HADRIEN. HADRIEN VI.
6} r
Il fat un des premiers qui mirent de U bonne S
étudia Cicéron avec un itk n?..' compost 7 . r°àk retraite à A»,
xurere cle cerre Lnnsue. Le Traite qu P , -, _ -n a à cela un Ouvrage tres-considera-
pes, en est une preuve. II avoit, interrompu ^ ‘ Quelques-uns )a m errent parmi m OI(Jo? ,
ble} c’étoit une Traduction Latine du ieux son Traité de Poëtis subsiste. Pour ce nus.Athen.
les Ouvrages quHl a composert (st On prétend a ^ W .mprimé à Cologne •
qm est du Traité de ver a- Philosopha > u n Y P "
Pan i sq 8 . 11 se mêloit de faire des Vers («;■
Ha-m. mf. n d stt-! «W Prin-'W HiSp&m, deì La-o.
(G) 11 avoh entrepris ...une Traduílion **£**?$£Testament .] Etat in animo prosequi C( ?P d verbum
opus íacros vcteris instrumenta libros ex Hebrœin Latinum sermonem vertendi: sed . cu Jf J™ 5 L detn neporis in Tridentìnas rupes, quò Judxi ob Simon .
aspìrare quidem audent, detruserit, atqueammu qlui agere non poffet, hœc sum adgrestus çi°) -
(H) Il se mêlait de faire des Vêts. 3 Nous avons son petitPoëme de Venatìone, Sc ceíui qui a pour Titre Iter fulii IIPontifiais Romani, sans compter les Vers à la louange de laSte. Vierge, & la Description du Palais qu’il fit bâtir assezprès du Vatican; & qui est aujourd’hui possédé par la maisonColonna. On le nomme le Palais Anglois, à cause que leCardinal Hadrien le légua au Roi d’Angleterre ( x i ).
(n) VoûtaOldoinus,Athen. Kc*man,
Zvz.
HADRIEN VI naquit à Utrecht l’an QsL» (-) ( A). L*Esprit, que l’on reconut cn lui dèsenfance, obligea son pere ( B) à le destiner aux études, quoi qu’il n’eut pas le moien de lentre-tenir dans les Ecoles. Mais l'Université de Louvain fupléa à cette indigence domestique. Lehotmne y trouva place dans un College, où l’on nourrit gratuitement un certain nombred Ecoliers. On conte qu’il alloit lire la nuit à 1a lumière des lampes ( C ) qui étoient alluméesdans les Eglises, ou aux coins des rues. C’étoit tout ensemble un signe de son indigence, & deion esprit studieux. 0 fit de très-bons progrès dans toutes fortes de Sciences ; & s’il ne devintpas Poète (D), ni bonne plume, c’est qu’il ne s’en soucia pas. Ses mœurs étoient exemplaires jl’on ne vit jamais homme qui s’mtriguât moins que lui. La Cure, qu’on lui donna en Hollan-de ( E ), l’alla chercher siins qu’il s’y fût attendu. La feule réputation de sir Probité êc de sixScience brigua pour lui auprès de ceux qui l’éíevérent ( b ). 11 reçut le bonnet de Docteur en
Théologie à Louvain le Li de Juin 14 . 91 . Un peu après il fut Chanoine de St. Pierre, St Pro-" ' T 'HA^iorr;p dans la même ville) St puis Doien de St. Pierre, St Vice-Chancelier de l’U-
(4) Vaier.Anár. Bi-blioth. Bcl-gic.
do
Scri
- dansL»t ire dc«ptot.
