SpS HEBEDJESU. HEGESILOCHUS.
X&) C est celui«PABDISSUVoiez. cetlArttcle.
(b) En V 9 icile Titre:HistoireCritique dela Créance& des Cou-tumes desKations d uLevant, pu-bliée par !eSr.de Moni,L Franc-fort chezFrédéricArnaud,
f 9» plutÓt X
T^etterdamchez, %einierLeers,) 1684.On creit <jftcle Pere Si-mon estP tueur decette Histoi-re.
M P*g. »,
(r) Polit.Eccsesixíi:.
f--L. ilS.
(1) fcipct.défendue,
Lrvr. p,Ch*p. X .
(j) Réponseà la Petpét.défendue,iiw. IV,Chus. V.
U) ritf Histoireda Concilede Trente.
(s) Perpé-tuité de laFoi defend.Livr. V,Chas. V.
(6) ~4uChas, X.
(7) PUr-xidt Ebed-Jeíu.
(») Polit.EcdeSaft.f H- 2 1 7 .
HEBEDJESU, Patriarche des Ncíloriens réiinis à l’Eglife Romaine fous Pie IV en ïfíï.J’ai déja parlé de lui fous un autre nom (<0, qui lui a été donné par divers Auteurs; mais ce quim’en reste à dire m’a semblé digne d'être raporté en cet endroit. Depuis l’impreísion de l’Arti-cle d’t\ b u 1 s s 1 j j’ai remarqué dans un Ouvrage bien curieux ( b ) , qu’après la mort de Si-mon Julacha {A)^ Moine de l’Ordre de St. Pachome, qui avoir été créé Patriarche des Nesto-riens, par Jules III, " Abdjeíu, ou Hebedjefu, pour prononcer à la maniéré des Chaldéens, fut„ mis Patriarche en fa place. Abraham Echdlensis, qui a fait imprimer un petit Traité Syriaque„ d’Abdjefu ( B ) , lui donne U qualité de Métropolitain de Soba , dans la Préface qu’il a mi-„ se â ía tête de cet Ouvrage. 11 remarque que cet Hebedjefu a composé plusieurs Livres cn„ faveur de la Religion des Historiens; mais qu’étant venu à Rome fous Jules III, il fit abju-„ ration du Nestorianisine. C’est de lui dont il est parlé dans la Vie de Pie IV, fous lequel il„ fit un second voiage à Rome (C), pour obtenir la confirmation de son Patriarchat; & il as-„ silta au Concile de Trente (D). Comme il étoit habile homme, aussi eut-il l’adresse d’atti-„ rer à l’Ëglise Romaine un grand nombre de historiens. Mais ceux qui lui succédèrent ne pu-„ rent pas les conserver, n’aiant ni son adresse ni sa capacité. Ahathalla, qui étoit aussi Moiné„ de St. Pachome, succéda à Hebedjefu, & aiant vécu fort peu de tems il eut pour successeur„ Denha Simon , qui étoit auparavant Archevêque de Gelu. Mais celui - ci fut contraint d'a-,, bandonner Caremit (L), & de íê retirer en la Province de Zeìnalbech à l’extrémité de la Per-„ se, aiant été obligé de ceder à la puissance du Patriarche de Babylone. Son successeur qui se„ nommoit aussi Simon résida au même lieu, ce qui diminua beaucoup l’autorité de ce secoud„ Patriarche ". Voilà ce que j’ai trouvé dans ce Livre ( c ). J’avois cru en faisant l’Articlcd’Abdissi, qu’on pouvoit s’en raporter au narré du Pere Paul; mais je ne dois point passer sou$silence ce que j’ai observé depuis dans le Pere Pallavicin; c’est qu’il n’est pas vrai que ce Patriar-che ait écrit des Lettres au Concile. Les Notes qui suivent rendront compte dc cc quia été cri-tiqué dans la narration du Pere Paul ( F).
