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Tome second. C - I.
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HENRI IL

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ce

consentir Henri 11 à cette paix désavantageuse, sans l’csprit de persécution qui s’empara dePrince (D). 11 mérite aussi un grand blâme pour n’avoir pas donné de bons conseils à son Maî-tre

(g) Cela mefait souvenirde ces parolesdc Trebelìiuspollion:i’Hdct nvtme-rare inter hactempera cjuumijia gereren- .tur , qu* sa-pe Galhenusìr.alo gener>shtemam ytídfiber jocum di•xerit. Namqwera ei nun-tixîum effetstsíZjyptumdesctvijfe , dì~xifsc fr: ur yQuid ? sinelino .'Egyp-tio este nonpoílumus ?lëlitum autemvuftat&m^Ajìd/rt & ele-mentorumconcurjìonibtis& Scyîhamminettrfionibustomterifset ,Quid, tneftti'ysine aphsonitris estenon poffu-mas ? Per-dit* G alliaarrifilfe acdixije Perfji-httHTy Nonsine atreba-

tïC S fngis

tuta tufp.est? 1 StcJen’-tfue de omni-bus partibttsmunit, ejuumeas amiítertffofstajt detri-mentisviliumfnirtisteriorum•vider et ur a ffteiiiocayattir.Trebell.Pollío, íitGaliienisdúob. Cp.

VI,piig ra.200.

(9) Mrac-rai, Hist.de Fiance,

Tom. 21 ,t>**. m 4.

(ïo) Duits les7 lemarques

<ó) &{H),

où Con verraencore dtsmurmureseontrela Paixde CannéeI 55 S-

(*ï) Vatil-las, Hist.

FrançoisI, Livr.lXy

p*g i 97 Edit.de Èollanâe7692> àl*ann. 1542»

(11) Hist.de France,Tom, il ,iiJJ.

(ïO HÌJ-toire deschoses mé-morablesavenues e»France de-puis l'an*547 jus-ques an

íotnmeacc-

ment deí*an is 97 ,

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„ mais au reste ayant le cœur tout-à-fait porté à la paix, il„ répondit que quand, il la feroit aux conditions qu on lui pro-„ pofoit , il retiendrait encore assez de quoi se sain craindre à„ ses ennemis ( 8 ). Sur quoi Guise poussé ou de son propre„ intérêt, ou des mouvemens de son honneur 6 c de fa con-„ science,Tintciiompant hardiment lui dit, Vôtre Majesté,„ Sire, me pardonnera si je lui dis que ce n'est pas en bien„ prendre le chemin, & que quand elle éprouvèrent 25 ans„ durant la fortune aussi contraire quelle f eut Tannée pas-,, fée, elle ne sautoir perdre durant tout ce tems-là ce que„ l’on veut qu’elle rende en un íeul jour. 11 n’en coûta au,, feu Roi vaincu & prisonnier Ôcc Je laisse toutes les rai-sons du Duc de Guise, mais non pas ce qui les fuit dansl’Historien. Il dit beaucoup d'autres choses avec tant de ve-hemence, qu il fit plusieurs fois changer de couleur au Roi,mais non pas de résolution : le dé en étoit jette ; cy quiconqueen fut cause, ou ses favoris, ou son propre naturel , il avoit lecourage fi abatu qu il ne pouvoit plus fuporter la guerre. Il ra-tifia donc le traité, est la paix fut publiée le 10 iour du mois

d'Avril . Tous les Auteurs François qui ont écrit de ce

tems-là ont apellé cette paix la malheureuse cy la maudite.Brissac ayant apris quelle étoit faite s écria plusieurs fois, ahmisérable P’rance que de maux... .Il demeura Gouverneurdes 5 villes <y des 8 châteaux que le Roi retenait avec 8000hommes de pied cy 450 chevaux, cy restitua les autres places,mais il en démolit auparavant la plus grande partie , cy venditUs munitions selon le commandement qu il en reçut dts Roi ; nonfans beaucoup de peine à avoir l’argent cy Us ordres nécessairesde la Cour, parce que le Connétable favorisant U Duc de Sa-voye, s'efforçait de lut faire retomber fes places toutes entieresentre Us mains, cy mime celles que le Roi s'étoit réservées (9).

Nous verrons ci-dessous (rojque la Cour de F/ance futassez foible pour se laisser persuader sous Charles IX , & fousHenri III, Tévacuation du peu quelle s’étoit réservé; & iln’y a point de doute que sous Charles IX le Connétable n’aiteu bonne part à cette faute. Quand on songe aux biensimmenses qu’il amassa , Ton ne doit pas dire de lui com-me de tant d’autres, qu’en faisant bien les affaires de son.Maître ilfaisoit très-bien les siennes; il faut dire qu’en fai-sant très-bien fes affaires il fit très-mal celles de ses Maî-tres. Ne s’alla-t-il pas liguer sous Charles IX avec les Gui-ses, & nc fut-il point cause de la prodigieuse puissance oùils montèrent , qui fut fi funeste à la Monarchie , Sc quipensa donner à la France une quatrième race de Rois? Lorsque François I disgracia le Connétable , il U traita d’i-gnorant dans Us deux principales fonâlions de fa charge ,qui étoit la guerre cy la politique ( 11 ). Voiez le por-trait que les partisans des Guises font de lui dans Meze-rai ( 12 ).

