HADRIEN.
(44) -Remrir-7«- ( K)-
(££) Dion.pj. 799 »Spait. subfin. Eutro-pius, Lsbr.VIU.
(cc) Spatt.ibid. Videetìnm Capí-tolinum, inAntonino,pug- m. 149.
(dd) Spart.pag. m. IlS.
(66) Lam-prid. inAlexand.Severo, pag.m. 99}.
(n) Pier.
Valerta»,de Literat.Infelicit.
(b) Oldoi-nus, Athen.Roman. pag.
30J.
(c) Pier.Valer. deLiterat. In-felicit.
(î) Epis-eopus Et-ibidienlls,Banhouien-sis & Vuel-lenfis, dit leP. Oldoini ,pets corre&dans son Or-thographe ,Atnen, Ro-man. pag.3 ° 3 .
(z) Meze*rai. Abrège'Chronol.Tom. IV,pag. m. 434.
fs) CV«-
Itti qui fuit leJuin de cetoAnìcUe Onr&pelloit ain-si > ou plutôtde Oornettoa. cause de saPatrie.
(4) Lihr. Vr ypag. m. 161.
( 5 ) Volez.Moreri a
VxArticle
Castellesi :
eft ainsy^il nommeCardi-
na ^ Au, motAdrien <j ç
Cornetto
il avoir ren-voie a. Cas-telles. U eûtpìicux fait dej 9 en tenir là»Oldoini ditHadriamisCastelien-û s.
6jo
un Rabin, furie chapitre de la résurrection. J’en parle dans l’ Article Barchochebas ( aa ).comme aussi des choses qui furent faites alors en Judée. Plusieurs faits particuliers qui fervent àfaire conoître le caractère d’Hadrien, fa jalousie contre ceux qui excelloient dans les Arts , &c,fe trouveront en divers endroits de ce Dictionaire, selon que l'on parlera des personnes intéresséesà ces faits. La Table alphabétique indiquera chaque chose. Le Sénat ne donna qu’aux larmes &aux prières d’Antonin que les actes d’Hadrien subsistassent {bb)-> car on avoit résolu de les casser:mais quand une fois la résolution fut éludée, Antonin obtint tout ce qu’il voulut, savoir l’Apo-théose d’Hadrien. II lui fit bâtir un Temple à Pouzoles, & y établit des Jeux, avec des Commu*naurez de Prêtres, & les autres assortimens de 1a Déification {cc). Hadrien n’avoit pas attendujufqu’à ce tems-là à goûter des honneurs divins, il s’étoit emparé lui-même de la couronne céleste.II se consacra à lui-même un Autel dans Athènes au Temple de Jupiter Olympien; êc à mesurequ’il passoit par plusieurs villes d’Asie, il multiplioit les Temples qu’il se bâtiíToit {dd). II n’ya nulle aparence qu’il les destinât à Jefus-Ghristj & l’on ne fait d’où Lampridius avoit tiré ce qu»conte la-dessus {Q). II ne paroît pas qu’autre que lui ait eu conoissance de cette source.
(A,) ll ri y a nulle aparence qu il destinât à Jésus-Christles Temples qu il fe bâtijfoit; cr l’on ne fait d’oh Lampridiusavoit tiré ce qu il conte là-destus .] Quoi qu’il en soit, voiciles paroles de Lampridius (66) : C h r i s t o templum facerevoluit (Alexander Severus) eumque inter Deos recipere , quodep* Adrianus cogitasse fertur, qui templa in omnibus civitatibusfine fimulacris jujferat fieri, qui hodie idcirco quia non habentnumina, dicuntur Adriarit, qu a ille ad hoc paraste dicebatur ,fed prohibitus est ab us qui constulentes sacra repererant omnesChristianos suturas,st id optato everilstet, V templa reliqua de-ferenda. Casaubon sans doute n’a point de tort de rejettercela comme fabuleux. Ce que j’y trouve de vraisemblableest cette crainte des Paiens que leur Religion ne fût déser-
tée, si l’on eût toléré publiquement le Christianisme. Voi-là qui fait plus d’honneur à la foi Chrétienne , que lés ai'larmes qui ont paru dans les Ecrits d’un Ministre Réfu-gié (67) , qui, en combatant la Tolérance des Religions»a dit entre autres choses : Sp^’on mette un Prédicateur Mahif-metan, un Sqcinien, un Papiste, cp* un Reformé dans une vil-le , fans que le Magistrat y intervienne par son authorité, 1)1Dieu par son esprit esr ses miracles , er vous verrez, bien-tôt 1 »vérité succomber entièrement. Voilà des gens qui craignentde n’avoir à prêcher qu’aux murailles & aux bancs, vox da-mantis in^deferto , à moins qu’ils ne soient seuls dans un®ville. Je ne m’étonne donc pas qu’ils soient si oposez à 1 »Tolérance (68).