(A) Simon Julacha.'] Ï 1 faloit dire Sulacha , comme afait Aubcrt le Mire (1). II ne faut pas s'etonner si les Cri-tiques peuvent recueillir dans les Manulcrits une infinité devaria Leílionts, puis que les Livres imprimez n’en font pasexemts. Le Sieur de Moni nomme Caremit la ville de Mé-sopotamie qu’Aubert le Mire nomme Charemet. Celui-cinomme Donha Simon , celui que l’autre nomme Denha Si-mon. L’un se sert du mot de Zeinalbach, l’autre aime mieuxZeìnalbech. Ils ont tous deux puisé à la même source, sa-voir au Livre de Pierre Strozza de Chald&orum Dogmatibus ;pourquoi donc ne font-ils pas uniformes ? Est il plus aiséd’écrire Sulacha que Julacha, Donha que Denha > Mr. Ar-nauld puisant à la même source dit (a) que Simon Sulachaétablit son siégé à Caramit. Monsr. Claude (3) se sert dunom de Sulak. Le P. Paul au commencement du V Li-vre (4) dit un certain Simon Sultakam. Mr. Amelot ne cor-rige rien à cela. Ce font des vétilles, je l’avoue ; maisc’est de semblables vétilles que font nées bien souvent desdisputes très-réelles, & très-considérables : Ha nuga séria du-mnt tn mala. La République des Lettres n’en iroit quemieux , fi l’on se faisoit un devoir de fuir jusqu’aux pluspetites fautes.
(B) Abr. Ecchellenfis a fait imprimer un petit Traité Syria-que d’Abdjesu. ] Je crois que c’est le même Traité dontparle Mr. Arnauld, quand il cite (5) les Notes â’AbrahamEcchellenfis Maronite fur un Catalogue de Livres Caldéens faitpar Abdjesu ou Hebedjefu , Evêque Neftorien qui se réunit àl'Eglise Romaine. Quelques pages après ( 6 ) il en touche descirconstances qui méritent d’être ici ; car elles font mieuxconoitre quel homme c’étoit que notre Hebedjefu. Il avoitété autrefois des plus emportez. Ncfloriens, dit Monsr. Arnauld,cr avoit fait plusieurs Livres pendant qu'il étoit luï-mème dansl'erreur, dont il fait le dénombrement à la fin du Catalogue desLivres Caldéens qu il a fait, c? qui a été traduit par Ecchel-lenfis. Il parois par ce Catalogue que le Livre intitulé Marga-ritarum a été composé par lui lors qu il étoit encore Neflorien.Le Suplément de Moreri remarque (7) que le Cataloguedes Ecrivains Syriens (c’est fans doute celui dont Hebed-jesu est I'Auteur) a été publié à Rome en Syriaque l’an1653, avec la Version Latine & les Notes d’Abraham Ec-chellenfis; que ce Catalogue fait mention de plusieurs Ou-vrages composez en Syriaque par Hebedjefu ; qu’on gardedans la Bibliothèque du Vatican deux Poèmes composez enSyriaque, & écrits de fa main, où il rend raison de sa réu-nion , &c. Aubert le Mire (8) raporte que le portrait dece Patriarche a été mis au Palais du Vatican , parmi lesCardinaux 8e les Prélats qui accompagnèrent Alexandre III,lors qu’il reçut à Venise les soumissions de l’EmpereurFrideric.
(C) Il fit un second voiage à Rome.] Je fuis surpris que mFra-Paolo , ni son Censeur le Cardinal Pallavicin , ni au-cun de plusieurs autres Auteurs que j’ai consultez touchantHebedjefu, n’aient parlé du voiage qu’il fit à Rome sousJules III. Ce n’eût pas été une circonstance superflue 0?inutile , & je suis persuadé qu’ils ne l’auroient pas omises’ils l’avoient sue.
[D) Il afitjìa au Concile de Trente.] J’ai réfuté ailleurs cemensonge. II suffit d’ajoûter ici qu’il n’y a si petit Ecri-vain , qui ne fasse quelquefois broncher les plus grans Au-;teurs. Pierre Strozza , Sécrétasse de Paul V , fut trompeaparemment par quelque mauvais Chroniqueur ; & c'Ç"fans doute fur la foi de ce Sécrétasse, que le Sr. de Moni,& avant lui Mr. Arnauld (9), ont débité qu’Hebedjesu as-sista à ce Concile.
