herlicius.
7sJ
diction qu’il publia contre les Turcs ne fut point suivie de l’événement (F). II se maria deuxfois, 8c fut fort malheureux dans son premier mariage ( G ). Ce fut peut-être fa faute j caron Taccusoit d’être un de ces paillards qui font l’amour hors de leur logis. Son ami le justi-fie mal la - dessus ( II). On a beaucoup de Livres de fa façon ( / ). j’ai oublié de dire'qu’ilt toit bon Luthérien.
f”) kick-Radius,
W'ute,
•Mcmor.
Medicoi'.
?à.
HER-»
répondit qu’il ne l’accorderoìt pas, s’il ne voioit de ses pro-pres yeux en quel état étoit la malade. Le mari répliquatout haut que le mal étoit L tué dans la matrice : voulez-vou3, ajoûta-t-il, voir le siégé de la maladie? Nicius Ery-threus étoit présent à cette conversation, Atque ipfemet ad -fui, cum in sacrario S. Spiritus in Saxia Parocbo , neganti ,nonaliter je nxorì ejus potejlatem failuritm vejcendi carnibus inqaadragejima , ni/i juis ipfe oculis ,quo morho affeâîa effet ,aspe-,—’itjm m tt uuennum /ijí/kw,».» xiffet, palam multis audientibus, dixit, Uxon me.i morbus m
tiare- poffir.t (n). R c st dificile de comprendre qu’un matrice inharet, places ne tnorb't locum aspìcere! Chacun peut
<>st y<- employé que lui dans la pratique de la Médeci- juger si un homme dune telle humeur a pu vivre quarante
ub °o- d é-'ss & E ld n ' ei,t rimais d’enfans, craigne de manquer cinq ans avec fa femme fans aucune torte de dispute. Ce-aAM u nccciiaire fur s es vieux jours, à moins qu’il ne fasse des pendant on le proteste dans son Epitaphe insérée à la pageCela pourroit fortifier les médisances qui cou- 2.7; du Bibïtotheca Romana de Prosper Mandosio. Sed quod
aro contingit cum Claudia Sebaftiani Tiburtina uxare fine que-
' ' rfffl--. -- r v T 1 ,10 A T1 1 1 Ta» ni •ail\
íar CDn s clen j' mm agere, quàm SanSlam Uranium nofirant dé-paré tv velut stuprare ,eique nigmm falem vel atram notamasper^ere. quttm alias t ot fuperfiitionibus Chaldaicis nojlra Arsticxfnnfr*' ex no fi rí >tibus adbuc mordicus tenent. Mul-fnrtu» >C ' rs* [, orant > qui colores vefiimentorum cr eqmrutntn ans- , i/- 11 ,' 1 l ./ ínt futurii Hac esr alia monstra au.ijlioniim fis-
I apraxt Me- , I ín ì l us rïdeo , fiepè etiam deteftor. Amo en'tm vìrg't-V ' X ‘ C rtec patiar eam ita nefario stupro pollui,
,f ce abusas in contemtum Astronomie, nobis
t Lubccac ) ne
ut mihiA 'iefnoties retkieriiP-hs ftt*ro etiane
yirnjmsvi- Horoscopes.
extra
A(Cs f e-Jc.-n
‘•««•'ib &
Ks 7 :ííf vfS"
P f rarn, íit*i->*ersn» rt .rum m íl} lr _îiUii reìai-aioi
^l'foiveut ,
tùs perflattas a/xl/H'lAjJCydc». li, a .
*} :ic tencirisobortis do-Wim revtr'
/«« ejf c ,
Jdcm^bid.
77 .
(l 3 )Wo n aliis*r>»is m-Jtructi prodìe-* 1 qui per
rurent contre lui, & faire acroire qu’il faisoit trop de dépeû-tes en amourettes.
bas attnosír ‘di a nob; sVaincre, f„ rebrein , ut jamdclctum Otto-ipanmiarumlm í triant ctr-
yremus; non
roi, opïn orc Uns f, tòcr ‘l>tKr*P r *fûna.tÌQne ,
qtíAm Èr lene-
ris dînerfijji -mì pmdiBio-n,bus /ocia-rtm,ír fui
c ‘ribrifomnia
ca ítretit mter-t'tteri. Tho-n ‘asiiis, in^fatiotùb.
m, z,
< r 4) Idem,
“t-( a & ÌS$.
sot) Idem ,<'*) HU,m.i’j.l Eic-
«?dlus in
y .\" Hírli-W, «e Mc-
'? 10r - Medì-
c °u Dec. tt“S. 7«. '
Us'a.
