H ARCHIUS. h a r d e n b e r g.
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HARCHIUS (Jodocus (a) ) natif de Mons cn Hainaut a vécu nu XVI siécle. B oxer-la Médecine dans le lieu de fa nailìance, Sc publia quelques Ecrits qui convenoientà fa profession{b) ( A). Après quoi il sortit de fa lphere, & fe mêla de Théologie, 6 c n’y fit rien qui vaille. IIvoulut chercher un milieu dans îa Doctrine de {'Eucharistie entre les Catholiques Romains Sc les Pro-teltans, pour pacifier leurs Controverses} mais il fe rendit ridicule aux uns Sc aux autres. Le Livrequ st publia lur ce Ri jet fut réfuté par Théodore de Beze, qui assure que c’eífc un Ouvrage si confus, iêïgïcTjrç*u obscur, & fi destitué de méthode, qu’on avoít bien de la peine à déterrer ce que l’Auteur avoít s9i ‘voulu dire (B). Nous donnerons une idée générale de son Sentiment (C).
(?) Valet.
Andréas,“ibliorh,ttelgic»S.
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(<«) E t m» p<tfLodocus,
ço-ntfHt d*&S
Konig*
(V) Vaîcr.Andréas»SibKoth.
(1) On lenomme mal
Modenfis(Uni /’ V ÇT
torot <ie VaBibUoth.de Gesner,m. 5
Hoíp-n.Hìftor. S<l-
tnment.
Parle altéra.
b) Theod.O pet.IliI4Í.
fi) Idem,Ai à.pag. i « i .
b) A la page
S*s de r Edit.*' Zurich?S8}.
f^í) ll publia quelques Ecrits qui convenoient à fa profes-sion.'] 11 tìt imprimer a Lìege en 1563 un Livre de caujjiscontempta Medicina , in 8. Son Enchiridion Pharmatontmfimplicmm qui in ufu frnt est en Vers, 8 c fur imprimé à Ba-ie 1 an 1573 in 8(1). On auroít donc pu mettre cet Auteurdans la Lute des Médeci ;s Poètes publiée par Bartholin. Gen est pas le seul qui y manque.
{B) Beze . . . assure que . . . F Ouvrage J’Harchius est fi con-fus . .. qu on a peine à déterrer ce qu il a voulu dire.] Ce qu’ilcomposa contre cet Auteur est intitulé de Cœna Domini ad-verfus fodoci Harchìi Montenfis (2) dogmata, &c se trouveau III Tome de ses TraSlationes Théologien , depuis la page148 jusques à la page 186 de l’Edition de Geneve içSi infolio. Hospinien (3) dit que cet Ouvrage de Théodorede Beze fut imprimé Van 1580 , <k que celui de JodocusHarchius avoir été imprimé à Baie Vau 1573 fous ceTitre-ci:de Eucharistie. myflerio ad sedandas Controverfias in CœnaDomini Lìbri tres. Théodore de Beze assure que cet Ecritde Jodocus Harchius avoir été imprimé à Worrnes depuissept ans, lors qu’il se mit à le lire. ,11 ajoûte qu’il ne saitpas iì le lieu de Vimpression avoir été bien marqué , maisqu’il jugea qu’il n’étoif point nécessaire de le réfuter, par-ce que personne n’&prouveroit des senti mens si étranges ;qu’aiant vu pourtant le contraire de ce qu’il avoir espéré,il déféra au conseil de ses Amis qui vouloient qu’il écrivitcontre cet Auteur. Licet urpevtibus nonnullis ut saisifitmafa-né ipfius dogmati, utpote quo nova potiùs controverse, excita-rentur , qiiàm veteres tollerentur, refutationem opfoncrcm , fi-lentìo potiùs ejusmodì script a esse obruenda respondi. Nullumenimsore arbitrabar , qui tam absurdis sentenúis affentìretitr :que spes quum me sesellerit , cogor amicorum precibns , quanthec vana fint demonfirare , id est , perde cum ratione infr-nire. Adscribam autem primo loco ipfius jjodoci verba ex va-riis ejus lìbri paginis optima fide âescripta, ut que Jparfim , cyprorfius perturbas fcripfit ,adeò denique àusiróèuç cy obscure,utde induflria texijfe potius quàm apers