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Tome second. C - I.
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HALL;

(V) Votez* - 1Journal des5-avans du 4d’^tvr. 1667.

(d) Quimourut te Sdc Novembre

fin.

(37) Votez, UKtmarq. (fl)de V^trticleVSSERIUS(Henri).

(38) Votez./'Apologiede Mr. Hallpour ie Ma-riage desEcclésiasti-ques, fug.71, 72. Con-férez. la, XXILettre de laSuite de laCritiqueGénéralede Maimb.

pug. 688 .

(39) Hall,Apologiepour leMariage desEcclésiasti-ques , pag.?r.

<*) I Cor.VII, j.

(40) Lk - mé -me, pag. 76.

(41) Lk - mè -me.pag, 77.

(41) Lk - mí -me,pag. 78.

(43) Cotise-rez, la XXILettre de UCritiqueGénéraledu Calvi-nisme deMaimb.f*i- 7 ° 7 .

(44) Hall,Apologiepour leMariage desEcclésiasti-ques, pag.7 «.

(45) Lk-ní-t>e,p. 79 , So.

(46) Votez la%emartj. (/)de L’Article

ÏAIUti

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eut su que Marc Antoine de Dominis avoit deíîein de s’en retourner d 5 Angleterre en Italie 4 íllui écrivit une Lettre pour lui représenter la nécessité de se tenir séparé de la Communion de Ro-me. Cette Lettre a été insérée toute entiere dans la Réponse de Marc Antoine de Dominis (c).Ses Epìstres melées font un bon Ouvrage : elles font fans date ; mais puis qu’il les dédia au PrinceHenri (//), fils ainé de Jaques I, il taut conclure qu’elles furent écrites avant Tannée 1613. Hremarque dans son Epitre Dédicatoire, que ce n’étoit point encore la coutume des Anglois de pu-blier des Discours en forme de Lettres, comme on le faifoit parmi les autres Nations. On lui at-tribue dans le Catalogue de la Bibliothèque d’Oxford le Livre intitulé Mundus alter & idem (G)tsive Terra auflralis antehac femper incognito, t îongis itineribus peregrini Aeademici nuperrìmè luflratOiAuthore Mercurio Britannico. II n’aprouvoit point que les Gentilshommes d’Angle*terre voiageaísent dans.les Païs étrangers» Sc il fit un Livre là-dessus qu’il dédia à la Noblesse {B)-

Son

vi du lieu commun que le mariage détourne trop de l’éttt-de (37). II étoit échapé à Mr. Hall quelques expressionsqui semblent lignifier que la continence est impossible ; 8con l’embarrassa un peu par les conséquences que l’on tirade cette Thèse. Voici l’une des objections du Prêtre An-glois (38) Monfieur Hall a esté absent en France ; la Chairest fragile, les tentations font fréquentes , fi est ce qu il auroitfris à grand desdain cy mesfris d’eftre soupçonné de quelquedeshonnefteté tant alors que avant son mariage : Si MonfieurHall a bien pú vivre fi long temps chastement , pourquoy ríau-roit pu vivre ainsi plus longuement ! II répond que cette Con-clusion ne vaut rien, & il la compare à celles-ci : ” Un bon„ nageur peut retenir son souffle sous l’eau pour quelques„ minutes de temps, pourquoy ne le pourroit il pas aussi„ retenir pour une heure ? pourquoy non pour plus long„ temps ? Un Papiste dévot peut bien jeusner âpres avoir„ desiuné, jusques à son disner âpres midi, pourquoy donc„ ne pourroit-il pas jeusner une semaine entiere ? pourquoy„ non un mois? pourquoy non autant de temps que Eve„ la fille de Meurs (39) ” ? Après cela il répond entre au-tres choses que St. Paul (*) aiant permis aux mariez de seséparer pour un temps par consentement mutuel afin qu ils va-quent à, jeune ey à oraison , leur commande de retourner en-semble afin que Satan ne les tente à cause de leur incontinence.Ce qui suppose que de ce qu’on peut se contenir quelquesjours il ne s’ensuit pas qu’on le puisse faire toute fa vie.Là ou il y a de ïimpossibilité, objecte-t-on à Mr. Hall (40),ou de la necejfité,il n y a point de péché,point de conseil-, com-me nul homme ne peche en ce qu il ne fait pas des nouvelles es-toiles, ou en ce qu il ne fait pas des miracles. II répond (41)que c'est un ” vieux Argument qui a souvent esté sonné„ aux oreilles d’Augustin 8c de Prosper de la part des Pela-„ giens ”. On lui objecte encore ceci (42). Le pere nepeut blasmer son enfant d'incontinence-, fe contenir implique del’impojfibilité : fe pourvoir d'un mari ou d'une femme (43) n estpas une oeuvre qui fe face feulement en une heure, ey cependantque feront-ils. Certainement, répond-il (44) , ” ce per-„ louage entend parler de ces chaudes Régions de fa Reli-„ gion, où ils font si bouillans, qu’il faut qu’on leur per-„ mette des bordeaux au moins de l’un des sexes : Autre-„ ment quelle estrange violence est celle cy qu’il conçoit?„ Comme nostre Junius a respondu à son Bellarmin, en„ cas semblable , Hic hemofibi videtur agere de equis admis-,, fariis ruentibus in venerem, cy de hippomane, non de homi-,, nibus ratione praditis. 11 parle comme s’il avoit à faire„ avec des Estalons, non avec des hommes, non avec des„ Chrestiens, entre lesquels l’on doit présupposer qu’il y„ ait un ordre decent 8c convenable , 8c un deu esgard au„ temps & aux choses qui font de saison 8c expedientes ”.Enfin on lui objecte les cas de divorce : Le mari cy la femmefont séparez, fur quelque discord , ou maladie <fue feront-ils ?Il est impossible de vivre en continence à c est homme là: Je res-sens que fi cest feulement leur volonté qui les séparé , il fautquelle cede à la necejfité. La dissension ne les doit pas dispenserou distraire du remede necejfaire du péchéfi c'est la néces-sité, elle trouve du soulagement en leurs prières. S’ils invoquentcy réclament celuy qui les appelle a continence par ctfte fìenemain, il les exaucera , & leur donnera moyen de perfeverer.Et pourquoy non donques en la necejfité de nos vœux ? Ceste ciest une necejfité qui procede de nostre invention, celle là procedede luy. ll s’est obligé à tenir fies propres promejfes, cy non lesnostres (45).

