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Tome second. C - I.
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-> indignes qu’on ait pitié de vous, si vous voulez approu* clés d’Arminius & de Gomarus (z^. Notez que le Sermon,

» ver vostre misere. Vous ne scauriez dire que l’Eglise qui fut prononcé par Joseph Hall en présence du Synode de« -Anglicane (fi elle n’estoit pas rostre) ne soit comme un Dordrecht, roula sur cette Maxime , qu il ne faut point

» Paradis en comparaison d -Amsterdam (17). le subtil dans les matières de la Religion : ilsoutmt que

» Qui gagne par cette séquestration sinon Home & V Enfer t les Remontons, pour avoir voulu tant subtiliser, avoient»» Quelles bravades font-ils pour cest advantage qu’ils ont été cause des désordres qui brouilloient alors 1 Lglile (2,5).de voir que les propres enfans de nostre mere la con- La Lettre qu’il écrivit à un homme tres - inconstant furdamnent d'impureté 1 que nous sommes tous les jours la Religion nous peut convaincre qu il eut louhaite pallion-„ affoiblis par nos divisions que la populace ignorante a nément qu’une parfaite concorde eut pu régner dans ltt-

« un motif fi palpable pour’se deffier de nous. glise. Vous estes., disoit-il a ce personnage (26), tantost du

-, Dieu vous vueille par fa grâce deíìller les yeux, afin que parti des Romanistes, tantost du nostre, tantost entre deux ,»» puiíïiez voir l'injustice de ce zèle qui vous a transporté, contre l’un V l’autre. Nos Adversaires estiment que Joyez du

..autrement vostre ame trouvera trop tard nostre, gï nous vous jugeons estre du leur. ....... JueJ

» qu’il eust mille fois mieux valu supporter une Ceremo- ce qui vous emptfihej Sont ce nos divisons ? Je voy que vouss, nie, que de dcinembrer une Eglise: & mesme que les hochez la teste k ceci, V monstrez tacitement par vosgestes que-> paillardises & les meurtres seront traitiez plus doucement ceci est la cause de vostre desgoustement. Pleúst a Dieu que je»» que telle séparation (18) ’’. peuffe nier ce poinbt en vérité , ou bien l estater par des larmes :

On peut joindre à tout ceci les raisons qu’il donne dans mais je l’accorde avec non miins de regret, que vous d offense.la V Lettre de la VI Décade (19), & les Eloges qu’il ré- Il ne sevoit rien k la vérité de plus lamentable u 1 déplorablepand fur la mémoire de Junius dans une autre Lettre (20). en cette terre que les civiles dissensions dune feule foy (27). A-Cest dans la Lettre où il déplore les divisions des Théolo- près cela il réfute le prétexte que I on pouvoit prendre de cesgiens de Leide, & où il décrit pathétiquement les maux que discordes, pour ne se ranger à aucun Parti ; & il soutient1 Eglise soufre par cette espece de guerres civiles. Voici que non seulement les Communautez ne font point exemp-1 Exhortation qu'il adresse au Professeur qui donna lieu à tes de division, mais auíìi que chaque particulier y est expo-ces divisions. ” Si je pouvois avoir quelque crédit envers fé. Monstrez moi quelque Eglise qui ne se soit plainte de quelque

(24) Voitf. i&Ttemarq. ,{£)de CsArtideArminius,tir la 7 (emar-<jue (D) deC ArticleGomarus.,

(r;) Volet*EpistolxEccleliasti-cx ÔcThed-logicoeprxstanriumVirormn,f Ai- 5ÍS

Edit. 1684,

(2«) JoscpliHall, Ler-tie V de laïll Décade »

8 L.

(27) Lk-mê-84.

frsi$; 501

to-soj.

