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N R I VI. H E K R I II-
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d'Uií'peig.
^îcffine fan i ip8, â l’âge de trenre deux ans (d). îl laiílà un fils qui fut Empereur fous îe nom (d) mïn~’de Frideric II. Constance étoit si âgée quand elle mit au monde ce fils, que pour éloigner lessoupçons de Imposition, elle accoucha publiquement (B). Ces précautions n’empêchérent pas i’Em P u™.qu’on ne dît que cet enfant étoit íiiposé (C). 11 y a des Auteurs qui soutiennent que Constance IsiífrEbll
n’étoit ni Religieuse. ni fort âgée, lors qu’elíe épousa Henri VI (Z)).
,.( £ ) Pour éloigner kssoupçons de fupositien, elle accoucha pu- tout ce qu’il vous plaira, pour convaincre le public qu’un tel' Tn • *■- — j.Rrantnmc. qui mérite d’ê- ou un tel accouchement n’est point chimérique, mais très-
'• réel , on aura toûjours des réponses à, .vous faire : f expé-dient , .qui guérit Fincrédulité de St. Thomas , est presquele seul qui toit à l’épreuve de la chicane ; Si je ne mets mon.doigt, cy c,. vous dira-t-on* comme faìsoit cet Apôtre , jene le croirai point ( 4 ). Je ne sai même st après f attouche-ment on ne diroit pas, J"ai bien vu ey touché comment Pen-sant est sorti , mais non pas comment il est entré. Votre mari
étoìt-il capable de le faire f
' soutiennent que Constance né-
\x>) vqut ztoigner ics
hhquement .] Voici un ? a stage de Brantôme, u--~ .
tre lu. Constance Heine de Sicile, qui dés fa jeunejje <& jvie ri avait bougé Vestale du Cloìjlre en chajtete, venan
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chair, w je maria ty engrosta d un enjam en a ,*■ ,
te deux ans,duquel elle voulut enfanter publtquemenplaines e? prairies de Palerme, y ayant fait dresser unun pavillon exprès , à fin que le monde n entrast en í?
son fruit estât apposté-,qm fut un des C Sire dl Naplesm jamais veas du depuis sainte Elisabeth . £dit pourtant, qu on le reputa suppose, y fut 1 P j £J
grand personnage; mais ce font la pluspart des b 2bastards, ainsi que me dit un jour un Grand (T )- ,
(C) . . . Ces précautions n empêchèrent pas qu on A
cet enfant étoit fupofé .] Brantôme vient de ^ous 1 aprendremais voici un Auteur qui nous indiquera mieux P ’11 a esté vérifié , dit-il (3) , que des femmes aagees e ^2^ans y d'avantage avoyent fait des enfans. No - -,
xemple en ceste nonnain renommée, Confiance, ff tr ' e ,
ric II laquelle tirée du cloiftre fut unique btnture ' ,
Sicile, lcelle ayant conceu lignée en t’aage de cinq ... enanspaffez., pour lever tout soupçon, fit drejjer un ppleike place de certaine ville âí Sicile , e? » E e fi n °^ 0 Slnotables dames du pays voulut acoucher en pu ■ Marquistant plusieurs débattront ceste avanture, entre autres U Mara md' Anton» nommé MarqJrd, lequel offrit %.
Si l’on a pu dire que
(4) Evangi-le dc St.Jean, Chap .AA-Vnss.a;,
(D) Des Auteurs . soutiennent que ~-. v .
toit ni Religieuse, ni fort âgée, lors quelle épousa Henri Rs.]
C’est une opinion commune qu’elle fut tirée d’un Cloître,
Sc quelle eut dispense de se marier avec l’Empereur HenriVI, sc qu’elle conçut à l’âge d’environ cinquante-dnq ans.Mais íl y a des Historiens qui nient cela. Voìops la fuite duPassage de Camerarìus que j’ai raporté ( 5 ) : Peut estre queJean Michel Bruttts ( 6 ) a prìns occasion de ce récit, de niertout à plat que Constance eust onques esté nonyain ou abeffé, nique le Pape Celeftin l'eitst dispensée de ft marier, d’autant queselon son calcul elle auroit esté lors aagee de soixante ans. Aucontraire , il allégué Hugues Falcand historien, lequel dit qiìa-lors elle estait fille en fleur d'aage , qui fut tnariee à ,Henrifous le régné de Guillaume surnommé le Bon, lors que FrideriçBarberoujje vivoit encor ; mais que la confusion des temps aesté cause de cest équivoque. J'estime, dit-il, quelle fut em-menée du palais royal en une abbaye de nonnains , lors que lepeuple mutiné mit en prison le roy Guillaume surnommé lemauvais, y qu'on ne trouva lieu plus commode pour la garan-tir durant telles tempestts. Icelles apàtfees, ceste Princeffe quiestait en fes droits, ey nen voìlee ni professe, demeura parmiles Nonnains jusques à ce quelle espoufa Henri,
L’une
(r) Csme-rarius, Mé-ditât. Hifi.Val. H, LivfmlV,peg. Tj>«.