Quiconque examinera fans prévention ces Réponses deMr. Hall les trouvera un peu bien foibles. C’est en véritéun combat semblable à celui d’un Général d’Armée qui s’é-tant trop avancé dans le Païs ennemi ne s’en retire qu’avecla perte de l’Arrierc-garde. Tout Ecclésiastique, qui avoueraque la continence surpasse les forces humaines , 8c qui don-nera cette raison pourquoi il s’est marié, rendra fort suspectle tems qui a précédé ses noces, terns où il étoit encoreplus jeune que lors qu’il a pris une femme. Car si pour sejustifier quant à ce tems-là il alléguoit qu’il avoit vécu fansamour ; mais qu’enfin une certaine femme l’aiant touchépar certaines sympathies qui se trouvent dans la nature 8cpar certaines proportions machinales entre les objets 8c lesfacultez (46), il s’étoit senti privé de la force de se conte-nir qu’il avoit eue auparavant ; si dis-je, il se servoit d’unetelle Apologie , il s’exposeroit à des Questions fort impor-tunes & embarrassantes. Comment avez vous fait, lui di-'roit-on , depuis cette fatale rencontre qui vous a renduamoureux ? Vous avez été occupé cinq ou six mois, un anpeut-etre, a la recherche de l’objet aimé , 8c à régler avecles parens les conditions. Votre amour vous ôtoit la con-

tinence , il faloit donc que vous tombassiez dans le désor-dre. Mais qu’euísiez vous fait si une femme mariée vouseut frapé par ces sympathies , ou par ces proportions dontvous parlez ? Eussiez vous pu vous contenir ? Si cela est 1l’amour 8c la continence ne font point incompatibles, 8cvous tombez en contradiction. Si vous n’euísiez pas p uvous contenir , vous fussiez tombé dans l’adultere ou réel-lement ou dc volonté. Mais si après votre mariage votreservante , qui. sera peut-être 8c plus jolie 8c plus jeune quevotre épouse, se trouve placée à votre égard dans ces pro-portions machinales, vous voilà amoureux d’elle , 8c P arconséquent incapable de vous contenir. La même chosearrivera si une femme mariée se rencontre dans les mêmesproportions ; 8c ainsi l’on ne peut compter fur votre vertu :on peut craindre tous les jours quelque scandale de votreconduite , ou pour le moins vous considérer comme unepersonne dont la .vertu est apuiée sur un mauvais fonde-ment. II est scur qu’un homme que fa profession engage,non feulement à bien vivre, mais aussi à passer pour chas-te , ne peut bonnement 8c honnêtement reconoitre qu us’est marié parce qu’il lui étoit impossible de se contenir. Hdoit dire qu’il l’auroit pu, 8c qu’il n’a pris une femme qu a-fin d’avoir des enfans, 8c une société domestique 3c de con-fiance, Lcc. Concluons que la Controverse du Célibat nepeut être bien traitée, fi on ne prend garde à ne se pas tropexposer au canon de l’ennemi. Monsr. Hall est beaucoupplus fort quand il allègue les mauvais effets des vœux rop)nastiques : les citations ne lui manquent point. En voiciune (47). Nos Histoires ne nous disent elles pas quau rep 11d’Henry troisième , Robert Grosse-teste , le fameux Evesque deLìncolne, en fa visite fut contraint de rechercher virginitjde leurs Nonains, en prejfant leurs mammelles, indignum serfbi, comme escrit Matthieu Paris (j)?

