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Tome second. C - I.
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HADRIEN.

{o) Spart.in Hadlia-no.

(p) Idtm,ibid. Dion.Libr. LX 1 X.

(?)

S.tit. 3 . 1 . 10 ,p. T 74. Apttd

Tillemont

Histoire

d’Adrien.

(r) Xiphi-îin. in Ha-âriano.

(îi) Histoi-re des Em-pereurs ,

Torn. II, pag,408,409 , deBruxelles. 11cite Dion ,Libr. LXIX,

paf. 791 -•Spartien,in ViraAdriani: lesAnalecta d »P. Mabillon,

L orn. IV, sas,484,481Í :Onufre, inPastis, pag.210 : Span-heim , deNumismat.

pag. 8 n.

(11) Plut. inAgide; pag,80r , B.Volez, ci-dejsas la \e-marque (F F)de l'MrticleCharles-Quint.

sa? 1 Aurel.Victor, inCssaribus,pag. m. 129.

(24) Idem,ibidem.

sa;l Spar-rian. inAdriano,

Cap. XXVI,pag. m. 215.

(is) Lam-

ptid. in

VîtaHelio-

gab. pag. /n.

* 09 .

(27) Com-ment. Hist.pag. 45 3 *

sa?) In Epit.Dion. Vit.Adriani.

il alla dans la Mesie pour repousser les Sarmates (o). On fie mourir à Rome pendant son absenceplusieurs personnes du premier mérite (p)-, & il eut beau protester qu’il n’en avoit point donneles ordres, il ne laissa pas d’être chargé de toute la haine de ces violences. Jamais Prince ne voia-gea autant que lui ; il n’y eut presque point de Province dans l’Empire qu’il n’honorât de fa pré-sence: & comme il étoit magnifique, & qu’il vouloit tout conoître par lui-même, il laissoit partout des marques de fa libéralité, 6c de son exactitude à examiner la conduite des Gouverneurs.

On croît qu’il commença ses voiages en Tannée 120. 11 alla voir les Gaules, la Germanie, &

l’Angleterre, où il fit construire une muraille pour empêcher que les Insulaires soumis à son obéis-sance ne fuílènt ravagez par ceux qui avoient secoué le joug Romain. II repassa dans les Gaulesl’an 12,1, d’où il alla en Espagne. On croit que ce fut alors qu’il alla voir la Mauritanie. Sonprémier voiage dans l’Orient fut assez long ; car il ne fut de retour en Grece qu’en Tannée Us-II passa l’hiver à Athènes, ôc s’y fit initier aux mystères de Ceres. II étoit à Rome au commen-cement de Tannée 12.9 (y), & l’on croit qu’il alla en Afrique la même année; 6c qu’après êtrerevenu à Rome, il commença son autre voiage d’Orient en l’année 130. Après avoir parcourul’Asie, où plusieurs Rois lui vinrent faire la révérence, il s’en alla en Egypte l’an 132. II pâ

l’hiver à Athènes l’an izy, & au printems suivant il fut de retour à Rome. II adopta Lucius Au-

relius Annius Ceionius Commodus Verus; qui quoi que chargé d’assez de nóms prit encore celuid’yElius. Après cette adoption Hadrien se retira à Tibur, où il fit faire de superbes bâtimens (/)»6c où il s’abandonna à la moleste, 6c puis à la cruauté; car il fit mourir plusieurs personnes, oupar une violence ouverte, ou par des voies occultes, Lc n'épargna pas même son beaufrere Ser-vien, qui étoit âgé de quatre-vingt dix ans. Lucius Verus étant mort lc prémier de Janvier 1389Hadrien adopta Titus Antonin, 6c le chargea d'adopter Marc Annius Verus, 6c le fils de LuciusVerus. L’hydropisie de cet Empereur l’accabla 6c le chagrina tellement, qu’il en devint commefurieux ( K ). On emploia tous les remedes imaginables pour le guérir. Le soulagement quel’Art Magique lui procura ne fut point de longue durée ( r ), On manda un grand nombre deMédecins, 6c c’est à quoi quelques-uns disent qu’il attribua íà mort (L). Pour le tirer de son dés-espoir , on feignit qu’il avoit fait des guérisons miraculeuses {M): mais malgré tant d’artisiccs il

