HERCULE,
(s?) Vìge-nere, dans ìeSommairedu Perseede Philos-
tiAttyTem.il
pag. m. 466.
(70) kAz< ecplusieurs Au-tres chosesconcernant leTexte de cetteTtfmarque.
(7r) Tzet-zes ad Ly-copluonem »
pag. iz.
( 72 ) InHiad. Libr,JCIX, Vers,145 .
(73 ) NatalisCornes,Mythoîog.Libr . Vill,Cap. III,pag. m. 821.
{ 74 ) Vos-íiiis, de Histor, Gravis,
f AI. i 21 j ditque cet Ou-vrage d' An-drœtas ejlcité pur teScholiasted’Apollo-xiius tnLibr. II,
{75 ) EV-tervvç S'i <S-xt-'TgpÇ àssrd.'TUV<p\otìifxívoç 9
TOC tt&Xo'-pGKíirlerXií&tiS,T.fAh&ys'iÇéS“xa Koc-éúaç ‘ntíéee. .Vìvus auîemdijsecìor in-tejìinorumambufìus ,ln calidocampa, in olltefocis non igni-tis JyJ as ca-pitts distilla -vit. Lycophr.Vers. j 5 .
( 7 <!l Horat.Epist. ILiltr.il. 10.
( 77 ). ExDiodoioSicuio,
Lìbr. IV,
C»p. XL.
( 78 ) Ex «-iíid.
Cap. IX.
( 79 ) Audi-gier, Origi-ne des Fran-çois , îc de]eur Empi-re, 1 Part.p/tr. 2-5 &
suiv.
(80) Idem,ibid.
7 so
ter, qui voyant l’armée de son fils dépourvue de fléchés, dé-chargea fur ses ennemis un orage de pierres qui les acca-bla (81). In quo (lapìdeo campo) Herculem contra Alltç-ntm zsr Bergiona Neptuni lìberos dimicantem cum tela defects-sent, ab invocato Jove adjutum imbre lapidum ferunt ,credaspluijfe, adeo multi paffim, v 4 late jacent (81). Ce fut le pre-mier des Gaulois qui pénétra par les Alpes en Italie (83 ). py rendit VOmbrie habitable, ayant formé de ses marefts la ri-vière d’Arno. II conduisit des Colonies Gauloyfes au de-là desPyrénées, où fut vaincu Gerion Roy d'Espagne. ... Ll niou-rut pendant cette expédition en Espagne , ev y fut honoré d unTemple superbe que les Tyriens luy dédieront dans la vi le deGades,ott reposaient encore fes os du temps de Pomponius Mêlaqui nous l’affeure (84). „ Sa parure eítoit un carquois fur le
„ dos, une massue à la main droite, un arc à la gauche,„ ayant le visage d’un vieflard chauve, ridé, halé, mais ve-„ nerable, entraînant une foule de peuple autour de soy,„ liée avec de petits chaisnons d’or 8c d’argent, aboutissant„ à fa langue; 8c bien que les chaisnons fussent extrêmement„ fragiles, nul de ces captifs ne faifoit effort de les rompre >„ 8c tous au contraire témoignoient à leur air, qu’ils auroient„ esté bien faschez d’estre délivrez d’un si doux esclavage,,, comme vaincus , bien moins par la force des armes de„ l’Hercule Gaulois, que par son éloquence : c’est la descrip-tion que nous en a laissé Lucien (85) ”. Cette descriptionpeu conforme à ce que Mr. Ménagé a lu quelque part :
est
ne (O), & qu’il en sortit sain 8c sauf, n’y aiant perdu que ses cheveux. Après fa mort, il futadopté par Junon: mais on dit qu’il refusa d’être aggrégé au college des douze grans Dieux (P),11 faudra dire quelque chose de l’Hercule Gaulois (j^).
Un des plus célèbres Orateurs d’Athenes remarque que les Ecrivains s’attachoient extrêmementà célébrer les combats Lc le courage d’Hercule, & ne faisoient aucune mention de fes autres qua-litez qui auroient pu néanmoins leur fournir un très-beau champ. 11 dit que cette partie des gran-deurs d’Hercule qu’ils avoient tant négligée demandcroit un excellent Orateur, & que s’il fe fut a-vile de la traiter pendant fa jeunesse, il eût fait voir que ce Héros avoit surpassé en prudence, en
lavoir,
(O) On dit qu il avoit été trois jours dans le ventre d’unebaleine .] Je me servirai des termes du Commentateur dePhílostrate, pour exprimer cette Avantute, 8c ce qui en futl’occaíion. Les Dieux ayans une fois conspiré ensemble d'empri-sonner leur souverain Juppiter; comme il en eut le vent par The-niìs, il les prévint, C? punit, qui d'me forte > qui d’une autre.