*cclcsi.ast.U) Le V-
soite Foresti«J* de c«!»»- le
UmondoIftotico.
c eux- là.Map-
b)
^ KotesGrçffOi-Tours,
bcience Drigua puui nu v,v. r ._
Théologie à Louvain le ri de Juin 1491. Un peu après il tut unanomc u. ...—,
feíîeur en Théologie dans la méme ville* Sc puis Doien de St. Pierre, Sc Vice-Chancelier de l’U-
niver-
(A) ll naquit à Utrecht.'] Cette ville s’apelle en Latin ses faveurs, fut qu’il n’avoit pas joint îa Poésie à î’étude des
Trajeáum ad Rhcnum , comme Maestricht s’apelle T rajeêfum belles Lettres, ’sovium omnino eo . . . facerdotio ejse peror-
ad Mosam. Quelques-uns (1) s’étant contentez de dire qu’Ha- nandum, quem audìvìjjet optimis disciplinis libéraliser erudi-
àúen. étoít Trajehenfis, ont été cause que d’autres (2) l’ont tum, ut fcriptorem annal'mm valde eUgantem, nec tamen elfe
fait natif de Maestricht; tant íl est vrai que pour peu qu’on poètam, ut ctuerì qui cultiores literas settarentur (xz). Le
s’éloìgtie de l’exactitudej on fait broncher quelque Auteur. Paganisme, que les Poètes répandoient dans leurs Ouvrages,
Aparemment le Pere Labbe s’étoìt aperçu de la négligence ne contribua pas peu à la froideur que ce Pape leur témoi-
ue Bellarmin; car dans son Commentaire fur les Ecrivains gna; car il n’entendoit point raillerie là-dessus. Ce n’étoit
Ecclésiastiques de ce Jésuite, il ne s’est point servi du mot point un homme d’accommodement sur ces matières (13};
Irajeítenfis, mais de celui à’UltrajettenJìs, 11 est fi vrai que il détourna ses yeux lors qu’on lui voulut faire voir la statue
trajectíim tout seul se prend plutôt pour Maestricht que de Laocoon, 8c dit que c’étoient des simulacres de l’impié-
d’a'v' '■ re . c ”j ’ Mr. de Marolles n’est point excusable té: Ornamenta infignis piêlura ut statuarttm prisa artis ne-
ielltns PnS / 3 aU H Livre âe Grégoire de Tours, Tr a- qtiaquam magni fecit , adeo ut Vianesio Rononienfium légats
e, eL, ff f Kr r ; ? Pour Utrecht. Ï 1 s’amssoit de la retraite de commendante statuam Laocoontìs, quam in Belvederíi vìrida-j , ^,- rnemVtam ad loci àìgnitatem celloca-
[h) FauIuSJovius, I»Vita Ha-diiani VI.
U»l, i
7 S.
• M-
í»
S^tonico“-«mtif.
íoa-
• ai1 Sa i .
Un ìn - C0n '
l JÍ Ua ‘'one
«•K-ïd
Iu( thiani'.''“A Basi-
jns, ai'm.
UrtVVJU pis \ 3 ) AU AX l_íivic UC VJlCgUUC UC i -
jeiïenftm urbem pour Utrecht. 11 s’agissoit de la retraite deSt. Servais Evêque de Tongres; Lc c’étoit une nouvelle rai-son de ne méconoître pas Maestricht. Je ne doute pointque le docte Onuphre Panvini n’ait pris ici Trajetfensis pourun homme né à Maestricht. Adrianus VI, dit-il Q), Tra-jeftensis, vlandcr vel Brabantinus erreur mille fois plus Ex-portable que celle d’un Ecrivain Allemand, qui a dit ( 5 ).Adrianus VI patria Derthufienfis Germanus. Quelques-unsl’ont fait naître en Italie (6) : Ut plane rìdìculi sunt qui in JuUad Alphonfi Ciacconii historiam additionibus natales Aàrianimajoresve Italia vìndicant. Jerome Niger Auteur Italien di-foit de ce Pape ; ll parle toujours Latin, ajfex, pajfable pourun Espagnol ( 7 ).
