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Tome second. C - I.
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HADRIEN. HA Y.

6 j 8

( 9 ) Cille duTraité de Ni-lus, de Pri-nutu íaps.

(a) Lit lieet

tic elle se don-na se nomme

LÍCUItie.

(6) Tiré d 1 unMémoire

commtm'qiíéau ûlraire.

{ i ) Tirédu mêmeMémoire.

(2) Monsr.Mission,Pag. m. 246de /'Histoirede l’Àcadé-œic Fran-çoise, ditceci .-..PaulHay, Sieurdu Chate-lct,étoit deì’ancienneMaison deHay en Bre-tagne qui sevante d’êtresortie U y afíx-cens ansde celle desComtes deCarlile,l’une desplus illustresd’Bcosse,

( î ) Tirédu mêmeMémoire.

J’ai. lu quelque part que George Cassander, qui enseignoit les belles Lettres^ à Bruges pen-dant que Corneille d’Hadrien y enlèignoit la Théologie, se vie obligé l’an ifss à s’exiler volon-tairement (C), pour céder aux calomnies de ce Collègue.

(C) George Cassander . se -vit obligé . à s exiler drorum communi utriusque nostrúm fat ria publicum bonarum

rvolontairement .] Le Passage que je vais donner en preuve literarum professorem agens, utcollega cujusdam fui qui sacrascontient une parenthèse qui regarde la foueterie dont j'ai par- ibidem literas docebat, (illius inquam furiojì Theologi, à quelé ci-dessus : §uum ante annos cirâter XL (c’est Vulcanius qui póstea cum se in Seraphicam familiam dedijjet, famoja illa Gy~parle dans une Epitre Dédicatoire datée de Leide le 1 de l’an nopygica disciplina Corneliana nomen invenit ) calumniis céds.*595 (9)- ) Georgius Cassander vir doslijsmus Brugis L lan- ret , voluntarium fibiipfi exilium indixijfet.

HAY, Famille d’Ecoíìe. Elle doit le commencement de fa Noblesse à une action très-illus-tre. On prétend que les Danois aiant envahi l'Ecosse fous le Régné de Kenneth III, environl’an 980, il fe donna une bataille entre eux & les Ecossois (s), dans laquelle ces derniers atanrété d’abord mis en fuite, fe retirèrent du côté de Perth. Ils furent obligez de passer par un che-min très-étroit entre les montagnes ôc la riviere de Tay. Un païfan qui fe trouva là avec ies deuxfils, trois personnes intrépides, fe rendit Maître du défilé, exhorta les fuiards à tourner tête con-tre l’ennemi, & s’opofa au passage de ceux qui voulurent continuer leur fuite. 11 fit plus, ils’ar-ma de tout cç qui lui tomba fous la main, & accompagné de ses deux fils armez d’une piece deleur charrue, il fondit avec tant d’impëtuosité fur les Danois, ÔC il anima de telle forte par son e-xempîe les fuiards, que la victoire fe déclara pour les Ecossois. L’ennemi à son tour fut mis enfuite, & l’Ecosse préservée de la servitude sous laquelle les Danois avoient eu dessein de la réduis;Ce païfan, conu depuis fous le nom de Hay, a été le Fondateur de la Famille dont je parle. L» 1& ícs fils fe signalèrent d’une façon extraordinaire dans le combat ; ils jettérent la consternation,ôc firent un grand carnage par tout où ils combatirent. Cette belle action qui fut le salut depatrie reçut une digne récómpense {J)> Sc depuis ce tems-là cette Famille a été l’une des plus d"lustres du Roiaume. Elle a produit plusieurs branches (J?), ôc plusieurs personnes de grand mé-rité (C). Le Comte d’Erïol en est aujourd’hui le Chef. IIest marié avec Anne Drummond fce urdu Comte de Perth (b).