&luant à Neptune z? Apollon il les envoya par despit servir lesmaçons aux murailles que l'on bafiijjoit d’ilion, là où s’ejlanslouez, à Laomedon , âpres que l'ouvrage fut parachevé, il re-compença de vray Apollon de force sacrifices zsr offrandes, maisil ne tint compte de satisfaire à Neptune. De quoi le Dieu irritéenvoya une Balene horriblement grande, laquelle desgorgeant degros torrent de mer fur la contrée , la noya toute : Z? fut Lao-medon contraint suivant ÏOraéle pour se delivrer de ce mal,d'exposer en proye à ce monjlre sa fille Hefione, ornée d'habille-ment Royaux , pour efire devorée de luy. Hercules paffant d'a-venture par là,meu de pitié offrit au pere de la delivrer, s’il luyvouloit donner les chevaux faez provenus de race immortelle,quil avoit euz de Juppiter pour Ganymedes,ravy zsr enlevé parluy au ciel, afin de luy servir d’Eschançon. Le party accepté,
Hercules armé de toutes pieces se jette à corps perdu dedans lagueule de ce monstre, z? de là s'avallant jusqu au ventre, de-meura là enclos par trois jours à charpenter, tant quil l’cufi dutout achevé de defaire. Laomedon puis après ne voulant satis-faire à ces convenances, Hercules avec fix navires chargées degens de guerre retourna à Troye , z? la saccagea ; mit Laomedonà mort , y emmena Hefione captive, dont il fit présent à Tela-mon pere d'Ajax , pour avoir le premier monté sur la murail-le (69). II est fâcheux que Vigenere n’ait cité personne. Poursupléer ce défaut, je raporterai un Passage de Tzetzes, queMonfr. Drelincourt m’a communiqué ( 70). Tçtérvsct»> yàç
ris H 'pxv.ÁÍx, x'xaíÌ cià ri èv roi xr,rei rçsc, juiptíç eívai «5 etr-rriptct, jc ciliít Avy.ctp$m êtà ri âQirtrov v.aà rxersisivai ryv
yuçifoí. r S êr.fin (71). Le Scholiaste d’Homere ( 71 ) rapor-te la plupart des choses qué j’ai citées du Commentateur dePhílostrate, & nous aprend que cette Histoire fe trouvoitdans Hellanicus. Au reste , Hercule ne sortit point par où ilétoit entré; il sortit par la brèche, je veux dire par le ventrede la baleine. Je n’ai pu vérifier fi Natalis Cornes a bien ra-porté ce qu’il cite d’Andrœtas de Tenedos, touchant la per-te des cheveux d’Hercule (73) : Ubi vero cetus acceffiffet hiansin. ejus os Hercules irruit, ubi cùm per trìduum futffet, cetodifrupto exiit omnibus amiffis capillis capitis , ut ficr'.ytum reli-quit Andrœtas Tenedius in navigatior.e Propontidis (74). Ly-cophron insinue clairement que 1a chaleur du ventre de 1abaleine fit tomber les cheveux d’Hercule (75 ).
(P) Il fut adopté par Junon, mats on dit quil refusa d'êtreaggrégé au college des douze grans Dieux.] Junon, qui l’avoittant persécuté pendant qu’il vivoit, se trouva fort disposée àì’aimer quand il fut mort. Cela vérifie ces Vers d’Horace :
Diram qui contudit Hydram,
Notaque fatali portenta labore subegit,
Comperit invidiam supremo fine domari (76).
Voici ce que conte Diodore de Sicile. Après qu’Hercule eutété mis au nombre des Dieux , il fut adopté par Junon, quil’aima depuis en bonne mere. La cérémonie de cette adop-tion fut celle-ci. Junon fe mit au lit, & pour imiter un vé-ritable accouchement, elle plaça Hercule de telle sorte, qu’iltomba à terre par dessous fes jupes. Les Barbares obier voientencore cette cérémonie dans leurs adoptions au tems de Dio-dore de Sicile. Hercule fut ensuite marié à Hebe ; mais ilrefusa I’honneur que Jupiter lui voulut faire de l’aggréger aucollege des douze grans Dieux, & il justifia son refus par laraison, que n’y aiant point de place vacante dans ce college,il ne devoir point y entrer, & qu’il seroit fort déraisonnablede dégrader quelque autre Divinité, afin qu’il y fût intro-duit ( 77 ). 11 y avoit long-tems que Junon avoit commencéd’agir en mere à l’égard d’Hercule; mais ç’avoit été fans leconoître. Voici le fait. Alcmene, craignant la jalousie decette Déesse, n’ofa s’avouer la mere d’Hercule, & l’expofaau milieu d’un champ dès qu’il fut né. Minerve & Junonpassèrent bientôt par là, & comme Minerve regardoit cetenfant avec des yeux d’admiration, elle conseilla à Junon delui donner à teícr. Junon le fit, mais l’enfant lui ferra detelle sorte le bout du teton, qu’elle en sentit une douleur in-suportable, & laissa là cet enfant. Alors Minerve le prit, &le porta chez Alcmene, comme chez une nourrice à qui ellel’auroit recommandé ( 78). II y a là dequoi faire un paral-lèle entre Moïse & Hercule.