(B) Son pere.] II s’apelloit Florent Doyens, & gagnoitfa vie à faire des barques, Naupegus (8). D’autres le fonttisserand , 8c d’autres brasseur de biere. Je croì qu’íl s’enfaut tenir à la prémiere opinion , puis que Valets André,qui a fait bien des recherches touchant le Pape Hadrien VI ,ne dit vas un mot des autres métiers au’on donne à son pe-
JW... r lílTWJÍU
commendante statuam Laocoontìs, quam in Belvtderii vir'tda-riis Julitts ìngentì pretìo coemptam ad loci dìgnitatem cclloca-rat, averfis ftatìm ocitlts tanquam impie, gentis fimulacra -vi-tupéras et. C’est Paul Jove (14) qui nous aprend cette parti-cularité. Jugez fi les amateurs des beaux Arts, fi les Italiensqui admiroíent ce chef-d’œuvre de sculpture, pouvoient con-cevoir de l'estime pour un tel Pape. Les Poètes lui firentvoir qu’on n’avoit pas dit fans raison , genus irrìtabile vaturti.Voici une Epigramme dont Sannazar le régala:
Clajfe , virisqttt fotens, domifoque Oriente superbusBarbants ìn Latias dux quatit arma domos :
In Vaticano noster latet; hune tamen alto,
Chrifte, vides cœlo, (proh dolor) ut pattrìs.
(ii) Jovius j
in ejíi$ Vita 9
277.
(iz^rfxce^habebat poiitt t*rum mitnÌA ,utpot* quimhnus finceraanima deChrist Un*'Reliront (en-tìre & dam~nsra falfijfi-
morum De/f~
ram nomin aad veterumimitationern-Jîudtose ctle-Iiyayc diceren-tur . id. ibid,
(14) In ejtuVita,
28 Z.
. QOc*
1 soiil* h-.»*knGf« 5 . 8}.’
aL 731 "-
f,f*. ïi-
t 0t '
f "S- i, ë
Nous raporterons ci-destons i’ínvective de Pierius Valeria-nus. La statue de Pasquin étoít continuellement bigar-rée de Vers satiriques contre Hadrien : nous dirons ail-leurs (15) pourquoi il ne la fit pas détruire, comme il la-voir résolu.
(£) La Cure qu on lui donna en Hollande. ] Paul Jove ditque (ré>) Marguerite fille de î’Empereur Maxímilien, Gou-. ventante des Païs-Bas, lui fit avoir cette Cure, & que peu
' >>r>0 \- «xA-xl’( 9 j) * uc olim fecere md • ■ . . . après on lui conféra le Doienné de Louvain. II a tort de
n noctu Megarìs Athenas profìcifcer ^ j v ‘ r ì ’ Eu tlides donner en ce tems-Jà le Gouvernement des Païs-Bas à cet-sem • • - -ddrianusque traterea Ur ■ au dìendtim So- te Princesse; car elle ne le posséda qu’après la mort du Duc, ct Augustmus Sttuchus EuvuhilJ' nomm P p °ntifex sex- de Savoie son second mari effectif. Je me sers de ce mot,
cum studns ut angustioris vita. miferiis ’ÍT/ i *a‘ r luíî . an dum parce que le premier Prince ( 17 ) auquel on savoir fiancée,.. .... — f :u P °d cl- l a jenvoia avant !a consommation du mariage, & parce que
". . j e n’ajoûte nulle foi à ceux qui disent que le Duc de Savoie
• —.<■ r ' - ras . nuis qu’iì mourut Pan
— pas un mot des autres métiers qu’on donne à son pe-re. Quant au fils il ne s’apella qu 'Hadrianus Florentins , c’est-à-dire , Hadrien fils de Florent : c’étoit la coutume du païs ;elle y subsiste encore dans le petit peuple.
(C) On conte qu il alloit lire la nuit à la lumière des lam-pes.] C’est Gabriel Naudé qui m’aprend cela. N on secusomnino, dit-il Jy J , ac olim fecere maximì illi -viri, Euclidesd;tm noSlu, Megarìs Athenas proficifceretur ad auâìendum<■atem . . . Adrianusaue traterea eius no
(isl A Ufin de cetOuvrage d.ihSU Dìfìerta-tion fur îes1/ibeUes dif»famatoires,
x».