f S) Livr. U,d, Instaura- .tione ítaJ.C'ift ainft<juc Came-rarius lt citedans Phdi- -tion Latine dtFrancs est ,1658 ,pig.
27S.
J-.., „ Cjvuik gOì/lk fJJM. Ita íkk.r. - —
posé , ce dit Pandolfe Collenuccio- { ). r - . - v am our
LMdîîML'LKLL. w
HENRI II Roi dc France, succéda à Fra ? Ç p® r J r f q U ^fo n 1 'lereTuí avoicddnné^n mourant,des prémieres choses qu’il fit fut de se moque ya nelk le Connétable de Mommovenci j A ),
ssjet %
(ít) VaieZa.là
(b) U 10
(*) Celui deCateait enCambresisconclu
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fi) Mezç-
ISljíítt com-*jrncemtnt deF Histoire dcaienri ll,
I jX- t OS 711
dj ^Histoire® c Fiance.
(!) VailU}a *, Hist.Henri II,
>Ar. 1, M5 .
jestê;ey que si elle continuait de fe servir des mimes Ministreselle ne devait point attendre de plus favorable succès. L’évene-ment justifia que les trois Ministres qui furent mis en la placedes disgraciés, étaient plus capables queux de la remplir ; &que fi Henri U n eût pas depuis rétabli le Connétable de Mont-morenci, il tìauroit pas été contraint de rendre pour le recóu~vrer cent quatre-vingt dix-huìt villes ou places fortes , ey pres-que autant d'étendue de pais qu en contenait li tiers de laFrance.
(C) Le Connétable fut la cause d’un traité de Paix beau-coup plus honteux à la Monarchie Françoise .] Mr. de Mezcrai,qui est celui de tous les Historiens de France qui favorise leplus hautement les sujets contre la Cour, ne laifle pas de blâ-mer la joie que le peuple témoigna de cette paix. Le peuple,dit-il (6), qui souhaite toujours la paix à quelque prix que cesoit, tn témoigna grande reiouiffance. . ; . Mais le party desGuises , les sages politiques , toute la Nobleffe , la blamoient hau-tement, comme une tromperie manifeste qui faisait perdre à UFrance 198 places fortes pour trots feulement qu'on lui rendotequi ètoìent Ham, le Catelet, W Saint Quentin. II parle plusfortement dans fa grande Histoire (7 ) ; car en raportam lesarticles de cette paix, il inféré âpres ces paroles , que pour unirnt reuíst à plus fortement les cœurs des Princes , cette parenthèse (mais
son que lt uaupmn <y ** ...-j,- -o “ r T C ut ft, pour couvrir de quelque honnete pretexte la honte &
le lui cacher-, ou que n ayant plus d’autre fils que te Dauphin, p u France recevoit de ce malheureux Traité);8c
' '■ ' ’“ ’ 1 ' ^ font de Mr. la Pf ste dit vers la fín dc la même pageCes articles
étant aportex au Roi ,& communique! par fa Majesté auxPrinces & aux plus grans de son Etat,il y eut peu de gens
- • -..-fr —«. «nf rlpcivantciíreux & hoil-
{A) ll rapella le Connétable dt Mommorenci.'] ,, Son pe-„ re lui avoir sérieusement recommandé qu’il se servît d’An-i, n chaut, dans lequel il avoir trouvé beaucoup d’experien--, ce, de sagesse, Se de zèle , & nulle tache d’avarice ni„ d’ambition; mais fur tout qu’il fe donnât bien de garde*
„ s’il aimoit le bien de son état, dc rappelles le Connétable
de Montmorency. Néanmoins* quoi qu’il lui eût
toute fa vie porté une très-respectueufe obéïflance, il ne„ déféra rien à fes commandemens après fa mort. II ôta„ l’administration de toutes les affaires à Annebaut & au Car-,, dînai de Tournon, pour la donner à Montmorency (1)”.Nous allons voir que cette très-respeéiueufe obtiffance eut desexceptions, qui ne souffrent pas que Mr. de Mexerai en aitpu dire tout le bien qu’il en a dit. La précaution de Françoiss étendit jusqu à defendre irìs-expreffément au Dauphin sonfils aîné , qui fut depuis Henri II, d’avoir aucune communica-tion avec te Connétable. .... Mais tout ce qu il obtint furson fils fut de dissimuler durant sept ans entiers lamitié qu ilayoit pour U Connétable, ll m la dìfimtila pas même avec tantdadreffe,que toute la Cour ne fút qu il nt fe pajfoit aucun jourfans qu ils recuisent des lettres l’un de l'autre. Mats François
. ~ji-g 1— --- . —
fans qu Us reçussent des lettres . --
premier ne fe mit point en peine d'intenompre ce commerce ,
soit que le Dauphin & le Connétable tussent également réussi a■ ■ - • -> » . ai. ì t Tituthin.