fuum dogma fpettandumpropofriffe videatur, mclìtts appareant : cy ne quam etiam , ho-mini prefertim, ut audio,frm mortuo, ïnjuriam in ipfius erratisannotandìs, cy resatandis, fecijfe me quisquam frfpicetur (4).Notez en passant qu’Harchius n’étoit point en vie au temsque Beze le réfuta. Les Extraits qu’on donne de son Ou-vrage le rendent plus intelligible qu’il ne le seroit par la lec-ture de VOuvrage même. Voici ce que Beze remarqueaprès avoir donné ces Extraits : Et hec qmdem Harchius nonminus obscure quàm perturbas ,ut qui ab una questione ad al-teram dépliât,cy plurimìs ambiguis vocibus ac fortnulìs tttatur,adeo ut mihi sepìjfime hec omnia rtlegenda , confìderanda, per-
ferutanda fuerint ,prìusquàm quid homo iste fibi vellet fintelli-
gere> cy m fros locos dìstinHé singula referre potuerim (5 J.L Epitome de la Bibliothèque de Gesner (6) fait mentionde deux autres Livres Théologiques de Harchius, de Cau-Jis Hereps , proque ejus exìlio cy concord'm Controverfiarutn inRehgione, Hereticorum, Pontificiorum , cy pœmtentwm, Oratio
ad Deam Pat rem, à Bâle 1573 in 4. Orthoíoxorum Pat rumIreneì, Cyrilli, Hìlarii, Augustin') ,cy relìquorum , de F.ucha-riftta cy Sacrifìcio univerfrlis Ecclefie Bides , in 8. Ce dernierLivre fut imprimé Van 1577, à ce que dit Hospinien (7).
(C) Nous donnerons une idée générale de son Sentiment .]Je la tire d’une Lettre qu André Rivet écrivit à la Milletie-re le 29 de Juillet 1641. ” Vos distinctions de matière 6 c„ de mystère ,de xiAhrh 8 c sensible & intelligible,rui-„ nent tout ce que vous voulez bastir, sans moníìrer com-,, ment on peut manger de la bouche du corps un mystère„ qui n’a point de matiere;& comment la matière d’un corps„ n’estant plus, la substance demeure; ce que je ne trouve„ point expliqué dans vostre Thresor des Riches Concep-tions. II y a plus de 30 ans que j’ay leu quelque chose dea’iim fin navs île Tul-
„ semblable en l’escrit d’un certain Médecin du pays de Jul-d liers nommé T frrehius , avec la vache duquel il semble
„ que vous avez labouré. II vouloir que le corps, que 1E-„ glise donne dans le pain, fust le corps du verbe éternel,1e-„ quel estant venu dedans le pain par une maniéré admira-„ ble.le faisoit paiter en la substance de ceste chair qu il avoir„ eílevée au ciel, que c’estoit une chair de mesme genre,de,, laquelle estoit nourrie la substance de nostre chair.’ II l’a-,, pelloit , comme vous, chair spirituelle, cy intelligible. II„ disoit que la chair, laquelle tous les jours estoit créée du„ pain & du vin, & prise de l’autel par les fidelles , estoit,, semblable quant à la nature , à la chair qu'a Christ au ciel,, vivifiante , à cause de la divinité, qui íe mestoit au pain„ par une maniéré qui ne se pouvoir exprimer. II vouloir„ que les Calvinistes recogneussent par les enfeignemens de„ S. Augustin, que les íacremens ont réellement en eux la,, vérité de la chair de Christ, combien que spirituelle , la-„ quelle en sa maniéré estoit mangée par la bouche avec le„ pain , & én quelque façort estoit digerée dans le cœur.