Au reste, ce n’est pas seulement dans les CommunionsProtestantes qu’on a cru l’impoísibilité de sc contenir : st, \a eu des Catholiques Romains qui ont eu la même pensée >car ils sc moquoient des Ecclésiastiques qui s’abstenoient del’adultere & de la fornication , 8c ils les prenoient ou pourdes Eunuques, ou pour des Sodomises, 8c st y avoit desparoisses où l’on exigeoit du Curé qu’U eut une Concubi-ne : on .ne croioit pas fans cela que l’honneur des femwesfut à couvert, Lc cela même ne les mettoit pas hors du P é "ril. C’est Nicolas de Clemangis qui nous raconte ces chosesTaceo de fornicationibus ey adulteriis ( Clericorum ) a qud 11 ^qui alieni funt, probro cœteris ac ludibrio ejfe filent, fpadone*.que aut Sodomisa appellantur ,denique Laici usque adeo ptrjt*"fum habent nullos Ccelìbes ejfe ut in plerisque parochiis non *ter velint Prasbyterum tolerare, nifi Concubinam habeas , Tvel fie fuis fit confultum uxoribus , qua nec fie quidem Wi*quaque funt extra periculum (48). I

( G ) On lui attribue . le Livre intitulé MunduS

ter 8c idem. ] C’est une Fiction ingénieuse 8c savanteil décrit les mauvaises Mœurs de divers Peuples , l’Ivrog?rie des uns, l’Impudicité des autres, 8cc ; la Cour de Rme n’y est pas épargnée. L’Auteur composa ce Livre P e Adant qu’il cultivoit la Litérature ; 8c s’étant depuis att« cà la Théologie, il le négligea 8c le traita de bagatelle;Guillaume Knight son Ami n’en jugea pas de la forte; ^crut si digne de voir le jour , qu’il le publia , q u01craignît de déplaire à celui qui l’avoit composé, 8c q^ 1 . „en avoit confié le Manuscrit. C’est ce qu’il expose an j^ ement dans fa Préface. Je ne saurois dire en quelle a ^ t ,il le donna au public. Je n’en ai que l’Edition•1643, in iz, à laquelle on joignit, à cause de la con j até des matières, la Cité du Soleil de Campanella, j,nouvelle Atlantide du Chancelier Bacon. L’Ouvi^s,Joseph Hall est divisé en IV Livres, 8c accomP?Z ^t.Cartes, 8c contient 213 pages dans cette Edition d ^é.On verra peut - être avec plaisir le Jugement P e nt joii

Voici donc comment il parle , après avoir fàit c 0 Ieil*de l’Utopie de Thomas Morus, 8c de la Cite dXJltimum vero Angli, nefiio cujus , Mundus Alter va tosnon ita dudum produit-, aut vertus Satyra adversus ~ e r ^ fit-prafentis feculi mores-, in quo dum fingulas ftationes

tiis adfignat , gentesque Mas incolentes ac loca ^peU^’

latis ingénies'ijsttitsque ex cujusque rei natura vtc ^ p,n ar itat e1!>non inepte meô judiciò Poneropolim instituts, q UA infiamt ”^ 1non minus hommes excitare, quàm ad vtrtu e j

P %Ulnaprouvoit point que les Gentils J**”""

voiageaffent dans les Pais étrangers, C 7 t fi u f „ i

qu-il dédia à la Noblejfe. ^ Ce Livre dans 1» TrJaqucmot imprimée à Gencve lan 1628, est quo

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