G as .
Par Caiì Us .
Lî>) D,v,
«dio
?" ’haffnta
7 n '“ 7 K’t-as°"7 « v,m tt»,,
t/,! » haíni,
7*'°' f“s
h>r ‘t ajpl.
^y^: us
erernRrnplius
aeoth. I,
Tìd,
2 - 19 .
(to'j Estro-cìjis, quitustft quoi'
AnnìSyPeifcius-iibfís fcrìts ,fuis tn farce-c*is capitaha r> iinu7nr*■ enfere , ac
finQulorumri mus f.quAIvl-ali
(.F) La, Prédiction qu il publia contre les Turcs ne fut pointsuivie de l’évènement.) Le Sieur Thomasius fit une Ha-rangue à Leipsic le r; d'Octobre r66; en action de grâcesde la paix qui avoit été conclue entre l’Empereur, & laPorte. Cette paix avoit fort déplu aux Millénaires, parcequ’ils avoient prédit que la fin de l’Empìre Turc aprochoit.
11 s íondoient leurs Prédictions fur quelques Textes de FE-criture, & fur des amas de présages quils tournoient à leurfantaisie (13). C’est leur méthode; ils la renouvellent tousles jours. Thomasius s’étonne qu’après tant de fausses Pro-phéties qui ont été débitées fur la prétendue prochaineruine des Ottomans, on ne soit pas plus réservé à prophé-tiser. 11 semble que plus il y a eu de gens qui s’y fonttrompez , moins on doive craindre de s’y tromper , puisqu’enfin la parole de Dieu qui ne peut mentir nous a pro-mis le renversement de cette puissante Monarchie. C’estdonc ce qui enhardit les nouveaux Prophètes. L’Orateurne s’arrête pas à cette railòn ; il croit que l’envie de fe trou-ver fur la terre dans la possession du fiecle d’or séduit cesMessieurs. Sed fortajje curiofitatt huic nihil potentioremstimu-lum aàmovet, quàm nescio cujus aurei seculi per mille dura-,turi annos persuafio , ubi profiigatis ab omni latere hofiibus Veodilcíla cohors in otio fit suavijfimo viflura. Trahimur omnesbeat d hts in terris vit d cupiditate. Itaque fi qua nobis eamfama polliceatur, ei fitienuffimas aures adiungimus , inque om-nes articulas temporìs , qui favere huic affeSíui videntur , enix'evigilamus (14). Apres cela il représente à ses Auditeursqu’il n’y a point eu de guerre considérable dans le XVIIfiecle contre les ennemis de la vraie Eglise, sans que l’onait fait courir des Prédictions qui promettoient l’entiereruine, ou du Pape, ou du Turc, ou de tous les deux en-semble. On a promis la gloire de cette défaite à FridericRoi de Boheme, puis à Gustave Adolphe, puis à CharlesGustave, hanta vifioria lauream erant qui superions Germa-nici belli tempore Friderico Palatino , erant qui Gustave Adol-pho Suecorum Régi, erant qui Carolo Gustavo deftinarent,cìtmis Pelonìam ante hos novem annos infeftaret (15). Ensuite ilparle de notre David Herlicius, qui avoit promis fur la findu XVI sied© que le Turc seroit bientôt abîmé. Plenustalium in primis est , Davidis Herlicií , inaliisfortassepri.dk-tìtmibus , quàm in hàc feïteioris Aftrologi , libelltts , qttem fiéfinem œvi superions, mífer'e Pannoniam vexante Turcà ,vulga-vit. Ibi Danielem , Apocalypfin ,dìttum Elu ,prafagia Joan-nis Bìltenì, Antomi Torquati Ferrartensis, Turcarum ìpforum,curjus fidertim, conjunUiones planetarum , quasi in exercitmnunmn confcrtbi vtâeo, quo in animas hominum ultime praltocum Turcâ decidatur (16).
