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Tome second. C - I.
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HERCULE.

7s*

(94) K/i tí

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K&.1 T«áíx.*,<o«-j/v»i ,«rAícy ^revr^,-*0ïT'tW'xv1ítyl-LV >WÇG'}É-•ytVKjuiivujV, «*r>i p^(W« TM'rtyafjUitToi.

£r prudentia ,<ÈT Îiî«riî .juftititt plusantecelluijse(Heiculem)fuperiorumtempérant h*~minibus em-nìbus , cfuamroborc corp»~ris , Isocrát.Orat. sâïhiHppum,w- r;r.

Ì9í) £>«mHavìs , Or»-r* /«X 4 mA ~U t dur abelli, Horat.Od. XUI

Librì U .

(s^y/dítt» ,ibid.

savoir, {ç en justice,

i>, ne me petmetj» 1 â- cet Latem

pour soutenir un sujet de atteimpoi < » l’hnmme (R). On peut confirmer ce qu’a dit ce

peut faire songer au mauvaisi g°ut de es-FV on ^ que p Antiquité u reconu des relations

grand Rhéteur touchant la Science de ce ' u hl fut surnommé Mu/agetes , c’est-à-

très-, mimes entre les Mules & Hercule (d) Del* Y" se tectl0n ce S neuf Déesses

due le compagnon & le conducteur des Muscs, q > PeniéL que Posidonius empìoia

dans le Tempie E F “ l,,m , N °t ‘“éjies d ! Kschvle, n'étoi^point juste’ Strabon qui l>. closu-

Cela regarde une certaine pluie de pterresjut

(R) m, Btmarqut flfimufm tOn M‘f “ »»»««“ “^rt?ha fi mê n Sl C ^^l“i^“ Uí ““ , ‘ liílœ d ’ e "f -‘Af

m de l esprit de l’homme .] La Prudence d Hercule , ^U '^n eu ^ ^ ;» r', r r n vUmmw Vulvtus dit

lilosODhip - o T„a:— ---- - - J— r"» —-'- c -- "

M Tiré ev.socratc,

Oiat adfhilippum,t*£- ’»• 01.

( d Voìtr.ïafferat sutïroperce,Eleg. X.Ltbr. IV.

Philosophie , sa Justice étoient des Qualitez mfinime Pestimables que la force de ses bras (94) : cependant eleurs 8c les Poêles ne le louoient que par ^?ort au -lions que cette force lui avoit fait faire , St ils laitomber dans V oubli les perfections de son ame.ufoìent de la sotte, tant parce qu’ils étoient plus tvapez

tnímôp <í»-» -

tées. JEdem Herculis Mufarum in etreo Flaminio Fulvius ditNobilior tx pétunia Censoria fecit , non id modo secutus, quodipfe litteris c? summa Poete amicitia dmeretur, Jed quod rnGracia cum effet imperator , acceperat Herculem Mufagetemesté, id tst comitim ducemqut Mufarum idemque primus novemsigna, hoc tft^ omnium Cammarum, ex Ambracienfi oppido

mêmes du brillmqûTdrM^ AAermt ‘

persuadez que leurs Auditeurs Sc leurs Lecteurs aplaudiroieplus ardemment à des Récits de combat, qu'à la Deícnpuodes vertus que l’on exerce dans un te ms de paix. Horacefort bien marqué cela, en fupofant que les morts prêtoienune favorable audience aux Poésies de Sappno St aux rofies d'Alcée, mais avec plus de plaisir aux Poésies de ce e-nier, parce qu’elles ne traitoìent que de guerre, que devolutions d'Etat, que d’exil, 8tc (95).

XJtrumqut faero digna JilenttoMirantur Umbra dlcere : fed M A G I sP lignas, <&■ exaíìos tyrannosT)ensum humeris bìbit aure vulgus (9")'

Ou doit remarquer outre cela que des Tyrans renverser,

quia mutuis operibus esr pramiis jiivari ornarique deberent :Mufarum quies defenfione Herculis v virtus Herculis voceMufarum (100). Cet Orateur a raison de dire que les grandsGuerriers Lt les Muses ont besoin les uns des autres: c'est àeux à procurer le repos, & la sûreté aux Muses; c’est à ellesà immortaliser par leurs Chants les belles actions des Héros.Nous pourrions suivant l’idéc du même Orateur apliquer ànotre Hercule ce que l’on a dit, que ceux qui font des ac-tions assez éclatantes pour mériter que les Poètes les célè-brent, aiment les Vers ( rot ), Observons que Stacc suposequ’Hercule entendoit bien la Musique:

Dic âge Calliope , foetus tibi grande fonabitAlcides, ttnfoqut modes imitabitur arcu (ioz).