{A) Cette belle aElton . . , ., reput une digne récompense .]Hay fut mené par toute l’Armée au Palais du Roy, & streçut dans l’Assemblée du Parlement le plus haut grade deNoblesse. Le Roi lui donna une partie considérable des dé-pouilles de l’ennemi, & en bonnes terres tout le vol d’un.faucon. C’est-à-dire qu’on lâcha un faucon, & qu’on pritgarde où il fe repoferoit, & qu’on donna à Hay toutes lesterre» situées entre le lieu où ce fauçon avoir commencé devoler , & le lieu où il s’étoit reposé. Ce dernier lieu s’a-pelle encore la Pierre du Faucon. Par ce moien Hay fetrouva pourvu du plus fertile terroir de l’Ecosse, situé où labataille s’étoit donnée, le long de la riviere du Tay. LeRoi Kenneth lui donna des Armoiries qui étoient d’argentà trois écussons de gueules, pour marquer que le couragede trois hommes avoir sauvé le Roiaume ( 1 ),

(B) Cette Bamille ... a produit plusieurs branches , ] Quife font répandues, non seulement en Ecosse 8c en Angle-terre , mais aussi en France, 8c principalement dans la Nor-mandie ( i ). Je ne fais mention que de la branche desComtes de Twcedale 8c de Kinnouel qui subsiste enco-re (z).

(C) .. . O 1 plusieurs personnes de grand mérite .] On nepeut rien dire de l’état où fe trouva cette Maison depuis leRégné de Kenneth III jusques au Régné de Robert Brufe ;car Edouard I Roi d’Angleterre s’étant prévalu des divisionsde l’Ecosse, au tems que Robert Brufe 8c Jean Balliol fe dis-putoient la couronne , fit une irruption dans le Roiaume,8c enleva non seulement les Actes publics, mais aussi lesPapiers & les Dòcumens des Maisons particulières. Ceux dela Famille Hay furent .enlevez comme beaucoup d’autres.Pendant cétte guerre civile, Robert, Hay s’attacha auxintérêts de Robert Brufe avec une entiere fidélité , 8c luirendit de si grands services, qu’il en fut récompensé de lacharge de Grand Connétable héréditaire d'Ecòsse lan 1310;8c afin qu’il pût soutenir cette dignité avec l’éclat convena-

ble , il reçut de ce même Prince plusieurs terres dans la P r0 'vince d’Aberdeen. Cette charge est toûjours demeurée dansla Famille; elle est possédée présentement par Monsieur j cComte de Erroll, que l’on compte pour le dix-neuviemefa Maison, qui en a joui. Nicolas Mylord Haï faftué l’an 1331, avec 280 Gentilshommes de fa Famille»*la bataille de'Duplin, soutenant le parti du Roi David B rU ‘se contre Edouard Balliol. David Mylord H a y s° nSuccesseur accompagna le Roi David Brufe dans la guerrecontre les Anglois, 8c fut tué l’an 1344 à la bataille ^Durham. Thomas Mylord Hay fut marié avec la $! edu Roi Robert 11 , laquelle lui aporta en dot la Baronsde d’Inchtuthill dans la Province de Perth, environ l’ 8 ®

1376. Guillaume Mylord Hay fût député l’an I4 Z 3avec quelques autres Gentilshommes, pour délibérermoiens de remettre en liberté le Roi Jaques I qu’on &['doit en Angleterre. II fit réussir cette affaire, 8c peu ap^il fut créé Comte de Errol. Guillaume Hay Coi®'te de Erroll, Grand Connétable d’Ecòsse 8c Sheriff de j*Province d’Aberdéen, accompagna Jaques IV, à la batai’Tle de Floudon l’an rçrz, Sc y stit tué avec son Prince, ^ U18c quatre-vingt-sept Gentilshommes de son nom. Fr AÎ Tçois Hay Comte de Erroll aiant suivi constamment j*

Reine Marie, 8c la Religion Romaine, se vit exposé à dÇgrans malheurs ; on démolit ses maisons, on pilla ses tri'res, on l’emprisonna; mais fous le Roi Jaques VI, ffls “fla Reine Marie, st fe trouva en faveur. U fut l’un des Sri'gneurs d’Ecòsse que l’on envola en Angleterre l’an r 6 oH>pour régler surdon des deux Couronnes. Son fils assisté a ^couronnement de Charles I en Ecosse l’an 1633. G' 1b e r t Hay Comte de Errol eut beaucoup de part à J *initié de Charles I, 8c parut beaucoup au Parlement d® - .,1 f st

dimbourg lors du rétablissement de Charles II. J e a n rl a d»Comte de Erroll, aujourd’hui Grand Connétable d’'E c0 ' c ’ j<íéi» 0!l 'est son fils (4).

