1 '?„ cédé , Lc ordonné. En conséquence débouté le ^P ce mî ,” Berghes des demandes dependantes de la question du» nage, le condamne aux dépens : Lc fur les autres dem„ des ordonne qu’il se pourvoira. c e

La Table Généalogique qui fut imprimée pendanProcès fait voir à l’oeil qu’Anne Palatine de Bavière, ®P ,de Mr. le Prince de Condé, a dû être l’héritiere ue tvmoiselle de Guise; car elle descend du Due de ^àcuude François de Lorraine Duc de Guise. Ce Duc de Matcut une fille qui épousa Charles de Gonzague Duc a ^vers; Lc de ce mariage sortit Anne de Gonzague nrei»la Princesse de Condé.

H. H A C-