ï, remises Je copie ceci de Monsieur de Tillemont(2.1): on peut voir dans ses Remarques l’Examen de plu-sieurs Difficultez touchant cela. Je n’y entre point; j'aimemieux faire cette réfléxion , qu’il n’y a point de feu de joiepour quelque ville conquise, ou pour quelque bataille ga-gnée, qui puisse avoir à l’égard des peuples le même agré-ment qu’ils trouveroient à un feu tel que celui d’Hadrien.J’ai lu quelque part que l’Ambassadeur de Venise aiant brûlédevant Henri IV les Papiers où il fe reconoissoit redevablede plusieurs sommes à cette République, ce Prince, qui ai-moit les bons mots, se mit à dire, qu il ri avoit jamais vuun plus beau feu. Agesilaiis Ephore de Lacédémone s’étoitservi de cette pensée , dans une occasion semblable. Kaì

Ta xapa râ» prçtairài ypuputatiia. irvtUTStíyxarttf eí’j àyo-pùt , « xÁÚpta. y.axStrt , y. ou orá/ 7 ot. trvvS-ésTtt eì? eh, ètéirgr,-trat. ocPiirrro bí tpMy'oi , eì V-io Trlénoi xx'i buvurixo), oríd-srarSrrtí roory/oíny , S ct A.yyo-ty.xc/0 , drortç ètpvjìçltja» , èx’éep-o hasísr^í-rtpes iapaxísut <pn$ síè irop ixílm xaâapáripev.

Ita congefias in forum debitorum fyngraphas , quas claria ap~pellant, omnes coacervatas concremaverunt. Sublata flammapecuniofi c? foeneratores, qui ibi deambulabant , digrejfi funt.At Age/ilaus , quasi illudens illis, negavit clarius fe lumen velignem lucidiorem vidiffe (22).

( I) Apres l'adoption de L. Verus , il fe retira à Tibur ou ilfit faire de superbes bâtimens .] Aúrelius Victor (23) décritassez vivement la vie molle que cet Empereur menqit danscette retraite, pendant que Lucius iElius César gouvernentà Rome; mais il fait une lourde faute de Chronologie. 11fait entendre qu’Hadrien fe plongea alors dans les infamiesde l’amour d’Antinous ; c’est ignorer que la mort d’Anti-nous ait précédé l’adoption d’âius Verus. Quant aux bâti-mens voici ses paroles ( 24} : Rus proprium Tibur feceffit ,per-mifsa urbe Lucio JElio C.t sari , ipfe uti beatis locupletibus mos,palatin exstruere, curare epulas, signa, tabulas picías. Joi-gnons à cela un Passage de Spartien (25): Tiburtinam vïl-lam mire exadificavit, ita ut in ea provinciarum w loco-rum celeberrima nomina inferiberet : velut_ Lyceum , Acade-tniam, Prytaneum, Canopum, Pxcìlen, Tempe vocaret. Etut rithil pratermitteret , etiam inferos finxit.

(K) Son Hydropifie ... le chagrina tellement , qu il en de-vint comme furieux.'] C’est à ce tems ici qu’il faut rapor-ter ce que dit Lampridius, qu’Hadrien imposa son nom àune ville qui s’apelloít O resta, & que par ce moien fa foliesc passa un peu. Un Oracle lui avoit donné ce conseil. EtOrestam quidem urbem Hadrianus fuo nomini vindicari jujfiteo tempore quo furore coeperit laborare , ut ex responfo quum eidiâlum ejfet ut in furìofi al'tcujus domum vel nomen irreperet.Nam ex eo emollitam infaniam ferunt , per quam multos Se-natores occidi jujferat , quibus fervatis Antoninus Pli nomenmeruit , quod eos post ad fenatum adduxit , quo s omnes jufluprincipis interfettos credebant (26). Le Sieur Tristan (27) abronché deux fois fur ce Passage assez lourdement. II attri-bue à Lampridius d’avoir assûré qu’Hadrien guérit de la phré-néíie après avoir visité la ville d’Oresta, & il veut que celasoit arrivé au commencement de l’Empire d’Hadrien. II étoitfacile de conoître que Lampridius ne parle point d’un voiagede cet Empereur, & que ce qu’il dit fe doit raporter au temsqu Antonin étoit déjà adopte. Or il ne le fut que peu demois avant la mort de ce Prince.