Quelques Critiques diront peut-être que Mr. de Meze-rai exténue trop les avantages accordez à Henri 11 par letraité de Cateau. Pourquoi se contente-t-il de faire men-tion des trois villes qui furent rendues à la France? Pour-quoi íuprime-t-il la conquête de Calais, & celle de Mets,8c deToul, & de Verdun? Mais cette Critique feroit très-mauvaise ; car le traité de Cateau n’accorda point ces qua-tre places à Henri 11 . II laissa Tempire dans la pleine li-berté de redemander la restitution des trois dernieres; & ilengagea solennellement la France à restituer Calais à T An-gleterre au bout de huit ans. C’est à quoi ne prit point gar-de THistoricn anonyme qui parla ainsi ( 13 ). ” Le Roy de„ France rendit à celui d’Espagne tout ce qu’il avoir con-„ quis fur lui deça & delà les monts. Item, au Prince de„ Piedmont la Bresse , la Savoye , le Piedmont, excepté„ quatre villes : aux Genevois l’isle de Corse : Siene au Duc„ de Florence : & ne retint rien que Calais, fans gaignar„ un poulce d’autre terre en celte longue 8c pernicieuse„ guerre qui avoit désolé tant de Provinces, saccagé, brus-„ lé , ruiné tant de villes, bourgs, villages 8c chasteaux,„ fait mourir tant de Princes, seigneurs, gentils-hommes,

„ capitaines, soldats, citadins 8c païsans, causé tant de ra-„ vissemens 8c violemens de femmes 6 c filles; en un mot„ qui avoit mis fans dessus dessous toute TEurope. Le„ Roy rendit plus dc deux cens ( autres disent presques„ deux fois autant ) places , pour la conqueste desquelles„ une mer dé sang de fes sujets avoit esté espandue , les„ thresors du Royaume espuilêz, son domaine engagé, 8c,, lui endebté de toutes parts ”. Cet Historien fupoíe quepour le moins Henri 11 vit agrandir ses Etats par la cessionde Calais. C'cst un mensonge. Tou; le reste de son Dis-cours est solide; 6 c comme il est sûr qu’on eût pu repré-senter au Roi d’Espagne ce qu’Annibal représentoit au Gé-néral des Romains (14) , quels foudres ce Difcours-là nelance-t-il point fur la tête de Henri II? On pouvoit direau Roi d’Espagne que les pais, dont il dépouiiloit la Fran-èe par ce traité de paix , ne valoient pas les sommes im-menses que la guerre lui avoit coûtées, ni tant de soldats 8ctant d’Officiers qu’il avoit perdus. Si cela étoit capablede diminuer la joie qu’une paix avantageuse lui faisoit sen-tir, quel auroit dû être le crevecœur du Monarque à quielle étoit désavantageuse ? Revenir dune longue guerreles mains vuides, c’est une honte, disoit Homère (15).ïl eût parlé bien plus fortement fur un cas tel que celui

