HADRIEN.
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íbn parent (D), & Gelius Tatianus Chevalier Romain. L’étudedu Grec fut tellement de son8°ût, qu’il fut exposé par là aux atteintes des Railleurs (a). 11 servit de bonne heure dans les
^7»A- armées, & il étoit Tribun d’une Légion avant la mort de Domitien. L’Armee de la bâtie Me-e J“’ficad' c l le choisit (b) pour complimenter Trajan adopte par 1 Empereur Nerva; & ce fut lui qui a-ît n :Z u ko"a à Trajan la prémiere nouvelle de la mort de Nerva. 11 regagna les bonnes grâces de cetGr *ctti us di- Empereur* qu’il avoit prelque perdues parles depeníès exceffivcs qui lavoienc contiainc de s en-
setter. II épousa U) une petite niece (d) de ce Prince (E ); & il eut en la personne de l’Im-
Vit «. pératrice (e) un patron d’une grande force. On le trouva si grossier dans la Harangue quil re-(i) £ „ _ 7 cita devant le Sénat pendant qu’il étoit Questeur (/), qu’pn le sifflai ce qui fut caule que s’apli-• quant beaucoup au Latin, il y devint très-habile & très-éloquent, il accompagna Trajan dans[ c l ln '’*» l’expédition contre les Daces (g); & pour lui faire bien la Cour il bue d’importance, « en fut ^ ^
magnifiquement récompensé. 11 avoit exercé la charge de Tribun du peuple (h), lors qu U aha „ atuidds p ern
W Sabine. avec Trajan à la seconde guerre des Daces. II y fit de belles a£tions 5 & y reçut un preient qui crcctí(1 e/?,
Zit lui donna quelque espérance de succéder à l’Empire ( i). II fut fait Préteur quelque tems apies;
ensuite de quoi il commanda dans la basse Pannonie, avec une si bonne conduite quelle lui valut n0 .
&niT‘ J 1 Consulat (k). Les Harangues qu’il composa pour Trajan augmentèrent son crédit (F). p es ^^ £nI09<ÎLot inÉ. j a levée du siégé d’Atra en Arabie, Trajan malade, & résolu de s en retourner a Rome, Un aï a ^ Ex. le commandement de l’Armée. II lui avoit dé j a donné le Gouvernement de Syrie; Sc le tentant s P amano
sot. nl<tn proche de fa fin il l’adopta ( / ). Nous examinons dans T Article de Plotine (m) fi cette " o
adoption fut fuposée. Ce qu’il y a de bien sûr, est qu’Hadrien aiant reçu à Antioche prelque en ^ _ ar _-» jo” l01 ’ r f erne tems la nouvelle de íbn adoption, Sc celle de la mort de Trajan, se fit déclarer Empereur ^ ue (gj.
1 onzième d’Août 117. Une des prémieres choses qu’il fit fut d’abandonner prelque toutes les („) n acceptaU) toj. conquêtes de Trajan, St de se contenter que l’Euphrate íèrvît de bornes à l’Empire. (G). H ne
fut de retour à Rome qu’en l’année 118. Le Sénat lui décerna le triomphe, Sc le titre de Pere Tiiiemonr,de la Patrie ( n ) ; mais il refusa le tout, Sc voulut que l’on donnât le triomphe à l’image deTrajan. Les libérassiez qu’il fit au peuple font des plus extraordinaires ( H ). L’année suivante d’Adrien,
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vent signifier qu’Hadrien étoit fils d’Hadrien Afer. C’estfans doute leur véritable & naturelle lignification, commeSaumaise (5) le déclare. Ainsi on auroit grand tort decensurer Xiphilin , comme si en abrégeant Dion il avoitgâté ce qui concernoit la Généalogie d’Hadrien , 8c faitd’une Famille Espagnole une Famille Africaine. II est vraique Cedrenus, n’entrant pas bien dans le sens de Xiphilin,y a trouvé l’occasion d’un gros mensonge ; car il a dit queí’Empereur Hadrien étoit Africain d’extractìon. N’ou-blions pas que Domitia Paulina, mere d’Hadrien, étoit néeà Cadis (6).