(£) Denha Simon . ... fut contraint d'abandonner Cdttfmit,] Ceci arriva dans le tems que Léonard Abel Evê-que de Sidon alla au Levant, avec le caractère de NonceApostolique (10). II étoit natif de Malte. & entend 01 *-parfaitement la Langue Arabe, qui est comme naturelle danscette Ile. II mourut à Rome l’an i< 5 oç, ou l’an 1606. Ea composé un Ouvrage de l’état des Chrétiens Orientaux >dont Aubert le Mire, de qui je copie toute cette Remar-que, avoue qu’il a tiré beaucoup de choses qui se liscmdans fa Notitia Episcopatuum. II ajoûte que cet Ouvrage deLéonard Abel est en manuscrit dans la Bibliothèque du "UCardinal Ascagne Colomne , Protecteur des Eglises du Le-vant , & que cette Bibliothèque avoit été merveilleusemq]augmentée, par l’adjonction des Livres du Cardinal G aI 'laume Sirlet.
(F) Les Notes qui suivent rendront compte de ce qui u 1 _critiqué dans la narration du Pere Paul. ] Cet Auteur ratonte qu’on lut les Lettres du Cardinal Amulius, qui enté de protecteur des Chrétiens Orientaux mandoit aula nouvelle de l'arrivée d'Abd'tjfi. ... Il racontât que lt s í e js spies sujets à ce Prélat avoient été instruits dans la FoiApôtres Saint Thomas & Saint Tadée, eze (n). L’Hririen ajoûte qu’on lut ensuite la Confession de Foi de ce "triarche, & enfin les Lettres qu il adrejfoit au Concile t tîsts’excuser de ce qu il n y pouvoit pas aller, eze ( 12). Le E _dinal Pallavicin (13) raconte cela plus amplement & & ^plus d’exactitude , ne confondant point ce qn’Amnhussoit par ordre du Pape , avec les conséquences qu l] t C 0 ; tlui-même des narrations du Prélat Nestorien. D ne ?,a ^pas que le Pere Paul ait fait cette distinction.principale faute consiste en ce qu’il assure qu’on lut la ttre qu’Abdissi avoit écrite au Concile. Pallavicin i°u ^que cette Lettre n’exista jamais que dans rimagin at10Pere Paul (14).
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O rat. Dc-mosth proRhod. Li-bettate.
HEGESILOCHUS fut un de ceux qui exercèrent mille violences dans l’Ile delors que l’Etat Démocratique y eut été changé en Aristocratique, par lc crédit de ^ aU ^° 6 ^aî-de Carie (a). Athenée nous a conservé un échantillon du débordement de ces nouveaux _tres (b). Ils commirent adultéré avec les femmes des plus notables bourgeois, & violèrentsieurs garçons. Enfin ils portèrent leur licence jusques à jouer à trois dez l’honneur ae^ ^
mes (A) : ils établirent pour réglé que le perdant feroit obligé d’amener la Dame jouee a j
. II fut un de ces Rhodiens .... qui portèrent la licencejusqu à jouer à trois dez l’honneur des femmes.] L’Abbé Lan-celot de Perouse avoit ici un beau moien de pouffer les Hog-gtdiam-. zx; je ne pense pas, qu’en aucun pais de l’Europe,no-tre iiece ait vu un dérèglement semblable à celui des Rho-diens. J 21 bmn ouï dire que les laquais d’un grand Minis-tre d Etat , qui est mort il n’y a pas bien des années,
Ênt aux dez ou aux cartes ìes com _ j e p e ut
ìe ; mais outre que cela est foI í J" de «s laquais ob-uire à peu de chose; c’est c l ue J* t de p an , la P r ?'oit pour ses étreines au commen c ertam
sse qu’on donnefoit à fa recomm tre eus
nbre de Compagnies, âpres quoi ils louoient ^ > cdfond ; & quand quelcun perdoit une Compa B ^oit