_-j——. yuiic ucia que UW ^ ûn'terns dè D’autres remarqueutquil savort. I Astrologie ^^Gabriel Naud^

& que des monstres domtez, & qu’en un mo a - -’—.

désordres St de carnage font des matières plus p P

taire paroître l’Esprit St l’Eloqucnce d’un Ecn^m, q

l’est un train de vie uniforme, & passe selon ^ ,

Vhonnêteté. Un Historien qui n’a pomt de g . .

mens à décrire s’endort fur son Ouvrage, & àt .

Lecteurs; mais une guerre civile, deux ou trois P

tions, autant de batailles, les mêmes chefs tanto »

tantôt relevez , aiguisent sa plume , echaufent so »

St tiennent toujours en haleine ceux qui le bien .

($7) Sueton.'* Caligula,C *Í. XXXI.

(»8) C H mCtrntlUm

^efîalium

dejodere vi-s>arn c&»e„-f'isn (Do-rvuianus)1»i illus

nation

Je ,croi franchement que fi on lui commandait dc faire

I Histoire d'un Régné pacifique, Lt tout d’une piece, il seplaindrait de son sort à-peu-près comme Caligula se plai-gnit de ce que sous son Empire il n’arrivoit pas de gransmalheurs. %luerì ttiam palam de conditione temporum fuorumfolebat : quod nullis calamitatibus publicis insignirentur. Au-gusti principatum clade Variana : Tiberiì , ruina Jpeífaculorumapud Fidenas , mtmorabìlem faâlum : fui tblìv'tonem ìmmìnereprosperitate rerum. Atque identidem exercituum cadcs-, fa-metn , pesttlenttam , incendia , hiatum alìquem terra opta-bat (97). Les désolations, les calamitez publiques font unavantage pour l’Hístorien, & donnent du lustre à ses Ecrits.

II plaint, s'il est honnête homme, la grande Vestale qui futenterrée toute vive, il abhorre le Tyran, qui pour donnerquelque relief à son Régné oprima cette Vestale (98); maisnéanmoins c’est un endroit favorable & très-commode à faplume, c’est un ornement à son Livre. Son Ouvrage estun vaisseau qui ne vogue jamais mieux, qu’en tems de tour-

donne cela pour un fait certain ; mais il s'en sert avec un peud'ignorance, ne lui en déplaise. C’est dans l'endroit de iesCoups d’Etat où il parle de quelques personnes qui ont em-ploie la fraude pour parvenir à l’honneur de la Déification.Ce que fit Hercules, dit-il (roz 7 , fut beaucoup plus ingénieux-,car estant fort versé en Astrologie, témoin les Fables de fa viequi lui font porter le Ciel avec Atlas , il cbotfit justementl’heure e? le temps de l'aparitton d’une grande C omete, pourfe mettre fur le bûcher ardant, oìt il voulait finir fes jours,afin que ce nouveau feu du Ciel ajpftafl comme témoin, c r fiftcroire de luy ce que les Romains par âpres voulaient persuaderdc leurs Empereurs, au moyen de ïaigle, qui s’envoloit du mi-lieu des flammes, comme pour porter l’ame du defunéï entreles bras de Jupiter. Voilà un Auteur qui supose que l'onpesit prévoir par l’Astrologie l'aparition des Comètes. II setrompe: son Commentateur l’en a censuré ( 104).

Notez que le Temple, que Fulvius Nobilior avoit fait bâ-tir à Hercule, se trouva presque ruiné au tems d’Auguste;mais Lucius Martins Philippus ( roj) le fit rebâtir, & y joi-gnit un portique. Voiez Ovide à la fin du VI Livre des Fas-tes , & Martial à l’Epigramme LI du V Livre.

(T) Strabon, qui a censuré une pensée de Posidonius , n ena point conu le véritable défaut. ] Eschyle supose ( 106)qu'Hércule fut averti qu’aiant à combatte les Liguriens ilfe trouveroìt fans fléchés, le destin l’aiant ainsi ordonné ,5 c dans un lieu où il ne pourroit arracher aucune pierre;mais qu’en cet état il feroit pitié à Jupiter, qui par le moien

/l’vrn» niìa J— -1—' C ' '■ 1 * *

mente; la tempête est son bon vent; lê calme lui est aussi d’une nue remplie de pierres lui fourniroìt les armes qui luicontraire qu’à un vaisseau effectif: 8c quand un Historien serviroient à vaincre les Liguriens. Combien eût-il mieuxpeut débuter comme Tacite par Opus aggredìer op'tmum cafi- valu, dìsoit Posidonius, que Jupiter lançât ces pierres fur"reri'suu/' ^ US » atrox frxliis, difcors ftditiombus, ipfâ ttiam pace _ ft- les Liguriens, 8c les accablât fous celte grêle , que de ré

s*nm IJUSOTt-4* txempu^ststrarttur.Y, E PÍst.

■*r Ltbri IV.

, (ss ) Taci-H.ftor,

tt' l ‘ <*•

(rco) Eu-mcnms, inOraiionepro Siholijmltoiinm-dis.