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( D ) If esprit de persécution . . . s'empara de ce Prince. ]Henri 11 fut extrêmement sévère contre les Réformez : illes faisoit mourir fans rémission ; mais ils ne laissèrent pasde multiplier beaucoup sous son Régné. S’ils ne furent pasfâchez de T extrême consternation qui saisit la Cour de Fran-ce, 6 c la ville de Paris, après la bataille de St. Quentin »sis ne firent que ce que la nature leur inspira; toute Sec-te mal-traitée, ÔC qui ne peut espérer quelque relâche qu’encas que la Cour se trouve dans Tembarras, se réjouira desprogrès de T ennemi, fera bìcn-aise de voir ses persécuteursfi occuper, des affaires du dehors , qu’ils nc sachent pres-que de quel côté fè tourner. De toutes les Sectes Chré-tiennes il n’y en a point de plus disposée à se conduire se-lon cet esprit, que la Communion de Rome. Ainsi Tonne devroit pas s’étonner , quand ce que Mr. Maimbourgassure ( 16 ) feroit véritable , savoir que les Proteílans seprévalurent de l'affliílion publique oìt l'on étoit aprés la ba-taille de St. Quentin.... cy fe hasardèrent de faire leursassemblées en plein jour dans Us rues Us plus fréquentées dtParis , cy de paroitre même en public, cy de s assembler en pleinjour à grosses troupes dans U Pré-aux-Clercs ,pour y chanter ùhaute voix Us Pfeaumes de Clément Marot. Cela doit apren-dre aux Princes que les Edits dc persécution les exposent à degrans inconvéniens : cela est cause que leurs feux de joieaffligent une partie de leurs sujets, 6 c que les victoires deleurs ennemis la remplissent de consolation. S’ils se plai-gnent d’avoir de mauvais sujets, 011 leur doit répondre ,c’est vous qui les rendez rels (17) ; car de prétendre qu’unParti persécuté s’aíïligera des maux publics qui sont la sour-ce de son repos, 6 c le fondement d’une espérance très - plau-sible de prospérité , c’est prétendre le retour des premierssiécles duChristianìsme;or ces tems-là ne reviennent pas deuxfois. C’est demander des iiommes tout semblables à ceuxdu Régné de mille ans, fi jamais il vient. Mais retournonsà Henri II. Dès qu’il vit que les Rrotefìans pensaient profi-ter de la perte qu on avoit faite à la journée de St. fuentin , Hfit un nouvel édit portant défense à tous Us juges de modérer lapeine de mort , cy de confiscation de tous Us biens contre tousceux qui feraient non feulement trouvez, coupables du crimed'herefie, mais auffi convaincus d’avoir porté tn France des h"vres imprimez a Geneve contre la doèïrine de l'Eglise Catholi-que. Ainsi Von procéda plus rigoureusement encore qu on n avoitfait auparavant contre les Calvinifies (18). Mais comme celan’empêchoit point qu’ils ne fe multipliassent, & qu’il n’y eûtmême des personnes de la prémiere qualité qui suivissentleur Parti, le Roi vit bien que pour Textirper si avoit be-soin de faire la paix avec la Maison d’Autriche; 6 c ce futsans doute Tun des grans motifs qui le portèrent à fermerles yeux fur ie bon état où il avoit remis fes affaires ( 19 )•II avoit arrêté le progrès de ses ennemis, 6 c si leur avoitmême enlevé de très - fortes places. N’importe ; il ai® 3mieux leur accorder tout ce qu’ils voulurent , que de n’a-voir pas fes coudées franches pour exterminer les Protes-tans de son Roiaume. C’est ainsi que Ton a vu la mê® 9Cour laisser perdre les occasions les plus favorables de s’a-grandir Tan 1684 , afin de s’apliquer uniquement à la im-pression de l’Edit de Nantes. Ceux qui fe laissent possédsde cet esprit n’ont qu’à renoncer au titre de Conquérant-Si Henri II avoit survécu long tems à Tignominieulè p a J*qu’il accepta, on ne l’eût vu occupé qu’à des tournois,à des persécutions : mais il mourut peu après la fignatu®'Mr. Maimbourg est un témoin récuseble , fur !a joie Ç u _dit que les Hérétiques en eurent. Voici fes paroles (a?).*Auffi fut-il pleuré avec des larmes tres-veritables , cy inp^Kment regreté de tous fes sujets, excepté des seuls Protefìans ,?***croyant être delivrez par fa mort de ce qu ils appelloient la f f"ftcution de l’Eglise, firent éclater d’une maniéré trés-indigne p ar ‘leurs paroles , par leurs aùlions, cy par leurs écrits scandaitu*’la joye excessive qu ils en avoient.

On peut faire à ! égard de Henri II la même Remarquequ’à_l’égard de François I (21). II attaquoit le P artiles girouettes ; il lui enlevoit quelques tuiles, pendant q ului bátissoit des forts : il faisoit mourir en France st ue ^ U j eSpetits particuliers , 6 c en même tems il se liguoit avecProrestans d’AHemagne contre Charles-Quint 6 cc. (") >vouloir bien être apellé le Proteéleur de la liberté Germants >c’est-à-dire en ce tems-là le Protecteur des Prorestans GL'Les autres Princes Catholiques tenoient la même con ^ 3 ,te (24). Je trouve mémorables ces paroles de Mq lcboureur : Pour arracher la zizanie d'avec le bon grain , ^

il (25), Dieu ne veut choisir qut des Princes innocent trbonne vie , cy U ne fe veut point servir des mains poMtq ’comme étaient celles des Conseillers de toutes les couronnestholiques de ct temps-là, qui nt nettoyaient leurs champf ^pour en jetter l’yvraye dans ceux de leurs votfint , cy q ^poursuivaient l’Herefie que comme une f aílion csntr 'V rt . ce <X t \y'Storité. Charles-Quint, & les Rois d’Espagne sc sont favorisé en plusieurs rencontres les Protestans ^ aIíSgne, 6 c les Protestans de France. Voiez-en les P; m .

le I Tome (26) de T Apologie pour les Cath‘st f 0 jlici-

pofée par Mr. Arnauld. L’Ambassadeur d E pag Ro j lâ n.toit des secours en Angleterre pour Mr. leu e Jí

Ce que Grotius écrit fur cela est remarquable. j, {n t

rumor, Gonthomerum, cy qui ín aula Angltca ttp ■ urr> de-faSlionis, apertê profiteri, non debere a Rege Brttanferì relìgìonts confortes in Gallìa,nc fi quando veter J

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