(E ) Quelques-uns disent qu il attribua fa mort au grandnombre de Médecins.'] Xiphilin raporte (28) qu’Hadrienrendit I ame en s écriant, la multitude des Médecins a faitpérir le Monarque, orci.r.ot <’«-mé« ÙTrái.ec-cey. Cet His-

torien ajoute que ces paroles étoient une espece de Pro-verbe. Pline assure qu’il y avoit une Epitaphc qui conte-noit une pareille proposition (29): Hinc illa infelicis mona-menti inferiptio turba se medicorum péris s E.Je m’étonne que St. Epiphane n’ait point touché cette cir-constance des dernieres heures d’Hadrien, dans l’endroit ouil a dit que ce Prince fit venir tous les Médecins de son Em-pire, & se moqua deux après avoir éprouvé Humilité deleurs remedes, & composa même une Lettre satirique con-tre leur Art & contre leur Profession ( 30 ). Si cet ancienPere n’a pas été mieux instruit fur le fait même, que fur lacirconstance du tems, nous ne tenons rien ; car il dit qu’a-près avoir composé cette Satire, l’Empereur partit de Romepour s’en aller en Egypte; c’est un mensonge. II est sûr quedepuis que les Médecins eurent tenté inutilement tous lesmoiens de guérir son hydropifie, il ne fit que le voiage deBaies. On ne peut pas douter qu’il n’eût conçu beaucoup demépris, ou beaucoup de dépit contre eux, puis qu’enfin »ne garda plus de régime, & qu’il mangea de tout ce que fafantaisie lui dictoit (31).

(M) On feignit qu il avoit fait des guérisons miraculeuse 5 ')Voici ce que Spartien raconte. Une femme vint dire aHadrien quelle avoit été avertie en songe de lui représen-ter que puis qu’il devoit guérir, il se gardât bien de s’ôterla vie ; quelle avoit perdu la vue pour n’a voir pas fait ceque son songe lui avoit prescrit; qu’elle avoit reçu un f".cond ordre de lui venir dire les mêmes choses, & qu°?lui promettoit qu’elle recouvreroú la vue si elle lui ba» 01les genoux. Cette femme aiant exécuté cet ordre, & la vses yeux avec seau d’un Temple, vit comme auparavan 'Autre miracle. Un homme né aveugle vint du fond a

la Bannonie , & toucha Hadrien qui avoit la fievre :

cela

fait, cet homme ne fut plus aveugle , & Hadrien n cplus la fievre (32). Spartien a eu la prudence d’ajoûtet»que selon le témoignage de Marins Maximus, 0 n’y aV01eu que feinte dans tout cela. Nous le devinerions bj en .’quand même nous ne saurions pas ce que Marius MaEmus en a dit. II est bien aisé de conoître qu’Antonin >adoptif d’Hadrien, se servit de cette ruse pour lui A? D _ r j.quelque espérance, & pour chasser la mélancolie qm 1 °^ e .moit. Combien de fois a-t-on renouvellé ces artifi ceS . rnepuis ce tems-là pour fomenter les superstitions » & ® jf e sles cabales d’Etat. Les tromperies, dif-on, font p er c[]Ceenvers les enfans & les malades. Cela tire à confessé ^fur les peuples , ils font toujours dans l’enfânce >, r ? J 0 {jmalades, à certains égards. Mais laissant ces réstexio ttrop de gens redoutables fe reconoitroient, disons unde Critique Grammaticale au grand Saumaise. J* nepoint que l’homme venu de Pannonie fût aveugle dfance , mais seulement depuis long-tems: ainfi aU >on nelire, natus c&cus , il lit vêtus cacus. Sa raison est st ^ vue >sauroit croire que des aveugles nez aient recouvre^ g £nS& qu’il est moins incroiable que cela soit arrive aqui étoient aveugles depuis plusieurs années. Ae ^ u jbien que dans la Note suivante il réfute Ca<aut> 'avoit entendu par le mot simulationem un charme . ?un sortilège. Ce sens est indigne de Cafaubon. ,. eX pli-en cet endroit-là ne signifie que feinte, a HVP 0 '

que de la forte & rencontre bien : mais arl . e en tre

thèse, que veut-il dire avec la différence qu ^ yost'un aveugle né, & un aveugle depuis Ion-,- st âDO ster unil pas bien qu’il a été aussi facile a Antomt d apoit Jeprétendu aveugle de naissance » qu un preten troiS

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