(G) Il fut fort malheureux dans son premier mariage.')Dieu lait pourquoi, dit l’Historien. Anne 1593 honeftiffi-mam virginem Reginam Hungers primarii civìs Prìmiflavien-fis filiam in matrimonium accepit, cum qua tainen. non adeoconcorditer \ caufam novit Vens) vixit, cjr fine fruFtu matri-monii per 17 annos (17). Dix-sept ans pour des personnesmal mariées font un terme un peu bien long. On ne trouveguere dans ceux qui écrivent la Vie des Hommes illustresl’ingcnuité que l’on voit ici. Depuis que je m’occupe àcet Ouvrage, j’ai parcouru beaucoup d’Eloges, & de Viesd’Hommes savans; mais je n’y ai lu presque jamais qu’ilsvécussent mal avec leurs femmes : on assure presque tou-jours que la plus douce concorde qui puisse être souhaitéea été la bénédiction de leur Hymen. Les voisins saventtrès-souvent le contraire. Je me souviens d’une chose quimérite quelque attention. Un savant Romain (18) , quimourut Fau 1640, avoit tenu sa femme dans une si dnrecaptivité, qu’il n’avoit soufert ni que personne la vît , niqu’elle pût voir personne (19). II ne soufroit pas mêmeque le Curé de la paroisse vint chez lui aux fêtes de Pâque,pour prendre le compte des personnes qui étoient dans lamaison & pour faire les aspersions d’eau benite qui fe pra-tiquent’à Rome. II difoit que le Pape passant par là don-noit fa bénédiction au logis, & quecela fussifoit ; 8c filonvouloir faire instance , l’on fe voioit menacé de coups debâton (io). Un jour qu’il demanda pòur fa femme la per-mission de n’observer pas le Carême, le Curé de la paroisse
’réla conjunfíijfime vixit annts xlv. II 11e faut Je fier, ni auxEpitaphes, ni aux 1 Eloges.
{H) Son ami le justifie mal la-deffas. ] Que»ques-uns,dit-il, assurent qu’Herlicius a aimé les jeunes filles, & sonétoile vouloir cela ; mais si l’on en vouloir conclure quede là vinrent les troubles de son premier mariage , je ré-pons pour fa justification qu’il n’a eu de ses deux femmesaucun entant, & qu’il avoit accoutumé de dire qu’il se-mois dans un champ stérile ; par conséquent il nejherchoitqu’à se faire aimer des jeunes filles, fk non pas à jouir d’el-les. Ferunt nonnulli eum , quum dtas ferret, non abhorruiffeà puellarum amoribus, id quod in genefi e]us conjuncíio Veneriscum Marte pra fe ferre vìdetur. Sguod fi quis hinc eum fortefalacem , ctr hinc multas turbas in priore matrimonio orias estedixerìt, Me sciât, D. HERLIC IVM ex utraque fia con-juge nulloi libérés vel Herlìciolum fufeepiffe, sed illorum exor-tem fuiffe, atque in sterili agro (ut dicere folebat) laboraffe,cr proinde antmo iuvencularum mutuo postas , quàm coitíícaptum effe (21 ). ’ Pour confirmer cette Apologie on alléguéCardan, qui a prouvé par la multitude de ses enfans qu’ilétoit lascif (22). Jamais il ne s’est vu une Apologie pluschétive; car eu I lieu, Herlicius ne se vantoit pas de conti-nence, 011 d’aucune modération; il se plaignòit seulementd’avoir cultivé une terre ingrate. II avoit donc travaillé,& il l’avouoit. Quelle conclusion voulez-vous tirer aprèscela de ce qu’il n’avoit point eu d’enfans ? En voulez-vousconclure que s’il tâchoit de se faire aimer des jeunes filles,c’étoit seulement pour le plaisir d’en être aimé , sans pré-tendre rien davantage i Mais il n’y a point de machinesqui puissent servir à tirer cette conclusion. En II lieu,les