( §„) Ll faudra dire quelque chose de VHercule Gaulois.] UnAuteur moderne (79) s’est rendu l’imitateur des Grecs enles réfutant : il a transféré fur cet Hercule presque toutesles actions des autres, & n’a laissé à celui des Grecs que desconquêtes morales, c’est-à-dire, que des triomphes fur fesP?^î ons - Selon lui FHercule Gaulois bâtit en Gaule la citéd Allie (00) ; il fut attaqué par Albion Roi de la Grande Bre-tagne, par Bergiona fils l'un y Vautre de Neptune. II lesdént en rrovence par le secours que lui donna son pere Jupi-
c’est que nos vieux Gaulois avoient beaucoup de vénérationpour Hercule, parce quil étoit grand et fort, qùa-yant témoigné lors qu ils fe firent Chrétiens, qu une de leursplus grandes peines seroit de ne plus voir son Image, on les con-sola en leur disant que les Chrétiens avoient un Saint, qui pourla grandeur et la force valoit fix Hercules (86) (*)•
§ (b) Aléxicaques, s’entend , auqueí sens St. Christophleest l’Hercule des François, & en général de tous les Catholi-ques Romains, témoin ces beaux Vers rapportez par St. Al-degonde, dans son Tableau des différens de la Religion, Tonl.II. au feuillet 136. de l’Edition de 1605.
Chriftophori fianslì faciem quicunque tuetur,
Jlla nempe dis mala morte non morietur. Rem. C r i t.
Mr. Audigier apliquc le mieux qu’il peut à son Hypothèseun Conte de Diodore de Sicile. C’est que la fille d’un Roides Celtes fiere de fa taille extraordinaire, & de fa grandebeauté, méprisoit tous ceux qui la recherchoient en mariage ;mais quand elle eut vu Hercule, elle fe trouva saisie d’un ar-dent désir d’avoir à faire avec lui du consentement de sonpere. Sa paillon sor contentée. Hercule l'engrossa d’un fosqui eut nom Galates (87). L’Historien ne nomme pas cettefille; mais d’autres prétendent qu’elle s’apelloìt Galatce (8°)-Ce Conte est autrement raporté dans les Erotiques de Parthe-nius. On y volt qu’Hercule, amenant de l’Erythie les bœufsde Gerion, traversa la Gaule, & vint chez Bretannus petede Celtine, laquelle devint si amoureuse de ce Héros, q uelui aiant dérobé les bœufs de Gerion, elle ne voulut jamaisles lui rendre, qu’à condition qu’il coucherait avec elle. Hctçcule, tant pour recouvrer fes bœufs, qu’à cause de la beautéde Celtine, s’aprocha d’elle, & l’engrossa d’un garçon stUtsot nommé Celtus, & qui a donné son nom aux Celtes. Hé-rodote ( 89 ) conte qu’Hercule étant en Scythie, fe couchapar terre sor fa peau de lion, & s’endormit. A son reveil Une vit plus fes jumens: il les chercha de toutes parts;quand il sot arrivé au pais d’Hylée il entra dans une caverne,où il trouva une fille qui n’avoit la forme humaine que df-puis la tête jusqu’a la ceinture; le reste étoit une fp rm l: ■serpent. Avez-vous vu mes cavalles, lui demanda-t-il ? O® ’répondit-elle, je les ai en ma puissance; mais je ne vousrendrai point si vous ne couchez avec moi. II voulut drles recouvrer à ce prix-là ; mais quand lc jeu fut fini kdiféra le plus qu’elle put k restitution des jumens; car eu-souhaitoit fort de renouer k partie avec Hercule. ■^ n J 1 - rerpouvant plus retenir un homme qui souhaitoit de sede k avec fes cavalles, eMe lui dit, je vous les ai §‘ ,rdC J U g8c vous m’en avez récompensée, car vous m’avez ren .enceinte de trois garçons. Tjv ìì iavfiv é%f'] - *
d y. â-a-cêársi, txsitai -orgit j} oi fir/ffï.-Xi , tív
lorì (Ltsc-ctó; oiSTto. xsívr.v 75 (Ijî vî^«r tooot-i, râv lirTcm , /ÍKAífibíiv àc ■zr>.e~covH'pxxÀti. Illamque respondifje, fie quidem Mas h a p r0non prius reddituram ei quam cum ipfa coiiffet: Litre’ 1 ‘ . tea mercede cum fœmina coneMuiffe. Sed qtturn t “' filret reddere equas , cupida diutiffme cum Hercule con -di, zyc (90). , j e plus
Mr. Audigier prétend (91) que Jupiter (- ♦ Ga „Iois,
ancien des Jupiters, est le pere de notre rie , , n[ ^~
8c que toutes les grandes Divinisez de k Grece 1
miérement conues en Gaule (92.). Cette prbien étrange ; mais non pas aussi chimérique qsavant Rudbeck (93).
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