(D) Trajan son parent. ] Le Pere d’Hadrien étoit cousingermain de Trajan; car il étoit fils d’Ulpia soeur de Mar-cus Ulpìus Trajan , Pere de l’Empereur Trajan. Voler.Casaubon dans son Commentaire sur Spartien. La parentéétoit moindre selon Eutrope, qui dit que la mere d’Hadrienétoit cousine de Trajan (7).
(E) ... 11 épousa une petite niece de ce Prince.] Nousdirons ailleurs qui elle étoit, & comment elle se trouva deson mariage. Il suffit de dire ici que ceux qui assurent (8),qu’Hadrien fut marié à la fille de Trajan se trompent. IIne paroît point que Trajan ait eu des enfans , ni qu’Ha-drien ait eu d'autre femme que Sabine fille d’une niece deTrajan. L’Auteur de la Chronique d'Alexandrie a débitéune plaisante chimere ; c’est que l’Empereur Hadrien épousala fille de cet Aquila qui fit une Version de la Bible. St.Epiphane semble avoir djt la même chose (9). Tristan (10)accuse ce Chroniqueur d’Alexandrie,d’avoir dit que selon St.Epiphane Hadrien étoit Grec de nation, Sc originaire de Si-nope. II est très-faux que St. Epiphane le dise, il ne le dit
t**'. q Ue d’Aquila.
(P) Les Harangues qu il composa pour Trajan augmentèrentfin crédit.] Je veux raporter les paroles de Spartien. De-smíîo quidem Sur a, Trajani eì (Adriano) familiarisas cre -vit , causa pr&cipue orationum quas pro imperatore diblaverat.Casaubon aplique ce diâîaverat à Sura, ce qui paroît d’a-bord rendre pitoiable le raisonnement de l’Historien : car.-ce raisonner que de dire, Après la mort de Sura, la fa-miliarité d Hadrien auprès de Trajan devint plus grande , furtout à cause des Harangues que Sura avoit faites pour l’Empe-? Mais quand on y regarde de près, on trouve que se-sens de Cafauhon . il n’v i _
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Ion le sens de Casaubon, il n’y a que.défaut de netteté dansles termes de Spartien. Celui - ci n’a pas voulu dire queles memes Harangues , je dis les mêmes en nombre queSura avoit composées, augmentèrent la faveur d’Hadrienil n’a parlé que des, Harangues semblables à celles de Sura’.Ainsi l’interprétation de Casaubon ne différé point réelle-ment de celle de Mr. de Saumaise qui est très-bonne. Envoici le sens. Hadrien s insinua davantage dans l'amitié deTrajan , à causie quil lui rendit les mimes services que Suralui avoit rendus dans la composition des Harangues. Je nevoudrois pas changer le texte comme Saumaise le change, nisuposer avec lui que la faveur de Plotine fut nécessaire àHadrien, afin d’obtenir que l’Empereur lui donnât à faireses Harangues. Ce n’étoit pas une dignité assez relevée parJaport à Hadrien, pour qu’il n’y pût parvenir qu’avec unemtercefíkm. II y a eu de simples Maîtres de RhétoriqueMe l’on a emploiez à cela , témoin ce Passage de Spar-tien ( n ) ; Aélius Orationem pulcherrtmam que hodieque legi-tur , Jî-ue p er y g , ji vt p er fcrïniorum aut dicendi Ma-i Utios parafes Domitien faisoit faire à d’autres sesLettres, ses Harangues, & ses Edits ( 11 ). Néron n’avoitl’Oraison funèbre de Claudiusc étoit Seneque quiTavoit faite (13): il
Tacit. Annal, ubr xur nr
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qu’il récita;est vrai que le.s
vieillards , grands faiseurs de comparaisons entre le présent& le passé , s’amusérent à observer qu’avant Néron aucunPrince n’avoit eu besoin d’une éloquence empruntée. Ta-cite nous aprend cela au Chapitre III du XIII Livre deses Annales : Aànotabant sieniores , dit-il, quibus otiosium estvotera cr prafentìa contendere, primum ex iis qui rerum potìtiejfent Neronem aliéna facundia eguiffe. Mr. Spanheim ob-serve que les Empereurs Romains donnoient quelquefois àleurs Questeurs la charge, non seulement de composer,mais deplus de réciter pour eux leurs Harangues, ainsi que Suetone en-tre autres le remarque de Néron ejr même d Augufie (14). Aureste, fi nous en erpions l’Empereur Julien (15), ce n’étoitpoint par ignorance, mais par belle paresse, que Trajan seservoit de Sura.
