HALLE. HAMADRYADES.
Çá) Tire d’unîloge com-posé en Lutinpar JeanHalle Secré-taire du Koi ,ducjuelL logeMr. Pins-
{a) Voiez, l&T^marque(^l) , Citât.(*)-
(t) Subititt bis ingensAtinofo roboreqturcusVita, nemus
menfttraqttereboris ulnnsquinine terimpUbtt.Ovid. Me-tam. Libr.VIII, Vers.7 -}S>.
f 1 ) Idem,ibidem, Vers.T«i.
(0 Scho-liast. Apol-lon. Rhodiiin Libr. II »Vers. 479 ,I 9 i.Voiez. aujjiHutatquede Oracu-lor. defectu,r*g. 4is -où il raporteces paroles delia J are.
l«) Calli-mach.Hymno UBelum,
Vers. ,i.
(s) Apol-lon. lUiod.Libr. II,Vers. 4S0 ,m, 79 ,.
(«1 Homer.Hymn. inVener. p*g.m. SSL
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amis les Savans les plus illustres, qui étoient encore plus charmez de fa Vertu que de son Erudi-don. II mourut très-bien préparé (F), le 27 de Décembre 1689 (^). amm £T
Depuis la prémiere Edition de ce Dictionaire, j’ai lu l’Eloge Latin qu’un ( e ) des Disciplesde ce Professeur lui a consacré. C’est une Piece bien écrite, & imprimée à Amsterdam chez HenriBoom, i< 5<;2: les Lecteurs y trouveront un détail qui leur plaira. *«. ’
son Eloge: In auditorum savorempretter lnfiitutiones Canoni- fies & de Harangues Latines, l’an 1655 , in 8 . (s)
cas quas in lucem anno 1685 velut in famée testamentum emi- (F) Il mourut tres-bien préparé.'} Je raporte à cela le legsferat, varìos ai Jus Canonìcum té? Civile trattatus de Conci- qu’il fit à la Faculté rie Droit. II est destiné à faire dire qua- ‘‘fijtiflìis, de fummi Pontificis autoritate, de Regalìa, de Simonia , tre fois l’an une Messe , où tous les Professeurs & tous les ttl .sooS**_de XJfuris, de Cenfuris, de Regulartbus,de Beneficiis Ecclefias- Docteurs préfens reçoivent une certaine somme ( 5 ). ^*0%»
ticis, de Matrimonio, de Pefiamentis, tl? alia plura recondita scium Jlatis diebtts quitter in anno celebr&ndum fttmmâ , ab ^íntecejsonb»! &dottrinét monimenta exaravit. II publia un Recueil de Poë- utriusque ordinis (rasenulus ptreipienda. Vira Hallati.
HAMADRYADES: c’est ainsi que l’on apelloit les Nymphes dont le destin dépendoit de cer-tains arbres avec lesquels elles naissaient, & elles mouroient (A). C’étoit principalement avec les chê-nes qu’dles avoient cette grande union (a). On dit qu’elles témoignèrent quelquefois une extrême re-conoissance à ceux qui les garantirent de la mort (B ), St que ceux qui n’eurent aucun égard aux hum-bles prières qu’elles leur firent d’épargner les arbres dont elles dépendoient, en furent punis (C). 11 n’y
avoir
(?f) Leur destin dépendoit de certains arbres avec lesquels el-les naijjbient, té? elles mouraient.} Volons la Note du Gram-mairien Servius fur le Vers 6r. de la X Eclogue de Virgile.Hamadryades , dit-il , Nymphe, que cum arboribus té? nascuw-tur té? pereunt, «—à tS cípc» xai Tr,t Sçvoç, qualis fuit illa,qnatn Eryfichthon occidit : qui cum arborem incideret, té? voxinde erupit, té? sanguis, fìcut docet Ovidius. Ovide cité parce Grammairien a décrit élégamment les complaintes & l’in-fortune de l’Hamadryade que l’impie Erysichthon fit périr.Elle vivoit dans un vieux chêne dune grandeur prodigieuse,& que tout îe monde respectoit(i). Les valets d’Eryfíchthonn’ofoient obéïr à l'ordre qu’il leur don noir de couper cet ar-bre : il salut qu’il mît lui-même la main à l’oeuvre.
Dixit, té? obliquas dum telum librat in ittus ,
Contremuit, gemitumque dédit Dodonia quercus :
Et pariter frondes, pariter palkfcere glandesCœpere, ac longì pallorem âucere rami.