( 4 ) Átíici,AbrégéChronol.Tom. IV,pag. 71 J.
(7) Hist;de Viar.ce»T«to. U ,fai % 113^4
îe i-iaupmn élit diilunule aurani ìept miahìui-, --~roit pas tant de fois presse son pcrc de rapeller le Connétable",fj) Hist de 7 ^ né * n ~ à. Variîlas affûre ce dernier fait (z).François i somment accorder ^alternative de cet Auteur avec ce quexii, Mexerai debite (4), que le Roi fe fêchoit beaucoup de ce^5' " Dauphin malgré fes défenses entrttenoït commerce etvec
le Connétable de Àdontmorency ?
(E) . . . Lserr» désobéissance lui coûta cher. 1 Mr. Varillasme fournira le Commentaire de ce Texte- ie ne me conten-terai pas de le citer quant au Régné de Henri ll, je repren-drai fes paroles d un peu plus haut : Les disgrâces du Connéta-ble d e Montmorency, dit-il (ç), de t Amiral Chabot, V duChancelier Poyet , font racontées dans l e neuvième livre denamere à ne pas surprendre ceux qui auront lu dans la R epu-bll que de Bodin,que François Premier devenait déplus méchan-tc humeur à proportion qu il aprochoit de la vieillesse : Qu’il a-volt été convaincu par sa propre expérience, de n avoir pu choi-Jir deux hommes moins propres aux intrigues du cabinet , queMontmorency c? Chabot ; CT qu encore qu il ne pût pasa tri ue> h même défaut à Poyet , ce Chancelier en avoit unfíill* ’ qui amsistoit à pouffer les affaires trop loin :
t a fiurce de tous les malheurs arrivés à S. Ma-
à. U M. a l u
(a) AbrégéChronolog.ïom. ìk,
ris- s?s.
(0 Pr.Y« eJ’Hist. d eFrançois I.
Princes ìx aux pi u» ... ......—, t ;
„ qui ne les jugeassent entierement désavantageux & hon-,, teux à la France; aussi les condamnoìt-elle universellement„ par fes murmures. Brissac en ayant eu avis > bien qu’on„ lui cn eût dissimulé le» articles * dépêcha en Cour Boyvin-„ Villars,celui qui nous a laissé les Mémoires de lâ guerre de„ Piémont, avec des instructions pour lui exposer fes très-humbles remontrances, 8c le détourner de cette paix si„ désavantageuse. Concluant que st fa Majesté étoit resoluë„ de rendre ce qu’elle postedoit en Italie, qui valoit la meìl-„ lëure Province de son Royaume, 8c lui pouvoir raporter„ tous frais frits 300 mille écus de revenu dans fes coffres*, il né lui demandoìt pour toute récompense de ses bons fer’„ vices sinon qu’il lui plût le bannir, lui 8c toutes les forces„ qui étoient dela les Monts comme rebelles, & qu’il sauroit-*, bien conserver les places qu’il tenoìt aux dépens du Mi. ^nois & de la Seigneurie de Genes; ou qu’au moins î
,, lan OIS ôí uc ™ ^ , WVA i^uau Uivuna il
„ mourroit glorieusement dans un pals d’où toutes les fov~„ ces de l’Europe ne lui avoient su faire lâcher un seul pou-;
CCS de 1 vie 1U1 AVWV.IH. 1A1U. uieuci UU iCUl puu-
ce, depuis dix ans qu’on lui en avoit commis la défen-se.’. . . lae Roi témoigna avoir son, xêle fort agréable
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