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HADRIEN, Cardinal Prêtre du titre de S. Chryfogone (a), étoit natif de Cornetto dansla Toscane {A). 11 fut Nonce d’Innocent VIII en Ecosse (!?),& puis en France; & après
avoir été Clerc & Thréforier de la Chambre Apostolique, il fut honoré du chapeau de Cardinalpar le Pape Alexandre VI (£), dont il avoit été Sécrétaire {c). La vie de ce Cardinal fut unthéâtre de changemens bizarres, dont la fin ne fut rien moins qu’honorable. 11 l’échapa belle sejour qu’Alexandre VI s’empoisonna par mégarde (C). Ensuite il encourut de telle sorte l’inimi-tié de Jules I I, qu’il fut contraint de s’aller cacher dans les montagnes de Trente, foudroié par lesArrêts scveres de ce Pontife (d). Aiant été rapellé par Léon X il fut si peu reeonnoissant de cebienfait, qu’il s’engagea dans une Conspiration contre lui (D). Ce Pape lui pardonna cette sau-te, & lui en fit expédier des Lettres d’abolkion (s ); mais le Cardinal Hadrien ne s’y fia pas (.£),ou n’eut point la force de résister à des remords, que la présence des objets pouvoit rendre plusimportuns ; il se sauva de nuit, & l’on n’a jamais pu savoir au vrai ce qu’il étoit devenu (F)-
ris. Ç’cst ainsi qu’il parle vers le commencement du IV Li-vre de l’Hìstoìrc de Léon X.
( E ) Léon X lui fit expédier des Lettres d’abolition ; maisne s'y fia pas.) Mr. Varillas. a observé que deux chosesdonnèrent de la défiance au Cardinal Hadrien : l’une , q u ®le Cardinal Soderin & lui furent condamnez à une amen»tde dìx-mille écus chacun , quoi qu’ils se fussent prosternez auSpieds du Pape, & que ie Pape eût déclaré en plein Consis-toire , qu’il pardonneroit aux Cardinaux complices de 1 *Conjuration, s’ils avoûoient leur crime fur le champ, & ^demandaient pardon en prefence de leurs confrères : l’autre se-les marques d’indignation qui paroiffotent malgré qu H en ‘ !ltfur le visage de Léon X. Volez la page z8z Le 2.84 des Anec-dotes de Florence. -
(F) On ria jamais pu savoir ce qu il étoit devenu . ] II ebon d’ouïr là-dessus Pierius Valerianus , qui met nots®Cardinal presque en tête de son Catalogue des Savans mal-heureux. Noâiu clam fugam arripuit, nequt qu'o abierit , ne 'que ubì fit, quatuordecim jam annorum fpatio quispiam P ( 'tuit explorare. II ajoûte qu’on crut que son valet le tuî ’pour profiter des pistoles que ce Cardinal avoit cousues d anSfa chemisette. Constant tamen opinio est eum infuto in ,ntt ‘riorem toracem auro oneratum comítis famuli perfidia opp reS 'fum , auroque furrepto cadaver in folitarium aliquemabjebíum occultari. Le Pere Oldoini remarque qu’on le “grada de la Pourpre, & de ses Bénéfices; qu’il s’enfuit ®Turquie; & qu’il mourait clandestinement, fans qu’on sec-ìen quel jour ni en quelle année (6). A cela s’acorde,L® adre Albert! dans fa Description de l’Italie. Noftraetate, dit-il, magna illuflrandt patria principia jecerat r 0
nus Cardinalis ex hac urbe (Cornetto) cum literarutntum caremoniarum , fed qui metu Leonis X Pontif Max. t ^Roma profecîus , exïnde nunquam apparuit. L’AuteurAnecdotes de Florence dit ( 7 ) que le Cardinal Hadrien ^tit de Rome travesti en moissonneur ; qu ’/7 ne marcha q*f ^nuit jusqu à ce qu il fût dans son pais, oh il pasta l* re J e ^fa vie en changeant de cachette, tant il étoit encartde la prédiction du Magicien. II y a là deux choses ern Pj; m ,tées de Paul Jove (8): le reste est peut-être de l’invcnde l’Auteur. Guicciardin particularise encore moins q ^Paul Jove. Adriano partitofi occultamente , quello c e sniste dt lui , non su mai piu, che fi f a P e f e > m l’oH
veduto in luogo alcuno (y). II dit cela sous 1 an r 517 ,d opeut conclure que les Dialogues de Pmtius Valerianusfelicitate Literatorum, furent composez lan 1531. . j,
a mis la fuite de notre Hadrien à l’an 1518. Que nvoit-il la Chronologie de Guicciardin. II envoie cà Venise, & à Riva dans le Diocèse de Trente. r 0 uSpeur Qu’il ne confonde fexrl fous Ju:es II, avec ®
(i)
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{A) Dans la Toscane .] Je parle ainsi eu égard à l’ancien-r.e division de l’Italie ; car présentement Cornetto est dansce qu’on apelle le Patrimoine de St. Pierre.