mariages stériles ne font nullement une preuve dunemoindre incontinence : au contraire , les Médecins disentque la trop grande lasciveté est un des obstacles .de la con-ception , & que ce qui fait qu’il y a des mariages infécondsla prémiere année , c’est que les nouveaux mariez vonttrop souvent à l’oíFrande ; desorte qu’avant que leurs pre-miers feux soient passez, la nature interrompue 8c détour-née ne sauroit bien prendre ses mesures. Lisez Aristotecité par Montagne (23): „ II faut (dit Aristote) toucher» sa femme prudemment & severement, de peut qu’en la„ chatouillant trop lascivement, le plaisir ne la fasse sortit„ hors des gons de raison. Ce qu’il dit pour la conscien-„ ce, les Médecins le disent pour la santé. Qu’un plaisir„ excessivement chaud , voluptueux , & assidu , altéré la„ semence & empesche la conception. Disent d’autre part,„ qu’à une congreísion languissante , comme cclle-là est„ de sa nature, pour la remplir d’une juste 8e fertile cha-„ leur, il s’y faut ptesenter rarement, & à notables inter-„ vastes;
(it) Eich-itadius inVita Herlì-cii, aptidWitte,Mcraot.Medicor. 'f&g. 7 s.
( 22 ) Htertn»Cardanusqtudem injnr
dìcio sua ge~nititra fe las-civum fdijfgmultitudineprocreatorumliberorumprrta\ IdCftl,ibidem.
( 23 ) Mon-tagne ,filais, Livrélu, Chilf. V0pag. m. III.
,, g uo rapiat fitiens Venerem , interiusque recondat
Laurent Joubert fameux Médecin a destiné l’un des Chapi-tres (24) de ses Erreurs populaires à combattre ceux qui necejjent d'embrasser pour avoir des enfans , <y ceux qui le fontpeu souvent afin d’en avoir m.oins. Le vulgaire ignorant ,dit-il (15), s'abuse en deux façons contraires , contrevenant to-talement à son intention ; quand les uns fort désireux d'avoird’enfans, ne cessent d'embrasser leurs femmes le plus qu ils peu-vent. Les autres les esparghent , craignans d’avoir trop de mes-nage. Les premiers fe pensent, que s’ils saillent à un coup, lesautres le réparent : e? il advient tout autrement. Car ce quepourroh eflre fait en un bon coup , peut eftre défait au retour.Et que plus est, quand on y retourne ainsi souvent, mesmesfans y eftre invité de nature, la semence n a loisir d’estre bienélaborée v parfaite. Dont elle ri est seconde & prolifique, ainsinutile comme d'eau.
On a bien raison de dire qu’il vaut mieux ne point faireplaider sa cause, que de la commettre à un mauvais Avo-cat. Eichstadius mérite d etre comparé à celui que le Pré'teur Scipion recommandoit à un Plaideur, llle siculusPrsttor Scipio patronum causa dabat hospitem fuum, honnobilem, sied admodum stultum : Quafo, ìnquit Pratorverfario meo da isium patromim , deincle mihi nemìnem d
( 24 } c’est uVI du H
( 2 s ) Jou-beit,Errem*populaires,Livr. II.Chap. VI,pag. m. 74 ,
e-cuiommemad-
deris (26).
(I) On a beaucoup de Livres de fa 3
finfíi C0 "ff‘ff rrt l Vc rbm.m cowumtliìs, ac rmlu ttiam faflís , y» <t«yí effent accederc, àt eu Allemand; lez Latins font ou des PfiftmJ 1 ^ l 'P? rt:roui XI « h - ícl r> V"* Fmistcm Max- cum Mac iter facent, t.,, ila- Harangues, ou des Traitez Philosonhin.Je », 4 H’, , ou des
J- d, circ , prc.r-a n-.hf nui r (f e cu\m V ,a m ad eam nm cptra, idem, ibid, le Sieur Witte M donne le Catalogue (1) CC àdeeine:
Ccccc b ^
TOME U.
(26) Cic«rCde Orat.Libr. II,
Cap. r. X / X .
(27! Mémo;rias Médi-cal. Décati, !1, * 7 ,