», ce doéìe & subtil Armimus , je le voudroy’ solliciter &

,» conjurer en telle sorte. Helas, qu’un si sage personnage,, ne sçache quelle est la valeur de la paix : qu’un si noble,, fils de l’Eglise soit venu en lumière en déschirant 8c lacc->, raht le ventre de sa Mere ! A quoi tendent ces subtiles nou-,, véautez ? Si elles le rendent fameux, ík rendent l'Eglise mi-,, serable, qui en aura du gain & du proffit ? La singularité„ est-elle si précieuse, qu’elle doive tant couster, que pour„ icelle il faille perdre là seurté & le repos de nostre com-„ mune Mere ? Si ce que tu affectes est vérité , pourquoi„ scrois-tu Punique ? Pénses-tu qu’il n’y ait point eu d’yeux„ jusques aux tiens, qui ayent peu estre bienheureux par„ cest object ? Où s’est si long temps tenue cachée ceste„ vérité sacrée des fongueux Inquisiteurs d’icelle , que», maintenant elle se descouvre premierement à toi, non», recherchée ? L’Evangile a il si long temps resplendi 8e»» esclairé au monde, & laissé quelques recoins fans les vi->, siter ? Arriéré toutes nouvelles versiez; elles peuvent»> bien estre belles & plausibles ; mais non saines & solides :„ aucuns te pourront admirer pour icelles ; mais nul ne te», bénira. Toutefois posons le cas que quelques uns de», ces poincts ne foyent pas moins véritables que curieux ;,, pourquoi est - ce que les plains chants de l’harmonie de„ nostre paix scroyent troublez & interrompus par ces - fu-„ gués Sc fredons inutiles ? Quelque erreur paisible peut-„ estre meilleure que quelque vérité desreglée. Qui nous,, oblige de dire tout cc que nous pensons ? Pourveu que„ l’Eglise subsista!! tousjours , pleust à Dieu que tu fusses„ seul sage. Nos Adversaires ne querelloyent-ils pas assez„ fur nos querelles auparavant? N’estoyent-ils pas assez en-», richis de nos despouilles ? Par le cher nom de nos Com-„ muns peres, que penses-tu faire, toi Armimus ? où bu-„ tent ces dissensions nouvellement suscitées ? qui en aura„ du proffit sinon ceux qui insultent contre nous, 8c s’es-,, tablissent par la cheute de la vérité ? qui sera perdu Sc„ ruiné sinon tes frétés? Par ceste précieuse & sanglante,, rançon de nostre Sauveur, 8c par ceste espouvantable„ comparoiffance que nous ferons un jour devant le tri-», bunal glorieux du Fils de Dieu, je te conjure d’avoir sou-„ venance de toi-mesme, Sc des pauvres membres de l’E-„ glise distraits 8c séparez : ne permets point que ces qua-», litez excellentes, desquelles Dieu t’a doué , foyent en„ achoppement au foible pour le faire trebuscher ou chop-„ per, ou errer. Pour l’amour de Dieu , ou bien ne di„ rien, ou bien di le mesme. Combien de grands esprits„ y a-il qui n ont point cherché de destours , 8c mainte-»> nant font heureux avec leurs compagnons ? Que ce ne„ soit point mespris d aller au Ciel avec plusieurs. Que pour-»» rosi-il répliquer à un commandement si exprès (21JII ne faut pas oublier qu’il insinue que les Adversairesd’Arminius se donnoient trop de mouvemens. Gomarus,ajoute-t-il (22) , ni les autres de la venerable fraternité desRévérends Théologiens, n ont pas esté muets en une cause st im-portante. Je crain plustofl qu’il ne se face trop de bruit en quel-ques uns de ces tumultes. 11 y peut bien avoir trop de gens pourdebatre , mais non pour prier. La multitude des requerans estordinairement puisante; ev* combien plus en des justes mouve-mens /. La fagejfe & la charité nous pourroyent ap-

prendre k éviter le préjudice des differens. Si nous avions feu-

distraSlion; ou quelque famille, voire quelque fraternité, atn-fois quelque homme qui soit tousjours d’accord avec foy mesme ;Voyez fi l’Espoufe de Chrìfi en ce celefie Epithalame ou Canti-que nuptial,ne 1 'aptlle pas un jeune faon de biche fur les mon-tagnes de division. Dites moy donc ou voulez vous aller pourtrouver la vérité, fi vous ne voulez point advouer de vérité quelà ou il n y a point de division ? Peut efire k Rome , ville fa-meuse pour P unité qu’il y a, fameuse pour la paix? Voyez doncmaintenant comme vous avez heureusement choifi , comme vousavez bien proffité! Le Cardinal Bellarmin luy mesme, tesmoinirréprochable cr fans exception , recognoit en ftS propres escritspubliquement gv compte 237 contrarïetez de dotïrìne entreles Théologiens Romains ( 28 ). " 8i nostre Eglise vous des-„ plaît ”, continue-t-il (29), ” à cause de ses differenccs,

„ la leur vous doit desplaire beaucoup davantage , sinon„ que vous vouliez estre volontairement incrédule, ou vo-„ lontairemcnt partial ; sinon qu’un mal vous desagrée le„ moins pource qu’il est secret (30). Que voulez vous„ donc faire ? voulez vous estre une Eglise vous seul ? He-„ las, de combien de contradictions à vous mesures estes,, vous plein ! de combien de délibérations contraires !» combien de fois estes vous en dispute & querelle contre„ vous mesmes ” !

Observons par occasion que ce qu’il dit là de Bellarminlui fut contesté : un Prêtre Anglois prétendit que c’étoit uneassertion très - effrontée (31). Joseph Hall répondit (31)entre autres choses, qu’il avoir compté les 237 Contrarie-rez félon P énumération qu en a fait Pappus, Sc que fa Paix deRome en conte 103. Cette Paix de Rome est un Livre deJoseph Hall. On auroit pu le questionner de cette manié-ré : si vous avez trouvé juste la supputation de Pappus,pourquoi vous contentez-vous dans ce Livre-là d’objecter103 Contraviétez ? Et si vous ne Pavez pas trouvée juste,pourquoi dans votre Lettre objectez-vous 237 Disputes?