(£») ll sie contenta que l'Euphrate servît de bornes à s l m-pire.] St. Augustin s’est servi de cette action d’Hadrienpour railler les Idolâtres, qui disoient que le Dieu Termen’avoit point voulu céder à Jupiter même, lors de là cons-truction du Capitole, 8c que ç’avoit été un présage que lesbornes de l’Empire Romain ne reculeroient jamais. VôtreDieu Terme, leur dit agréablement Saint Augustin (16),a plus redouté Hadrien le Roi des hommes , que Jupiterle Roi des Dieux. Postea in orientalíbus partibus Hadrianivohmtate mutati siunt termini imperii Romani. Ille namquetres provincias nobiles Armenïam, Mesiopotamiam , Afsijrìam ,Pcrsiarum conceffit imperio , ut Heus Hie Terminus qui Romanestermines siecundum illos tuebatur, ey per illud pulcherrimumau/picium loco non cejferat fovi, plus Hadrianum regem ho-minum quam regem deorum timuisie videatur. II n’y a nulleaparence que l’abandon de ces conquêtes ait été l’effet del’envie qu’Hadrien portoit à Trajan. (17); car que pouvoit-on faire de plus glorieux à 1a mémoire du défunt, que demontrer qu’on ne pouvoit pas maintenir les choses au pointou il les avoit portées? Disons donc que l’impoffibilité degarder le pais conquis porta Hadrien à ce sacrifice. Omniatrans Euphratem at Tignm reliquit exemplo , ut dicebat , Ca-tonis, qui Macedonas liberos pronunciavit quia téneri non po-terant (18). II aima mieux perdre dans la comparaisonqu’on feroit entre son prédécesseur 8c lui , que d’exposerson Empire aux désordres qui le ménaçoient de toutesparts. Ammien Marcellin a dit qu’avant Jovien, au-cun Empereur , ni aucun Conseil, a’avoit cédé aux en-nemis un pouce de terre. Monsr. Valois ( 19 ) prétendqu’il a pu le dire, & que Casaubon n’a pas eu droit de l’encritiquer (70).
( H) Ses libéralisez . . . font des plus extraordinaires. ] II„ semble qu’il ait remis généralement tout ce qui étoit dû„ par les particuliers de Rome & de l’Italie , & dans les,, Provinces tout ce qui étoit dû depuis seize ans; au moins„ dans les Provinces Impériales, car Spartien & une ins-„ cription de cette année ( 118 ) semblent se restreindre à„ celles-ci. ... II brûla dans la place de Trajan les obli-„ gâtions & les mémoires de toutes les choses dont il ac-„ cordoit la remise, afin qu’on ne craignît point d’en être
„ recherché à l’avenir. Cette remise se montoit à.
„ des sommes immenses, & des personnes habiles qui ont„ réduit à la valeur des monnoyes de nôtre tems ce avî„ en est marqué dans les Historiens le font aller à zz mil’» 'ions cinq-cent-mille écus d’or. Cette libéralité n’avn t„ point eu d’exemples jusques à lui; la mémoire ne sVn„ est pas seulement conservée dans les Historiens
" “ kb "? ->- cette &
" J la iuivante > 011 elle peut avoir été achevée, & dans” tkrnl' nous representent Adrien le’flfmbeau
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Pppp * „ remì-
(14) Spanb,’Notes furles Cetâtsde Julien,
pag. lìz.
\ r j) tu Cat-sílib. Voiex,Us Notes deMr. Span-heim.
(jí) Au-gustin. deCivit Deí,Libr. iV,Cap. RXtX,
(17) Eutro-pe, Ubr.VUUpag. SO>t'a dit p car-iant : Tra-jani gloii*invidens,ftatini Pro-vincias tiesreliquitquas Traja-nus addide-rat.
O s) Spai-tian, inAdriano.
(19) ln Ant-iman. Mar-cetlin. Libr.XXV, Cap.IX, pag. 4 Z 9 .
(20) Votez,U Hemarqttt(O) de
t y cArtide
] o y us;