(ioi) fit r-n>en amatquisquis car-mine digilA

(ioz) Sta-tius, Silv. I,Libr. ill 9Vers ,1 j o.

iio)) Nau-dé * Coupsd’Estat,Chap* //,

m, %9,

duire Hercule à une telle indigence, -à dss.aw u-»iï-

vxi >.,ûov t'ìv H'çxxxéa. Ffiuam ad tot lapidum ìndìgentiam ré-diger e Herculem ( 107). Strabon a répondu à cette Censure,& a dit deux choses : l'une, qu’il faloit beaucoup de pier-res, puis qu’il s’agissoit de combatte un grand nombre d'en-nemis , defortc qu’à cet égard !a pensée du Poète Eschylede son Censeur. tì> tàv J* to-

xA -zrçae, o%Áw aray-TcÁ-oS-p. óiç 78

vum. Quatuor Principes ferra interempti. Tria bella civilta,plura externa, ac plerumque permìxta (99), il préoccupe ason avantage fes Lecteurs, 8c il fait fort bien qu’il a trouvéune matière favorable. Mais enfin c’est une preuve de dé-pravation de goût que de préférer le récit des actions guer-rières, au récit d’une conduite équitable; 8c d’admiter plus —....-,-— ï-— -v-,

dans un homme la force des bras, 8c la hardiesse qui lé ren- est plus probable que celle ddent victorieux d’un sanglier, ou d’un taureau, que la vertu ừyjt* 7 «v i», óV eç ----

qui le rend maître de fes passions, 8c qui le porte à établirdc bons Réglemens parmi fes voisins. Cette vertu, moinséclatante que l’autre, participe beaucoup plus à la véritablegrandeur: il y a plus dc réalité dans les qualité?. d’Hercule

que les Ecrivains avoient passées fc”“ rA -

qu’ils prônèrent fi pompeusement, x _. __,

ils suivirent le goût du public. Notez que les jeunes gensprenent beaucoup plus de plaisir aux Histoires romanesques,qu’aux Histoires véritables, 8c qu’après que l’âge nous a meu-rs 8c rectifié le jugement, nous aimons mieux lire un deThou, 8c un Mezerai, qu’un la Calprenede, 8c un Scuderi.

Mais il arrive à très-peu de gens de perdre le goût de l’en-fance par raport à la Description d’un Régné tranquille, 8c à

l'Histoire d’un Régné rempli de troubles Sc de grans Evénc- . _

mens. & de l’en punir ensuite au grand dommage 8c des Grecs &

(S) On rnit les Muses fous la proteiïion d’Hercule dans le des Troiens: chose qu’Euripidc attribue à Jupiter. '

Temple 1 Ce Temple sut bâti par Fulvius Nobilior, qui n apn Si; riv Ssr*fïï» wxUnu, - " Toy

-■ . _ .a. ii -ï—.

( 1 04I VotezUs Réfle-xions deLouï- deMai fax legCoup»d’fcitat deNaude,

M- r 44-

f lof) La nit-re d? .Auptjiéfe remariaavec celippus.

(ïoó) VauZeStrabon,Ltbr. IV^pag, m . ilfi.

(107) idem tibtdem%

TCÍU 77 J yé yrt&avárspoç ô uvS-oyçaQH ùvccTítevâfri/Teç

ptZS-òt. At vero tot lapidibus opus erat contra tantam multitu-dtnem : ut hac quidem in parte fabule, autor probabiliora dixe-

_^___ rit, quam fabule reprehenfor (108). En second lieu, 11 ajoû-

que les Ecrivains avoient passées fous silence, que dans celles te que le Poète, aiant dit expressément que c étoit un coupnn’ilc nrônérpnt fi nnmn.,is«™-nf Mais que voulez-vous, du destin, a dû fermer la bouche à tous les Censeurs; car

íì l’on entreprenait de disputer fur la Prédestination, Sc furla Providence, on trouveroìt bien des choses, soit dans lemoral soit dans le physique, qui donneroient lieu de di-re ìl* eût mieux valu lçs faire d’une autre façon que dccelle-ci: par exemple, il eût mieux valu faire pleuvoir furl’Egypte, que de la faire humecter par les eaux de l’Ethio-pie ; il eût mieux valu que Paris eût fait naufrage en allant

a Lacedemone, que de foufrir qu’il en enlevât Helenesi.-a- v-~ -- "-~’ J J -" '

(l»I) Idtm'qlOid. pog,13 , 7 .

avoit vaincu les Etoliens lan de Rome ;6;. II étoit alorsConsul. La principale de leurs villes s’apelloit Ambracia:il s’en rendit le maître , Sc y aiant trouve les effigies desneuf Muses il les transporta à Rome, 8c les consacra dansle Temple qu’il fi t bâtir à Hercule, 8c les mit fous la pro-tection dc ce Dieu. Je croi que nous ignorerions ces cir-

Jupiter.

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