(L) Il fut Nonce . ... en ficoffe.) Je ne trouve point qu’ilait été Nonce en Angleterre ; mais il est pourtant vraiqu’il se fit très-particuliérement aimer du Roi Henri VII.De là vint qu’il fut Evêque d’Herford , de Bath & deWe!s (r).
(C) ll l’échappa belle le jour qu Alexandre s'empoisonna parmégarde. ] II y eut quelque chose de fort singulier dans cet-te Avanture. Voici comme l’un de nos Historiens la ra-porte (z). Le batard d’Alexandre VI, ayant envie d.'avoir ladépouillé du Cardinal Adrien Cornet (f),avoit fait partie avecle Pape d’aller souper avec lui dans fa vigne,& y avoit fait por-ter quelques bouteilles d'excellent vin, mais qui étoient mixtion-nées pour empoisonner leur hóte.Or il avint que le pere v le filsetant arrivez de bonne heure,isr fort altérez de la chaleur de lasaison, demanderent a boire ; CV que tandis que le valet qui sa-voit le secret etoit aile quelque part , un autre leur donna de cevin. Le pere qui le but tout pur en mourut le jour mime quiétoit le 17 Août 1503. Le fils qui étoit plus vigoureux, ur yavoit mis de l’eau, eut loisir de courir aux remedes, t? s'étantfait envelopper dans -le ventre d'une mule, en réchappa ; mais illut en demeura une langueur qui ne lui permit pas d'agir dansfin plus grand besoin. II n’y avoit que deux ou trois moisqu’Hadrien avoit été promu au Cardinalat. Guicciardin (4)mérite d’être lu touchant cette mort du Pape.
(D) ll s’engagea dans une Conspiration contre Léon X.] Cefut elle dont le Cardinal Alfonse Petrucci fe rendit le Chef.On en vouloir à la vie de Léon X. Quelques-uns (5) di-sent que notre Adrien y entra par l’espérance de devenirPape , & que cette espérance étoit fondée fur je ne farquelle prédiction, qui promenoir le Papat à un certain Ha-drien de basse naissance, mais illustre par fa doctrine.Comme tout cela convenoit à Hadrien de Cornetto, il s’enfit l’aplication, & en perdit tout son honneur, & le reposde fa vie. Disons hardiment qu’il n’y a point de plus gran-des pestes du genre humain , que ceux qui fe mêlent deprédire l’avenir ; car ils ne trouvent que trop d’esprits sol-ides ou remuans, qu’ils engagent à des entreprises funestes.Un Etat bien policé ne devroit point souffrir de telles gens,de quelque maniéré qu’ils se vantassent d’avoir consulté leCiel , soit par les étoiles , soit par l’Apocalypse. La plu-part sont des Imposteurs, qui n’ont pour but que detroubler le repos public. Celui qui trompa le Cardinal deCornetto étoit un Magicien dans les montagnes de l’Apen-mn, a ce que dit Mr. Varillas, qui raporte au long cetteAvanture. Voiez la page 276 de ses Anecdotes de Florence.Mais l aul Jove dit que (détoit une sorcière : Certam spemadipifeendi Pontlficatus conceperat ex oraculo fatidica mulie-
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