(î5) Mar-'garittt Maxì-rnìlìAni Cafii-ris fitiA » qua
tum
im$erâ.bM ,facerdotio pA~rochìdli inHoUandìaberaXiterneflavit,
{17') Char-les VUI,Tloède France,
Votez,
G) v...LettresMincesIe caei)U esUr Kuf ceU
)i
fi) Valer.í n , dr - EiM.Bel S-Ux-i 9 .
G) Nan-
-' ÏUs î in
u-
ST.: ^uc
If
fan
1 «r, H
'Vita,
cratetntus
Cum siudiis Ut angustioris -vitx wtjcitt, , Uiuzre /«.. uit- CL—lychnios no 6 lu in templis aut compitis collucentes legendi destde-rio acceffiffe.
(D) S'il ne devint pas Poëte.] Une des choses qui le firentdécrier par les Italiens fut qu’il ne faifoit aucun cas ni de laPoésie, ni de la délicatesse du style, deux choses qui avoientfait faire fortune à bien des gens fous Léon X , & dont onse piquoit le plus en ce païs-là depuis cinquante on soixanteans. Hadrien avoit ses raisons; car les Poètes avoient pro-duit les mêmes mauvais effets qu’ils produisirent depuis enFrance (10). %uod unum ei viri élégantes defaìjfe pradicant,doquentìa cultioris flores , CT poptarum ameenitates conttmntrttrat folitus,sive quod putaret eas sibi aliquid de gravìfimorumfludiorum automate detrahere, five quod castis ut plis ingenìispectarum lufus pravos mores importare ut religionibus officerearíitraretur (11). n étoit fi peu disposé à leur faire du bien,' ’ nifnnc ìpvnnelles Paul love fe ressentit de
ne1504
tvajouic n--— -- :ux qui cillent i^uc -- -la conut point (18). En tout cas, puis qu’il mourut lanil est clair que Marguerite d’Autriche n’étoit point- r>.„ i/wc nu’Hadrien monta au Doien-
arlitraretur (xij. 11 étoit fi p en disposé à leur faire du bien,qu une des raisons pour lesquelles Paul Jove fe ressentit de( ìo") Thwanus - " —.‘ . ,r “ i.*-.. /.
( o *
^ A.ftiílc G A
; h. XXII, ad ami. ISS 9 - Votez, ci-dejsm laix a s s e , «iì lineâ. (u) Jovius J í» ejus
L
"clair" que Marguerite anum....- . .
* a--* > - ai Païs Bas lors qu’Hadrìen monta au Doien-
ne de Louvain, car y ^ trente avec la veuve deJove aura confon u c _rte ^ Bo , jrgogne feur d’E-Charles le Ha:rd . Elle fe nommoit áuffi Mar-
doiiard IV Roi 0 de jj promotion d’Hadrien au Doc-guerite, & . (zQ , Ceux qui nous l’aprennent di-
torat en Theoî g ) cte | ir eut j e Doienné de St. Pierresent bien que e ^ctrre-Dame à Anvers, un Cano-a ■ L '? U íÌ 21 i chargé de Thréforier à Notre-Dame la Grandemcat 8- la ^ ia g p rt ; v ôté de St. Sauveur dans la même ville :° - m nirlént point d’aucnn Bénéfice à charge d’ames,““a-ucùne Eglise paroissiale. C’eft peur-être une nouvelleconfusion de Paul Jove, que çette Paroìffe-là. Le CardinalPallavicini (21) n’a tien corrigé fur ceci dans la narrationde cet Ecrivain.
(is) Faberr,Histoire desDucs deBourgogne ,sop. 448.Heiís, Hist.de l’Empi-ïe, Tom.l ,
pag. 37 î.
(19) Val,André, East,Academ.pag. 60.
(20) Htm,f«j. »r >ctBibl. Bcig.pag. 19 .
(21) Istor.del Cor.ciî.Lìbr. II,cap. //.