( à ) SelonSotuSl, Bi-bliorhtcaScript, So-ciet. Jcsii,4 «>;

car le VereAiegaalbemit 2562 &nui 1566.

( 1 ) Sotuel,Bibiioth.Script. So-ciet, Jeíù,

45 »•

HAY (Jean) Jésuite Ecossois, entra dans la Société l’an if66 (<*), & fit à Rome son & 0 'viciât, & la profession du quatrième vœu. II enseigna en divers endroits, en Pologne, en F 1 ) 11 ”ce, dans le Païs-Bas. Son principal théâtre fut le College de Tournon, où il enseigna la Thd°"logte, les Mathématiques, & la Langue Sainte. 11 mourut le zi de Mai 1627, à Pontamoussen,où il étroit Chancelier de l'Université. II s’attacha fort aux Controverses, & composa divers L*'vies contre ceux de la Religion {A). II eut aussi une Dispute verbale dans Strasbourg avec P*P'pus, & avec Jean Sturmius (b ). Le P. Alegambe mérite un peu de censure (c). II nc sent poMconfondre Jean Hay avec le Jésuite de ce nom qui fut bani par Arrêt du Parlement de Paris

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(A) ll composa divers Livres contre ceux de la Religion .]Un .Recueil de Demandes aux Ministres. II le composa en E-cossoís, selon le Pere Alegambe, qui ajoûte que la Traduc-tion Françoise en fut faite par Michel Coyssard. L 'Apologiede ces Demandes. II la composa en François , : selon le P.Alegambe; mais c’est une erreur; car Jean Hay assure danssa Préface qu’il l’avoit écrite en Latin , & qu’elle fut tra-duite en François par quelques-uns de leurs Ecoliers. Cet-te Apologie fut faire contre le Libelle de Jaques Pineton deChambrun Prédicant à Nismes , &c imprimée à Lion l’an1586. L’Epitre Dédicatoire, datée du 2 de Juillet 1585 ,té-moigne que depuis cinq ans l’Auteur lifoit publiquement la1 heologte a Tournon. Antimonium ad Responsa Bez,a. Dis-putatto contra Ministrum anonymum Nemaufenfem. Son Hel-leborum Joannt Serrano , trouvé parmi ses papiers, est gardéà Rome dans les Archives de ia Société ( I ). Voilà tout

ce que nous aprenent les deux Bibliothécaires des J 5 1 ' ult f j vr cont ignoré que Jean Hay avoir actuellement publie un 1 ^contre de Serres, savoir une Réponse au II Anti-Jewi ^ce Ministre ( 2 ). Les autres Ouvrages de Jean un eScholia brevia in Bibliothecam SanSiam Stxti Senensts ,Traduction Latine de quelques Lettres Jésuitiques ecn eJapon & du Perou. Elle fut imprimée à Anvers 1 anin 8. Voiez le P. Alegambe. . . , ,, nnAe-

(B) Le Jésuite de ce nom qui fut bant par Arrêt du P ^ment de Paris.) II s’apelloit A l £ x a n d r e H A r ‘ j j t ieuX„ convaincu d’avoìr tenu souvent des discours, jire„ contre le Roi depuis la réduction de Pans, Jj ‘ ^ f e„ que s’il passoit quelque jour devant leur Co o ’ ^te„ jetteroit volontairement fur lui de la fenetre en „ £' e lt,, la prémiere, pour lui rompre le cou par ce moyence qu’on lit dans la grande Histoire de Mezerai (Z h te ur

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