„ Quelle est apellée chair de Christ en mystère,quoy quelle„ ne soit ny nerveuse, ny musculeuse, ny animée. Sur lei„ mesmes fondemens, il a voulu aussi bastir avec Vous un„ sacrifice réel 8 c propitiatoire du corps 8 c du sang de,, Christ, & l’adoration du sacrement. Et quoy que par ce„ moyen il prétendit! pouvoir accorder toutes les parties,, comendames, il ne fut escouté ny par les Papistes, ny par„ les Luthériens, ny par les nostres ; personne ne voulant„ recojpoistre ses chimères pour choses solides, & ses specu-,, lations s’esvanoiiirent, comme feront les vostres (9) ”. LaMilietiere aiant répondu qu’il ne conoissoit point cet Au-teur - là , voici quelle fut la Répliqué de Rivet. ” Ce Har-„ chius duquel je luy ay parlé, & en l’escrit duquel je trou-,, vois des grotesques semblables aux siennes, ne luy devoir„ estre non plus incognu que le Diallatticon (ioj recomman-„ dé par Monsieur Grotius, & accouplé avec les Livres du„ Sieur de la Miltiere. Ce font deux pieces imprimées en-„ semble l’an 7576. fans le nom du lieu ny de l’Imprimeur,„ combien que la prémiere Edition du Livre de Harchius,„ porte le nom de la ville de Wormes (u)
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Je ne fat t&tCrejle pourquoi*ij le fait icieh Païs cUjulien 3 caril éî uiî de\lons en Hdt-nhç* T peut-êtri\ëratiqjtA-t’ìl \t Méde-cine dxns lePaïs de Ju-lien 5 peat-rtre eùfji qu*\ivet V imA-vitia oye
Montenfissignifiait dmDuché deÈer? cjtfílconfonditavec celui ÍeJulien à cau-se de leur voi-sinage ér deleur commun
Mai t u.
( 9 ) îUve£»Résponsesà trois Let-tres du Siensde la Mille-ti<*re,p-»g. Srir sttiv.
(t o) Tflff-
ebant ee■yre voire ci—dcjsotís
ticlt PoiNET*
(ït) Kïm#Responsess trois Let-tres de laMìlîetierè,f. Hî»
HARDENBERG (Albert) Ministre Protestant à Bremeî m XVI Siede, suwitlaCon-fession d’Augsbourg pendant dixhuit ans,& se déclara ensuite pour le Calvinisme, av ^ vr„ CT ;A raT o («3 tìtí decès qu’il Tintroduisit dans la ville malgré les oppositions de ses Collègues, 6 c ce es . _ fi ? mhé- ^ eorgc -II s’etoit tellement insinué dans l’esprit du Peuple (ri ), qu’il le sit deelaier pour furent c”hoîic<»-
ranisme} deiorte que les Magistrats qui refusèrent de renoncer à la Conseil tari d g » rhoses
déposez, & exilez. Ils moururent tous dans leur exil {a). L’Auteur qui m ap r a ^ e _ Dcfensionc.
renvoie ses Lecteurs à un Ouvrage que Dithraar Kenchelius, Bourgmaitre de Bre 4 P p*g.46,49.
puis son bannissement, 6 c qui est intitulé Brevis ,dilueiia 9 ac vera Narratw, de f 1 *" fif J jí f h iì Wtroverjiee , Brema à D n clore Alberto Hardenberúo motte, opfofìta recenti Scrtp oejttf * fur r bassé
de Ubiquitate & Cœna Domini. Hardenberg ne jouît pas fort long-cems de son triomp^ .de Breme comme un séditieux Sacramentaire par le Parti Luthérien qui redevint iupeneur f J-fait une Vie de Wesselus qui a été imprimée.
{A) ll s’étoìt tellement insinué dans Vesprit du Peuple .1C’est le véritable moien de changer les choses : un Prédi-cateur soutenu du Peuple est capable d’introduire toutessortes de Révolutions. On prétend que celui-ci s’étoitrendu si populaire , qu’il n’avoir pas même négligé de s’a-quérir l’affection des Valets & des Servantes ; après quoi
HARPA-
il ne faisoit nul scrupule de censures les Sénateurs 8 c les (?) Georg.’Bourgmaîtres nommément dans ses Sermons, 8 c d’afoiblir traunius, •leur Autorité auprès du Peuple. Calvini httrefim, fenatu , in Caiholj-<y reliquis fris Lutheranis collegis invitis , Bremam intro- cor 'ss remo "
duxit. (gjrnd ut commodius . . nvn ìum DC-
à l'Imprimé jusqu’à veneretur (i) inclusivement.
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