Cujus ut in trunco fecit manus impia vulnus ;
Haud aliter fluxit difcujfo cortice sanguis,
Ssuàm filet, ante aras ingens ubi vittima taurus. Concidjt, abrupta cruor à cervïce profundi.
Editus e média fonus est cum robore talis :
Nympha fub hoc ego fum, Cererì gratijfima, ligna ;
tibi fatlorum pxnas instare tuorumVattcinor moriens, nostri filatia letbi (1).
U y a des Grammairiens qui divisent ce que Servius unit. Usveulent que les Hamadryades aient été ainsi apellées, ou par-ce qu’elles naissaient, ou parce qu’elles mouroient avec desChênes. A'ixaSçváSat vóptèpxç tpiirì, Slà to ùfxet,
rooif rpvsi ‘ytttZo-íhti. H hre) JWao-iii «itee raie iï'ginr) <p6eiçío$cti,ovtJip«.i âptctSpvúS'tc; Aéy«*T«i ( 3 )■ 11 fáut rejetter ce partage »puis que le sentiment général est que la vie de ces Nymphesavoir précisément la même durée que la vie de leurs arbres.De là vient que Pindare dans un Poème qui s’est perdu avoirdit, ìrovóvôçts 7 ooìavoi; lotystra., finem £ vt étqualis arberinatta. Callimaque s’est servi de cette expression , ïaimsùo-.ìu.!iíiuo-oc Ttei Sçvcí, couaneam ingemifeens propter quer-cum (4), en parlant de l’Hamadryade Melie. Apollonius l’aimité, ldrs qu’il a introduit une Hamadryade qui prioit qu’onne coupât point un certain arbre.
H ft» oà’ii^oftevjj «J’ivôí fte (Xitrtrtro fAvêai ,
Mr Ttepteetv orçsptsov èçvbç 4 A ot 5 ç , Yi izst orsthùvAlSsa. TftjSícrjtÉ Stijiiex.it.
Quí. ipfi siens blandiebatur voce miferabili,
Ne coavam extirparet arborem, in qua multaUsque fstcula degijfet ( 5 ).
Joignons à ces témoignages encore une autorité; c’est celled’Homere. Nous liions dans l une de ses Hymnes, qu’il ya des arbres qui naissent en même tems que les Nymphes, 8cque celles-ci meurent lors que ces arbres se sèchent.
T ijo-t S % ois M éA ctTttí r.e Sçvet òiptzclçijvotríivoçoévyint étpuo-oci itri %.%vt fìaTtmtíçviì
A’AA’ ore kcv Sr, u clou- otaçecíxr S-xiántii,
AUfiietut pth otçSìtoi lorì y f? m SíiSçea, nulà,el’Xoïot S’ àciépess igttpHtiiD-íi , a-tVrstr/ ù ' ùtf i£ol ,
T»» Sí y iftS Svy7 Xeízrtt 0úot ieXÍoio.
Simul autem cum bis Nympbis aut abietes, aut quetcus altiscapitibus prxdìta
Nafientibus nafeuntur super terram alentem-viros ,
Sed quando jam parca aftiterit mort'ts,
Siccantur quidem primum super terram arbores pulchr/t.Cortex autem circum-circa corrumpitur, cadunt verb abipfis rami.
lìarum autem firnul anima relinquit lucem filis (6).
Stace fait mention d’un bois dont la durée avoir surpassé celledes Nymphes, & des Faunes; mais cela ne choque point latradition qui regardoit en particulier les Hamadryades. Ou-tre cela , qui ne fait q ue l cs faillies de ce Poète ne respec-toient rien . II ne seroit donc pas raisonnable d’y faire atten-tion , comme a des choses qui pussent être opofées à l’opi-nion générale. Vous trouverez ses paroles dans la Remar-
que (D). Àufone, plus éloigné que lui de 1a source, s’estpourtant mieux conformé à la vieille tradition. Non fi» 1Hamadryadis fato, dit-il ( 7 ), cadit arborea trabs.