(E) Cela fit beaucoup de plaisir au grand Pacificateur Du-mas.} II publia en 1634 les Avis de quelques ThéologiensFrançois, Sc ceux de trois Evêques Anglois toudhant lámaniéré de réunir les Protestans. Notre Joseph Hall étoitl’un de ces trois Evêques. Davenant 8c Morton étoient lesdeux autres. L ’Irenìcorum TraPlatuum Prodromus , queDuraeus fit imprimer Pan 1662 , contient deux Ecrits deJoseph Hall. L’un a pour Titre Columba Noa olivam adft-rens jaéíatìffimt Chrifti Arcs ., pr&ferttm adverfus machinatto-nes Pontificiorum. Cest un Sermon qu’il prêcha devant unSynode de Londres. L’autre est intitulé Pax terris , contï-nens varia ad Concordiam inter Chrifiianos hoe tempore fua-àendam Confilìa c? Argumenta.

(F) il traita entre autres Controverses celle du vœu de Cé-libat. f] Sa III Lettre de la II Décade est intitulée Dis-cours Apologétique tòuchánt le Mariage des Personnes Ecclésias-tiques. Elle ne coutá que trois heures à P Auteur, 8c que troisfeuillets (33)- Elle est de 23 pages in 12 dans la Traduc-tion Françoise de Jaquemot. Douze ans après qu’elle eutparu , un Prêtre Anglois la réfuta pat un Ecrit de 380 pa-ges (34). Joseph Hall lui répliqua avec une extrêmepromptitude par un Livre qu’il intitula Apologie pour P hon-neur du Mariage des Personnes Ecclésiastiques contré les mali-cieuses Calomnies de C. E. Prestre Pseudo-Càtholtque. 11 le pu-blia en Anglois Pan 1620. La Traduction Françoise de Ja-

(zî) Ll-ml-mi,g. 86,870

(î 9 Ì Lk-niS-me 89.

f 5 o] U avoir .dit dans lapage 88 queles Papistes

rient paímoins de dis -sentions, mainils en ejlouf'*sent & sup-priment da-ixxntkge. Jhse ùauent se -erettement &sans bruit ,au lieu quetous nos eonr-,bats Je fonten pleinecanlpagnc*

(Zi ) Voiex*JosephHall, dans^Apologiepour leliage desEcclésiasti-ques, .

ponfe à 1 *^ 4 »

vertijscment*(32) Là-

mime.

I , 1 J , ,, , -j— UUJ Cil J ‘“‘■u. i-ia

ement ces deux vertus,les querelles ne nms nuiróyentpotnt,ni quemot fut imprimée à Genevé Pan 1665 , 8c contient 362? 1 église par nous : mais helas, l amour de nous mesme est trop nauM !» T -> T,’Auteur fut bien aise de Dronver fa mirni..

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S o^&íos,

Eglise par nous : mais helas, Pamour de nous mesme est tropfort pour toutes deux : cefiut-ci feulement ouvre les bondes & lesktguts d e dissension, gv submerge la plaisante mais baffe valléeue l Eglise, Les hommes estiment les opinions, pource qu ellesfont leurs, çy -veulent que la vérité soit la servante non la gou-vernante d’icelles, ;l s veulent que ce qu’ils ont entrepris soit te-ijs-'tf y rai - , la viBoire est recherchée , non la fatisfaâlion ;

f °’ r !h i’-Autheur non de la cause. Rare est celui qui fiaittes ^ re P r ™dre gif arguer (23). Voilà d’excellen-

p -stces, Sc qui fervent d’un beau Suplément à mes Arti-

pages in i2. L’Auteur fut bien aise de prouver fa diligen-c c,afin que son outrecuidé Adversaire, gv fes partisans séduitspussent voir comment un mariage bien ordonné n est point causede la set ar dise cr stupidité de nos esprit s,ni de la lafcheté de nosmains (3O. Tout marié qu’il étoit il acheva cette Répon-cc 8c il l’écrivit par deux fois de fa propre main eti fort Deudetems, quoi qu’il travaillât à cela comme far récréation gvdivertissement des plus importâmes affaires de fa. vocation les-quelles le prépayent alors plus qu k l’ordinaire (36' Ceci ’nrius

donne sujet dc conjecturer que 1e Prêtre Anglois s’étoit ser-vi-

(33! Joseph’Hall , Pré-face de l’A-pologiepour l’hoas-neur duMariagedes Ecclé-siastiques.

(3+) Là-même.

(;Q Là-,même.

(î«) L&miirrû