Notez que Pausanias s’exprime d’une maniéré qui sembleprouver que les Hamadryades étoient plus jeunes que leursarbres. T tâofioti ìè , dit-il (8) en parlant d’une ville qui s'a-pelloit Tithorea, oi Iwtyágiot xXiíéîjnti tpafo Ti.9
vvtA 0 rs, 01x1 tu òtçyodu XÓyu itoo orottjrSv Itpúono téoro Te otXXoilSétSçm, xa) tiáxiroi àvs'o Tat Sçvàv, Tithoream incold VOCfitam este dicunt à Tithorea Nympha, de Us una quas prifei Poe-t arum fer monts, quum ex ceteris arboribus, tum vero » quer-cubus maxime genìtas prodiderunt. C’est nous représenter lesarbres comme les meres des Hamadryades : il n’est donc pasvrai qu’elles naquissent en même tems qu’eux. Mais je necrois point qu’il faille insister beaucoup fur les expressions àePausanias ; ce n’étoit pas son a faire que de décrire avec préci-sion la nature de ces vieilles fables. Tenons-nous en donc »ceci; c’est que les Poètes ont assuré que ces Nymphes, & I e3arbres naissaient en même tems. Prenez garde que Paufa-nias remarque qu’elles naissaient principalement du chêne-Je ne vois point qu’on puisse combatte cela par l’autorité dePherenicus ; car il me semble que ce qu’il raconte ne concer-ne point les Hamadryades proprement dites. Il raporte (9)que le figuier fut apellé o-vx.é, du nom d’une fille d’Oxylus, &que cet Oxylus aiant couché avec Hamadryade fa sœur en-gendra huit filles, qui furent toutes nommées Nymphes Ha-madryades; mais elles avoient chacune un nom particulier >que l’on imposa ensuite à des arbres. Celle d’entre elles q ulavoit nom o-uxit, syce, fut l’étymologie du nom du figuier-II me semble qu’Hamadryade soeur d’Oxylus n’étoit point déla même espece que les Nymphes dont il s’agit dans cet Arti-cle. Cela soit dit avec la permission d’un illustre Auteur (i°)*
(£!) On dit quelles témoignèrent quelquefois une extrême r Tennoijsance à ceux qui les garantirent de la mort. ] Un certaij 1homme nommé Rhœcas, s’étant aperçu qu’un chêne étoàtout prêt à tomber, commanda à ses enfans de prevenir cet 'te chûte, en afermissant la terre autour de l’arbre, ou en 1mettant des apuis. La Nymphe qui seroit périe, si ce chen®fût tombé, se fit voir à Rhœcus, & le remercia de celui avoir sauvé la vie, & lui permit de demander telle ré-compense qu’il souhaiterait. II répondit qu’il souhaitoitjouir d’elle. La Nymphe lui promit là-deísus toute forte acontentement, 8e lui commanda, de s’abstenir de toute au trfemme. Elle ajouta qu’Une abeille leur servirait de meíES e J‘Mais l’abeille étant venue pendant que Rhœcus joiioit, “mit à dire des duretez qui irritèrent l’Hamadryade, deimqu’il fut mutilé ( ir ). Voilà ce que Charon de LampnH jjracontoit, si nous en croions le Scholiaste d’Apollonius-faifoit un autre récit, 8e d’une meilleure conclusion. L c v ° n ' tci tel que je le trouve dans Natalis Cornes, qui ne cite p° !I îl’Auteur qui lui a fourni cela. Arcas fils de Jupiter 8e de o*'listo chassoit dans un bois, lors qu’il rencontra une H* mdryade qui courait grand risque de périr ; car l’arbre avecquel elle étoit née, avoit été fort endommagé dans ses 1fies par les eaux d’un fleuve. Elle suplia Arcas de leil lui acorda cette grâce en détournant le cours de cettete, 8c en le faisant rechausser. La Nymphe ne fut P°'^ eur ,grate; elle lui accorda ce que l’on noftime la derniere W& eut deux enfans de lui. Elle s’apelloit Prospelea ( r U unene trouve dans Pausanias sinon qu’Arcas fut marie av naNymphe Dryade qui se nommoit Erato, & st u - U1 >nco rCtrois garçons (13). On pourrait conclure de ceci st" oU jque les Hamadryades ne pussent survivre à leur c j e - ne c l e r; ^leur sapin » &c, elles pouvoient quelquefois s’en “ et *-c cr parsi cette conséquence étoit douteuse, il la fàudroit forun Passage d’Homere, où l’on aprend que les mem ‘a,phes qui naissoient, & qui mouroient avec des arb > s gj.toient les plaisirs de l’amour dans les cavernes avelenes.
T'çti Se TtÀryòí ts net) evtrxotrot hpyctfictuit
M tryoiT e» 0 iXÓt«ti ftwyâ trzrttao íçoerroiv. J.,
Cum bis autem Silenique té? bonus explora 0 /,■ ( 14)-
Mifcentur in amore in recefiu fpeluncarum a ~
(C) Ceux qui n eurent point d'égard à ieurs . • •• reres . ! . en furent punis.} ApoDonras «conte q«^ aiede Peribée attira fur foi, ôc fur fes enfans -, >íy^ 1-
malédiction , parce qu’il avoit coupe un aroic q pfee
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